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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 16:05

Belle rentrée, tout de même. Rarement on aura vu un bordel de cette ampleur.

Tout part en quenouille de tous les côtés. L'Assemblée Nationale prend de plus

en plus des allures de cour du roi Pétaud. Remarquez, il fallait s'y attendre.

Quand les acteurs du théâtre républicain se prennent au jeu, ils surjouent.

Surtout les socialos. Remarquable spectacle que tous ces connards enrubannés par 

leurs écharpes tricolores de maires cumulards de mandats, vomissant leurs injures 

sur les travées.

Voilà qui donne une idée lumineuse de notre belle démocratie montreuse de clowns

arrosés à la santé du tribuable.

 

Dans le même temps l'Europe nous bricole aussi sa petite crise. Les élites hyper-

conformistes qui n'ont jamais vu un Tzigane ne digèrent pas les passes croisées de

Roms du match France-Roumanie. Ainsi la vice-présidente de la Commission

Européenne, vieille peau masturbée de l'humanitarisme molasson, a t-elle cru

nécessaire de renvoyer la France sarkozienne à ses errements des année 42.

C'est un peu comme si elle se fût avisée de sodomiser notre bon Président au

moyen d'un fer rouge.

La putain de sa mère, comme on dit en banlieue, qu'est-ce qu'elle avait pas dit là!

Fou furieux, le Sarko. Au point d'aller intimer aux luxembourgeois (la vieille peau 

ressortissant à ce sympathique petit peuple) l'ordre d'accueillir à bras ouverts tous

les nomades susceptibles de traîner du côté de l' Europe de l'Ouest.

Réponse de Juncker :

-"moi, môssieur, j'ai récupéré plein de Kossovars, dans le temps, plus que vous en

  tout cas. Na!"

Dieu merci l'interpellé s'est abstenu de répliquer comme quoi il ne nous aurait plus

manqué que les Kosovars.

En revanche, au déjeuner du sommet européen d'hier, l'horreur! L'inimaginable,

l'indicible, a fait son entrée tonitruante au moment du dessert, sous la forme d'une

attaque frontale de Petit Nicolas contre le pauvre Barroso.

 

"Espèce de couille molle, qu'il lui a éructé, Nico, t'es même pas foutu de tenir

tes commissaires de mes deux qui viennent jusque dans mes bras injurier ma

République à moi, Une et Indivisible. Quand je pense à tout ce que j'ai fait pour ta

gueule. Que sans mon intervention divine ton poste de Président tu pouvais te le

carrer en guise de suppositoire. Non mais des fois, merde, tu vas me la foutre

dehors vite fait, la vieille peau et plus vite que ça et à coups de latte dans le

pétrus encore, sinon j'en connais un qui va se les mordre.

Tiens toi le pour dit et la ramène pas, sinon je t'apprends à laisser insulter la France,

terre des arts des armes et des lois, fille aînée de l'Eglise ainsi que mère

incontestée des droits de l'homme. Ca te la coupe ça, hein Ducon?"

 

Ulcéré, il a répliqué, le ducon en question. Et vertement encore. Dans le style

"Monsieur le Président, je ne saurais tolérer que vous employassiez à mon égard

un ton aussi acerbe et dépourvu d'aménité. La vice-présidente objet de votre

ressentiment au demeurant assez légitime, je dois le reconnaître, a dores et déja

présenté des excuses car ses propos avaient largement dépassé sa pensée.

N'attendez donc point de moi que j'aille au delà. L'incident est clos, circulez y a plus

rien à voir!"

C'est à ce stade de la conversation qu'il a fallu se mettre à plusieurs pour retenir

Sarko qui volait déja dans les plumes de son interlocuteur. Sans les bulgares dont

la légendaire force physique fit merveille en cette occasion, le malheureux Barroso

se morflait dans les gencives un de ces coups de boule qui font que dans une vie

on distingue un avant et un après.

Bref, ça a scharklé sévère.

Dommage, le gâteau semblait délicieusement exquis.

 

Heureusement que, dans l'après-midi notre bon Président, un peu rasséréné,

a remis les pendules à l'heure en déclarant à la presse " s'il y en a un qui a gardé son

calme, c'est bien moi! Mais je ne puis tout de même pas laisser couvrir la France de

pipi et de caca par des moins que rien juste bons à radoter des poncifes dans la

douceur feutrée des sallles de réunion bruxelloises."

