Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 16:12

 

Mon dernier article, pourtant pas plus mauvais qu'un autre, a fait un flop.

La faute à pas de chance. Le succès serait au rendez vous à chaque coup, on finirait

par croire au Père Noël Socialiste, ce qui ne manquerait pas de nous conduire, comme

chaque fois, au désastre.

Cependant, m'étant plus ou moins engagé, la dernière fois, à vous compisser quelques

quatrains miteux de vers de mirliton, je me sens un peu obligé de m'exécuter.

Toutefois, le coeur ne s'y trouve qu'à moitié et la qualité, déja particulièrement minable,

de mes alexandrins s'en ressentira nécessairement. Veuillez, je vous prie, m'en excuser

d'avance et si vous n'allez pas jusqu'au bout, je ne saurais vous en blâmer.

 

Bien sûr, aujourd'hui vous pouvez écrire n'importe quoi, n'importe comment, sans même

chercher un minimum de cohérence dans vos conneries. Ca peut marcher quand même.

Il suffit d'une onction germanopratine pour transformer la merde littéraire en pur platine.

Mais le réac obscur possède autant de chance d'obtenir ladite onction, que le clodo

galeux d'accéder aux faveurs privautesques de la Première Dame de France.

Alors, quand vous relisez Hugo, Lamartine, Musset, Hérédia ou Baudelaire, vous sentez

bien la vanité de la démarche et, du coup,  votre envie de bien faire se heurte à l'extrème

éloignement de votre objectif. Des années-lumière! 

En conséquence, vous pondez, à la va-vite, des vers de mirliton, vous disant  in petto  que, 

de toute façon, tout le monde s'en fout. C'est plus la mode, bordel. 

 

Après, faut chercher le sujet. Ce n'est pas la matière qui manque, me direz vous à juste

titre. Cependant l'art poétique exige un minimum de souffle épique ou de sentiment

grandiose, à défaut d'émotion diaphane et délicate . Vous me voyez évoquer Guéant

avec ses pourcentages boutiquiers de réduction de l'immigration ou bien encore,

Lagarde et ses mégotteries relatives à l'assiette de l'I.S.F. Vous pouvez toujours vous

fouiller. Useriez vous de la prose administrative bien banale et plate comme la main

que ces minusculités n'intéresseraient encore personne. Même pas les intéressés!

Bien sûr, je pourrais évoquer les réalités affreuses qui reprennent le dessus.

Les envahisseurs de Lampedusa notamment.

Mais, ceux-là j'en ai déja discuté (voir Ich bin ein Lampeduser! ) et comme ils ont

carrément déboulé chez nous, depuis qu'on n'en parle plus, pas la peine de leur

consacrer le moindre poéme épique. Désormais les immigrants clandestins ont muté

en "sans- papiers",  avec tous les privilèges attachés à ce statut. L'entrée en France du

boat- people  s'effectue toujours sur le tapis rouge de l'embourgeoisement immédiat

des dignitaires de l'Aide Médicale d'Etat, aussitôt adoubés par les associations

humanitaires.

 

On pourrait également chanter l'épopée Kadhafienne. Cela ne manquerait certes pas

d'allure avec le vieux fada monté sur la prolonge qui servira, plus tard, sans doute, pour

ses obsèques, haranguant une foule vert pomme tellement acquise à sa cause qu'on la

sent largement financée aux pétrodollars. Cependant l'affaire manque encore de maturité.

Les frappes de l'Otan se font si rares que l'on imaginerait la hache de guerre enterrée,

n'étaient les quelques obus qui pètent de temps en temps sur l'un ou l'autre des petits

ports Libyens tombés aux mains des Insurgés-Allahou-Akbar.

Trop tôt pour écrire la saga du Grand Tripolitain et de Saïf Al Islam, son fils préféré, la

putain de sa mère qui l'a chié! (J'm'excuse!). Pour engendrer l'Oeuvre grandiose qui

devra un jour ou l'autre célébrer l'aventure magnifique du Raïs abruti des sables du

désert,  j'attendrai les évènements. Et si j'en crois les derniers développements de

l'histoire, je risque de ne rien pondre à ce sujet avant un bon moment.

 

Alors, j'ai pensé à Gbagbo. L'avez vous vu, le gros bonhomme, dans son blanc tricot

de peau, s'essuyant la gueule avec une jolie serviette éponge d'hôtel quatre étoiles?

A moi, en tout cas, il m'a fait un drôle d'effet. Ca m'a un peu rappelé les Ceaucescu

et l'affreux Saddam-Hussein à l'instant où ils basculèrent du pouvoir suprème au caca

infâme dans lequel s'écroulent les tyrans déchus. Le moment crucial où l'abject passe

subitement du Capitole à la Roche Tarpéienne. Lorsque la vérité humaine apparaît

dans toute sa misère pathétique et minable.

