Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 16:46

Sale coup pour Mélanchon, les Amis, le Comité Nobel vient de cracher à la gueule

du gigantesque peuple chinois et de son immense Parti Communiste héritier du

Grand Timonier. Voilà t-il pas qu'ils viennent de refiler leur prix de la Paix à un criminel

coupable d'actes inqualifiables, honteusement qualifié "dissident" par les occidentaux

dégénérés. Il veut la démocratie, ce con. On va lui en donner, tiens, de la démocratie!

J'évoque l'ineffable Mélanchon, juste parcequ'il s'agit de notre dernier

maoïste en activité, mais le coup venu de Norvège fait mal à plein de braves gens

à commencer par les actuels dirigeants de l' empire communo-capitaliste du milieu

du commerce mondialisé et du yuan sous-évalué réunis.  Bien sûr ces derniers n'ont

pas manqué de réagir avec vigueur à l'obscénité norvégienne. Tout de suite des

dizaines d'arrestation, le verrouillage total d'internet, la femme du nouveau prix

Nobel virée de Pékin pede militari (version chinoise et musclée de manu militari,

se prononce "pédé militari" bien sûr, d'où son interdiction aux Etats-Unis). Bref les

mesures classiques en pareil cas, telles qu'inscrites en dur dans les procédures

marxistes.

Mais c'est égal, ils font vraiment suer ces sales connards de nobelisateurs. 

Déja ils avaient fait le coup avec le Dalaï Lama en 89, voilà qu'ils recommencent!

C'est vraiment pour dire d'emmerder les chinois! Et emmerder les chinois, de nos

jours, ça risque de coûter un peu cher. La Norvège a intérêt à numéroter ses

abattis.

 

Quand on pense à l'an dernier, le couronnement de Barack-Hussein, une bonne 

décision, quoi, judicieuse et sans malice ( voir Vertige de l'amour. et Mea culpa. )

Joli coup, tout de même. L'avance sur Prix Nobel en quelque sorte. T'as encore rien

foutu mais on te récompense quand même pour ta bonne mine. Un peu comme le

délit de sale gueule, si vous voulez mais à l'envers...

Faut dire qu'ils aiment bien les présidents démocrates en Norvège. Avant Obama

figurent au palmarès, Woodrow Wilson, le prix nobel de la paix qui a patiemment

oeuvré à créer les conditions de la seconde guerre mondiale et aussi Jimmy Carter

bien connu pour son action calamiteuse dans tous les domaines où il a cru bon de

fourrer son pif de marchand de cacahuettes. Hors concours, je mentionnerai Al Gore,

également détenteur de la distinction en cause; mais lui, au moins, n'a jamais réussi

à devenir président sans vice des Etats-Unis.  

Comme républicain, vous trouvez exclusivement Théodore Roosevelt, 

dans le panthéon des pacificateurs distingués. Et encore c'était en 1906!

Il faut dire que le républicain amerloque, c'est bien connu, fait figure de sale facho

belliqueux dans les salons feutrés de la gauchitude internationale. Alors, forcément,

en Norvège on ne va tout de même pas leur refiler le pognon du dynamiteur.

  

Normalement, la bienveillance des Nobel va plutôt vers les membres de la grande

famille socialo-communiste. Le cas échéant visent ils, toutefois, à faire une fleur à 

des poils à gratter, tel notre dissident chinois ou bien encore le nobel de 

médecine attribué cette année à l'inventeur de la procréation médicalement

assistée qui enquiquine si bien le Vatican et tous les calottins papistes.

  

Cela dit, reconnaissons quand même le côté bon prince de l'attribution à Vargas Llosa

du prix de littérature. Vargas Llosa, on ne s'y attendait pas. Pensez donc, un traître,

un communiste castrophile en rupture de ban, passé à l'ennemi de droite avec armes

et bagages. Ca fait un peu erreur de casting, faut reconnaître, mais ça dédouane,

aussi. Et puis après tout, personne ne saurait porter la responsabilité des opinions

réacs de certains grands écrivains. La preuve, on l'avait bien collé à Soljenitsine, le

prix nobel, même que l'année d'après il a fallu couronner Pablo Neruda. Sans quoi,

malgré tout, ça commençait à faire suspect.

 

Mais en tout état de cause, les bons suédois se sont bien gardés de dépasser

certaines limites de la bien-pensance. Ainsi ont ils gentiment oublié de récompenser

Céline. Pourtant s'il y en a un qui l'aurait justifié, leur prix de littérature à la con,

c'est bien lui!

Et vous voudrez bien remarquer que personne jamais n'a jamais songé à attribuer

quelque prix que ce soit au grand Marcel E. Grancher, en dépit de l'immensité de

son oeuvre portée par un souffle hiroshimesque joint à un idéal machonnien. Un

bienfaiteur de l'humanité, Grancher. Si j'avais quatre sous, je créerais le prix

Nouratinbel pour récompenser, même à titre posthume, tous les oubliés, comme lui,

de grande envergure littéraire injustement ignorée. Sinon, avec tous les copains, on

pourrait se faire une bouffe en hommage à ces génies. Ca serait aussi bien, d'autant

que les génies en question se contentent désormais de racines de pissenlits.

