Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 16:41

 

Depuis ce Vendredi qu'il ne décolère pas, le pauvre Flanby.

"Saloperie d'Edwy! Y va encore m'emmerder longtemps, cet enfoiré? Et qui c'est maintenant qui me gratouillera de jolis discours, à moi, hein? Faut que je demande à qui? A Bibendum? Ca va que j'ai fait sa connaissance chez Michelin, à çui-là, depuis le temps que j'en rêvais, dites donc, le mec qui boit l'obstacle... ça évoque, pas vrai? Oui mais bon, merde, comme plume vous pouvez toujours vous fouiller, Aquilino ça restait le meilleur, et de loin! Z'auraient pu lui foutre la paix tout de même, les salopards! Allez, il avait bien deux trois défauts par ci par là, faut reconnaître, un peu dispendieux, d'accord et puis pas trop regardant sur l'éthique, admettons. Bon mais après tout on en a vu plein d'autres à trafiquer l'influence au profit des labos pharmaceutiques...Cahuzac, tiens, au hasard! Et pourtant personne ne l'a emmerdé là-dessus, ce con...Dieu merci... juste les comptes en Suisse on lui a reproché, toujours cette salope de Plenel d'ailleurs... et dire que je le tenais pour sympa, avant, ce fumier! Vous pensez, un gus qui prend la même marque de teinture à cheveux que moi et aussi pour la moustache, encore, ça peut pas être tout à fait mauvais, ça, quand même! Bon, d'ailleurs faudrait voir à me débusquer le dénonciateur, là, l'empaffé qui leur refile les dossiers à ces pédés de Médiapart. Je le chope, je vous jure je lui fais arracher les baloches et je les envoie par porteur spécial à ce sale gauchiard d'Edwy, avec un petit mot du genre "si jamais t'en as, fais les numéroter... à toutes fins utiles". 

"Mais vous vous rendez compte, sacré putain de dieu! Ca baignait de partout, je venais de réussir la mise en orbite du Catalan! Piégé à mort, le mec! Même plus besoin de lui savonner la planche, il glissait tout seul, comme un grand, sur la vitesse acquise du coup de pied au cul bruxellois quand il s'est pointé la gueule enfarinée pour demander des délais. Une réussite, vous dis-je, le succès total! Non mais vous l'avez vu, l'autre jour, ce pignouf entouré de ses quatre clampins de ministres bras ballants à l'écouter débiter des conneries d'économies à la mords moi le noeud? On aurait dit Brejnev au sortir du Soviet Suprême, dites donc, parti comme il est il va finir pire que Gorbatchev, faites moi confiance! Chronique d'une mort annoncée, crénom, un pur régal. Moi, tranquille comme Baptiste, j'avais plus qu'à compter les points... les points en moins sur les sondages, tous les mois, paisible et serein... Et puis va te faire foutre, ils viennent me sucrer mon cher Aquilino, mon petit aigle des Asturies, ma petite plume enchantée, l'inventeur du changement que c'est maintenant, de Moi Président, de l'ennemi de la Finance, tout ça quoi, bordel! Irremplaçable! Et par dessus le marché, il s'arrangeait toujours pour me faire cirer les pompes, pas seulement au figuré d'ailleurs, au propre aussi... vachement propre, du reste, cirées impec, que dis-je : glacées! On se voyait dedans! Dans la foulée de ses trente ou quarante paires de groles à deux-trois mille Euros chacune, les miennes ça se voyait quasiment pas, vous pensez, juste le cireur qui tirait un peu la gueule à cause de l'odeur mais on s'en tape, chlinguer du panard ça ne se commande pas, que voulez vous... Et puis merde, à la fin, on ne va pas le jeter aux chiens comme le premier Bérégovoy venu pour une histoire de godasses, enfin! Vous vous rendez compte, d'ici qu'il ne supporte pas, lui non plus et qu'il se flingue, hein, faut peser toutes les conséquences éventuelles, quand même! Et puis comment je ferais sans lui, merde, pour l'oraison funèbre?

"Alors tant pis, comme ça commençait à puer grave, j'ai dû me résoudre la mort dans l'âme à le balancer, cet adorable garçon. Ca tombait à pic : comme je me trouvais chez Michelin, à Clermont, c'est Manuel qui l'a viré. Avec pertes et fracas, d'ailleurs, style tu prends tes cliques et tes claques et tu me fous ton camp d'ici une heure, exécution! Ah pour ça il excelle, Vallsounet, il se régale, en plus...son côté pervers, que voulez vous. Pas comme moi, ça me fend le coeur comme un Escartefigue ces choses-là. Tenez, l'autre jour quand j'ai lourdé cette patate de Marco le Nantais, deux heures de bla-bla et pas moyen de le lui dire en face, trop dur... au sortir de mon burlingue de l'Elysée il se voyait toujours à Matignon, ce gros plouc! Incroyable! Même que lorsqu'il a reçu mon mail il est drôlement resté con... en même temps vous auriez voulu qu'il reste quoi, vous, le Marco? Et je ne vous parle même pas de Valoche (voir Sacrée répudiation!) vous imaginez l'effet? Une dépèche AFP, quand même, comme cadeau de rupture on fait mieux, y a pas! Ben oui mais qu'est-ce que vous voulez, quand on a bon coeur, Président, parfois ça peut se révéler vachement difficile. J'y peux rien, moi, pourtant, on ne se refait pas. Et puis, grâce à Dieu, en général j'arrive  à dénicher quelqu'un pour me faire le sale boulot, l'avantage de la position...