Cependant l'affaire ne s'arrête pas là. Pour faire bon poids Nicolas Sarkozy en a rajouté

une grosse couche aux termes de laquelle Angela Merkel approuverait pleinement sa

décision de virer les bohémiens et ne se priverait en aucune façon d'organiser des

convois de tziganes à destination de la Roumanie. 

  

Manque de pot, la pilule a refusé de passer. On peut demander bien des choses aux 

teutons mais les convois de tzigoïner, non, pas possible, verboten, unmöglich, taboot,

grosse scheise, schweinerei, nicht gut, kakat, stoop, ausweiss schnell! Non mais ça

va pas la chetron? Pourquoi pas en wagons plombés pendant que vous y êtes?

Oh, Sarko. où vas tu Basile, tu pars en sucettes, à quoi tu penses, eh, connard?

Tu veux quoi? Un nouveau procès de Nuremberg avec Angela sur le banc des accusés?

Et puis suspendue avec de la corde à piano, tant qu'on y est, comme Goering? 

Prends t'en à Barroso tant que tu voudras, là on rigole un bon coup, ça fait du bien.

Mais les allemands tu les lâches un peu. Allez, casse toi, pôv con!

Donc, démenti immédiat autant que cinglant et coup de froid brutal sur des relations

interétatiques qui n'avaient pas besoin de cela. La maladresse, quoi, la grosse cagade!

Dommage, jusque là ça fonctionnait à peu près bien. Bonne pub à destination de

l'électeur tenté par la Marine mais, le couac avec les shleus, ça met la communication

interne un peu cher. Va encore falloir ramer pour revenir en grâce.

 

Oui, le gros bordel, disais-je. On sent bien l'improvisation, en ce moment, la politique

du sensitif en quelque sorte, on voit un truc surgir du buisson, on tire dessus au jugé.

Des fois, jackpot, c'est un lapin. Souvent, hélas, il s'agit d'autre chose, le chat de la

voisine ou, pire, le bras du garde chasse en train d'envoyer valser d'un ample geste

la petite culotte dont il vient de débarrasser votre charmante épouse. Ce dernier type

de méprise fait plaisir sur le moment, certes, mais par la suite, on regrette. Surtout

que, de nos jours, les juges incarcèrent plus volontiers les cocus que les voyous.

Ils leur trouvent moins d'excuses.

 

Je vous raconte tout ça parceque ces histoires de Roms, finalement, c'est parti

à l'impulsion, comme ça, sans trop réfléchir. Il fallait bien trouver un truc pour se

refaire une image acceptable auprès du populo après les histoires de Grenoble

et l'affaire des gitans incendiaires de gendarmeries.

Bon, les conseillers du Président et ceux d'Hortefeux se sont mis d'accord sur les

Romano un peu par défaut, quoi, comme un pis-aller pas trop méchant.

Voilà des gens, les Tziganes roumains, qui ne sont ni musulmans ni français et avec

qui on peut toujours s'entendre. On leur paie quinze jours-trois semaines de vacances

dans la famille, ils prennent de bon coeur. Avec une bonne mise en scène et des

C.R.S. casqués qui tapent dans le tas (doucement, faudrait pas déconner d'en casser

un, malheureux), on fait la rue michel, du gagnant-gagnant, quoi, net et sans bavure. 

Oui, mais c'était sans compter avec la connerie endogène et exogène qui paramétrise

toujours la politique démocratique.

 

Endogène parceque les petits merdeux d'énarques qui rédigent les circulaires du

Ministre de l'Intérieur manquent un peu de l'indispensable expérience qui évite souvent

les plus grosses conneries. Et comme, en plein été, le mec un peu endurci qui contrôle

habituellement, se fait dorer la couenne sur une plage méridionale, l'énorme bourde

sort tranquillement et le signataire signe. Son boulot consiste à signer, pas à vérifier

ce qu'il signe.

Et voilà comment on se retrouve avec un texte officiel qui désigne nommément les

Roms à la vindicte policière. Et la France ignominieusement salie dans sa réputation

de terre d'accueil ouverte, généreuse et respectueuse par dessus tout de l'égalité

entre tous les hommes, même quand ils ne confessent pas à l'Islam.

