Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 16:32

La question n'est pas le plus important. Ce qui compte vraiment c'est le moment
auquel on la pose.
Voyez les irlandais, farouchement opposés il y a peu au traité de Lisbonne, les voici aujourd'hui qui arrosent, à grandes goulées de whiskey, leur adhésion triomphale au même texte.
Il ne s'agit pas de versatilité. Simplement la vérité évolue très vite dans le temps et dans l'espace. Rien de plus fuyant, de plus changeant, de plus volatile que la vérité. Surtout dans l'ordre politique.
Autre exemple, les rigolos du parti socialiste. Voilà quelques mois seulement
ils mettaient toutes les combines en oeuvre pour écarter de leur petit pouvoir miteux
la dame Ségolène. Avec le succès qu'on connaît. Eh bien pas plus tard qu'hier, la mère
Aubry, bénéficiaire en chef desdites magouilles, lançait sur les ondes franchouilles une
bordée d'incantations relatives à l'exemplarité démocratique de son référendum
à la con sur la rénovation de leur parti de malheur. Le tout avec le sérieux d'un pape
allemand.
Et il se trouve des media pour publier tout ça sans rigoler. 
A ce propos, nous observerons que  le referendum revient sérieusement à la mode. Les
syndicats en organisent un bien gratiné à propos de la Poste. Une "votation citoyenne",
qu'il appellent. Un peu comme on dit en Suisse, tiens. Sauf qu'en l'espèce il s'agit de démontrer l'attachement viscéral de la population à un Service Public dont le coût
prohibitif n'a d'égal que l'inefficacité notoire, comme tout service public digne
de ce nom, d'ailleurs.
Le résultat de ladite votation apparaît acquis d'avance dans la mesure où un scrutin organisé par la CGT réserve en général autant de surprises que les élections de feu leurs camarades soviétiques.
Sans compter qu'aprés tout, il y tient probablement, le franchouillard, aux bons
vieux PTT, dont ne subsiste que le P,  le premier T. ayant disparu pour cause
d'obsolescence, le second s'étant fondu, avec les aléas qu'on connaît si bien
aujourd'hui, dans le secteur concurrentiel.
Il faut dire qu'aux vieux, cette remarquable Administration rappelle Fernand Reynaud et toute une époque dont le bureau de poste constitue probablement l'ultime vestige, avec son agencement merdique, son organisation pourrave et ses gichetiers malgracieux.
Quand aux jeunes, pas question qu'on leur enlève l'officine d'où leurs pères envoyaient les sous au Pays et l'un des derniers endroits qu'eux mêmes peuvent encore casser à loisir afin de satisfaire à leurs besoins de financement.
Et puis, n'oublions pas le bien aimé Trotskofacteur, un symbole à lui tout seul.
L'employé modèle. Le mec dont le travail ne souffre aucune critique, sachant précisément
qu'il est payé par nos soins pour ne pas distribuer le moindre petit commencement de
courrier. Le Trotskofacteur constitue le type le plus achevé de ce qu'on appelle dans le
milieu un "permanent". Pour toute collaboration, il émarge. Son boulot s'arrête là.
Celà dit, soyez rassurés, la compagnie des permanents en question regorge d'effectifs.
Des dizaines de milliers qu'ils sont, dans le secteur public, à mettre, contre rémunération,
des bâtons dans les roues à ceux qui essaient, tant bien que mal, de faire avancer la grosse machine administrationnaire.
En quelque sorte,la "votation citoyenne" c'est la lutte finale, armons nous et demain....
Vive La Poste, vive le Service Public, vive la Raie Publique (merci Fred.), vive la France.
Et merde pour qui ne me lira pas.
 
    

Partager cet article
Repost0

commentaires