"En attendant, ils m'ont bien niqué, sur l'histoire du petit Morelle. Bien sûr, question moralité, le mec, il ne bourlinguait pas dans le blanc-bleu, le moins qu'on puisse dire. En dehors de ses accointances hyper-louches avec le labo danois et de son penchant immodéré pour les belles godasses, il avait bien encore deux-trois polichinelles dans le placard...probablement...enfin je me comprends... Je ne pouvais pas le garder, que voulez vous! Un peu comme lorsque votre chien se met à mordre les passants, il arrive un moment faut le faire piquer, même si vous y tenez beaucoup. Ca finirait par vous coûter trop cher, sinon. Et attendez, par dessus le marché on ne parlait plus que de cette histoire! Aquilino, par-ci, Morelle par là, la Plume du Président, le conseiller bien aimé qui tape dans la caisse, l'entourage un peu douteux du Chef de l'Etat. Si ça continuait, allez savoir ce qu'ils m'auraient dégotté ces empapaoutés de journalopes! Vous savez, pour trouver des gens à la coule quand on n'a que des Socialos à se mettre sous la dent, faut quand même pas trop exiger question moralité, je sais de quoi je parle! Un gaucho pas trop con, forcément ça doit cacher des trucs pas clairs, surtout quand ça se trouve du côté du manche. Rappelez vous  Le théorème de Nouratin , ça fonctionne à tous les coups, jamais d'exception, même pour confirmer la règle. En gros, vous avez le choix entre le gros hypocrite sans scrupule et le pauvre connard confit en dévotion gauchiarde. Dans mon boulot on a intérêt à se rabattre sur la première catégorie, vous le comprenez, ça, tout de même!

"Bref, vu la gueule que ça prenait, il a fallu dare-dare allumer un contre-feu. J'espérais bien un peu du côté de l'Ukraine mais ouiche, la mayonnaise ne prend toujours pas! Ce con de Vladimir a trouvé le moyen de calmer le jeu tout en continuant à tirer les ficelles. Décidément on ne peut pas compter dessus, à ce cosaque de mes deux, déjà la Syrie! Souvenez vous de mon  Expédition punitive  carbonisée à cause de ce russkof pourri! Suis pas près de l'oublier, celle-là, merde, Barack allait enfin craquer, bombarder la gueule d'Assad avec l'appui déterminant des Forces Françaises de Hollande le Grand ...et le Moujik qui me fout tout par terre, dites donc, une vraie malédiction. Ben là, pareil pour le Donbass, faudra pas compter dessus pour nous occuper les media pendant le Week-End Pascal. Et merde!

"Alors que voulez vous, en désespoir de cause, je me suis rabattu sur les otages. A la guerre comme à la guerre, pas vrai? Il faut dire que depuis quelques temps ça négociait sec au sujet des quatre couillons piégés en Syrie, l'affaire mûrissait gentiment, ça coinçait juste sur le prix, on a des principes ou on n'en a pas! Sauf que là, j'ai décidé de lâcher tout le lest, allez, la fin justifie les moyens et puis qui c'est le Patron, hein? Bon, les mecs, on arrête de négocier, on leur file ce qu'ils demandent et on prépare Villacoublay pour la traditionnelle cérémonie du retour des otages, faites bien tout briquer, même le crâne de Fabius, que ça soye nickel-chrome. Sapin tu fermes ta gueule et tu prépares la valise...non, la grosse et elle part sur le champ; fissa! Et vous refilez le max de conneries à bouffer aux corniauds de la presse, qu'ils arrêtent tout de suite de me rétamer les burnes avec Aquilino! Ah mais! Faut savoir ce qu'on veut dans la vie, cré vain dieu!

"D'accord, si vous saviez ce que ça vous a coûté, cette plaisanterie, vous tireriez sûrement une sale tronche. Pas tellement la rançon elle même, là on a le tarif règlementaire, on sait où on va; non le problème c'est les intermédiaires, ceux-là pour faire monter les prix ils s'y entendent, vous pouvez me croire. Seulement, le moyen de s'en passer? On n'est plus au temps de Pasqua, figurez vous! D'un autre côté, vous ne saurez jamais puisqu'on n'a rien payé bien sûr, comme d'habitude! Vous croyez ce que vous voulez, en attendant elle marche comme sur des roulettes, ma diversion. Depuis hier vous n'entendez plus parler que du retour des otages et l'histoire de ma pauvre chère petite Plume, fini, enterré, oublié à tout jamais...enfin à condition que cette pute d'Edwy nous en remette pas une couche la semaine prochaine...faut pas trop se faire d'illusions, il en garde encore dans le sac à malice, forcément...

"A la fin, moi ça me bousille le moral, toutes ces emmerdes. Un petit coup de mou, malgré tout, sensible comme je suis... alors j'ai balancé comme quoi si le chômage ne baisse pas, en 2017 j'envoie tout péter...non rassurez vous je déconne mais c'est histoire de jouer un peu avec les nerfs du Catalan, il serait bien capable d'y croire, ce niais... Et faites mes amitiés à Madame."

Quant à moi, je vous souhaite un merveilleux Dimanche de Pâques sans aller jusqu'à l'indigestion d'agneau au chocolat et puis aussi un chouette Lundi... pour cuver.

Et merde pour qui ne me lira pas.

Par nouratin - Communauté : Souriez, nous sommes foutus!
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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 16:06

 

Bon, là faut que je ponde un truc. Comment pourrais-je y échapper? Les obligations, la plupart du temps, on se les crée soi-même. Et puis, un beau jour, crac! Le piège se referme, vous voilà fait comme un rat. Dans la nasse! Aujourd'hui, par exemple, aucune envie, aucune inspiration. Rien. Calme plat. J'en ai déjà ras la calvitie à la seule idée de vous parler de Manolito, de son gouvernement de comiques de cirque désormais renforcé par une bande paritaire de paillasses à dix mille euros par mois. Qu'il aille au diable, avec son discours général de politique à base de baratin creux, sa soi-disant popularité, son amour immodéré pour la France et son aptitude quasi-certaine à faire pareil que son prédécesseur mais avec, en supplément, un coup de menton dont seul le Duce avant lui détenait le secret. C'est sans doute cela qui change tout, faut croire. 

