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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 16:06

Depuis le temps qu'on l'attendait, le voilà enfin ce remaniement ministeriel de notre bon gouvernement socialiste de droite. A vrai dire, pas de quoi péter une horloge, c'est juste un petit bricolus sans grande portée. On n'en dira donc pas plus.
En revanche, la propulsion de M. Xavier Bertrand à la tête de l'U.M.P.me paraît revêtir un intérêt particulier et soulever deux questions préoccupantes auxquelles, bien entendu, je ne connais pas les réponses (et je crois n'être pas le seul).

Première question, pourquoi pas M. Hortefeux, comme initialement envisagé? L'intéressé aurait, paraît il, refusé.
Bizarre. Sa nomination semblait conforme aux intérêts du Président de la République, ce genre de mission ne se refuse pas, ou alors tout cela se discute en coulisse et non sur la place publique. Bref cela donne l'impression du bordel ou alors, c'est moi qui suis complètement con, hypothèse qu'il convient de ne pas écarter non plus.

Deuxième question, corollaire d'une certaine façon de la première, pourquoi M. Bertrand? Moi, à la place du patron, ce serait le dernier à qui je confierais les clés de la machine à gagner, X. Bertrand. Comme en plus les choses semblent se passer de manière démocratique, à l'U.M.P.,  le Président de la République désignant le chef du parti, je vois mal pourquoi il choisit celui qui, manifestement, possède les dents les plus longues.
En d'autre termes, si l'ami Xavier se mettait à faire le même style d'entourloupe que ses prédécesseurs immédiats à la tête du grand parti socialiste de droite, Nico. n'aurait qu'à bien se tenir dès 2012. 
On m'objectera que les temps ont changé, que le rapport de forces n'autorise plus ce type de manoeuvre et que les précautions nécessaires ont forcément été prises.
Je répliquerai, toutefois, que la sagesse populaire a prévu le coup. J'en voudrais pour preuve  le vieil adage  " faï de ben a Bertrand, lou ti rend'en cagant"  . On ne saurait parler plus clairement ni plus précisément. Mais, bien sûr, la formule est étrangère à la culture des personnes concernées. Alors, qu'ils se démerdent!

En attendant, toutes ces couillonnades ne sauraient faire oublier les emmerdes sévères qui continuent à nous tomber sur la gueule. J'ai peur quand je vois la B.C.E. anticiper d'un mois la baisse d'un demi-point du taux directeur qui se retrouve désormais à 2% avec en perspective, 1,5% dans deux ou trois mois. L'Allemagne va mal et les Allemands ont la trouille. Nous, pas tellement, au bout du compte, ce qui prouverait, si cela était encore nécessaire, que nous sommes vraiment des corniauds.

In manus tua domine, commendo animam meam et merde pour qui ne me lira pas.

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