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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 17:46

En toute franchise, je m'interroge sur la conduite à tenir au regard des différentes

catégories de personnes qui nous pourrissent allègrement la vie.

Tous les voisins, belles-mères, percepteurs, contractuels, petits merdeux, fâcheux,

scootéristes, mandigots de tout poil, quêteurs, quémandeurs, fonctionnaires et autres

casse-bombons patentés, justifieraient des mesures de rétorsion que personne ne

s'avisera jamais de prendre.

Ce serait pourtant oeuvre de salubrité publique, compte tenu des dégats que

ces nuisibles provoquent chez l'assuré social moyen. Ce dernier, fragilisé par les

emmerdeurs dans le tréfonds de son système nerveux, constitue de ce fait une proie

facile pour tout une série de syndromes malins susceptibles, à la longue, de le détruire

et à la courte de mettre en péril l'équilibre financier du Système d'Assurance Maladie

que le monde entier et ses environs nous envient.

 

Alors, quand, par hasard, les plus hautes autorités de l'Etat s'avisent d'envisager des

actions propres à contrecarrer les comportements nocifs de certaines des catégories

susvisées, je ne saurais que les en féliciter tout en les invitant à persévérer dans des

intention aussi salutaires.

Or il se trouve que la période actuelle voit fleurir chez nos bons gouvernants, Président 

de la République en tête, ainsi qu'à l'habitude, un bouquet de vélléités de cette nature.

C'est à dessin que j'use du terme "vélléité" car nous avons déja eu l'occasion de mesurer

la distance considérable qui sépare, chez les personnalités en cause, les paroles des

actes ( voir par exemple Du kärcher au kouchner. ).

Toutefois, ne faisons pas la fine bouche. Ce qui vient d'être avancé, sinon décidé, en ce

qui concerne, d'une part, "les gens du voyage" et d'autre part, les voyous des banlieues,

mérite le soutien, attentif mais néammoins approbateur, du bon peuple indigène de ce

pays martyrisé par les conséquences affreuses de la pensée marxo-trotsko-jacobino-germanopratine.

 

Nous les connaissons depuis longtemps, les "gens du voyage". Je me souviens, à la 

douce époque de mon enfance, mes grands parents, gens du XIXeme siècle, les

appelaient "bohémiens". On retrouve d'ailleurs le terme dans sa forme provençale et

son acception injurieuse, chez Marcel Pagnol, "boumian, mange punaises" fait il

vociférer à César (ou peut être à Honorine, je ne sais plus), établissant en cela la faible

estime en laquelle les malheureux nomades se voyaient tenus, ainsi que le régime alimentaire, riche en protéines mais cependant peu engageant, qu'on leur prétait au

siècle dernier. 

D'où le rang prééminent qu'occupent les "gens du voyage" dans le classement

des empoisonneurs de vie nationaux et la légitimité qui leur est propre à ce titre, pour 

cause d'ancienneté.

S'agissant de nos emmerdeurs traditionnels, faisant partie des meubles et du paysage

nous nous en accomodons tant bien que mal.  Sauf lorsqu'alléchés par le constat de

l'impunité accordée aux malfaiteurs des "quartiers sensibles, ils s'avisent de mettre le

feu partout et de saccager le domaine public alors même que leur action légitime doit,

par nature et  tradition, se borner exclusivement à la soustraction frauduleuse de biens

privés.

Pour avoir quelque peu outrepassé ce devoir fondamental, les populations concernées

ont donc fait l'objet de sévères déclarations visant à leur serrer un peu la vis. Bien sûr

on a surtout évoqué le cas des Roms, qui, pourtant, s'en tiennent généralement à des

actes conformes à leur statut traditionnel et dont le vol, aggravé ou non, constitue, en

conséquence, le travail de base.

Néammoins, en lisant un peu entre les lignes on capte bien qu'il s'agit de tenter de

mettre au pas l'ensemble des différentes communautés ressortissant à la catégorie

"gens du voyage". Lorsqu'il s'agit d'envoyer les agents du fisc, l'affaire concerne nécessairement des titulaires de la nationalité française, demandez à Mme. Bettancourt,

tiens, si on vient emmerder autant qu'elle, ses potes allemands ou anglo-saxons. 

Ce qui n'empêche aucunement de douter du caractère sérieux de ce type de mesures

qui procèdent de la plus parfaite démagogie. Le jour où nous verrons un redressement

fiscal de gitan, je me plairai à retirer mon propos. Mais c'est pas demain la veille, comme

on dit puis.

Reste toutefois que ces bonnes intentions ont le mérite d'exister. Si elles n'emplissent

pas de terreur les personnes concernées, au moins présentent elles l'intérêt de bien

préciser les choses. C'est encore plus vrai des déclarations du Président Sarkozy

au sujet du banditisme banlieusard.

 

Voilà-t-il pas, en effet, que tout à coup le Président se met à parler vrai. Comme une

sorte de Berlusconi septentrional qui aurait décidé de mettre un peu d'ordre dans le

bordel ambiant. Attention, là encore nous n'en sommes qu'aux belles paroles.

Berlusconi, c'est autre chose, lui il a réglé le problème, notre bon Président en est

bien loin.

Quoiqu'il en soit, je n'en croyais pas mes oreilles. A propos des voyous des quartiers

hypersensibles qui, n'en déplaise à Brice Hortefeux, sont rarement auvergnats, le 

Président a déclaré "nous payons les conséquences de cinquante ans d'immigration

mal régulée". Vous vous rendez compte, sacré nom de Dieu! Quand on a encore en

mémoire certains discours sur la république métissée (voir L'ennui naquit un jour de la diversité. ) on trouve un énorme changement, nous assistons carrément à la

métamorphose des cloportes.