L'autre, aussi, le gros Pépère de l'Elysée, le tombeur de ces dames, qu'est-ce qu'il me gonfle aussi, celui-là! Une indigestion, carément. Rien qu'à le voir c'est la gerbe! Moi président de la République, je...Crénom! Tout le contraire, il fait, un truc de ouf, vraiment! Le contrepied permanent! Un comportement stalinien, version molassonne, certes, mais tout de même! Le type "exfiltre" le Premier Secrétaire du Parti vers un portefeuille de secrétaire d'état, pour coller à sa place un zigoto de son choix. Le ballet des repris de justice, en plus, vu que pour trouver un poids lourd socialo sans casier judiciaire faut aller le chercher au cimetière et creuser profond! Et simultanément, pour faire bon poids, le voilà qui procède à l'interversion des patrons respectifs de l'Elysée et de la C.D.C. Et hop, un coup de bonneteau! Ni vu ni connu! Le scandale absolu mais bon, on s'en fout, les media applaudissent l'artiste et tout le monde se déclare satisfait.

Tellement que jusqu'à hier la cote de popularité du Flanby de ces dames remontait...d'accord, à vingt pour cent mais ça lui faisait tout de même quatre points de plus en un mois. Après la branlée des municipales la nouvelle pouvait lui faire chaud au coeur, à Grotoumou, le conforter dans sa stratégie de prise des Français pour des imbéciles, lui remettre 2017 en perspective avec une réélection à la clé, comme Tonton Mitou...Seulement voilà, pas plus tard que ce matin on nous balance une autre enquête qui le fait descendre de vingt à dix-huit. La marge d'erreur, sans doute...Du coup on ne sait plus trop. Le mieux ce serait qu'ils arrêtent tous de nous inonder de ces conneries de sondages. On le sait qu'il subsiste grosso-modo un petit vingt pour cent constitué de Socialos indécrottables, pour le reste, ça va, ça vient, vas y Baptistin, comme disait la chanson.

Et pendant qu'on nous agite tous ces jolis hochets sous le pif, le monde continue à tourner, même si, tout à notre joie enfantine, nous ne nous en rendons pas vraiment compte.

En loucedé, par exemple, se négocie le fameux accord de libre échange entre l'Europe et les Etats-Unis, dont nos socialo-gouvernants, trop occupés à tenter d'obtenir un énième report de nos engagements budgétaires, semblent se désintéresser totalement.  Petite précision en passant : j'approuve tout à fait le secret dont s'entourent les négociations en cause. Si vous voulez aboutir à un résultat cohérent, dans ce genre d'affaire, il faut le moins possible d'intervenants, des discussions discrètes et un silence absolu pour éviter que rien n'en transpire sur la place publique. Si vous avez le malheur de jouer la transparence, vous êtes foutu, tout s'en va en quenouille et vous ne maîtrisez plus rien. La démocratie, quoi. En revanche, vous me voyez beaucoup plus inquiet quant à la confiance que nous pouvons accorder aux négociateurs. Le Commissaire Européen qui chapeaute l'affaire, un certain Basile de Koch...non, ça c'est le mari de Frigide... Karel de Gucht, voilà, un Flamand-Framac du Grand Orient belge qui aime notre cher Pays comme un clou à sa fesse. "La France ne peut pas, seule, redistribuer les cartes du commerce mondial", "la France n'est pas un pays libre-échangiste", voilà ce qu'il raconte, le Gucht. Il a sans doute raison, d'ailleurs, mais ça donne une idée des types à qui nous confions nos intérêts... En général, quand on se laisse négocier dans le dos on finit toujours par l'avoir...enfin vous voyez ce que je veux dire. Dans l'état de faiblesse où nous nous trouvons et avec la bande de gnolus qui nous dirige nous n'aurons même pas droit à la vaseline, je vous en fiche mon billet.

Toutefois il y a encore bien pire. Lampedusa, tiens, dans le genre horrible vous auriez bien du mal à trouver plus affreux. Vous voulez des nouvelles? En ce moment-ci vous en trouvez tous les jours chez ma copine Chris (dans mes blogues potes). Une véritable machine à invasion, Lampedusa. De l'autre côté de la Mer, en Libye si judicieusement libérée par notre ancien petit président sur les conseils de La Conscience Universelle, le penseur chevelu dont la mèche le dispute en blancheur à la chemise, se met en place une industrie de l'exode d'une ampleur  sans équivalent, même aux temps bibliques. Du coup, ça déferle en vagues quotidiennes, de plus en plus fortes, ça vire au tsunami, à la submersion. Personne ne maîtrise plus rien, l'île regorge de transfuges, elle suinte de partout, elle déborde, elle ne se contient plus, elle va couler, il faudra bientôt appeler Noé au secours! Un bordel inimaginable! Tous les jours la Marine Ritale repêche des centaines de clandestins, désormais en pleine forme puisqu'ils arrivent au moyen de gros bateaux, lesquels lâchent ensuite tout ce petit monde sur de frêles esquifs à quelques encâblures du rivage, juste pour dire qu'on vienne les sauver et les déposer, tout frémissants, dans l'espace de Schengen. Et ils ont intérêt à n'en point perdre un seul, les Macars, l'oeil noir de Maelström, la Commissaire Européenne au Grand Remplacement de Population, les regarde tout le temps, sans en perdre une miette. Avec, pour faire bon poids, plein d'ONG de mes burnes qui guettent au trou des fois qu'on les traiterait pas avec humanité, les envahisseurs. Vous en entendez parler, vous, de ce qui se passe en ce moment à Lampedusa?

