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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 17:10

 

On ne dirait pas, à le voir comme ça, avec son air vachement exotique mais qu'est-ce

qu'il raconte bien, l'avocat de la dame Nafissatou!

Sans déconner, Vendredi dernier quand il a pris la parole sur le trottoir du Palais de

Justice, le mec, on s'y serait cru dans la suite chicos du Sofitel, en ce jour si funeste

pour la tranquillité du camarade Minou. Comment il a reconstitué la scène, Maître

Thompson! Un vrai porno des années soixante-dix, avec tout ce qu'il faut là où il faut.

La nana sans arrière pensée qui entre dans la cambuse avec son petit plumeau et

son chiffon à poussière. Le gros Minou, tout nu, qui surgit rapide comme l'éclair au

chocolat et  lui attrape les nichons à lui bousiller le soutien-gorge, le malotru. Puis,

dans la foulée, ce saligaud qui lui prend le vagin, dis donc, à pleine main, comme ça,

schlaack! Même qu'il lui a fait des bleus à ce pauvre vagin et que le procureur en

détient les photos!

Entre parenthèses, ça donne quoi, la photo d'un vagin Peuhl plein de bleus?

Si je propose "un combat de minorités visibles dans un tunnel", ça vous va?

Les minorités visibles qu'on voit pas, d'accord, ça fait un peu noeud, je concède.

Mais je ne veux pas écrire "nègre", pas fou, trop grave, risqué, même! Regardez la 

seconde disparition de "Lolicus"  alias  "Rebelles-Info" et  pour  moins que ça,

d'ailleurs. Il y  a de quoi s'auto-censurer, ne trouvez vous pas?

Bon, bref, après le coup du vagin, l'ignoble persiste. Il projette la malheureuse contre

la cloison  avec une violence telle  qu'il lui endommage un tendon de l'épaule. Constat

médical à l'appui, parfaitement! Puis, sans tenir le moindre compte de la souffrance

de sa victime, voilà-t-il pas qu'il la fout à genoux, l'ordure, pour ce que vous imaginez!

Le salaud!

Alors, après un délai indéterminé, nécessairement un petit bout de temps, quand même,

l'éjaculation précoce affectant  assez rarement le sexagénaire, elle parvient à se

dégager, Nafi, elle fout son camp non sans avoir craché sur les murs et sur la moquette,

le foutre odieux du vieux satyre.

Vu la mimique expressivement hyperdégoûtée de l'avocat on comprend bien qu'il a

mauvais goût, le sperme de l'intéressé. Parfaitement  dégueulasse, beurk, pouah,

caca, saloperie! Il y a de quoi vous escagasser une réputation de séducteur mais les

faits apparaissent clairement dans toute leur horreur. Les prélèvement le prouvent et 

le procureur le sait bien, il a tout mis dans son frigo. Il aurait même pu y goûter, l'enflure

et maintenant le voilà qui se déballonne cet empafé de couille molle!

Et attendez, c'est pas le tout. En plus, il lui a filé son collant le scélérat pervers! Costaud

comme preuve, ça, hein, le collant déchiré ? Comme pièce à conviction ça arrive juste

après le vagin meurtri et les bout de moquette souillés, sûr. Et l'autre pignouf de Cyrus

Vance junior qui trouve pas suffisant! Bien le fils de son père, çui-là, le pote à Peanuts 

Carter!  Qu'est-ce qu'il lui faut à ce corniaud?  Les couilles à Minou dans un panier

d'osier?

"De toute façon, elle va venir, la pôv Nafissatou, elle va tout bien expliquer devant les

gens comme quoi l'espèce de vieille grenouille lubrique d'outre-atlantique lui a fait

subir les pires avanies. Elle exposera son malheur dans le détail. Avec la force de

conviction qui caractérise toujours la sincérité. Foi de Kenneth P. Thompson, vous

la croirez  comme je l'ai crue".

Amen!

 

Respect, quand même! Faut le faire un numéro pareil, surtout vu les circonstances.

L'affaire apparaît désormais sous un jour tellement inattendu que notre ami ex-dirlo du

FMI se révèle posséder un cul surabondamment bordé de nouilles. Il en ferait presque

oublier les aspects peu reluisants de sa mésaventure Sofitelienne.

Tomber sur une tordue de ce calibre, ça relève de la bénédiction divine. Ca n'arrive

qu'aux alliés de l'Eternel dûment baptisés au sécateur, des coups pareils.

Une menteuse d'anthologie, la vache!

Une frangine qui ne raconte absolument que des conneries, des imaginations,des

inventions, des affabulations, des calambredaines, des mythomanies, des craques,

des sornettes et autres fantasmes éthérés. Un vrai bonheur pour la défense, en somme. 

Y a qu'à se baisser pour ramasser!

Sans compter le coup de fil à son taulard de jules à qui elle explique clairement

comment elle va le rançonner, le franchouille plein de blé. "Crachera bien qui crachera

le dernier" lui aurait elle sussuré en dialecte Peuhl, sans toutefois expliciter le sens

profond de sa sybilline formule. Sans parler des hisitoires de trafic de drogue, de cent-

mille dollars pas clairs du tout et surtout, surtout, d'entrée carrément frauduleuse sur le

territoire étasunien.

 

Bref, des motifs d'abandon de l'accusation, on en trouve désormais à la pelle. Tellement

que notre Minou la Tringlette ne saurait tarder à récupérer son passeport pour revenir,

joyeux et triomphant sur la terre de ses ancètres récents. En vérité je vous le dis, nous le

verrons de retour chez nous bien avant la fin du mois de Juillet!

En, attendant il arrose ça et comme il faut! Dîner chez le rital à trois-cents dollars la porcif

(coucou les socialos) avec Chianti de derrière les fagots et jambon de Parme (coucou,

M. le Rabbin). Sa bonne humeur fait plaisir à voir et on sent le mec qui a dégusté le vent

du boulet. Ca fait tellement de bien quand ça passe à côté!

Autrement dit, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, histoire de 

faire plaisir à l'ami Pangloss, si ce brutal revirement ne venait malencontreusement

perturber la belle ordonnance des primaires socialos.

 

Ben oui, rendez vous compte, voilà une jolie mayonnaise qui commençait à prendre,

chacun se positionnait tranquillement au gré de ses intérêts bien compris.

On commençait déja à promettre les postes aux petits copains, à arroser les  potentats

locaux, à organiser le bourrage des urnes en cas de nécessité, la procédure,

quoi, les travaux préparatoires. En un mot, la machine ronronnait déja comme une

de Dion-Bouton et tout d'un coup, paf dans le taf, vla t'y pas que l'autre obsédé remonte

à la surface et nous noie le moteur!

Putain le souk! Les ex- adorateurs de Minou, désormais plus ou moins reconvertis en

Aubryphiles ou en Hollandais, emmerdés comme des rats morts, les autres qui

paniquent, les militants qui tirent à hue et à dia, les sondés qui se révèlent partagés,

le calendrier qui part en sucette, les media qui en rajoutent. Enfin, pour tout dire,

la grosse catastrophe bien merdique, terrifiante autant qu'inattendue, le tsunami!

Alors évidemment ça réagit comme ça peut. N'importe comment. A la sauvette. Vous

avez ceux qui jouent les magnanimes par devant et qui cherchent en loucedé les

moyens de torpiller le retour de l'enfant prodigue. Vous avez les derniers thuriféraires

de Minou dont la trouvaille consiste désormais à hurler au complot politique, comme

quoi le Sofitel et Sarko ce serait cul et chemise. Et puis, vous avez ceux qui prennent

le taureau par les baloches en balançant carrément l'huile de vidange sous les pas du

miraculé de Manhattan.

Nous assistons en effet, dans ce dernier cadre, à la résurgence de l'affaire du viol

prétendu autant que non abouti, de la petite Tristane, la fille de sa Maman, candidate

elle aussi -mais de l'étagère du bas- à la primaire socialo.

Ce coup-ci nous y sommes, elle porte plainte la petite. Après huit ans de réflexion, elle

se décide, la pauvrette. Sérieux, costaud, inattaquable, dossier en béton, selon son

avocat Maître Zobi (faites moi penser à vérifier, c'est à peu près ça mais j'ai un petit

doute). Ah, croyez moi, le retour glorieux du Minou, ce sera peut être un peu la queue

entre les jambes, si j'ose. Affaire foireuse! Même s'il gueule au scandale et brandit

dores et déja la menace de plainte pour dénonciation calomnieuse le voilà de

nouveau dans les soucis, le camarade plein de blé. Pas sorti du boxon le pauvre .

Même si, en France, on lui évitera, bien sûr, les menottes, les photos pas belles 

et les audiences filmées.

Mais pour le reste nous avons droit au copié-collé du coup vicieux de la Nafissatou.

"Et qu'il m'a arraché le soutien-gorge, et qu'il m'a déboutonné le jean et qu'il m'a

balancée par terre, et qu'on s'est battus comme des marchands de brousse".

Enfin bref, Tristane et Nafi, même combat, même histoire, mêmes emmerdes.

Seul le passage relatif à la détestable saveur du liquide séminal Minoutien manque

encore à l'appel. Patience, ça devrait arriver.

La poisse revient comme le boomerang dans la main calleuse du bushman.

Y a que les dates qui changent!

 

Tout ça pour vous dire que l'affaire Minou la Tringlette apparaît comme l'une des plus

superbes expressions de l'inventivité incomparable du réel. Imaginer un bouzbir

pareil, je ne connais personne qui y serait parvenu. Trop beau, trop grand, trop vrai!

Pas possible, pour tout dire, l'invention de Dieu pour estomaquer le pauvre monde.

Oui, parceque là, en fait, on croyait arriver à la fin et puis non, juste au début,  on se

trouve. Croyez moi, on n'a pas fini d'en parler du Minou la Zigoune.

Même si tout cela relève du plus parfait mauvais-goût, comme eût jugé Tante Hiette.

 

Allez, à très bientôt si je trouve le courage et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 14:53

 

Pendant que leur pote Papandréou déguste les bienfaits des acquis-sociaux et du

secteur public à gros effectifs,  nos socialistes franchouilles se préparent,  dans

l'enthousiasme et la bonne humeur, au combat sanglant de la "Primaire".

A pas lents, caciques en tête, sans fureur, tranquille, souriant à la mitraille UMPaise,

le Parti Socialiste entre dans la fournaise!