  

D'ailleurs, ils nous gonflent sévère avec tous leurs prix. Qu'est-ce qu'un prix, en fin

de compte? Un bon point, une jolie image, un hochet pour gâtouillards, une gloriole

sympa à visée mégalomaniaque, un emmerdement de plus dans une vie déja remplie

(faut s'habiller chicos et faire un discours), un pet lancé en plein mistral, un piège à

cons pour militaire isolé, un éclair sans chocolat ? Je n'en sais rien. Depuis l'école on

ne m'en a plus jamais refilé, de prix. Et encore, à l'époque, c'était pour dire de ne pas

me faire de la peine. Sans compter que je m'en foutais déja comme de mon premier

slip kangourou, lequel me venait de mon oncle Lazare. En ce temps là, pour

matérialiser l'honorifique, on vous refilait des bouquins illisiblement chiatiques, de

nature à transformer le prix en quasi-punition au cas, fort improbable, où le lauréat

se fût avisé d'en tenter la lecture.

Si au moins ces vieux chnoks nous avaient gratifiés d'un exemplaire des Pieds-Nickelés

ou d'un fascicule de Bibi Fricotin ( voir Bibi que vent emporte ), ça coûtait que dalle

et ça faisait plaisir. Mais ces oeuvrettes, réputées "littérature à cent sous la tonne",

faisaient l'objet d'une mise à l'index en béton précontraint.

Alors, vous savez, les prix...

 

Bien à vous et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by nouratin
commenter cet article

commentaires

kate 22/10/2010 21:21


Un prix nouratinbel ? alors je vous le donne de suite Nouratin !


nouratin 23/10/2010 19:32



Merci, je vous adore. A bientôt.


N.



mash 22/10/2010 20:53


how are you ami
what's new?


nouratin 23/10/2010 19:31



Well, i am back de nouveau, dear friend. Juste un petit coup de mou qui m'a éloigné


quelque temps du clavier. Mais ça repart.


Merci de t'en inquiéter, ça me touche.


Amicalement.


N.



chris 12/10/2010 15:36


Voilà que tu as mis de nouveau le doigt sur la plaie : COMPREHENSIBLE et DROLE .....j'avais déjà en tete une " confession " pour demain à ce propos ...


mash 11/10/2010 13:56


Excellent,comme d'habitude,après les coups de mains(en jargon militaire du temps de Marcel)voici les coups de pieds "occultes";qui se font en sous main .
Qui,à ton avis,donc tire les ficelles du kangourou des Nobels?
Tiens avant de retourner au "taf",je t'en livre une franco de porC(pour épouvanter les autres ,ceux qu'il ne faut pas nommer):quelle différence y-a-t-il entre quelqu'un d'honnête et un qui l'est
moins: LE PRIX ;l'honnête est beaucoup plus cher.
Allez salut


nouratin 11/10/2010 18:57



Elle est bonne. C'est la raison pour laquelle les socialistes mettent l'honnêteté


au premier rang des valeurs qui leur sont très chères.


Mais pour le kangourou des nobels, difficile à dire. Peut être le fantôme de


Vercingétorix, puisqu'en vertu d'une oeuvre  célèbre de Ray Ventura, "c'est lui qui


lança la mode des slips". Mais ceci ne constitue qu'une supposition fort sujette à


caution.


A la prochaine.


N.



dxdiag 10/10/2010 23:28


Honte à moi : je ne connaissais pas Marcel Grancher !
Non seulement on s’amuse ici mais on apprend. En plus !

Les prix Nobel de la paix ont un petit air ridicule, je trouve, un peu comme le prix de camaraderie …un truc pour se consoler et toujours tellement discutable.


nouratin 11/10/2010 11:55



Pour Grancher, rassurez vous, vous n'êtes pas la seule. L'inoubliable auteur du


"Charcutier de Mâchonville" et de "La dame au fez rose" est bien oublié aujourd'hui.


Le mépris profond des germanopratins à l'égard de ceux qui écrivent des textes


compréhensibles et drôles a étouffé la notoriété de ce déconneur hors pair.


Quant aux nobels de la paix, la formule est bonne, c'est entre la camaraderie et


la bonne conduite et généralement on le refile à des mollusques.


Amicalement.


N.



chris 10/10/2010 20:17


Ouaaaaahhhhhh !!!...le cyclone !!!!!
Trop bien vu !!!
Granchet ! ...le chouchou de feu mon Papa ...qui était d'un bon sens honteux et un pince sans rire irrésistible ...
Les prix ! ...moi qui ai vadrouillé un peu dans le milieu Gallimard - Lang - pédales des années 80.....
A ton avis ....qu'est ce que j'en pense ?????


nouratin 11/10/2010 11:47



Je me doutais bien de tes sentiments à l'égard des prix, de tout façon, tu as raison,


d'une manière ou d'une autre, ça reste un truc de tapettes. Les meilleurs n'en ont


jamais reçu et s'en passent très bien. Je me souviens de San Antonio qui blaguait


sur sa réception par le roi de Suède pour lui filer le prix Nobel de littérature : deux pages


de déconnade complète. En tout cas, lui, il s'en foutait complètement, pas besoin de ça.


Ciao, à bientôt.


N