Eh, non, sacré bon dieu, pas question! Vous vous rendez compte? Faut surtout pas informer le Citoyen, déconnons pas, s'il réalisait l'ampleur du désastre il pourrait prendre peur, ce con, réfléchir, peut être, allez savoir, se demander pour quelle obscure raison on ne rembarque pas illico ces braves migrants pour les reconduire gentiment là d'où ils viennent. Mince, vous vous rendez compte? Surtout qu'ils finiront chez nous, pour la plupart, où voulez vous qu'ils se trouvent mieux qu'en France, les Africains, c'est beau comme là bas, dis et en plus on te donne plein de pognon que t'en as jamais  vu autant de toute ta vie! Et sans rien foutre, par dessus le marché! Alors, si par malheur il commençait à comprendre, le Citoyen, qu'avec nos conneries de droit du sol et de prestations sociales indéfiniment gaspillées à crédit, nous allons direct au suicide, vous mordez le topo? Alors surtout pas un mot à la reine mère, n'est-ce pas, divertissons bien le populo avec nos petites conneries politiques et prions le Saigneur du Socialisme qu'il nous épargne l'épidémie d'ébola susceptible à tout moment de nous débouler de Lampedusa... là c'est pour le coup que ça ferait vraiment désordre!

Alors, vous savez quoi? Ben à force d'assiter à des obscénités de ce calibre, je vais finir par y croire moi aussi, au Grand Complot qui se trame dans notre dos pour nous liquider proprement, corps et âmes. On peut pas être con à ce point-là sans une volonté délibérée, c'est pas possible...quoique...

Allons, mettons bien nos oeillères, passons un bon Dimanche des Rameaux et tâchons d'oublier l'ombre du Golgota qu'on aperçoit tout à côté. La semaine prochaine nous risquons fort de parler un peu de l'Ukraine, j'ai aperçu quelques drapeaux rouges frappés de la faucille et du marteau parmi les révoltés Pro-Russes...voilà qui devrait inciter nos media à plus de mansuétude et de compréhension à l'égard de ces derniers, ne croyez vous pas?

A plus, donc.

Et merde pour qui ne me lira pas.

Par nouratin - Communauté : Souriez, nous sommes foutus!
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Samedi 5 avril 2014 6 05 /04 /Avr /2014 09:43

 

Très sympa, le pot de départ de la dame Sylvie Maligorne, la ci-devant chef du service politique de l'Agence Française de Presse, ce  dernier Jeudi. On y rencontrait le ban et l'arrière ban de la Grande Famille de Gauche, bien sûr, les copains, quoi, de Mélanchon à Valls en passant par le Sapin des Finances, le stalinien Pierre Laurent et la pastèque bridée Placé. Mais pas seulement la Gauche; en cherchant bien on pouvait aussi dénicher l'ami Debré président du Con-Con, et puis Jacob, le plouc de l'UMP, sans compter Valérie Pécresse, toujours là sur le bon coup, ça ne mange pas de pain, juste des petits fours.

Cependant, l'évènement, le gros scoop, l'écarlate cerise sur le superbe gâteau de la jolie Sylvie, dite "la Petite Souris" ou bien encore "la Concierge de Matignon", ce fut l'arrivée surprise de Sa Très Gracieuse Majesté Culbuto, soi même et en personne. Parfaitement. Comme quoi, le Grand Homme sait rester humble et reconnaissant vis à vis de ceux qui lui ont bien servi la soupe. Et la nana en question, elle lui en a rendu des services au petit Président, ne serait-ce que la fameuse Sacrée répudiation de l'ex-Première Concubine. Le bref communiqué pour virer Valoche c'était elle, la Petite Souris, voilà des choses qui ne s'oublient pas. Ca vaut bien un petit coucou au pot de départ, pas vrai? Surtout qu'on ne sait pas trop où elle s'en va, la dame, mais ne nous faisons pas trop de souci pour elle, avec les relations qu'elle entretient...

Alors, naturellement,  La collusion des pouvoirs ne se cache même plus. A quoi bon? Tout le monde connaît les accointances politico-médiatiques, et la petite cérémonie arrosée de l'AFP se borne à les mettre clairement en évidence. On y voyait les Seigneurs Socialistes avec leurs divers coadjuteurs gauchiards et puis, à la remorque, les quelques rigolos de la soi-disant "Droite Républicaine" toujours prêts à montrer patte rose pour gratouiller un petit rabais sur la malveillance habituelle des gazettiers à l'encontre des étrangers à la Grande Famille. Bien entendu, toutefois, on nous ordonne encore de croire à l'indépendance des politiques vis à vis des media, ainsi qu'à la réciproque, cela va de soi. En vérité, je vous le dis, la démocratie dans ces conditions-là ça ressemble un peu au jeu de trompe-couillon tel qu'il se pratiquait à Marseille au bon temps de Carbone et Spirito, avec Twitter en plus. On peut même s'étonner que l'électeur parvienne encore à se rebiffer, comme il le fit Dimanche dernier pour le second tour des municipales.

Allons, ne nous emballons pas. La Gauche a morflé Dimanche un de ces coups de pied au cul qui font claquer des dents, comme disait César, celui de Pagnol. Une branlée historique, peut-on carrément affirmer sans aucune exagération, un désastre comme jamais, de mémoire d'électeur municipal, on n'en avait connu précédemment, même en 83 quand le gogo sentait passer la quenelle mitterrandienne. La débacle, la débandade, la déconfiture totale! Et pourtant...

Et pourtant, vous avez vu quoi, se passer, pendant cette quinzaine de folie?Peu de chose, en somme, un peu plus d'abstentionnistes que d'habitude, les baisés du socialisme surtout, et aussi le glissement de gauche à droite des quelques centaines de milliers d'électeurs qui font, chaque fois, basculer les scrutins. A l'exception des succès d'estime obtenus ça et là par les potes de Marine, rien de bien nouveau sous la grisaille et surtout rien qui puisse de près ni de loin, ressembler à une révolte. Le braves franchouilles ont voté gentiment, comme d'habitude, sans aucunement se rebiffer contre les manipulations dont ils font l'objet. La colère bien sage, quoi.