Désormais les choses apparaissent claires. Les adorateurs de la Déesse Kâ finissent

leur deuil en vitesse pour remonter avec courage au créneau de l'esbrouffe médiatique.

Le sieur Cambadelis, tiens, aujourd'hui, apporte, avec tout le lustre qui sied à l'évènement,

son auguste soutien à la mère Aubry. Pas rien, le soutien de Cambadelis. Ca c'est du

socialo pur jus, du vrai, du costaud, du sérieux! 

D'origine grecque, ce camarade.  Un  signe, ça, par les temps qui courent.

Peut être même un peu cousin avec Papandréou, qui sait?

Et, cerise sur le fromage, né à Neuilly sur Seine, le mec, une vraie prédestination.

Sans parler du parcours, jugez plutôt. Trotskyste révolutionnaire de l'Organisation

Communiste Internationale dès l'origine, on le retrouvait jusqu'à ces derniers temps

premier lieutenant de Minou la Tringlette, le stipendiaire de la haute finance mondiale.

Enfin, l'ex.

Et attention, pas un rigolo, Camba., un combattant farouche! Quand son patron Minou,

précité, s'est pris les pieds dans le tapis de bain du Sofitel Manhattan, c'est lui qui

a déclaré, l'air furibard : " On lui avait promis le feu nucléaire, s'il se présentait".  

Autrement dit : "c'est Sarko et sa bande qui lui ont collé la Nafissatou dans les pattes,

à DSK". Rien que ça.

Bref, un personnage, une pointure. Pour parfaire le tableau,  grand spécialiste de

l'emploi fictif. Deux fois condamné en correctionnelle tout de même. Deux fois.

Un vrai socialiste, quoi. Comme pompeur de deniers publics, il n'a quasiment pas

son pareil, le mec.

A côté, le Jacques Chirac époque Mairie de Paris on dirait un premier communiant.

 

Donc, la mère Martine se retrouve désormais forte de l'appui inconditionnel du

camarade Cambadelis. "C'est une candidate qui assure et qui rassure", a t-il déclaré ,

"elle assure à gauche et rassure les français". A contrario, Hollande non. Faut croire.

Il n'assure pas, le pauvre, même pas à gauche semble t-il. Quant à rassurer, n'y

songeons pas, tu parles, il fait peur, oui. En tout cas c'est Camba la Bamba qui le

laisse entendre.

Ca va vachement swinguer à leur Primaire, y aura du sang sur la piste!

 

Et si on en parlait un peu de leur Primaire, aux Socialos? C'est dans l'air du temps,

n'est-ce pas? D'ailleurs, ça fait un moment qu'elle me titille personnellement,

leur combine à pétrole. Alors, que Copé fasse péter le truc, je trouve plutôt sympa.

Qu'ils  magouillent leur sélection qualificative comme ils veulent, rien de gênant.

Tant qu'ils se dépatouillent entre eux, les camarades, rien à dire. D'ailleurs, la dernière

fois leur mayonnaise a bien pris. Il leur fallait un candidat pour affronter le Sarko, ils

ont élu Ségolène. Bon, d'accord, comme trouvaille on peut discuter mais, les militants

s'étant prononcés, il ne restait plus qu'à tirer l'échelle. Les autres, à commencer par

Minou la Zigoune, ils ont bouffé leur galure tout en se promettant solennellement de

modifier la règle  pour le prochain coup. Et, promesse tenue, ils ont trouvé la solution :

la Primaire.

Ben oui, comprenez vous, le vote des militants présente, certes, l'avantage d'une

certaine logique. Cela ne saurait se discuter. Seulement ils choisissent mal, les

militants. On l'a bien vu. En outre ils représentent quoi? Les purs et durs, les

camarades,  les religieux de l'Eglise Solférinienne, les diacres farouches du

culte de Jaurès, voire de Marx, parfois.

Trop étroit, comme base et même pas représentatif.

 

Ce qu'il faut, bordel, c'est faire voter le seul vrai détenteur de la souveraineté

légitime,  le Grand Patron, le Sauveur, le Messie laïc et sacro-saint, l'émanation

profuse et éthérée de la vérité révélée. J'ai nommé "Le Peuple de Gauche" putain,

ça va de soi!

Manque de pot, où on va le chercher, le Peuple de Gauche, vous le savez,  vous?

C'est pas marqué sur les tronches, ça, Peuple de gauche. Bon, d'accord, y en a , ça

se voit comme le pif en plein mitan de la gueule. Yes, O.K. Seulement ça ne marche

pas à tous les coups.

On va prendre deux exemples, tiens. Au hasard Borloo. Au premier coup d'oeil

vous le classez dans le Peuple de Gauche, le mec, sans barguiner, même le matin

à jeun. Et pourtant, hein? On ne peut absolument pas le faire voter pour ses futurs

adversaires. Lui ça ne le gênerait pas , c'est sûr, mais comme entorse à tous les

principes, ça se poserait là. Cas inverse, vous prenez un type comme feu Strauss-

Kahn, vous le collez à droite sans hésiter une seconde. Même à poil. Surtout à poil,

peut être, comme diraient ses ex-collaboratrices ainsi que les soubrettes.

On pourrait continuer la démonstration mais pas la peine. Vous voyez bien que

ça ne fonctionne pas. Faut le débusquer, le Peuple de Gauche et je vous prie de croire

qu'une ambition de cette ampleur suppose de la méthode et de l' organisation.

Heureusement, ils ont tout ça, à Solférino et en grosses quantités.

 

Alors, ils nous ont sorti la Primaire Socialiste. Le coup de génie du siècle.

Le système D  qui va révolutionner les habitudes suffragéennes jusque dans les

campagnes les plus reculées et chez les gauchos  du même métal.

Comme toutes les belles et grandes idées, celle-ci présente l'énorme  avantage de

la simplicité. Vous faites main-basse sur les listes électorales et vous organisez

carrément un avant-premier tour de présidentielle mais juste réservé au Peuple Elu.

Pas plus compliqué que ça.

Encore convient-il, bien sûr, d'affiner un peu. Pour s'assurer du vote exclusif du seul

Peuple de Gauche, l'opération se doit de comporter de sérieuses garanties. Il ne

faudrait pas que vînt l'ivraie se mêler au bon grain, que les sous-hommes de l'infâme 

troupeau de droite s'immiscent et polluent. Surtout pas! 

Afin de parer à toute éventualité, l'accès au scrutin se voit donc subordonné à une

double condition, financière, d'une part et idéologique d'autre part.

Sur la première condition, pas grand chose à dire. Le Peuple de Gauche ne saurait

faire l'objet d'une saignée à blanc, on leur demandera, en conséquence, de se

fendre d'un Euro, somme certes modique mais hautement symbolique, toutefois. 

En revanche, l'autre condition constitue la vraie barrière, la parade absolue et la

garantie totale. Il ne s'agit pas moins que de signer la "charte d'adhésion aux valeurs

de la gauche". En d'autres termes de déclarer sur l'honneur qu'on pense tout bien

comme il faut, qu'on appartient à la Grande Famille, qu'on n'est pas un sale facho-

réac. 

Par ce moyen, la certitude apparaît acquise, d'éviter le mélange des torchons et des

serviettes!

Et puis, comme ça on saura qui est qui. Un peu comme du temps de Pétain, quoi,

une place pour chacun et chacun à sa place. Vous faites partie ou non du Peuple

de Gauche. Mais rassurez vous, pour en être il suffit d'avoir prononcé son serment 

d'allégeance, sa Profession de Foi Socialiste, si vous voulez. Pas bien dur, quand

même, reconnaissons le.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire!

Et faites bien attention de ne pas leur gâter la charte, comme dirait mon pote

Contrepétri.

 

A la prochaine et merde pour qui ne me lira pas.  

 

 

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 17:08

 

Quelle tristesse, tout de même, Ce pauvre Monsieur Chirac. ! En plein naufrage,

comme eût dit son illustrissime prédecesseur. 

Voilà un homme qui, naguère, pétait le feu et la santé avec l'insolence du gagneur

éternel. Un zigomar qu'on croyait indestructible, en béton armé. Qui draguait encore

la blondasse y a pas deux ans. Si c'est pas un malheur de le voir comme il se

présente aujourd'hui, le pauvre malheureux, cu l'a vicht et cu ou véé,  comme on dit

chez moi. La misère!

Il s'agit pourtant d'un monument national, une sorte de vieux machin d'avant la guerre,

consacré par l'usage et l'habitude, qu'on ne saurait balancer à la décharge tellement

on y tient sentimentalement. Même si ça ne sert plus à rien.

Et puis quand même, ils lui doivent tant les Franchouilles à ce vioque.

Le regroupement familial, c'est lui! Quatorze ans de Mitterrand, c'est lui! Quatre ans

supplémentaires de Jospin, encore lui! Même le bouclier fiscal, il nous avait légué,

ce mec.  Un monument, vous dis-je. Et je passe sur les détails d'un bilan qui pèse son

poids, pas à dire.  Alors aujourd'hui, quand on le voir partir en couilles, ça fait froid dans

le dos, moi je trouve.

Vous vous rendez compte, le malheureux, il nous sort froidement qu'il s'apprête à voter

pour Hollande, nom de Dieu, vous vous rendez compte, Hollande! Que même ce dernier

a dû démentir tout de suite, sans barguiner, comme quoi il déconnait, le vieux. Tu parles!

Ca peut vous faire du tort, une déclaration pareille, on ignore où ça peut mener, faut pas

rigoler. Alors non. Pas question. Il n'arrange personne avec ses divagations séniles, le

brave Jacquot. Il emmerde. Politicard comme il est, que nul ici-bas ne lui arrive à la

cheville vu les heures de vol, faut vraiment qu'il se trouve diminué pour aller foutre la

panique de la sorte. N'importe quoi, la vache, il sombre, il coule à pic, on dirait le

Titanic en pantalons à bretelles!

 

Quel dommage! D'autant plus qu'on venait de lui dégotter, paraît il, un enfant caché. Un

petit japonais fruit d'une idylle passagère autant que mal protégée. Allez savoir.

Menteries probablement mais dans la conjoncture actuelle ce genre de choses n'étonne

plus personne. L'amour sacré du Pays du Soleil Levant peut conduire à des débordements

mal contrôlés.  D'autant que l'éloignement, la faim, l'occasion, l'herbe tendre et quelque

petit diable aux yeux bridés poussant peut être le cher homme... Qui saura jamais?

