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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 17:48

Sur France Un Faux, ce matin, Vandel recevait le camarade Daniel Vaillant, ci-devant
ministre de l'interieur sous Jospin et désormais grand ordonnateur des réjouissances montmartroises ès-qualité de maire du XVIIIeme.
Pour discuter de quelque chose, il faut bien, l'animateur s'est avisé de mettre sur le tapis la question, éminemment passionnante, du sauvetage des " Trois Baudets". L'affaire n'a rien à voir avec la société protectrice des animaux, ni avec Brigitte Bardot, non plus qu'avec le placement de petits camarades après la chute du susdit Jospin. Il s'agit, simplement d'un
vieux cabaret qui connut son heure de gloire depuis l'immédiat après guerre jusques à
juste avant la glorieuse révolution soixante huitarde.
Bref, on s'en fout un peu mais l'intérêt (au demeurant assez mince) de l'affaire réside dans l'action conjuguée conduite par Daniel Vaillant et Charles Aznavour pour remettre à flot le beuglant en cause.
Le chanteur, ému par l'état d'abandon d'un lieu évocateur de sa jeunesse
et, de surcroît, propriété de la Ville de Paris (pas le chanteur, le local), était en effet
intervenu auprès du camarade Daniel. Ce dernier, sensibilisé par l'artiste au sort du fameux trio de baudets, n'avait pas manqué d'engager tout son poids, largement supérieur au quintal, en faveur de cette  noble cause. Le succès ne pouvait que s'ensuivre avec tout l'éclat dont l'administration Delanoësque sait faire preuve dans les grandes occasions.
Alors, me direz vous, qu'en avons nous à foutre?
Eh bien, ne vous impatientez donc pas, j'y viens.
Parvenu à ce point de l'interview, Vandel jugea nécessaire de poser la question un peu
vacharde, celle qui fait remonter la mayonnaise au moment opportun.
- "Mais dites moi, cher Monsieur Vaillant, puisque vous aviez Aznavour sous la main, si
j'ose ainsi m'exprimer, ne lui suggérâtes vous point de revenir de Suisse afin de pouvoir à nouveau payer ses impôts et participer, comme tout peigne cul franchouille, à la grande
Solidarité Nationale?".
Réponse de l'interviewé:
-" Oui, j'y ai bien un peu pensé, mais je n'ai pas osé".
-" Comment, celà, pas osé?"
-" Ben oui, tout de même, vous en avez de bonnes vous, il s'agit d'un tout grand de la
chanson française!".
Voilà.
J'en déduis finement qu'il existe une catégorie particulière de citoyens (comme ils disent)
que leurs talents particuliers, assortis d'une grosse notoriété, place à l'abri de l'opprobre
socialiste. Ces super-privilégiés, poussassent ils l'abjection jusqu'à fuir dans un paradis
fiscal la sacro-sainte justice sociale confiscatoire et la salvatrice redistribution de
l'argent des cons qui en gagnent en vigueur dans notre belle République Egalisatrice, bénéficient d'une excuse absolutoire spécifique liée à leur célébrité.
Ces gens là se voient absous, non seulement de leur richesse, ce qui constitue déja
une énormité dans l'ordre socialiste, mais encore de leur refus de se laisser
fiscalement dévaliser, quitte à foutre le camp dans le paradis du Diable Helvétique.

Ce qui vaut pour Charles Aznavour serait il applicable également à
Jean-Philippe Smet,
par exemple? Pour le savoir, encore faudrait il que le
sieur Johnny se lance dans le sauvetage du Lapin Agile ou la rénovation du
Chien Qui Fume.
Auquel cas on pourrait poser la question au camarade Daniel Vaillant. 
Allez en paix et merde pour qui ne me lira pas.

 




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