Belle ordure, certes, ce Gbagbo mais pas plus, sans doute, que son adversaire heureux.

D'ailleurs, si l'on y regarde attentivement, on verra que des musulmans venus de l'étranger

ont fait basculer, dans des conditions éminemment douteuses, l'élection du président.

Ne prenez pas cela à la légère, c'est précisément ce qui risque de nous tomber sur la

gueule dans quelques temps. Mettez vous à la place du perdant, vous comprendrez

mieux la problématique.

J'ai donc pondu, après mure réflexion, le petit chef d'oeuvre en péril que voici.

 

                              Du gros Gbagbo déchu oyez le sort funeste,

                              Dix ans il présida l'Etat des Ivoiriens,

                              Et quand aux élections il se prit une veste,

                              Il fit, sans hésiter, celui qui n'y voit rien.

 

                              Plusieurs mois, sans faillir, il résista au Monde,

                              A l'ONU, à Sarko et même à Obama,

                              Au risque de passer pour un tyran immonde,

                              Il tint ses positions, droit dans son pyjama.

 

                              Le temps fit son office et l'affaire Gbagbotesque

                              Ne manqua pas, enfin, de se décomposer,

                              Au fond  de son bunker le dictateur grotesque

                              Se trouva un beau jour seul et abandonné.

 

                              Avec l'appui discret de la Force Licorne

                              Les sbires d'Ouattara se saisirent de Gbagbo,

                              Comme un taureau furieux qui eût perdu ses cornes

                              Il céda sans combattre aux coups de ses bourreaux.

 

                              Ah le pauvre Gbagbo, comme il est veule et moche,

                              Lui, naguère si fier, qu'il est comique et laid,

                              Dans son pauvre marcel il a tout d'une cloche,

                              Il n'est plus qu'excrément, sorti de son palais.

 

                              Ne riez pas, Amis, de la mésaventure

                              De ce pauvre corniaud indigne de pitié,

                              Les musulmans vainqueurs marquent leur dictature

                              En écrasant Laurent, ce sinistre enfoiré.

 

                              Comme lui, tôt ou tard, nos hommes politiques,

                              Subiront le diktat des mahométisés,

                              Ils connaitront les fers et les grands coups de trique

                              Avec l'air ahuri des tyrans humiliés! 

 

 

Bon ben voilà. Il va falloir se contenter de ça. Et puis, ce sera tout pour aujourd'hui.

Pardonnez moi et faites vous bien gras.

Et merde pour qui ne me lira pas.           

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by nouratin
commenter cet article

commentaires

nettoue 23/04/2011 19:20


je viens de te découvrir dans les liens de l'ami Pangloss. Foi de bisontine expatriée en Alsace, je ne renie pas cette fois, puisque notre devise est ; Comtois, rends toi !
Nenni ma foi, pas même au roi !
Bref, toutes ces admirables vérités d'un vocabulaire parfait seulement troué ici et là de petites "incartades" passagères qui lui donne du piment, me sied à merveille mon bon !
Votre talent de poète est peut-être encore à prouver, mais il a le grand mérite de n'être point mièvre au point de faire rimer coeur avec radiateur et fait contente de vous, et de moi de l'avoir
apprécié !
A vous revoir Nouratin
Nettoue


nouratin 24/04/2011 10:10



Merci, je suis très flatté. Ne vous faites pas de souci pour mon talent de poète, il n'y


a aucune illusion à avoir là dessus. Je revendique juste l'appellation "gros déconneur"


ça ne vaut pas plus, ce n'est déja pas mal.


En revanche, j'ai vu votre blog, il est très chouette. Je vais vous mettre dans les "blogues


potes".


Revenez quand vous voulez, ça me fera énormément plaisir. Et puis, on ne sait jamais,


je puis, peut être, m'améliorer.


A vous revoir, donc.


Cordialement.


N.



selma 21/04/2011 01:22


et sur quel air on le chante ?
selma


nouratin 21/04/2011 11:27



Moi, vous savez, j'ai déja du mal à pondre les paroles...


Cependant, vous avez l'embarras du choix, l'alexandrin ça se mélodise facile. Mais,


bien sûr, c'est pas très rock n'roll.


Merci, Selma.


Amitiés.



chris 18/04/2011 12:04


Pathétiques et minables ....voui !!!!...les évènements de notre temps ...Grande Epopée de la Betise totalement illogique ...

Grandiose , trop rigolo mais , hélas trop vrai , ce poème de notre grand Victor Nouratin ..
C'est exactement ce qui pend au nez à nos gouvernants fort rusés , de se faire déglinguer par des Ouattara muzzz...

Heureusement que tes écrits sont là pour la postérité ...j' adore !!!


nouratin 19/04/2011 14:42



Ton indulgence me touche beaucoup mais c'est quand même du Victor Hugo d'Hypermarché.


