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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 14:35

Un Borloo de parti, dix de retrouvés! Ce ne sont pas les gros rigolos pleins de poils

qui manquent dans ce pays. Le largage de l'UMP par le frisé de Valenciennes, ça

prouve juste qu'on peut simultanément lever le coude et lever le pied.. Il s'en va, le

mec, il se voit un destin national, je vous jure! Bon débarras! Depuis le temps qu'il

nous les gonflait, celui-là, autant qu'il se mette à son compte, on y verra plus clair.

De toute façon on n'a jamais très bien su pour qui il roulait (mais non, pas sous la

table, je parle sérieusement bordel!).

Quoi qu'il en soit, ça ne doit plus durer. On ne peut à la fois se trouver à droite et à

gauche. Bayrou a bien essayé, faut voir dans quel état il s'est mis. Je le lui avais

déja dit à Nicolas Sarkozy ( voir Lettre entrouverte à M.le Président de la République. .),

ménager la chèvre Marine et le chou Borloo, ça ne fonctionnera jamais. Faut choisir,

dans la vie. Demi-mesures et faux-semblants sont les deux mamelles de l'échec

politique. Ou bien on y va franco, comme dans les Asturies en 36, ou alors on se pète

la gueule garanti sur facture. Electa una via non datur recursus ad altéram comme

disait ce brave Gaïus (un vieux pote à moi). Je ne vous ressortirai pas une nouvelle

fois le coup du Kärcher, mais nul ne peut en même temps faire tout et son contraire.

Même pas le Président de la République Une et Imputrescible!

Et pourtant, il ne fait que ça, ledit Président, un coup à gauche, un coup à droite, un

coup au milieu, un coup en avant, un coup en arrière, un coup en dessus, un coup en

dessous. Ce que je dis ne concerne, bien entendu, que l'action publique de l'intéressé.

Je ne saurais en aucune façon m'immiscer dans ses relations privées,

encore moins conjugales; surtout que, depuis pas mal de temps, il a renoncé à

nous faire profiter de ces dernières. 

 

Au fond, le mal vient de l'UMP. C'est quoi, l'UMP, sinon un conglomérat constitué de

bric et de broc, surtout de broques, à vrai dire, sur la seule base du refus de se faire

encore entoulouper par les Socialos.  Là dedans vous trouvez un peu de tout.

Du crypto-gauchiste au réac bon teint en passant par le gaulliste "social", l'humaniste-

catho, le descendant de MRP, le radical-socialiste et le poujadiste en recherche de

paternité. J'en oublie certainement, d'ailleurs.

Contrairement aux Socialistes et autres humano-marxistes de tout poil, fermement

unis par le partage du dogme sacré et de la connerie qui le tient debout, les mecs de

l'UMP ne partagent pas grand chose.

Quand se posent des questions un peu "clivantes", l'immigration notamment, vous en

avez la moitié qui fait la fine bouche et se pince le pif comme quoi, "si on n'est pas au

FN, y a une raison". Reconnaissons toutefois que cette moitié bien-pensante tend à

s'amenuiser au fil du temps et des prises de conscience. On l'a bien vu à l'occasion

des dernières cantonales. Les reports de voix UMP sur candidats de gauche, on les

cherche et, le soi-disant "pacte républicain", il est manifestement parti en quenouille.

Mais quand même. Il reste plein de braves bougres bien intentionnés à la remorque

des Socialos. S'il le faut on vote à gauche. Ne serait-ce que pour faire plaisir au petit

Jésus! Qu'est-ce que vous voulez faire, vous, avec des pignoufs de ce calibre?

Pas grand chose évidemment, sinon le grand-écart.

 

Et c'est bien ce qu'il tente, Nicolas, le grand écart permanent. Seulement n'est pas

Nini-Patte-en-L'air qui veut. Les entrechats se révèlent déja durs, pour lui, y a qu'a voir

ses aventures intimes, mais là, ça dépasse ses capacités chorégraphiques, au mec,

le résultat laisse perplexe. Et que je te vole au secours des Insurgés Allahou-Akbar de

Lybie (voir L'apothéose de Bernard-Henry. ) et que je t'envoie Guéant négocier avec

les Berlusconiens le verrouillage des côtes Nord-Africaines, et que je te caresse la

chèvre (non c'est à cause du proverbe) et que je te planque le chou derrière le dos!

Va falloir choisir, Nico, la putain de toi, le coup reste encore jouable. Regarde le

Projet Socialiste, bordel, on se croirait revenus en 81! Le Programme Commun!

On dirait voir arriver Marchais et l'autre con, le pharmacien, comment c'était déja?