Sauf dans l'éventualité où l'on verrait un sumo à l'allure corrézienne, suivre l'enterrement

futur et-souhaitons le- lointain, de notre ancien Président à 82% de matière électorale.

 

En tout cas, je l'ai déja dit, ce pauvre M. Chirac, au moins, il n'a jamais fait parler

de lui dans le domaine des comportements sexuels condamnables. Par les temps

qui courent une telle irréprochabilité se remarque et ce n'est pas un petit nippon

accidentel qui y changera quoi que ce soit.

Sans compter que cela pourrait parfaitement justifier les comptes bancaires japonais 

dont plusieurs colporteurs de calomnies ont pu faire état par le passé.

Quand il fallait à tout prix démolir un Président si universellement aimé aujourd'hui.

Un homme de bien qui fait des enfants clandestins se doit de leur laisser

de quoi vivre décemment. Question d'honneur, ça, et  de charité chrétienne, aussi.

Quoi qu'il puisse en être, cette affaire ragotée apparaît mignonne bluette au regard

des infâmies dont certains hommes politiques se voient aujourd'hui accusés.

 

Voyez l'affaire Ferry, par exemple.

Moi, je vous l'avoue quitte à déplaire à des tas de gens, je l'apprécie Ferry. Sans

doute parcequ'il a toujours émis des jugement lucides et sans dogmatisme. Rien

que pour cela je ne saurais lui jeter la pierre. Quand je vois la plupart des autres qui

pérorent sur les media, je préfère celui-là. Même s'il a pu se laisser aller à colporter

des ragots sur Canal + qui, d'ailleurs, est fait pour ça. Et même si, comme tous ces

gens-là, socialos en tête, il tend un peu trop à s'imaginer que le pognon tombe du

ciel, distribué à ses dévoués serviteurs par la Républicaine Providence. 

Cela dit, je trouve qu'il a bien fait, ce cher Ferry d'en lâcher un peu sur la merde au

chat soigneusement planquée sous le tapis.

Parcequ'il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des viandes à partouzes,

tout le monde savait plus ou moins cette histoire. A Saint-Germain des Prés on en

faisait des gorges chaudes, enfin, faut le dire. Même qu'on commençait à l'oublier,

tellement ça faisait partie du domaine public!

Sans compter que, le mec visé, il s'est reconnu tout de suite. "Ah mais ça ne se passera

pas comme ça, qu'il a dit, le perdreau. Face à ces individus qui se complaisent dans la

boue et la fange, je défendrai mon honneur moi, sacrebleu!

Jusqu'à la mort exclusivement, saperlipopette formidaâble!"

L'ennui c'est que personne n'avait expressément parlé de lui. En aucun cas. On appelle

ça perdre une bonne occasion de fermer sa gueule.

 

Pour tout vous dire, ces gens qui, pour des raisons plus ou moins légitimes, détiennent

un peu de pouvoir et d'argent et en abusent de la manière la plus abjecte, me donnent

envie de gerber à vingt pas. Ca m'a même inspiré un petit poème sur le modèle de 

"L'Albatros". Je le dédie à ce pauvre M. Chirac qui le mérite bien. En conséquence

je l'intitule "L'âge atroce". Et tant pis s'il faut un peu chercher le rapport, surtout qu'en la

matière, ce ne sont pas les rapports qui manquent. Hélas!

 

                 Souvent, pour s'amuser, les hommes politiques

                 Laissent joyeusement divaguer leurs instincts

                 Dans les tréfonds honteux de désirs incertains

                 Qui les conduisent là où l'exige la trique.

 

                 Ils aiment à se faire turluter par les blanches

                 Mais n'apprécient pas moins les nanas plus foncées

                 Qu'ils se laissent aller, parfois, à bousculer

                 Avec la légèreté de la baleine-franche.

 

                 Certains prennent plaisir aux chemins de traverse,

                 Taquinent avec ardeur le boxeur Thaïlandais,

                  Le jeune Marocain ou l'éphèbe de Perse,

                  En partouzant gayment sous les ors des palais.

 

                  La République est douce à tous ces gros cochons

                  Qui titillent la bonne ou le petit garçon.

                  Il ne reste plus guère que Hue et Mélanchon

                  Dont la rigueur morale échappe à tout soupçon.

 

                  (Et je vous autorise à dire que Nouratin

                  N'est jamais qu'une vieille langue de putain).

 

Pour être tout à fait honnête avec vous, mes lecteurs bien aimés, je dois vous faire

connaître les licences poétiques dont j'ai usé dans le dernier quatrain.

Primo, en ce qui concerne Robert Hue, il se trouve là parceque les hommes politiques

monosyllabiques ne courent pas les rues et que Georges Tron, bien sûr, ça n'allait

pas dans le contexte. Et puis, il est bien brave le père Hue. Même que tout le monde

l'a oublié, c'est dire (voirDeux files y pissent )! Sans compter que les nains de jardin

font partie des petites gaités de la vie populaire. Sympas, décoratives et

totalement dépourvues de connotation sexuelle, ces oeuvrettes sans prétention

n'ont jamais fait le moindre mal à personne, ni suscité l'envie, ni poussé au crime.

Et comme on les  aperçoit exclusivement dans des endroits minables, en aucun cas 

elles ne déparent vraiment le paysage.

Secundo, pour Mélanchon j'ai rencontré un peu le même genre de difficulté.

Il fallait quelqu'un qui rime parfaitement avec cochon. A part lui, j'ai pensé à Huchon

mais question rigueur morale ça ne collait pas trop, n'est-ce pas? ( Voir Hypothéses

et Le bal Huchon. ). Donc, va pour la Méluche. Complètement sinoque, certes, mais

d'une rectitude à toute épreuve. Enfin, jusqu'à preuve contraire...

 

Dominus vobiscum et merde pour qui ne me lira pas.

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 14:26

 

A Sevran (93), ça doit chier grave. Pour qu'un maire écolo, ex-coco de surcroît, s'en

vienne implorer le secours des Casques-Bleus et même de la Légion (waouh!) faut

vraiment que les choses partent en quenouille pire que jamais. D'où la nécessité, dare-

dare, de transporter Guéant sur les lieux afin de remettre les pendules à l'heure comme

quoi c'est à la Police de la République, sacrebleu, de faire régner l'ordre et la paix sur

le Territoire National.

Parceque, croyez le ou non mais Sevran reste partie intégrante de la France, Monsieur.

Parfaitement! En dépit des apparences, certes, mais quand même, bordel, le Neuf-Cube

c'est autant la France que la Creuse ou Mayotte, pareil! Si vous voyez des différences,

vous vous foutez le doigt dans l'oeil jusqu'au fond du slip. Y en a pas. Avant, aux temps

honnis de la hideuse colonisation, on évoquait "La France de Dunkerque à Tamanrasset"

( ou Tonramassemiettes, comme disait Béru). Aujourd'hui, la France on la voit de Guéret

à Sevran. Pareil. La République Une et Indivisible règne sur Mende et sur Mamoudzou

comme elle exerce sa légitime souveraineté à Bobigny ainsi qu'à Montfermeil.

Totalement et sans partage!

Bon, après, comme disait Audiard, c'est pas le tout de le dire mais faut le faire.

Là, en effet, Guéant se trouve un peu plus ennuyé car la souveraineté implique

nécessairement les voies et moyens de l'ordre-public, lequel s'en prend dans la vue

quand on ne peut plus sortir de chez soi sans risquer de morfler une bastos de

Kalchnikov . Cependant la règle républicaine intangible veut qu'en pareil cas la Police

se charge de rétablir l'ordre et la paix civile. Y a pas plus de Légion Etrangère que de

Casques-Bleus Ougandais,  les flics et personne d'autre, crénom!

 

M'enfin, où il va cette espèce de pastèque fraîchement verdie de Maire de Sevran,

avec ses histoires de soldats Onusiens? Il se croit en Afrique? Oui, peut être, il a ses

raisons, d'accord mais quand même! Dans ces cas là on se maîtrise. On fait semblant.

On garde à l'esprit les responsabilités inhérentes à l'édilité municipale. On reste droit

dans ses bottes, même si les petits jeunes ont subrepticement cagué dedans. On force

le respect en demeurant tranquille et souriant à la mitraille Sevranaise, on se garde

impérial en bravant la fournaise! On reste la chetron froide, quoi, merde! C'est pas

paceque quelques milliers de "chances-pour-notre-pays" se disputent le territoire du

marché droguiste à coups de fusil mitrailleur qu'il faut baisser les brailles, putain!

La République nous appelle, sachons vaincre ou sachons mourir, nom de Dieu!

Donc on envoie la Police de la République. Les Compagnies Républicaines de Sécurité,

pour tout dire. Contre l'arme de guerre ce sera peut être un peu juste mais les principes

l'exigent  et les principes sont à la République ce que la quéquette est au directeur

de FMI : le pilier tutélaire qui soutient l'édifice entier. Impossible de transiger là-dessus.

Et non seulement on va envoyer les CRS, ce qui, déja apparaît comme l'expression

d'une audace indicible mais encore, on prévoit, par ce moyen, de rétablir la paix à Sevran.

En tout cas, d'essayer. Guéant l'a promis aux citoyens dépités de cette jolie bourgade 

des bords du Canal de l'Ourq. "Vous y avez droit", leur a t-il déclaré. 

Ben oui, c'est vrai ça, après tout, nul ne saurait à bon escient prétendre le contraire .

On ne voit pas l'obscure raison pour laquelle les petits nenfants des écoles de ce

bled se verraient contraints de rester en classe quand leurs petits camarades de

partout ailleurs, Mamoudzou compris, vont tranquillement se filer des peignées en

cour de récréation.

  

Sinon, en mettant les choses au pire, si vraiment on n'y arrive pas avec les CRS, on 

pourrait les doter de gilets pare-balles, les bambins de Sevran, qu'ils puissent aller

prendre un peu l'air de temps à autres. Ils y ont droit, quand même, flûte alors! 

Et n'allez pas me raconter qu'on n'aurait pas les moyens. Un gilet pare-balle c'est

moins cher qu'un radar pédagogique, pas vrai Guéant? Ce qu'on pourrait faire, si

vous voulez, ce serait d'en distribuer gratuitement aux populations les plus défavo-

risées, les petits frères des tireurs, en somme.