Soit dit en passant, cinquante ans, c'est faux et injuste. Trente cinq ans d'immigration

débridée aurait été plus exact tant il apparaît clairement que le basculement dans le

déconnage complet date précisément du regroupement familial décrété par Giscard

et Chirac au temps, rapidement révolu, où ils faisaient cause commune. 

Mais qu'importe. Parti comme il l'était, notre bon Président a carrément tout balancé.

Jusqu'à envisager la déchéance de la nationalité et autres assertions du même tonneau

propres à faire hurler à la mort  la basse-cour de gauche et le magma humanitaro-

antiraciste. Ce qui ne manque pas de se produire incontinent, d'ailleurs, et prouve

que, ce coup-ci, M. Sarkozy n'a pas craint les représailles, fussent elles d'ordre

conjugal.

Encore une fois, ce ne sont que paroles verbales et les braves gens, sutout les affreux

qui s'apprêtent à voter pour l'un des membres de la famille Le Pen, se souviennent si

bien du Kärcher qu'il leur en faudra plus pour réélire l'époux de Carla.

 

Cependant ils ont tort. Il a franchi un seuil, le Président, transgressé un tabou, défié la

dictature intellectuelle, passé le rubicon. Et lorsqu'on dépasse ce genre de rubi, con,

on ne peut plus revenir en arrière. "Electa una via, non datur recursus ad alteram

comme disait le vieux jurisconsulte. Affranchi des interdits qu'il a violés, Nicolas

devrait désormais se sentir plus léger pour faire un peu de ménage.

Nul ne saurait douter qu'il en ait l'intention. S'en donnera-t-il les moyens, c'est une autre

affaire.

 

Cela dit, ayant découvert que le terme "gens du voyage" revêtait la nature de catégorie

administrative et non ethnique, que de jure cette locution pouvait à bon droit s'employer

pour désigner les populations qu'il vise et qu'en aucun cas son usage ne sauraît

faire l'objet de la moindre critique, même de la part de philosophes germanopratins,

je me permets une petite proposition.

Voilà. On nous bassine, j'en suis souvent victime, avec des critiques acerbes autant

qu'incendiaires dès lors qu'il est question d'immigrés, d'immigration ou d'islam. Bien.

C'est noté. Par suite, je considère qu'il convient de regrouper les intéressés dans

une catégorie administrative, comme on l'a fait avec les boumians.

Ainsi nous pourrions en traiter sans haine et sans crainte et surtout sans créer de

risque d'infarctus du myocarde chez MM. Tubiana, Peillon, Désir, Lévy et consorts.

A cette fin éminemment noble et néammoins utile, je propose que soit adoptée

la locution "gens du voilage". A l'exception notable de la burqa, hors la loi, cette

formule me paraît couler de source. Elle est en tout cas de nature, je crois, à résoudre

toutes les difficultés liées à l' "ethnicisation" -comme il semble que désormais l'on

dise- des actes à venir de notre République, revigorée en raison de la fermeté affichée

par son Président.

 

Et si avec ça je ne m'en prends pas encore plein la gueule, voire pire que d'habitude,

je paye une tounée générale. 

 

Bien des choses et merde pour qui ne me lira pas.

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Published by nouratin
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commentaires

dasil 03/08/2010 14:54


Vous avez raison ...Tout ça parce que la dictature de la pensée unique et le microcosme d'intellectuels de ce pays ont réussi à imposer sournoisement un "kit de la pensée" qui permet à son
utilisateur de se sentir plus intelligent ou plus progressiste que les autres rien qu'en récitant les quelques mots comme racisme, discrimination, islamophobie, FN, stigmatisation . Plein de
lobotomisés se sont engouffrés dans cette facilité et le dernier des ignorants a pu se targuer la réputation d'in intellectuel.


nouratin 03/08/2010 15:35



Tiens, c'est vrai ça. Le kit de la pensée c'est le must des trois dernières décennies.


C'est grâce à lui que tant de corniauds prétentiards nous ont collés dans le pétrin avec le sentiment du devoir accompli.


En gros, c'est une version germanopratine de l'intelligence artificielle.


Merci et à bientôt.



gerard 02/08/2010 17:44


Moi aussi je ne signerai pas un nouveau cheque en blanc la déception est terrible.


nouratin 03/08/2010 15:38



C'est vrai. Il va falloir être vigilants tout en évitant le pire à savoir le retour


triomphal des socialos.


Cordialement.


N.



Patrick Perrin 01/08/2010 19:59


Bien, passé un bon moment. Moi non plus je ne signerais pas un autre chèque en blanc, il faudra des actes...Avec la gauche c'est comme avec l'islam il faut toujours être prêt à faire la guerre,
sinon de de reculade en concession on perd même ses idées. Quand à l'autre commentaire, si ça pue passez votre chemin vous ne faites plus peur à personne,moi j'aime bien quand ça pue!


nouratin 02/08/2010 11:37



Même combat, vous avez raison. La gauche et l'Islam ça marche ensemble


jusqu'au jour où le second sera assez fort pour avoir la peau de la première.


Malheureusement ce jour là nous ne serons probablement pas en état d'en rigoler.


Merci pour votre commentaire et amicales salutations.



rony 01/08/2010 19:18


Langage convenu et prémâché ! Des idées toutes faites et une idéologie limite ! Ça pue par ici