Dans le même ordre d'idée, visez un peu la contrepartie, la réponse comme ils disent! Il a "entendu le message" Culbuto! Et aussi sec il congédie Marco le Nantais comme une servante en cloque, pour coller Manolo le Catalan à la place enviée de Premier Ministre de la France. Attention, hein, belle promo tout de même. Pas inattendue, on le sentait venir depuis longtemps, le zigue (voir Il grandira!) mais remarquable pour un garçon qui, somme toute, n'a jamais rien démontré. Un pur produit de la communication, Vallsounet; de toute façon, de nos jours il n'y a plus que ça qui compte. Notons bien que la première d'Avril 2014 restera dans les mémoires comme la semaine des Ibériques, avec les intronisations combinées du Catalan à l'oeil sévère et de l'Adalouse au regard de braise (qui goûta la sauce hollandaise). Nous n'avions pas été à pareille fête transpyrénéenne depuis Anne d'Autriche et Eugénie de Montijo, ce qui nous remet tout de même assez loin.

Cela dit, la Maire Hidalgo, en dehors des malheureux Parigots qui vont devoir se la déguster pendant au moins six ans et probablement douze voire dix-huit, vu la manière dont cette sorte d'affaire se magouille, on n'en a pas grand chose à cirer. D'ailleurs c'est bien fait pour l'UMP, ils n'avaient qu'à lui opposer un candidat sérieux au lieu d'une bobo évanescente encore plus nazegauche que son adversaire. En revanche, le camarade Manuel, celui-là va falloir le surveiller comme du lait sur le feu, on le connaît, le mec, à l'Intérieur nous avions le petit Béria, à Matignon nous récoltons le nouveau Torquémada, le type qui ne fera pas de cadeau. Numérotons nos abattis, amis blogueurs nauséabonds, la France vient d'accomplir un pas de plus en direction du totalitarisme, on voit approcher à tout berzingue les purges et les camps de rééducation par le travail! Surtout qu'après la nomination de cézigue, nous assistâmes médusés à la constitution de son gouvernement...

Et là, alors, ce fut la maxi-surprise, l'étonnement général, l'incrédulité ahurie, l'estomaquage complet, la perte des repères, la panne des sens, l'invraisemblance érigée en dogme et la stupeur qui vous coupe la chique. Putain les mêmes, dites donc! Les Verts, Moscou-Vessie et quelques seconds couteaux en moins... encore que ces derniers on les verra rappliquer la semaine prochaine déguisés en secrétaires d'Etat, pour la plupart. Moi qui croyais qu'on allait changer de socialistes, histoire de rigoler un coup avant de recommencer à pleurer...Pas du tout, que dalle! Même motif, même punition! Eh bien mon Dieu, en guise de changement il va falloir se contenter du retour de Ségo la Pintade et de l'arrivée de Rebs. Amen!

Entendons nous bien, la composition du gouvernement ne revêt en réalité aucune importance pratique. On s'en fout puisqu'il s'agit de socialistes attelés à une mission que leur seule nature gauchiarde rendrait impossible. Vous pourriez y coller n'importe lesquels ils se casseraient la gueule de la même façon, plus ou moins. En revanche, il s'agit d'une question de correction, de politesse. Ces branques, le Populo souverain leur a dit " allez tous vous faire foutre, on ne veut plus vous voir", ça voulait dire ça, en tout cas. Même pour le big boss, d'ailleurs mais celui-là c'est comme la merde au cul du jeune Céline, on sait qu'il faudra attendre des jours meilleurs pour s'en débarrasser. En revanche, les autres, tous les autres, même le bouffon de Barcelone, la Volonté Générale a bien précisé qu'elle n'en voulait plus, quand même, alors c'est quoi ces façons de prendre les enfants de la République pour des Canards de Challans? Il s'agirait d'une petite défaite, encore, on pourrait discuter mais là, après une effondrement pareil, flûte, ça demandait un minimum de prise en considération, tout de même!

Eh bien non. Tranquille comme baptiste, voilà Pépère, entre deux gros câlins à qui vous savez, qui nous replace tranquillement les plus marquants des corniauds de l'équipe à Marco. Le pire, évidemment, le gros bras d'honneur, pour ne pas parler de quenelle, ça restera la reconduction de Taubirat Garde des Sceaux. Il nous l'a dit clairement, là, à nous autres les citoyens de mes deux : "je vous emmerde, je fais ce que je veux, circulez y a rien à voir"! Et à côté de ça, il nous impose son ancienne concubine, l'ex-future Présidente, la baisée de La Rochelle (voir Pas de Perchoir pour La Pintade?), le népotisme à ce niveau ça dépasserait presque les Borgia! A tel point que James Ellroy aurait déclaré à Libération : "pour peu qu'ils re-couchent ensemble et qu'elle le trompe avec Taubirat, toutes les Télé Amerloques voudront vous acheter le scénario". Nous voilà tombés carrément au fond de la fosse septique, pas vrai?

Eh bien, Acta est fabula. Branquignols 2 le retour il nous a trouvé Hollandouille, un gouvernement de cons bas, dit-il, lui qui est tout en haut! Un vrai régal, pas un pour relever l'autre. Une petite mention spéciale pour le duo de Bercy, les Laurel et Hardy de l'Economie mal dirigée. Sapin en Auguste (pas l'empereur, le clown que rien qu'à le voir on se pisse dessus) et Montebourre (ou Montelsa, si vous préférez) en Monsieur Loyal...enfin quand je dis Loyal, n'est-ce pas...Sinon, tout le reste, les Fabius, les Marijuana Touraine, les Cazeneuve et compagnie, ça complète le tableau, le changement à la Flanby...le record d'impopularité ne saurait tarder à se voir pulvérisé...