A charge pour les autres, les friqués, les céfrans, soyons clairs, de se démerder.

Comme le gilet pare-balles sera rendu progressivement obligatoire dans toutes les

écoles ça va faire un joli marché. Pas comme le cannabis mais presque. Avis aux

petits  futés qui voient loin : y a du blé à se faire dans la tenue kévlar tailles 3 à 12ans!

Au dessus, plus la peine, ce sont eux qui tiennent la Kalach.

Comme vous voyez, pas besoin d'en faire un fromage, on arrive toujours à s'adapter!

Sans compter que, sous la djellaba ou le niqab, la veste blindée on ne la voit même pas.

Discrétion absolue et sécurité totale, voilà le travail. Il joue sur le velours, pas vrai, notre

bon Ministre de l'Intérieur, gagnant sur tous les tableaux! L'Ordre Républicain sortira

toujours vainqueur, CRS ou pas.

 

Alors, évidemment on pourrait rappeler les vieilles histoires de Kärcher. Présenter

quelques observations  relatives à l'aggravation d'une situation que certains se faisaient

forts de régler en deux coups de jet à haute pression. Bien sûr, mais à quoi bon?

D'abord, ça saute aux yeux qu'il n'y a plus grand chose à espérer de la République dans

ce domaine. Elle succombe sous le nombre, la République, elle se trouve complètement

dépassée par les évènements. Et ils vont vite, les évènements, bien plus vite que nos

pauvres services d'ordre ne sont en mesure de se bouger. Pendant que les

petits jeunes tiraillent à Sevran, les Kurdes se révoltent à Arnouville et à Evry.

La flicaille, forcément, a du mal à suivre, vu les trente-cinq heures et la vitesse moyenne

un peu juste des cars de CRS.

Sans compter que toutes ces affaires foireuses se révèlent toujours plus ou moins liées

à l'immigration. Faut pas le dire parceque la vérité pue un peu, naturellement. Cependant

les Auvergnats et les Bretons, dans tout ça, on ne les voit guère. Or, c'est bien là que le

bât blesse.

La République, justement, se doit de traiter tout le monde de la même façon. L'ensemble 

des déclarations émanant des meilleurs de nos politicards, je veux parler naturellement

des élus de Gauche, va dans le même sens : n'a le droit de se dire républicain que celui

qui voit tout pareil, du fin fond du Cantal jusqu'au coeur nucléaire des cités chariatisées :

ein Reich, ein Volk, eine Grosse Republik! Alors, si on envoie les CRS à Sevran, il faut

aussi lancer des opérations de maintien de la paix civile à Plougastel et à Riom-es-

Montagnes.

L'Ordre Républicain doit régner partout, même là où c'est pas la peine. Voilà!

Parceque, nom de Dieu, y en a raz le cul de stigmatiser toujours les mêmes. On

stigmatise, on stigmatise et après on s'étonne que nos quartiers bruissent de rafales

d'armes automatiques. Honte à Guéant et à ses pareils qui ne songent qu'à envoyer

les forces de l'ordre à Sevran et jamais à Deauville! Sans compter qu'à choisir,

ils préfèrent, les CRS, y a pas photo. Ils aiment mieux se prendre des embruns dans

la gueule que des machines à laver tombées du quinzième étage.

Nous navigons là dans les mêmes eaux croupies que celles où prospèrent les contrôles

d'identité. Vous pensez bien que la République ne tolère pas la moindre dérogation au

principe d'égalité. Tout le monde pareil, putain, le bourge sexagénaire comme le petit

jeunot vaguement tibulaire et, autant que possible, on amène un peu le premier

au commissariat à coups de pompe dans le cul. Au nom sacré de l'Ordre Républicain!

Y a pas de raison!

 

Et enfin, vous savez, la République, on l'aime, forcément, on ne sait pas trop pourquoi,

bien sûr, mais on l'aime. Très fort. Mais quand on aime on peut aussi reconnaître

certaines choses. Comme par exemple que depuis qu'elle existe, la République, elle

ne fait pratiquement que des conneries. Et que ça s'aggrave avec le temps.

Alors là, bien sûr, force est de constater qu'on la retrouve un peu dans le pétrin et sans

vraiment savoir comment elle pourrait s'en sortir. Tiraillée entre des principes à la con

et le désir de continuer à les appliquer en dépit de circonstances parfaitement incom-

patibles avec lesdits, conduite par des branques qui ne se soucient que de leurs propres

carrières, envahie par des hordes plus ou moins sauvages assoiffées de pognon facile,

elle part carrément en sucette, la République, elle a tellement de plomb dans l'aile qu'elle

ne vole plus qu'en piqué.

D'où l'on peut aisément déduire que l'Ordre Républicain ressemble plus désormais à

la belle ordonnance des souks et du Bouzbir qu'aux alignements surannés des jardins

de Versailles. Ca n'empêche pas de s'appuyer dessus mais il ne faut pas s'étonner,

en pareil cas, de se péter la gueule.

 

Veuillez croire en mes plus vives amitiés,

Et merde pour qui ne me lira pas.  

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 17:18

 

Ne m'en veuillez pas. Non seulement je ne sais pas quoi vous raconter, vu que les

turpitudes de Minou la Tringlette, ça commence vraiment à bien gonfler, mais encore,

par voie de conséquence, je ne sais même pas quoi titrer. D'où, n'importe quoi.

Voilà un an, jour pour jour, nous disposions d'une actualité bien plus indigente que

l'actuelle. Toutefois émergeait alors L'éruption de l' Eyjafjallajtanküll. qui défrayait la

chronique-nique-nique par les menaces aussi délicieusement épouvantables que

parfaitement bidon dont les media nous abreuvaient alors. Bizarrement, nous retrouvons,

cette année aussi, un phénomène de même nature quoique sans commune mesure.

L'éruption du Grimsvötn présente un caractère de gravité très en dessous du niveau

atteint par son voisin l'Eyjajallajtanküll puisque seule l'Islande a dû fermer son espace

aérien. Comme on n'a strictement rien à foutre dans ce bled, on s'en torche!

Quand même, pour m'assurer de ne pas passer à côté d'un gros patacaisse, j'ai

envoyé un mail à mon copain Ordür, lequel m'a répondu textuellement:"Te casses pas,

mon pote, c'est une petite éruption de rien du tout. En dialecte islandais les volcans

qui présentent un réel danger se caractérisent par la terminaison anküll. Vous auriez

intérêt à en faire autant  avec vos  directeurs de FMI,  ça vous éviterait bien des

déconvenues. Et tchac!"

Ordür, c'est quand même une belle saloperie!

 

Sinon, que pourrais-je bien raconter? Terrible! Je connais plein de blogueurs de talent

dont les recherches inlassables les mettent en position de traiter des tas de sujets

intéressants et même plusieurs fois par semaine. Seulement, Nouratin, sale flemmard,

y cherche pas, le mec. Faut que ça lui tombe tout rôti sur le clavier, sans quoi y reste

sec, l'abruti.  La paresse,  je vous le dis en vérité,  mes bien chers frères,  c'est la

damnation du blogueur. Et qu'on ne vienne pas me sortir des âneries du style

"c'est pas parcequ'on n'a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule". Avec des principes

de cette nature, on finit comme Bernard-Henry Lévy. Quelle horreur!

 

Bon, alors, j'ai bien repéré un truc intéressant, voire appelé à un grand avenir.

Je fais allusion à l'espèce de révolution espagnole qui se prépare, un peu sur le

modèle des "Printemps Arabes" avec lesquels on nous a tant cassé les couilles

ces derniers temps. Des tas de gens, jeunes pour la plupart, rassemblés par la grâce 

de Twitter, Fesse-Bouc et consorts,sur une grande place Madrilène, pour gueuler contre

le pouvoir. Si ça peut les aider je leur fais passer une petite rumba sur l'air de Marinella,

telle que la sussurait si joliment Tino Rossi dans les années trente:

 

                                  Zapatéro,

                                  T'as le trouillomètre à zéro,

                                  Ca sent la fin des haricots

                                  Tu l'auras bientôt dans le dos!

 

Bon, d'accord y a mieux. Mais c'est plus cher. Et si ça les intéresse, je peux

développer.  Toutefois, sur ce coup là, je ne crois guère prendre de risque.

Cela dit,  une chose apparaît désormais comme  certaine :  les jeunes européens

commencent à se demander dans quel merdier nous les avons poussés avec nos

idées à la con de soixante-huitards attardés. Socialisme et mondialisation sont les

deux mamelles flasques et sèches de la déconfiture occidentale, les deux piliers

branlants de La Civilisation qui s'en va en quenouille. Avec des principes de ce calibre

on dilapide l'héritage ancestral, on cesse de se défendre, on laisse entrer le loup dans

la bergerie. Et quand il est bien installé, le loup, on explique aux moutons que main-

tenant il est là. Comme il est là, il faut qu'il bouffe. Et comme il ne bouffe que du mouton...

Cependant, poussée par la nécessité et l'instinct de survie, la nouvelle

génération adulte semble peu à peu réaliser le caractère tragique de sa situation.

Les jeunes Espagnols, chomedus pour la plupart, ruent dans les brancards.

Tant mieux! Ils vont, dans la foulée foutre leurs socialistes à la porte, ils auront toujours

gagné ça.

En attendant, les petits maoïstes de soixante-huit vociféraient contre la société de

consommation, leurs petits enfants, eux, aimeraient bien avoir les moyens de

consommer.

Et, si possible, pas chinois!

Suivons bien ce qui va se passer en Espagne, c'est peut être l'éclosion d'une nouvelle

race d'Européens. Un peu moins cons... par la force des choses!

 

Voilà, je ne vois plus rien de saillant à ajouter...sauf peut être, ah, oui, bordel, j'allais

oublier : le Festival.

Non pas de Strauss-Kahn- c'est pas parceque j'ai dit "saillant"!- Même pas drôle,

en plus. Juste de Cannes!  

Ca fait partie des traditions, le Festival, moi, je peux pas contourner. Toujours je tape

dedans comme l'ivrogne dans la porte vitrée. Imparable, le joli carnaval Cannois.

