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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:20

Jusqu'à présent je n'y captais pas grand  chose. Désormais, je n'y comprends plus

rien du tout.

Avant-hier, par l'action conjuguée, déterminée, héroïque et solidaire des gouvernements

européens, l'Euro apparaissait sauvé et l'avenir, sinon radieux, au moins, éclairci.

Aujourd'hui, rebelote, l'Euro part en quenouille, Sarkozy et Merkel s'engueulent comme

des marchands de brousse, les grecs sont considérés comme perdus, l'Espagne, le

Portugal et bientôt la France semblent condamnés à passer à la casserole dans le court

terme. 

Remarquez, personne de raisonnable n'allait jusqu'à imaginer que les choses pouvaient s'arranger durablement, nul ne sachant comment arrêter la machine à creuser

les déficits publics. Toutefois on pensait pouvoir compter sur un peu de répit, une pause,

un petit délai, quoi, histoire de respirer.

Que dalle. Ca repart tout de suite.

Pour vous dire l'exceptionnelle gravité du moment, vous commencez à voir des ministres

de la République Française Une et Impécunieuse, qui viennent vers les media se déclarer prêts à accepter une baisse de leurs émoluments. Non mais vous vous

rendez compte! Du jamais vu de mémoire d'électeur franchouille. Dans l'autre sens, oui,

là ils acceptent toujours. Mais moins de sous à la fin du mois, sacré nom d'un chien, nous

voilà dans l'inédit, l'inconnu, l'invraisemblable, l'impensable. Il faut vraiment une situation catastrophique pour en arriver à pareilles extrémités.

Pour l'instant, sur ce point particulier, le Président-du-Pouvoir-d'Achat reste muet.

Encore heureux.

Le jour où il lâchera sur sa liste civile, je vous garantis qu'on ne sera plus dans le grave.

On arrivera carrément dans le désespéré.

 

Donc, je n'y comprends plus rien. Vous me direz que, dans ces conditions, le mieux que

j'aie à faire consisterait à fermer ma gueule. J'avoue y avoir songé, d'autant que quand

on ignore de quoi on parle on a des chances sérieuses de passer pour un con.

Mais passer pour un con ne me fait plus peur du tout, j'ai l'habitude. De plus, je vois bien

à la lecture des gazettes et à l'audition des média audio autant que visuels, que les

chroniqueurs, analystes et commentateurs les plus réputés semblent bien n'en guère

capter plus que votre serviteur.

Un exemple, tiens, l'Euro qui s'en va en sucette. Tellement qu'au rythme où ç'est parti, la 

semaine prochaine on est sous le dollar et à la fin du mois sous le rouble.

Apparemment personne ne le voyait vraiment venir. Sans compter qu'il n'y a pas si

longtemps on se désespérait de le voir si fringant, l'Euro ( voir 3$ for 2€ ).

Pour dire qu'on est jamais content, quoi. Quand la monnaie européenne écrase la

devise amerloque, ça nous fout en l'air l'économie et quand elle s'effondre comme une

Twin-Tower, ben c'est pareil, même encore pire si j'en crois les angoisses qui sourdent

des milieux autorisés.

Bon, il faut préciser aussi que lorsqu'on ne maîtrise plus rien, on a matière à s'inquiéter

sévère. On aurait bien voulu le faire un peu descendre, l'Euro, mais exprès. Pas

comme ça. Là nous avons l'impression que la corde nous file de plus en plus vite

entre les pattes avec le copain de cordée au bout qui gueule comme un sourd.

Les alpinistes voient ce que je veux dire, les autres aussi sans doute.

Parcequ'il ne faut pas s'y tromper. Le problème c'est la dette des états européens.

Tellement vertigineuse qu'elle fout les jetons à tout le monde, gouvernants et

banquiers en tête. Mais le pire ne réside pas tant dans la dette elle même que dans

le fait qu'elle va continuer à grossir indéfiniment sans que personne y puisse rien.

 

La France constitue l'exemple type. Avec des charges financières en constante

augmentation, le Premier Ministre peut raconter ce qu'il veut, il va falloir emprunter

de plus en plus pour assurer le courant. 

Pour en sortir il conviendrait d'en finir avec les grands principes socialistes qui nous ont conduit à la faillite. Cesser complètement d'embaucher des fonctionnaire, revoir en

profondeur la distribution des prestations sociales, arrêter totalement l'immigration 

de peuplement, fermer le robinet des subventions et augmenter de manière drastique 

les impôts qui rapportent, à commencer par la TVA.

Vu que le politicien qui aurait les couilles de réaliser un programme de cette nature

n'est pas près d'être élu, à supposer qu'il existât, le pays apparaît irrémédiablement

condamné à la banqueroute. 

Mais je vous rassure tout de suite. Lorsque l'Europe, effondrée sous le poids

de son incurie financière,se verra dépassée en niveau de vie par les Chinetoques et

les Indiens,  copieusement enrichis par la mondialisation, ces braves gens délocaliseront

chez nous pour profiter d'une main d'oeuvre à bas prix. 

Nous boufferons du riz, voilà tout.

 

A plus et merde pour qui ne me lira pas. 

 

 

 

 

 

 

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Published by nouratin
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commentaires

kate 18/05/2010 21:57


Ne parlez pas de malheur Nouratin ! et pourquoi pas un Royaliste ? après tout .....Nostradamus en parlait comme de notre sauveur ! c'est une époque vraiment terrible que nous vivons ....


kate 17/05/2010 21:21


Comme vous avez raison Nouratin ! moi non plus je n'y comprends plus rien !ce qui est certain c'est qu'"on ne nous dit pas tout "! mais pour un politique qui oserait comme vous le dites ,mettre en
oeuvre les mesures que vous décrivez et qui commencerait notre sauvetage ,car on coule grave ,c'est sur , moi j'avais opté pour Philippe De Villiers ,il avait parlé de réformes identiques et il a
fait moins que l'extreme gauche aux dernières élections ! no comment !


nouratin 18/05/2010 19:02



Merci pour vos commentaires, Kate, ils me font toujours grand plaisir.


A mon humble avis, l'heure sera toujours à la démagogie jusqu'au moment où


nous nous casserons pour de bon la figure.


A ce moment là, peut être, surgira l'homme providentiel qui imposera les mesures


nécessaires au redressement. L'ennui c'est qu'il s'appellera peut être Mohamed, ce


coup-ci.