Une petite réflexion, pour finir, une lueur d'espoir, peut être, vous connaissez mon optimisme invétéré, n'est-il pas? Si, me dis-je, Manolo, avec ses dents à arracher le parquet, a décidé d'y aller et accepte, en conséquence, de se carboniser la popularité jusqu'à la fin du quinquennat, c'est qu'il vise 2022. Or, pour qu'il ait sa chance en 2022, encore faut il que le Capitaine de Pédalo se fasse éjecter en 2017...Il se trouve en parfaite position pour bien pronostiquer, le Catalan, non? Voire même, le cas échéant, pour savonner la planche, ne croyez vous pas?

Allez, passez donc un bon Dimanche dans la paix retrouvée de la Répupu.

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

Par nouratin - Communauté : Souriez, nous sommes foutus!
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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 15:44

 

Ca y est, les Paparazzi, vous cassez plus le trognon, maintenant on sait quand il faut le pister Culbuto, on connaît le moment précis où il s'en va tremper le biscuit, Sa Majesté! C'est Glavany qui a vendu la mèche: Pépère il bosse sans arrêt du Lundi 7 Heures au Dimanche 23 Heures. Ca lui laisse donc ses huit heures de folie, au mec, toute la nuit du Dimanche au Lundi, dites donc, à son âge et avec sa prostate! Il a bien raison Glavany, faudrait pas trop qu'il se glavanise, le pauvre, il pourrait fatiguer à la longue! Bon, vous me direz, avec la prochaine soirée électorale qu'ils vont se coltiner, ça m'étonnerait que la Julie s'en sorte avec une inflammation mal placée, sur ce coup-là...ou alors c'est qu'il l'a en acier trempé, Grotoumou, faut pas se fier aux apparences, après tout...

Hé oui, convenons-en, pour nos braves Socialos les choses ne risquent pas de s'arranger ce Dimanche. Entre la courbe du chômage qui s'inverse brutalement mais à l'envers et la "Loi Florange" purement et simplement balancée au panier par un Conseil Constitutionnel sans pitié, l'affaire apparaît bel et bien pliée. L'électeur de gauche, le vrai, l'Ouvrier si vous préférez, soit il reste à la maison, soit il vote Coco, soit, de plus en plus fréquemment, il porte son suffrage chez les copains de la Marine, celle qui lui en promet autant que Méluche mais avec un petit bonus relatif aux Musulmans. Nous n'avons plus qu'à attendre tranquillement un résultat final qui ne peut se révéler qu'excellent, voire excellemment inespéré avec un peu de pot.

Une fois qu'on a dit ça, on n'a guère avancé quand même. Bon, ça fait plaisir de les voir se gameller, bien sûr, mais il ne s'agit toutefois que de l'effet de ce balancier républicain par le biais duquel, aussitôt élus, les gouvernants se voient détestés, abhorrés, vomis, déféqués pourrait-on presque dire, par leurs mandants. Il y a de quoi, d'ailleurs, singulièrement dans la présente espèce, Culbuto et ses sbires apparaissant comme les plus invraisemblables branquignoles qu'un suffrage universel direct ait jamais produit...et pourtant ils sont légions les exemples de foirades démocratiques franchouilles depuis 1789. A ce propos, il nous faut faire preuve de lucidité : les choses vont en s'aggravant, cela ne fait aucun doute. Déjà, les présidents, tenez.

Avec Giscard nous connûmes une première dégringolade : le ridicule du bourge snobinard qui cherche à faire populo, les pantalonnades accordéonnesques, les petits déjeuners d'éboueurs et les dîners improvisés chez le clampin du coin de la rue. Suivit Tonton, pas la peine de vous faire un dessin, il suffisait alors de pousser légèrement le grand homme de façade pour trouver, tapi (j'ai faili mettre un "e") juste derrière, l'aventurier sans scrupule, le papa de Mazarine, l'écouteur téléphonique (déjà) et autres joyeuses crapules polymorphes sur lesquelles je glisserai, n'étant pas là pour écrire l'Histoire. Puis nous eûmes l'ineffable Chirac, celui qui représenta pour la République ce que la littérature fut à Marcel Proust : une interminable recherche du temps perdu. Après quoi arriva Sarko, et la fonction présidentielle en prit alors un nouveau coup dans le plexus: déconnage à tous les étages, vulgarité de VRP, étalage imbécile de vie privée et fréquentations déplorables style BHL (voir L'apothéose de Bernard-Henry.). Evidemment, après un zigomar de cette trempe, ne pouvait arriver qu'un olibrius digne de figurer en héros dans une bande dessinée comique, une sorte d'Achille Talon mâtiné de Gaston La Gaffe...et, tout naturellement, nous touchâmes Flanby, en même temps que nous touchions le fond! On voit mal, en effet, comment nous pourrions descendre encore plus bas. Bien sûr je ne vous parle que de l'allure générale des intéressés mais le reste va de pair, l'accessoire suit le principal, souvent même il le précède et l'état actuel de la France le démontre à l'envi, cela n'appelle pas de plus amples précisions.

Pareil pour les ministres, bien sûr et surtout depuis que la sacro sainte "parité" commença à produire ses ravages. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, loin de moi l'idée de considérer les nanas comme plus niaises encore que les hommes, j'aurais plutôt tendance, parfois, à croire le contraire. Seulement, les femmes, elles ont en général autre chose à foutre que d'aller s'embringuer en politique. La masturbation démocratique c'est bien joli mais ça bouffe du temps pour pas grand chose, comme la plupart des occupations masculines. En conséquence, à part quelques êtres d'exception qui flamboient au firmament des grands serviteurs femelles de l'Etat, vous trouvez assez peu de gonzesses de valeur prêtes à s'investir dans cette sorte de couillonnade. Du coup, lorsqu'il vous faut à tout prix assurer la parité, vous vous rabattez sur le disponible : Roselyne Bachelot! Pour moi ça restera toujours l'archétype de la foire d'empoigne paritaro-ministérielle, la Rosy, avec ses deux milliards de vaccins anti-grippe qui resteront comme son fait d'armes le plus éclatant. Elle a fini amuseuse télévisuelle bas de gamme, la mémère, elle eût été bien inspirée de commencer par là.