Déja y a les gonzesses. D'accord pas toutes. M'enfin t'en as certaines, un spectacle

à elles toutes seules. Uma Thurman, pour cette année, tiens, y a pas photo avec

Angela Merkel, on peut pas soutenir. Même Jane Fonda qui va sur ses quatre-vingts

et qu'on lui en donne même pas la moitié. Si ça continue comme ça ils vont te sortir

des contemporaines de Jeanne Calment à faire éjaculer un directeur du FMI rien qu'à

mater. Le progrès technique c'est quand même une usine à miracle que Jean-Paul II

à côté, on dirait un chien crevé!

Bon, après faut voir aussi le palmarés.

Pas rien, le palmarès. Souvenez vous de l'an dernier avec le film

d'Apitchatpong Weerasethankul, (voir Le monde selon Apichatpong et Fitch. )

une merveille.

La bobine est partie à la poubelle dès qu'ils ont eu replié le tapis rouge mais le

mec, il a sa palme d'or quand même. Un peu comme la retraite de DSK,

si vous voulez, ça fait partie du contrat.

Cette année, les festivaleurs, ils ont décidé de moins déconner, quand même.

Le président du jury, Robert de Niro, question cinoche, il s'y connaît vachement, forcément.

Pas comme l'an dernier, Balayette à Chiotttes qui devait sniffer même le parmesan des

spaghetti de midi. Non, de Niro, costaud comme on le voit, il a fait sérieux, hollywoodien,

quoi. Donc, la palme à "Tree of Life". Long, chiant, prétentieux, certes, mais

hollywoodien.

Merde, le cinéma se fabrique là-bas, après tout. Le reste c'est de l'amusement de

crouillas.

J'évoquerai tout de même, afin que la postérité n'en ignore, le prix d'interprétation de ce

brave Dujardin. Bonne idée. Surtout qu'il s'agit d'un film muet "The Artist" je crois.

Si vous voulez mon avis, le mec qui a pondu ça, c'est un génie. Un précurseur, en tout

cas. Parceque du coup, comme personne ne cause, on ignore qu'il s'agit d'un film

Franchouille. Par suite, ça peut faire une carrière internationale une pélloche comme-ça.

Il va pouvoir passer de partout, "The Artist" même à Broadway, à côté de chez ce vieux

Minou. Et pas dans les salles d'art et d'essai, dans les vraies, avec du public!

Croyez moi, mes Amis, l'avenir du cinéma français appartient au muet. Avec une

combine aussi fabuleuse on va revenir au sommet du plus haut. Comme au temps

de Brigitte et de la nouvelle vague, tiens. Et celle-là, de vague, on ne l'entendra pas

 venir, forcément, mais elle va en mouiller plus d'un. Y a juste que pour les ingénieurs

du son et les perchemen que c'est con mais on ne peut jamais contenter tout le monde.

 

Cependant, le tout c'est d'avoir envie d'être utile à la France, comme dirait la mère

Aubry.

Moi, je lui conseillerais, alors, d'aller planter ses choux, à la grosse...

 

Bons baisers et merde pour qui ne me lira pas.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 17:59

                                 

                                     Dominique-nique-nique 

                                     Nique, nique tout le temps,

                                     Par derrière, par devant; 

                                     Ce coup-ci c'est terminé

                                     Il va pouvoir se brosser,

                                     C'est lui qui s'est fait niquer!

 

Attention, les amis, gaffe à la présomption d'innocence, faut pas rigoler avec ça!

D'accord, ce serait Berlusconi, la présomption di non-sens on s'asseoirait dessus.

Mais là, pas question! C'est pas parcequ'un mec s'est littéralement échappé en 

abandonnant derrière lui ses fringues et son portable. C'est pas parcequ'il s'est fait

gauler in absolutis extremis dans l'avion qui décollait pour Paris. C'est pas parcequ'il

croupit maintenant  comme un clodo dans une cellule du fin fond d'Harlem . C'est pas,

enfin, parcequ'une petite larbine d'Hôtel l'accuse d'agression sexuelle, qu'il faut jeter

l'opprobre et l'anathème sur un homme de bien, désormais ex-futur Président de la

République Française Une et décidément imprévisible.

D'ailleurs, c'est Le Guen qui l'a dit : "oulalah, ça lui ressemble pas du tout,

à Dominique, c't'affaire!". 

Ben voyons, évidemment, comme dirait Bourdin! Minou la Tringlette, même s'il a déja,

par le passé, senti le vent du boulet de canon à pendeloques (voir, par exemple

Toucher le Fonds.  ), on sait bien qu'il n'irait pas se risquer à forcer une gonzesse.

Ou alors vraiment, faudrait un concours de circonstances...qu'il la trouve dans sa cagna  

juste au moment où sort à poils de la salle de bains ...bourré de viagra.

Putain, qu'est-ce que je raconte, moi? Faites pas attention.

Cependant force est de constater que, sur ce coup-là, pour arriver à le tirer du merdier, il

vont avoir du boulot, les avocats du présumé innocent.

Parcequ'aux Etats Unis, les fous du cul, ça ne plaît pas du tout. Surtout à New-York.

Tolérance zéro, qu'ils disent, ils ont inventé la formule. Et, Directeur Général du FMI, ça

jouerait plutôt comme circonstance aggravante. Sans compter la nationalité qui ne plaide

pas en faveur...

Dans le cas qui nous occupe, l'expression "se trouver dans la nasse" prend toute sa

dimension dramatique. 

 

Evidemment, comme dit Bernard Debré, il nous fait un peu honte, le Français patron

du F.M.I. Toutefois il faut bien reconnaître que nous l'avons échappée belle. Le mec, 

jusqu'à hier soir, le corps électoral franchouille se montrait disposé à lui offrir la magis-

trature suprême sur un plateau d'argent massif. Malgré la Porsche tranquille, les costards

à 35000 dollars, les doutes relatifs à certaines vieilles affaires comme la MNEF et ELF,

les sordides histoires de cul plus ou moins étouffées et les incertitudes sur la capacité

du bonhomme à concilier socialisme et intérêt bien compris de l'Etat. Rien à faire, le

type tenait la corde et devait la garder jusqu'au 6 Mai de l'an prochain, date promise

à symboliser la seconde résurrection du sacro-saint Front Populaire.

Alors quand on vient de subir le cirque du trentième anniversaire de l'assomption du

Bienheureux Mitterrand et du bordel de la Bastille, on se félicite de voir s'éloigner la

probabilité d'un ressucée (excusez le terme, dans les circonstances).

 

Et puis, vous imaginez,  vous, un président élyséen qui se mettrait tout à coup, sans

crier gare, à tirer sur tout ce qui bouge comme un bonobo en rut?

Vous ne voyez pas, s'il venait à entrer en transe dans un  dîner avec la Reine d'Angleterre

et Angela Merkel? Comment dites vous? Là y a pas de danger! Pardonnez moi, en effet,

je n'ai pas choisi le bon exemple. M'enfin c'est l'idée, vous me comprenez à demi-mot.

Alors, aussi, je le reconnais bien volontiers, des queutards à la tête de la République,

nous en avons vu défiler pas mal. Sans aller chercher Félix Faure, qui date un peu, je

vous ferai observer que le Saint François Mitterrand, dans ce domaine là, il ne laissait

pas sa place aux copains. Lui, au surplus, il nous faisait payer les dégats collatéraux!

Souvenez vous de Margarine -comme dit Grauburle- sa fille adorée qui a coûté la peau

du cul au contribuable.

Seulement, ces gens là savaient se tenir. Jamais on n'aurait vu ce pauvre Monsieur

Chirac, du temps où il fonctionnait à la perfection, caramboler une nana sans lui offrir

une juste et préalable indemnité. Jamais. Et, dans le monde, il se limitait à baratiner,

certes de façon un peu voyante, comme dirait Bernadette, mais toujours avec tact et

mesure. Sans jamais envoyer la main au delà des limites qu'impose la galanterie

française. Sauf exceptions rarissimes et dûment justifiées par l'intérêt national.

Je n'évoquerai même pas le cas de l'actuel titulaire du poste dont tout le monde

connaît le côté fleur bleue et l'absence totale d'aventures extra-conjugales. Y a bien

quelques noms qui circulent sous le manteau mais, à côté des exploits du tireur

d'élite du FMI, on dirait Oui-Oui à la maternelle.

 

Tout ça pour vous dire qu'un certain soulagement envahit aujourd'hui les esprits

réactionnaires. Un souci de moins. Rien n'est encore gagné mais, d'une certaine

façon, l'astéroïde géocroiseur vient de frôler la Terre sans la percuter.

C'est con pour les Moscovici, Le Guen et consorts qui se voyaient déja maroquiner

sévère sous les plafonds dorés des palais nationaux, mais, pour eux, il va falloir

recommencer à souquer ferme et tenter de rattraper le coup, dans la perspective,

encore fragile, d'une victoire de François Hollande.

Paceque c'est désormais ce dernier qui porte tout entières les espérances

présidentialistes de la Grande Famille de Gauche. Eh oui! L'eusses tu cru? L'héritier

présomptif de Tonton, celui qui va désormais faire la course en tête, c'est le bon petit

François, l'ex-époux de la Royal, le charcutier amaigri de la Mâchonville Corrézienne

(je me comprends). Le mec qui, dans sa vie, aura présidé aux destinées d'un parti en

capilotade et pas grand chose d'autre comme référence de chef d'état. Ca fait léger

mais, comme il dispose d'un bonne bouille de sympathique sacristain, faut pas

l'enterrer prématurément. Les instituteurs doivent bien l'aimer celui-là. Il reste tout de

même un danger sérieux que l'Elysée devienne le fromage de Hollande.

 

Remarquez, je dis ça mais après tout, leurs primaires à la mords moi le noeud, elles

peuvent parfaitement nous accoucher d'un autre monstre. La dernière fois, ils avaient bien

sélectionné la Ségolène. Peut être nous réservent ils encore une bonne surprise, cette

fois, ces cons! Qui, sait? Et s'ils reprenaient la même?

Décidément, aujourd'hui je fais un peu dans l'espoir fou. Cela m'arrive souvent en cas

de bonne surprise.

Je vous embrasse.

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

          

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:11

 

Oussama fait plaisir!

C'est bien la première et la dernière fois qu'une chose pareille se produit.

Je me demande s'il ne s'agirait pas d'un miracle. Car enfin, cette victoire éclatante des

démocraties sur la barbarie puante des sectaires enflammés, cela ne vous rappelle rien?

Mais si, voyons, un petit effort. Voilà, vous y êtes, la chute du mur, la fin de la dictature

soviétique, le triomphe du monde libre sur les forces du mal. Même topo,non?