Et, comme tu dis nous vivons l'ère de la stupidité béate et prétentieuse ce qui ne nous empêchera pas de finir mahométans ou morts.


Bien fait pour nous, je dirai quand même, nous sommes tous des Ventimillous (c'est ainsi


qu'on les appelle).


Grozibous et merci.



carine 17/04/2011 20:34


"Quant aux lecteurs, c'est vrai que parfois on a le sentiment qu'ils ne nous méritent pas."

Mais rhooo !


nouratin 17/04/2011 23:51



Oui, je sais. Ca c'est con et prétentiard, ça m'a échappé.


Mais évidemment, il y a lecteur et lecteur. J'aurais dû préciser que je visais exclusivement


les lecteurs qui ne me lisent pas (ceux à qui je m'adresse toujours en fin d'article).


Les lecteurs qui me lisent, je les adore, bien sûr.



Pangloss 17/04/2011 19:27


Moi, j'aime. Et c'est sensé en plus. Et bien écrit. Et ça rime. Et il n'y a pas de fautes d'orthographe. Et pas de petits lutins qui volettent ni de coeurs qui scintillent sur des bisoux avec un
X.
Et en plus je suis dans la liste des blogs potes!


nouratin 17/04/2011 19:43



Bien content que ça vous plaise. La réciproque est vraie et, de plus, nous avons des amis communs. Comme nos bogs constituent des exceptions navigant sur un océan de peigne-culs


il est bien réconfortant de se retrouver de temps en temps.


Merci et amitiés.



carine 17/04/2011 15:20


"Ne prenez pas cela à la légère, c'est précisément ce qui risque de nous tomber sur la gueule dans quelques temps. Mettez vous à la place du perdant, vous comprendrez mieux la problématique."

C'est exactement le thème du dernier billet du blog de Hanoho.
Il nous arrivera la même chose: élections truquées, étouffement de nos voix par celles des musulmans, grandes manoeuvres et coup d'état (ptet qu'on n'aura même pas besoin d'élections puisqu'il
semble que les gens n'y croient plus…), aide aux musulmans (aide venue de l'extérieur, de l'OTAN et des pays qui vont se réveiller islamistes après la gueule de bois de leurs "révolutions").
On aura bonne mine, vu que grâce à nos zélites, BHL en tête, on est des pros de l'ingérence…


nouratin 17/04/2011 17:36



Oui, sur ce coup là nous nous sommes débrouillés comme les pires des manches.


Et, comme dirait l'Homme au marcel, il y a encore plein de gens chez nous qui


n' y voient rien ou font bien semblant, à commencer par nos politicards.


Alors il faut essayer d'expliquer les choses avant qu'il ne soit trop tard (enfin, c'est


peut être déja, trop tard).


Merci. A bientôt.



Boutros 17/04/2011 10:59


"la p... de sa m... qui l'a ch..." est une douceur de reconnaissance affectueuse que je prononçais quand j'étais gamin, jadis et ailleurs. Aurions-nous les mêmes origines ?


nouratin 17/04/2011 17:30



En réalité, je ne pense pas que nous ayons les mêmes origines. En revanche j'ai pas


mal d'amis qui ont passé leur enfance et leur jeunesse dans des lieux qui doivent vous


avoir été familiers. C'est ce qui explique que je baragouine un peu la langue.


Merci et à bientôt.



dxdiag 17/04/2011 10:09


Comme vous la photo du pas beau Gbagbo m'a frappée : on voit qu 'il sait qu 'il est foutu...et on sait qu 'il n 'est pas le seul. Vraiment pas très réjouissantes ces affaires africaines et bien
désolant aussi qu 'on y soit mêlés.
Bravo en tout cas pour votre article et votre poème aux vertus antidépressives ( on en a bien besoin)


ps: la variation du nombre de lecteurs et de coms est... un vrai mystère pour moi aussi.


nouratin 17/04/2011 17:26



Il est vrai que "l'Homme Africain", comme dit l'autre, semble avoir été essentiellement


créé pour enquiquiner le pauvre monde. Pourquoi a t-lil fallu que nos ancètres aillent


les titiller dans son trou? C'est vraiment un manque de pot!


Quant aux lecteurs, c'est vrai que parfois on a le sentiment qu'ils ne nous méritent pas.


Mais n'en parlez à personne, bien sûr.


Merci et amitiés.



Mash 17/04/2011 06:56


Nouratin remonté,nous fit un magnifique
poème dénonçant un tour des enfoirés
qui,s'il ne lui vaut pas la gloire médiatique,
nous permet,avec joie,de l'avoir retrouvé!


nouratin 17/04/2011 17:20



Cher Ami, de te lire je suis toujours fort aise,


Car tu es fort habile aussi à versifier,


Et comme un assemblage à tenons et mortaises,


Tes vers sauront toujours braver l'éternité.


Allez, merci et à plus.


Amitiés.