Cependant, reconnaissons à l'actuel Gouvernement le record absolu de nullité ministérielle. Jamais, je crois, en tout cas de mémoire d'homme, on n'avait observé pareille collection de rigolos, guignols, paillasses, bouffons, peigne-zizis, comiques de cirque et autres marionnettes ubuesques, jamais! De quelque côté que vous vous tourniez vous ne voyez que des gugusses. Même pas besoin de donner les noms, vous n'en trouverez pas un pour relever l'autre. Ca devient un peu effrayant, quand même, parce que, malgré tout, ces gens-là se trouvent en capacité, sinon de diriger le Pays, ce qui apparaît largement au dessus de leur compétence, tout au moins de nous créer les pires emmerdements, ce dont ils ne se privent pas depuis bientôt deux ans. Sans compter que cela devrait encore s'aggraver à l'avenir, il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'oeil aux enseignements dispensés par Science-Pot Paris, le creuset de nozélites. Edifiant! Je voyais ça pas plus tard qu'hier, je crois, sur le blog d'un de nos amis...j'ai malheureusement oublié lequel, l'âge, encore...en résumé ces charmants jeunes-gens se voient nourris à la mamelle de la stupidité gauchiarde la plus ravageuse. A côté de celles qui vont arriver, la Promotion Voltaire de l'E.N.A. -celle de Culbuto et de ses potes- c'était le Cénacle de Tübingen.

Alors, pour tout vous dire, le balancier républicain, tout ce qu'il risque de nous procurer ce sont des pignoufs de gauche et des couillons de droite, alternativement, formatés pareils et tout aussi capables les uns que les autres de nous approfondir le fond du trou pour descendre encore plus bas. Ils ne s'arrêteront qu'une fois ressortis de l'autre côté...vers la Charia, quoi. Il serait temps, quand même, qu'un beau désespoir vînt à notre secours, comme disait à peu près le vieil Horace, le coriace...oui mais lequel? Des désespoirs j'en vois en pagaille, mais des beaux...Ne serait-ce que le futur gouvernement qui nous pend au nez la semaine prochaine...bon, admettons, Changement de socialistes réjouit les veaux. Toutefois, de là à foncer brouter leur herbe avariée...ce n'est pas encore dans ce pré-là que nous trouverons le bonheur, croyez moi.

Ben vous voyez, les amis, pour aujourd'hui je m'en vais en rester là, ce n'est pas que j'aie tout dit, comme le vieux d'Ormesson mais il faut en garder un peu sous la pédale...déjà que nous avons perdu le Maire de Paris...

Alors, votez bien, pour ceux qui doivent encore s'y coller.

Bon Dimanche à tous.

Et merde pour qui ne me lira pas.  

Par nouratin - Communauté : Souriez, nous sommes foutus!
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Samedi 22 mars 2014 6 22 /03 /Mars /2014 17:57

 

Sapin, le Minipitre du Travail, l'a bien dit : "malgré un contexte défavorable, cet accord préserve la pérennité de notre système d'assurance chômage". C'est qu'il n'en est plus à une connerie près, le gros Michou, à croire qu'ils lui ont refilé ça, comme fonction, au gouvernement : "conte couilles" comme on dit chez moi... Remarquez il se trouve en superbe compagnie, le mec, jamais on n'a vu un cabinet mériter aussi bien cette appellation...sans doute conviendrait il, à présent, de tirer la chasse.

En tout cas, nos amis Grauburle et Foupallour, eux, question évacuation des scories, ils vont envoyer les grandes eaux.  Pas dans leur pastis, je vous l'accorde,  le Ricard faut pas trop le mouiller  sans quoi il a vite fait de se muer en boisson de jeune fille, mais bien dans l'isoloir, ce truc qui ressemble tellement à une pissotière que, bourrés comme je les vois ces deux-là, d'ici qu'ils confondent...

-"Le Maire, d'abord, comme pute, on n'a pas vu plus grave depuis l'époque de la Grande Sucette, sauf qu'elle, au moins, elle coûtait pas cher, vocifère Marcel avec l'intonation du Criméen évoquant ses ex-concitoyens d'Ukraine, faut le virer, l'enfoiré! D'ailleurs, moi, je vous la joue simple, si cette salope arrive à se faire réélire je fous mon camp! Lui ou moi, quoi, vous choisissez!"

-"O.K. mon pote, t'as tes raisons, on comprend, rétorque Jeannot, il a oublié d'embaucher ta petite nièce, le Maire...bon, en même temps, t'as vu la gueule qu'elle se paye, la gosse, on dirait un dragon de Komodo qu'aurait freiné trop tard. En plus, elle peut pas lire...attention, j'ai pas dit "elle sait pas",  grosse nuance,  évitons de jeter le discrédit sur la famille, non, elle "peut" pas, Jennifer Grauburle, avec le strabisme qu'elle se paye il lui faut deux heures pour déchiffrer dix mots.  Forcément,   elle voit trois lignes à la fois,  alors ça se mélange,  mettons nous un peu à sa place,  quand même,  la pauvre...seulement on doit regarder,  aussi, le point de vue de la Mairie, Marcel,  dans ces conditions tu voudrais qu'elle fasse quoi, la petite, dans les Services Municipaux?"

-"Ben...rien, voyons, comme tous les autres..."

 

Là, bien sûr, un ange passe...inattaquable la position de Grauburle, pas la moindre objection à l'horizon, Votre Horreur, tout le monde en profite pour s'en enfiler une ou deux gorgées, au sein d'un calme retrouvé.

Oui mais pas désarçonné pour autant, Jean Foupallour, un expert de ce calibre en controverse de zinc, ça repart toujours à l'assaut.  Rien lâcher vain dieu,  le verbe haut et le verre bien haut!  Montjoie Saint-Anis!