Et c'est quoi le lien entre la liquidation du bloc soviétique et celle de

l'anachorète d'Abbottabad? Toutes proportions gardées. Ben oui, Jean-Paul II,

naturellement.

Qu'on s'offre la peau de Ben Laden quelques heures après la béatification du

Past-Pape, ce n'est pas un hasard, forcément. Un miracle, bon faut pas pousser mais

enfin ça s'en approche.

D'ailleurs, allez, je digresse un peu mais je reviens vite fait sur cette béatification.

Belle cérémonie. Je m'attendais quand même à mieux, toutefois, je reconnais. Rien qui

nous fasse vibrer à mort comme un gros match de foot ou un mariage princier britannique.

Bien sûr le décor reste inégalable et les processions aimablement colorées de

cardinaux, d'évèques, de curetons et de nonnes, demeurent fort pittoresques. 

Parfois émouvantes, même, en cherchant bien. La foule immense des fidèles en

adoration béâte, c'est bien le cas de le dire. Et la bonne-soeur miraculée avec son

ostensoir à éprouvette emplie du sang sacré du bienheureux (A Rhésus positif, un peu

trop de cholestérol et un diabète gras pas mal avancé), faisait merveille ès qualité de

pièce justificative pour future canonisation.

Sauf qu'on n'est pas parti, à mon sens, dans la bonne direction.

Au lieu d'aller chercher des conneries de religieuses guéries du parkinson juste pour avoir

rêvé du bon Pape, ils auraient mieux fait de se pencher sur les affaires sérieuses, les

experts du Vatican. La fin des bolchéviks, ça, c'était un coup fumant, un truc bien concret,

bien fabuleux et qui a tellement profité à tant de brave gens. A commencer, évidemment,

par les nouveaux milliardaires popofs, mais à continuer, aussi, par les polaks, si bien

sortis du merdier par l'action conjuguée de Jean-Paul, de Walesa et de la Vodka

Wiborova.

Avec ce genre de miracle, la canonisation apparaissait quasiment acquise, on aurait

sans problème trouvé un second phénomène du même tabac. La tronche éclatée de Ben

Laden, même, faisait l'affaire, à la rigueur, en jouant sur la concommitance. Alors que là,

pour trouver une autre malheureuse à guérir d'une saloperie quelconque par l'opération

du Bienheureux, ça va se révéler coton, moi je vous le dis. Va falloir qu'ils aillent nous

trouver un cas bien tordu en Afrique voire en Amérique du Sud, parcequ'ici, peau de

balle. S'il en existait un autre, de miracle ça se saurait déja. Et c'est pas ça qui se bouscule

par les temps qui courent, les miracles. Même pas à Lourdes, putain de la Bonne Mère!

Dommage. Enfin, ils y arriveront toujours, l'Eglise a le temps et, désormais élevé au rang

tout à fait honorable de bienheureux, Jean-Paul peut voir venir. Le plus gros est fait.

Quant aux fidèles un peu hâtifs (comme Francis Lax) qui revendiquaient "Santo subito",

une bonne béatification des familles les invitera forcément à une attente plus sereine.

 

Bon O.K. ça va pour le Bienheureux, mon propos visait à vous parler d'Oussama et, par

voie de conséquence, de notre vieux pote Barack-Hussein.

Avec Ben Laden nous avons vu disparaître, y a pas d'autre mot, une des plus

grosses saloperies que la terre eût jamais portée. Pour vous dire le niveau, il rejoint

les Hitler, Staline, Mao, Polpot et autres immenses ordures, au panthéon infernal des

affreux indicibles monumentaux. Avec plus de moyens on se demande ce qu'il nous

aurait combiné comme abominations. Et, tout à fait entre nous, la présence Occidentale

en  Afghanistan a permis de le neutraliser à peu près totalement. Comme quoi, il

valait mieux y être et y rester n'en déplaise à tous les branleurs qui soutiennent le

contraire.

Cela dit, évidemment, l'administration Obama nous a bourré le mou sur cette affaire.

Claire comme du jus de chique, l'histoire, Deubelyou Bush n'aurait pas fait mieux.

Mais, ce qui s'est vraiment passé, on s'en fout. L'important restera toujours la mort de

cette charogne. Sauf que, bien entendu, les musulmans fanatiques du monde entier

l'ont mauvaise. D'ici qu'ils aillent le repêcher, y aurait pas loin. En tout cas, ils vont

chercher à nous le faire payer. Je dis nous parcequ'ils nous collent tous dans le même

sac. Les Croisés!

Mais celui qui bande le plus mou dans l'histoire c'est encore Obama soi même.

J'ai un scoop, les Amis, une interview exclusive. Je vous la sers toute chaude, ça date

de ce matin au réveil.

C'est le songe d'Obama, ouvrez bien vos esgourdes, Barack-Hussein vous parle!

 

                            C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit,

                            Oussama Ben Laden devant moi s'est montré

                            Comme au jour de sa mort salement amoché.

                            Même il avait encore un gros trou dans l'orbite,

                            Ses tripes en une main et dans l'autre sa bite,

                            Sa cervelle fuyait, le sang giclait partout,

                            Ses roustons lui pendaient, sanglants, autour du cou.

                            "Tremble m'a t-il prédit, bougre de fils de pute

                            Le cruel Dieu des Muzz continuera ma lutte

                            Et tu vas en chier en veux tu, en voilà

                            Car tu t'es attiré la colère d'Allah!

                            Pour quelques points de plus grattés dans les sondages,

                            Pour gagner l'élection et garder ton fromage,

                            Tu n'as pas hésité à me faire massacrer 

                            Par tes sbires puants autant qu'héliportés.

                            De ton bureau feutré des bords du Potomac

                            Avec ta Mère Clinton et tes allures de mac,

                            Tu t'es tranquillement régalé du spectacle

                            En priant que ma mort te remonte au pinacle

                            Et quand tes salopards, enfin, m'ont descendu

                            Tu as bondi, joyeux, en criant "on l'a eu"!

                            Et pour parachever ton oeuvre de pervers,

                            Tu m'as fait balancer, tout fumant, dans la mer.

                            Loin de te profiter, cet acte abominable

                            Te précipitera vers un sort redoutable

                            Et comme, malgré tout, tu n'es qu'un pauvre manche

                            Tu vas, dès l'an prochain, quitter la Maison-Blanche!"

                            Puis, vers mon lit, son ombre a paru se baisser 

                            Et moi je lui tendais les mains pour l'étrangler

                            Mais je n'ai plus trouvé qu'une infecte bouillasse

                            De pisse et d'excréments putride et dégueulasse.

                            Alors je m'éveillai, tremblant, plein de sueur

                            Et depuis, je l'avoue, tout le temps j'ai très peur! 

 

Bon, dites, mettez vous à sa place, au mec. Fils de musulman, quand même, pas

loin de musulmer un peu, de temps en temps, si nécessaire, enfin peut être...

Toujours est-il que ça impressionne, des terreurs nocturnes de ce calibre. Voyez

Attalie, pour s'en remettre elle se sera brossée, la pauvre vieille. Marquée jusqu'à

la mort. rien à faire. Alors, Barack-Hussein, j'aimerais pas être à la place de son

caleçon!

Voilà sans doute pourquoi ils nous en tartinent un max, les amerloques, sur les

documents découverts dans le bunker d'Abbottabad. Comme quoi il fallait vraiment

le crever la grosse ordure. Qu'il restait le big boss d'Al Qaïda et tout le toutim,

qu'il préparait des sales coups tordus contre New-York et Chicago. P'tet bein qu'oui,

p'tet bein qu'non. Va savoir. Mais on comprend, il réagit comme il peut, Obama.

Seulement, la trouille sacrée ne le lâchera plus. La malédiction d'Allah, présentée

comme ça, c'est l'insomnie assurée jusqu'à la fin des temps! 

Mais prions Dieu que tous nous veuille absouldre! 

 

Bonne nuit...si vous pouvez...

Et merde pour qui ne me lira pas.     

         

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 17:18

 

Ca a dû lui faire tout drôle, à Mr. Middleton, le papa de Kate, enfin je veux dire de

la Duchesse de Cambridge, nouvelle marraine,  je suppose, des rameurs ennemis

d'Oxford.  Oui, parceque voilà un mec dont le paternel  bossait à la mine,  au fond,

paraît-il, et qui se retrouve, va comprendre Charles, sur le balcon de Buckingham

Palace, à côté d'Elisabeth II qu'on aurait dit un canari fini à la pisse, à saluer le populo 

extasié dont la foule sans nombre inondait le parterre.

Quel destin, tout de même que celui de ce fils de mineur! J'ai même entendu plusieurs

fois "fils de minier" sur les media audiovisuels qui justifient de mieux en mieux, par le

peigneculisme de ses serviteurs les plus zélés, l'évolution curieuse de notre société

vers le crétinisme prétentiard flamboyant (voir Peigne-cul premier, roi au monde. ).

Voilà donc un garçon qui s'est remarquablement démerdé dans la vie, puisqu'il a su

se faire un max de pognon dans le coussin péteur et la langue de belle mère.

Les farces et attrapes lui permirent ainsi d'envoyer sa fille ainée suivre de belles études

auprès de la sélectissime université où elle dragua William, second dans l'ordre de

succession au Trône, fils ainé de Lady Di et, accessoirement, de Charlot les grosses

feuilles.

Non seulement il a fait du blé, ce brave Mr Middleton, mais encore a t-il su, par l'emploi

judicieux du jus de ses couilles, produire des filles absolument adorables et irrésistibles

au point de tomber l' héritier de la Couronne Britannique,  la plus chouette de toutes,

comme une mouche à merde dans un nuage de Baygon. Je dis "des filles" parceque

nous venons de le constater, divine surprise, Kate,  -oops,  je veux dire Catherine,

Duchesse de Cambridge- a une petite soeur. Cette dernière fit un tabac retentissant 

en prenant, ès qualité de demoiselle d'honneur en chef, un soin dévôt  de la traîne  

sublime finissant avec royale magnificence, l'époustouflante robe  de son ainée. 

Pippa, qu'elle s'appelle, la petite soeur. Un nom prédestiné, peut être, en tout cas un

programme à lui tout seul, ce blaze et qui a dû faire fantasmer hardos tous les

boutonneux du Royaume-Uni. Sauf les invertis, bien entendu, ce qui fait quand même 

pas mal de monde. 