 

Exogène parce que tout le monde fait chorus au lieu de nous foutre un peu la paix à

nous démerder avec nos problèmes. Tout le monde, depuis la vieille peau

luxembourgeoise de Bruxelles, jusqu'à la commission de mes roustons de l'O.N.U.

en passant par l'administration Obama et la presse indignée du monde entier ainsi

que de ses environs. Le seul a avoir les couilles de nous soutenir dans cette épreuve

restant le brave Berlusconi qui, de toute façon, n'en a plus rien à secouer de se

faire vilipender par la bien-pensance universelle. Je conseillerais humblement à

M.Sarkozy d'en prendre de la graine.

 

Le bordel, donc, le boxon, le foutoir. Je pourrais encore vous en tartiner des tas de

cette sorte tellement ça fuse de partout. Les histoires de Woerth, les plaintes du

"Monde" contre l'Etat accusé de débusquer les traîtres des cabinets ministeriels alors

qu'il devrait les laisser tranquillement fourguer des informations secrètes aux media,le

Sénat qui aura du grain à moudre pour les retraites, Ségolène qui revient avec sa

fraternité à la con et Hortefeux qui en rajoute avec des idées tordues d'élection des

juges.  

J'en oublie. Mais en tout état de cause sentant que ceux qui ne sont pas descendus

en marche commencent désormais à en avoir raz le bol, je n'abuserai pas plus

longtemps de votre bienveillante patience.

 

Au revoir et merci.

Et merde pour qui ne me lira pas. 

   

 

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Published by nouratin
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commentaires

mag 25/09/2010 15:29


Une rentrée excellentissime Nouratin ! Drole et qui explique tout tellement bien ! Je n'en peux de tout ce que l'on voit , ce qui se passe chez nous ... mes enfants vont certainement partir à
l'étranger , très loin , et je les y encourage ! Et que l'on ne me dise pas que ce n'est pas patriote , ou couard ! Que peuvent-ils attendre içi avec des diplomes ?A leur recherches de travail ils
trouvent des conseillés souvent stupides ,sans diplomes ,mis en place à cause de la diversité ,et qui sont là , parait-il pour les aider ! ! Genre quand vous avez bac+5 , "et si vous changiez de
travail ? " Génial non ? Quand on a fait de longues études , avec emprunts pour pouvoir les faire et que vous entendez ça , comment nos jeunes ne petent-ils pas les plombs ? ....mais c'est sur
qu'il faut partir !


nouratin 25/09/2010 17:20



Vous avez raison, c'est désespérant de se voir viré de chez soi mais c'est inéluctable.La seule


solution raisonnable pour les jeunes consiste à partir le plus vite possible. Ce pays est foutu.


Avec mes remerciements et mes amicales salutations.


N.



mash 23/09/2010 22:39


Truculent Nouratin,toujours au meilleur de la forme ; aujourd'hui plus rabelaisien que classique.


nouratin 25/09/2010 17:16



Oui, il faut changer de temps en temps pour éviter la monotonie. Ainsi j'en prépare un


en ce moment, tellement chiant que je n'ose pas le sortir.


Merci et à bientôt.


N.



Corto 20/09/2010 11:48


Bonjour,
et merci. Grâce à vous, je vais désormais m'éviter de longues explications souvent galvaudées par ceux qui les demandent. Je filerai l'adresse de votre blogue,
et ne manquerai pas de le recommander


nouratin 20/09/2010 14:44



Merci, ça me fait bien plaisir.


Cordialement.


N.



dxdiag 20/09/2010 08:28


quel beau et très amusant résumé de l 'actualité récente ! tout est si ridicule et semble si improvisé. c'est inquiétant pour l 'avenir....heureusement qu 'on arrive à en rire.
a bientôt


nouratin 20/09/2010 11:01



Heureusement, en effet. Tout cela nous coûte tellement cher qu'il faut bien que nous y


 trouvions quelque avantage.


Merci et à bientôt.


N.



chris 19/09/2010 16:01


Tu n'as abusé de rien ....ça se lit comme du petit lait ...c'est exactement ça , mot pour mot , et meme , sans doute , entre deux cheese devant les caméras de télé, ces vedettes de la politique
européenne ( en somme , mondiale )ont certainement dit des très gros vilains mots ....peut etre des menaces ??
....moi , toujours optimiste , je reve que ce soit un peu le début du commencement de la fin de la pantomime .....


nouratin 20/09/2010 10:55



Oui, ça c'est vraiment de l'optimisme. Mais bon, un jour ou l'autre, sans doute, quand on


aura la charia...


A bientôt et merci.


N.