-"Toute façon, bien d'accord, pas question de voter pour cette enflure de maire. Et puis d'abord, ce coup là faut voter pour le Front, les mecs et pas celui de gauche, de Front, le vrai, celui qui leur fera bien mal au tout à l'égoût en passant,  à ces politicards de mes deux qu'on sait même plus à quoi ils jouent, les endoffés, à s'exciter entre eux sur des couillonnades pendant que le Populo crève la dalle...

-Oui, sauf qu'en agissant ainsi, Jeannot, intervient le cher Yves Rognes, tu fais le jeu des Socialos, ils ne demandent que cela, les sbires de Culbuto, un Front National prêt à foutre le soukh au second tour et à leur sauver des tas de mairies. Un truc aussi vieux que Mitterrand mais qui marche à tous les coups, le piège à gogos, en quelque sorte.

-Gogo toi même, reprend Jeannot, embêté. On fait comment, alors, pour leur dire merde à tous ces pignoufs?

-Eh ben on fait comme tu dis, tranche le vieux Maurice, péremptoire, ils nous la jouent depuis trop longtemps, celle-là, faut arrêter. Si les mecs de droite n'ont pas les burnes de s'allier entre eux, qu'ils aillent se faire mettre, on n'a pas à entrer dans ces considérations, nous autres les électeurs, leur cuisine on s'en tape. Et moi, je vois une chose : depuis quarante ans, les seuls à dénoncer l'invasion et à gueuler comme quoi faut arrêter les conneries immigratoires, ça reste Le Pen et ses potes, personne d'autre. Si on les avait écoutés on n'en serait pas là. Alors, moi je m'en astique le rossignol...faire le jeu des socialistes...ceux de gauche ou ceux de droite, d'abord, faudrait préciser, pas vrai?

-A votre bonne santé Messieurs les fachos! Ca y est, voilà Jean Trentasseur l'avocat ex-député Mitterrandien de la grande époque qui se réveille! Mais sacrebleu, il nous fait, le Maître, vous voulez quoi? Le retour au temps de Pétain, la résurrection de Maurras, les purges, les rafles, la dictature?

-Oh, pour ce qui concerne la dictature, cher ami, lui balance Yves Rognes dans les gencives, nous sommes déjà servis, pas besoin d'en rajouter. Quand un pays apparaît tenu, verrouillé même, par une mafia détentrice de tous les pouvoirs qui se permet de traquer les opposants politiques, de les espionner dans leurs conversations les plus intimes et les plus confidentielles, de leur coller aux basques des juges hyper-politisés acharnés à leur perte et de manipuler l'opinion par l'entremise de media auprès desquels "La Pravda" passerait pour un bulletin de patronage, vous savez, Cher Maître, la dictature..."

Mettant à profit la quinte de toux du pauvre Trentasseur qui vient d'avaler son Chivas de travers, l'ami Maurice nous commande une nouvelle tournée.

-"Allez, les mecs, à la santé des fachos, des réacs, des poujadistes et des frontistes! De toute façon qu'est-ce que vous voulez qu'il nous arrive de pire?La dictature on l'a déjà, la faillite aussi, les impôts n'en parlons pas, la misère ça va pas tarder et en plus de ça, on est complètement envahis! Alors, on attend quoi pour réagir? La Charia? Non croyez moi, regardez donc un peu les choses en face, on n'a plus rien à perdre, partis comme on est...moi je m'en fous, c'est pas pour les quatre jours qu'il me reste à vivre mais quand je pense à ce putain de Pays!

On venait à peine de se relever d'une guerre perdue pour cause d'imbécillité républicaine qu'il m'a envoyé en Algérie, le Pays. Avec les copains il a fallu se bigorner contre les Fellouzes, des types dont le plus grand plaisir consistait à nous couper les baloches et à nous les faire bouffer. Et nous, à vingt ans, on savait même pas pourquoi on se trouvait là et ce qu'on avait à y foutre. Moi, avec du bol j'ai pu m'en sortir à peu près intact, beaucoup de potes ne peuvent pas en dire autant, par malheur... Après, j'ai réfléchi. Je me suis dit : au fond, ces types-là faut les comprendre, quand vous avez des étrangers qui s'installent chez vous sans vergogne pour jouer les patrons et imposer leurs lois, si vous avez un peu de couilles vous les virez à grands coups de pompes dans le cul. Ca me semblait logique, ça, pas contestable, légitime comme on dit. Sauf que par la suite, quand j'ai vu les mecs qui nous tiraient dessus et qui nous faisaient bouffer le zigouigoui débarquer chez nous pour nous renouveler la population à grands coups d'allocations de tout poil, ça m'a fait un drôle d'effet. Et maintenant, quand je me balade sur l'Avenue et que j'entends parler essentiellement arabe, ça me les met un peu à l'envers...vous voyez ce que je veux dire, Maître, ou faut que je vous fasse un dessin?

Alors, très franchement, vous savez, voter pour des types qui pensent depuis si longtemps la même chose que moi, même si, à côté, ils disent beaucoup d'âneries pour appâter le chaland, ça ne m'effraie pas du tout. Mais vraiment pas, je vous jure! C'est l'équipe de branquignoles que vous nous avez mise au pouvoir qui me fait peur, celle-là oui, vraiment et je ne suis pas le seul!"

Bon. Vous voulez dire quoi, vous, après ça? Alors, nous avons changé de conversation, après tout ce ne sont pas les sujets qui manquent, à la suite de cinq ou six pastagas. Et puis, dans la foulée, chacun s'en est allé voter de son côté, avec le sentiment confus de participer à une grosse mascarade qui finit toujours un peu de la même manière...les uns votent, les autres tirent les ficelles, la farce se joue et les dindons glougloutent sagement jusqu'à la prochaine fois. Tout à l'heure, j'essaierai d'éviter les "soirées électorales", j'aurais du mal à supporter...

Bonne fin de Dimanche.

Et merde pour qui ne me lira pas.

Par nouratin - Communauté : Souriez, nous sommes foutus!
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