Vous me direz, Pippa semble plus évocateur aux francophones. Toutefois, il ne pouvait

quand même pas appeler sa fifille Blowjob, le père Middleton, y a des limites à la

gougeaterie.  Même bourré après l'accouchement.

On pourrait, certes, évoquer le précédent que constitue la Signora Pompino, mais

l'objection ne saurait produire d'effet, s'agissant d'un personnage bref et éphémère

rencontré au détour d'un vieux film Belmondotesque.

 

Mais j'en reviens à Mr. Middleton, Michael de son prénom. Rien à faire, ce mec

m'est furieusement sympathique.  D'abord il n'a pas l'air con, ce qui pour un  Anglais

représente déja un effort louable. Surtout fils de mineur (encore que ça, j'en sois de

moins en moins sûr). Et puis, le mec, il a fait sa fortune en créant une société de vente

de poudre à éternuer et de boules puantes par correspondance!

En 1987, un précurseur!

C'est y pas sympa, ça, s'enrichir par la fourniture à ses contemporains de la grosse

rigolade à bon marché? Evidemment l'accessoire de déconnage à cinq sous la tonne 

s'apparente  très-très  indirectement à l'humour british le plus sélect.  D'accord.

Cependant, même si ça manque de chic, ça fait du bien par où ça passe, beaucoup

plus, en tout cas, que la haute finance ou le négoce de matériel de guerre. 

Un véritable symbole Michael Middleton, un gus qui vous remet de l'optimisme au

coeur et qui pourrait, allez savoir, contribuer à refiler à la famille Windsor un peu de

cette sympathie dont elle paraît si cruellement dépourvue.

Sans compter que, pour un Anglais, réussir à faire, avec une Anglaise, deux filles

aussi délicieuses, cela ne s'appelle même plus un exploit. Plutôt un miracle, faut le

dire! Vous voyez pas qu'ils aient pensé à Jean-Paul II, ces gens-là, en copulant?

  

Alors, moi, j'ai regardé mon pote Middleton se traverser soixante mètres de Wesminster

Cathedral (pas Winchester mais presque) entre deux haies de super-gratin mondial.

Ce qui se fait de mieux. Y avait même Bébert de Monaco et sa promise, David Beckham

avec Posh, sa petite coquine  et aussi Elton John et son mari, vous vous rendez compte?

Sans parler des deux milliards d'abrutis télévoyeurs, et moi et moi et moi!

Qu'est-ce qu'il pouvait bien imaginer, Michael, pendant qu'il convoyait sa progéniture

ducalisée pour définitivement la confier à ce brave Wiliam? Oui, d'accord, il devait

surtout penser à éviter de se ramasser la gueule, d'éternuer, de péter -encore qu'avec

la musique - ou de se gratter les burnes.  Evidemment, mais tout de même, quelle

aventure surréaliste!

J'essaie de me mettre à sa place, ça doit, malgré tout, faire bizarre. Pas forcément

agréable. De toute façon, donner sa fille à un bonhomme, fût il prince-héritier, c'est

toujours un mauvais moment à passer.

 

Voilà ce que m'a inspiré ce putain de mariage royal rosbif.

Une espèce de sentiment d'espoir, de rédemption presque. Si le beau père du futur

Roi d'Angleterre se révèle aussi engageant qu'il en a l'air -attendez, je le connais pas,

moi, si ça se trouve c'est un sale connard, aussi- les choses pourraient changer dans

le microcosme des grands de ce monde. On peut toujours rêver. Supposez une réunion

du G20 avec distribution de cotillons, assiettes sauteuses, fausses merdes de chiens.

Ca modifierait l'ambiance, Poutine avec un nez rouge, Obama avec un gros pif à

lunettes, les chinetoques ornés des oreilles du Prince de Galles. Vous voyez le tableau? 

Peut être les négociation en seraient elles facilitées. Peut être ces gens là décideraient

ils plus sagement après avoir bien déconné. Qui sait?  Tout cela grâce à Mr Middleton!

Va tout de même falloir songer à les annoblir, ces Middleton, parents de duchesse et

sauveurs potentiels du monde. C'est bien le moins qu'elle puisse réaliser, Elizabeth II.

Au fond ça ne leur fera pas la jambe plus belle. La noblesse et la Légion d'Honneur,

contrairement aux farces et attrapes, ne font rigoler que ceux qui n'en bénéficient pas.

Et vive la Maman et le Papa de la Duchesse! Qui? Kate!

 

En tout cas, demain on se fait un petit coup de béatification de feu le Past-Pape

avec religieuse miraculée et cerceuil exhumé. 

Pour célébrer la fête du Travail, à part le muguet, on ne peut pas rêver mieux.

Alors, joyeux 1er Mai. Et si vous avez cinq minutes, relisez donc Pâques marxistes. 

je l'aime bien celui-là. 

 

Soyez tous bénis et merde pour qui ne me lira pas. 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 15:51

 

Et voici revenir Pâques! Avec ses chocolats hors de prix, ses cloches voyageuses et

sa bénédiction  Urbi et Orbi  qui est au Pape ce que la  Septième Symphonie est au

chef d'orchestre Bavarois, un sommet inégalable à ne louper sous aucun prétexte.

Surtout qu'avant d'en arriver là, il se voit obligé d'abattre un boulot monstre, le pauvre

vioque. Entre laver les arpions cardinaux et se taper le chemin de croix en pleine nuit,

faut qu'il ait les reins solides, le mec. D'ailleurs, à la fin, son prédécesseur n'y arrivait

plus. Fallait qu'il délègue. Le problème des Papes, de nos jours, découle sans aucun

doute de l'allongement de la durée de la vie. Avant, ils trouvaient toujours une combine

pour canner avant la décrépitude absolue. Désormais, rien à faire, on va jusqu'au bout

de l'extrémité. Que même on fait chier Dieu! Il attend comme un con, là haut, Dieu, il

s'impatiente, il s'énerve.  Normal, un Pape ça fait vachement plaisir à renconter, pour

Dieu. Enfin, ça devrait...je suppose.

Mais, bon. Pâques reste quand même un sacré moment. Non seulement le camarade

Jésus se paye le luxe de ressusciter,  ce à quoi, même Che Guevarra n'est jamais

parvenu, mais encore l'Eglise Catholique Apostolique et Romaine nous en fout plein

la  vue avec ses fastes Saint-Pierresques que le monde entier nous envie. C'est pas

les Mahométans, à faire connement le tour d'un gros caillou même pas visible, qui

pourraient s'ennorgueillir de spectacles de cette qualité. Sans vouloir chercher des

comparaisons risquées on peut quand même le dire, non? Surtout que là, on cause

juste de la forme.  Notez que sur le fond, évidemment, on pourrait en tartiner des

volumes mais c'est pour le coup qu'on se mettrait en danger.

 

Et puis, la Religion Catholique, si elle a de beaux restes, se trouve quand même en

perte de vitesse. Les cérémonies Pascales Vaticanes ne représentent que l'arbre

somptueux qui cache la forêt alopécique (voir Malédiction gourbi et zobi ).

Comme je disais à l'époque, l'avantage des curés par rapport aux imams et autres

rabbins, c'est qu'on peut se foutre de leur gueule ad libitum sans prendre le moindre

risque ni encourir la plus légère des critiques. Alors, pourquoi se gêner, pas vrai?

D'ailleurs, de nos jours, je ne vois plus que deux catégories de rombiers dont on peut

se foutre allègrement : les catholiques et les blancs. Là on peut y aller sans retenue,

mettre le paquet. Pisser dessus voire même déféquer, calomnier, humilier, ridiculiser,

martyriser, persécuter et, évidemment, stigmatiser puisqu'aussi bien, désormais,  en

la stigmatisation consiste l'injure suprème.

Alors, bien sûr, si vous avez le malheur d'être blanc et catholique, soyez au moins pédé,

ça sauvera un peu les meubles!

 

Moi, je dis ça parceque depuis l'affaire Zemmour, je vous l'avoue, j'ai légèrement les

choquottes. Vous vous trouvez là à causer tranquille avec le voisin ou, pire à écrire

des platitudes dans un blog quelconque et, du jour au lendemain, sans crier gare,

comme on dit à Vintimille, vous vous retrouvez mis en examen, traduit en Correction-

nelle et  pénalement condamné. Comme n'importe quel conducteur un peu bourré!

Y a de quoi réfléchir, ce me semble.

Jetez un cou d'oeil à Et si qu'on s'indignerait un petit coup, nous aussi? vous verrez

que je ne plaisante pas. La dictature se précise, elle arrive, elle s'installe, elle s'apprête

à nous bouffer tout crus, sans assaisonnement et avec le satisfecit congru de la

République Une et Imperfectible.

"Méfiez vous, taisez vous! Les murs ont des oreilles" comme on disait sous l'occupation.

Merde alors, mais nous y sommes, sous l'occupation (voirOccupation. ). Seulement faut

pas le dire, sacré nom de Dieu! Vous proférez un truc comme ça, vous êtes cuit. Vous y

avez droit. J'en ai vu condamner pour beaucoup moins.

 Autrement dit, nous autres libres-blogueurs, nous apparaissons tous comme des morts

en sursis. Je pèse mes mots. Voyez l'affaire Rebelles-info. Si après ça vous continuez

à publier autre chose que des recettes de cuisine, je ne donne pas cher de votre avenir

blogosphérique.

Rebelles-Info, moi j'y vagabondais assez fréquemment. Je me laissais même aller, de

temps en temps, horresco referens, à un petit commentaire. Sans partager totalement

leurs points de vue je les trouvais bien  intéressants, ces gens-là et en tout cas décidés

mordicus à résister à l'oppression intellectuelle. Alors quand j'ai lu "Le blog

Rebelles-Info n'existe pas, vous pouvez le créer si vous voulez" ça m'a fait tout drôle.

Du jour au lendemain il cessait d'être, le pauvre petit blog. Zigouillé, flingué, anéanti.

Même pas la plus discrète épitaphe. Que dalle. Pire que mort, définitivement inexistant,

jamais vu, jamais connu, fût-ce à l'état de traces infinitésimales. Le trou noir!

 

Il nous a fallu une bonne semaine pour savoir le fin mot de l'histoire.

Oh, bien sûr, rien de bien surprenant, hélas. Un plainte du M.R.A.P. pour "incitation à

la haine raciale". Donc enquête de police. Donc suppression immédiate du site,

par Over-Blog, sans autre forme de procès. Rien à dire, c'est dans le contrat.

Seulement voilà, si un vecteur d'expression disparaît corps et biens chaque fois que

le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (sic!) ou l'un de

ses congénaires genre SOS Machin ou Ligue Truc s'amuse à porter plainte, la France

ne tardera pas à ressembler à l'Arabie Saoudite.  Le pétrole et les montagnes de

pognon en moins, bien entendu.

Pour être tout à fait franc, je pense que nous allons tous y passer un jour ou l'autre.

Bien sûr, l'obscurité nous planque un peu. En dictature, la notoriété confère une priorité

absolue pour l'échafaud. Cependant il convient de compter avec les dénonciateurs

anonymes qui ont toujours fait les beaux jours des totalitarismes de tout poil. Le

zèle qui caractérise cette sorte de sous-morpion laisse peu de chance au gibier, dès

lors qu'il y a un petit bout de quelque chose qui dépasse. Pour le lapin c'est une

oreille, pour le Nouratin et ses quelques amis du Web ce pourrait être l'incorrectitude

politique.

L'heure semble bien venue d'entrer dans la clandestinité :

 

            Ami entends tu le vol noir des corbeaux sur la Toile,

            Ami comprends tu qu'aujourd'hui on est foutus, mets les voiles!

            Ca sent le roussi, il faut prendre le maquis et ça urge,

            Le MRAP est en vue, planque vite ton gros cul : c'est la purge!

 

-"Et ça, alors, c'est pas la cerise sur le gâteau! Regardez moi ce salopiot de réac facho

  qui ose toucher aux chants les plus sacrés de la liturgie Socialo-Républicaine! "

 

Mes amis, je sens que mes jours bloguesques sont comptés. Elle peut tomber d'un

instant à l'autre la goutte qui fera déborder le vase de la plainte pour mauvaises

pensées.

Une seule solution : foutre le camp. La connerie c'est de se faire héberger par un site

Franchouille. Mauvais, ils ont la trouille des polices politiques parallèles et des juges

rouges qui leur finissent le boulot. Comme dans le cas de Zemmour. Donc au premier

coup de semonce ils vous trucident sans arrières pensées et sans espoir de retour.

Comme dans le cas de Rebelles-Info.

Ce qui se passe, ça a un nom, ça s'appelle la terreur! Quand vous savez qu'il peut vous

tomber un auto da fe plus une condamnation sur la gueule, juste parce que vous avez

exprimé votre manière de considérer les choses, je ne vois pas trop quoi dire d'autre.

Bien sûr ce n'est pas la terreur rouge, ni la noire -surtout pas- et encore moins la

blanche, vous pensez bien!

Je dirais plutôt la "Terreur Grise" alors. Pas franc comme couleur, incertain, blafard...

Et puis ça s'adapte si bien à la situation!

En tout cas, il importe de prendre le maquis. Je vais voir ce que je peux faire.

 

Dans cette attente, Joyeuses Pâques aux audacieux qui me liront.

Et, bien sûr, merde pour qui ne me lira pas.

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 16:12

 

Mon dernier article, pourtant pas plus mauvais qu'un autre, a fait un flop.

La faute à pas de chance. Le succès serait au rendez vous à chaque coup, on finirait

par croire au Père Noël Socialiste, ce qui ne manquerait pas de nous conduire, comme

chaque fois, au désastre.

Cependant, m'étant plus ou moins engagé, la dernière fois, à vous compisser quelques

quatrains miteux de vers de mirliton, je me sens un peu obligé de m'exécuter.

Toutefois, le coeur ne s'y trouve qu'à moitié et la qualité, déja particulièrement minable,

de mes alexandrins s'en ressentira nécessairement. Veuillez, je vous prie, m'en excuser

d'avance et si vous n'allez pas jusqu'au bout, je ne saurais vous en blâmer.

 

Bien sûr, aujourd'hui vous pouvez écrire n'importe quoi, n'importe comment, sans même

chercher un minimum de cohérence dans vos conneries. Ca peut marcher quand même.

Il suffit d'une onction germanopratine pour transformer la merde littéraire en pur platine.

Mais le réac obscur possède autant de chance d'obtenir ladite onction, que le clodo

galeux d'accéder aux faveurs privautesques de la Première Dame de France.

Alors, quand vous relisez Hugo, Lamartine, Musset, Hérédia ou Baudelaire, vous sentez

bien la vanité de la démarche et, du coup,  votre envie de bien faire se heurte à l'extrème

éloignement de votre objectif. Des années-lumière! 

En conséquence, vous pondez, à la va-vite, des vers de mirliton, vous disant  in petto  que, 

de toute façon, tout le monde s'en fout. C'est plus la mode, bordel. 

 

Après, faut chercher le sujet. Ce n'est pas la matière qui manque, me direz vous à juste

titre. Cependant l'art poétique exige un minimum de souffle épique ou de sentiment

grandiose, à défaut d'émotion diaphane et délicate . Vous me voyez évoquer Guéant

avec ses pourcentages boutiquiers de réduction de l'immigration ou bien encore,

Lagarde et ses mégotteries relatives à l'assiette de l'I.S.F. Vous pouvez toujours vous

fouiller. Useriez vous de la prose administrative bien banale et plate comme la main

que ces minusculités n'intéresseraient encore personne. Même pas les intéressés!

Bien sûr, je pourrais évoquer les réalités affreuses qui reprennent le dessus.

Les envahisseurs de Lampedusa notamment.

Mais, ceux-là j'en ai déja discuté (voir Ich bin ein Lampeduser! ) et comme ils ont

carrément déboulé chez nous, depuis qu'on n'en parle plus, pas la peine de leur

consacrer le moindre poéme épique. Désormais les immigrants clandestins ont muté

en "sans- papiers",  avec tous les privilèges attachés à ce statut. L'entrée en France du

boat- people  s'effectue toujours sur le tapis rouge de l'embourgeoisement immédiat

des dignitaires de l'Aide Médicale d'Etat, aussitôt adoubés par les associations

humanitaires.

 

On pourrait également chanter l'épopée Kadhafienne. Cela ne manquerait certes pas

d'allure avec le vieux fada monté sur la prolonge qui servira, plus tard, sans doute, pour

ses obsèques, haranguant une foule vert pomme tellement acquise à sa cause qu'on la

sent largement financée aux pétrodollars. Cependant l'affaire manque encore de maturité.

Les frappes de l'Otan se font si rares que l'on imaginerait la hache de guerre enterrée,

n'étaient les quelques obus qui pètent de temps en temps sur l'un ou l'autre des petits

ports Libyens tombés aux mains des Insurgés-Allahou-Akbar.

Trop tôt pour écrire la saga du Grand Tripolitain et de Saïf Al Islam, son fils préféré, la

putain de sa mère qui l'a chié! (J'm'excuse!). Pour engendrer l'Oeuvre grandiose qui

devra un jour ou l'autre célébrer l'aventure magnifique du Raïs abruti des sables du

désert,  j'attendrai les évènements. Et si j'en crois les derniers développements de

l'histoire, je risque de ne rien pondre à ce sujet avant un bon moment.

 

Alors, j'ai pensé à Gbagbo. L'avez vous vu, le gros bonhomme, dans son blanc tricot

de peau, s'essuyant la gueule avec une jolie serviette éponge d'hôtel quatre étoiles?

A moi, en tout cas, il m'a fait un drôle d'effet. Ca m'a un peu rappelé les Ceaucescu

et l'affreux Saddam-Hussein à l'instant où ils basculèrent du pouvoir suprème au caca

infâme dans lequel s'écroulent les tyrans déchus. Le moment crucial où l'abject passe

subitement du Capitole à la Roche Tarpéienne. Lorsque la vérité humaine apparaît

dans toute sa misère pathétique et minable.

Belle ordure, certes, ce Gbagbo mais pas plus, sans doute, que son adversaire heureux.

D'ailleurs, si l'on y regarde attentivement, on verra que des musulmans venus de l'étranger

ont fait basculer, dans des conditions éminemment douteuses, l'élection du président.

Ne prenez pas cela à la légère, c'est précisément ce qui risque de nous tomber sur la

gueule dans quelques temps. Mettez vous à la place du perdant, vous comprendrez

mieux la problématique.

J'ai donc pondu, après mure réflexion, le petit chef d'oeuvre en péril que voici.

 

                              Du gros Gbagbo déchu oyez le sort funeste,

                              Dix ans il présida l'Etat des Ivoiriens,

                              Et quand aux élections il se prit une veste,

                              Il fit, sans hésiter, celui qui n'y voit rien.

 

                              Plusieurs mois, sans faillir, il résista au Monde,

                              A l'ONU, à Sarko et même à Obama,

                              Au risque de passer pour un tyran immonde,

                              Il tint ses positions, droit dans son pyjama.

 

                              Le temps fit son office et l'affaire Gbagbotesque

                              Ne manqua pas, enfin, de se décomposer,

                              Au fond  de son bunker le dictateur grotesque

                              Se trouva un beau jour seul et abandonné.

 

                              Avec l'appui discret de la Force Licorne

                              Les sbires d'Ouattara se saisirent de Gbagbo,

                              Comme un taureau furieux qui eût perdu ses cornes

                              Il céda sans combattre aux coups de ses bourreaux.

 

                              Ah le pauvre Gbagbo, comme il est veule et moche,

                              Lui, naguère si fier, qu'il est comique et laid,

                              Dans son pauvre marcel il a tout d'une cloche,

                              Il n'est plus qu'excrément, sorti de son palais.

 

                              Ne riez pas, Amis, de la mésaventure

                              De ce pauvre corniaud indigne de pitié,

                              Les musulmans vainqueurs marquent leur dictature

                              En écrasant Laurent, ce sinistre enfoiré.

 

                              Comme lui, tôt ou tard, nos hommes politiques,

                              Subiront le diktat des mahométisés,

                              Ils connaitront les fers et les grands coups de trique

                              Avec l'air ahuri des tyrans humiliés! 

 

 

Bon ben voilà. Il va falloir se contenter de ça. Et puis, ce sera tout pour aujourd'hui.

Pardonnez moi et faites vous bien gras.

Et merde pour qui ne me lira pas.           

 

 

 

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