Fabre, je crois, on s'en fout d'ailleurs. Avec Mitterrand et son air faux-cul-hors-classe!

Déconne pas Président de mes burnes, tu en as encore plein qui se souviennent.

Joue là dessus, arrête les couillonnades. Ce n'est pas parcequ'il y a du mou dans la

corde à noeuds qu'il faut se l'enrouler autour du cou, sacrebleu!

Bats toi, d'accord mais pas comme un con!

Là on dirait Jean le Bon à Poitiers. Avec le petit Sarko, le nouveau vassal du Comte

de Vedjian, qui gueulerait " Père gardez vous à droite, Père gardez vous à gauche!"

Noublie pas qu'il l'a eu dans l'os, Jean le bon et bien comme il faut.

Alors, Majesté Sarkozy, garde toi déja bien à gauche. Ca suffira. L'ennemi, il est là!

Et puis, au moins comme ça, si l'an prochain tu te prends les pieds dans le tapis

universalo-suffragien, on ne pourra pas trop te reprocher la compromission

putassière.

Moi, je dis ça pour toi, parce que nous, en pareil cas, nous serons définitivement

dans la purée. Pour rester poli, bien sûr.

 

Allez, pour ce coup-ci je m'arrête. La prochaine fois, si vous êtes bien sages,

j'essaierai de vous faire des petits quatrains. Mais je ne vous promets rien, bien sûr.

 

En attendant, conservez vous bien et prenez du bon temps.

Et merde pour qui ne me lira pas.

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 16:14

 

Nous allons débattre de la laïcité. Beau sujet. Le Dogme Républicain modèle 93

modifié 1905, repose sur ce pilier central dont la solidité semble toutefois un

peu remise en cause ces temps derniers. On ne fait pas d'omelette sans casser

des oeufs et la survenance massive de laïcs un peu spéciaux venus d'outre-

méditerranée nécessite, bien évidemment, un bon petit brain-storming. De la

réflexion jaillit la lumière et de lumière nous avons tellement besoin en ces temps 

si bouleversés et si opaques qu'on n'y voit un bélin, comme disait Constantin

( pas l'empereur, le toubib).

Seulement voilà, ce joli débat, aussi sympa que nécessaire, voulu par notre bon

Président  -Allah soit avec lui- personne n'en veut. De tous côtés, comme disait

Johnny au bon vieux temps du twist, on n'entend plus que récriminations, protes-

tations, hurlements, anathèmes et vociférations. 

 

D'abord les tenants de la "non-stigmatisation des Musulmans". Premier Ministre de

la France en tête, refusent d'en entendre parler. Non mais des fois, faut pas prendre

les enfants de Mahomet pour des cochons sauvages, c'est cousu de fil blanc, cette

affaire! Qui c'est qui la bouzille la laïcité, qui se torche avec? Qui c'est qui prie le cul

en l'air en bloquant les rues? Qui c'est qui nous colle petit à petit, tout en douceur, les

règles à la mords moi le noeud de la Charia?

C'est pas les Cathos, ni les Juifs, ni les Bouddhistes, même pas les Animistes ou les

Témoins de Géochose et encore moins les Protestants, pas vrai? Alors, on en veut à

qui? Faut le dire, bordel, que ce soit clair! Comptez pas sur nous! L'Islam, faut pas y

toucher, surtout pas en parler, c'est sacré, nom de Dieu! Bas les pattes, on  passe

pas, circulez y a rien à voir!

 

Après, vous avez les mecs de droite, les vrais, ceux qui ne s'aplatissent pas devant

l'envahisseur encorané. Et là, ça revient au même,! Que voulez vous qu'ils en aient à

foutre d'un débat, ceux-là? Depuis 2002 qu'il tient le manche, Sarko, qu'il promet le

Kärcher et qu'il a juste apporté le Kouchner ( voir Du kärcher au kouchner. ), il

avait tout le temps de débattre, cézigue. Là, maintenant, ça fait un peu combine de

circonstance son truc, palliatif mal foutu, pis-aller en catastrophe, fortune carrée,

expédient bateau, chaussette russe, poudre aux yeux et miroir aux alouettes. S'il

compte là dessus pour rattraper les fuyards et les ramener au paddock, il se fout le

doigt dans l'oeil jusqu'à s'en trouer le calbute, le Chef de l'Etat lamentable. Son débat,

il peut se le carrer en guise de suppositoire, on dirait juste un cautère sur une jambe

de bois!

C'est plus du baratin qu'il faut, c'est des actes, du concret, du sérieux, putain! Depuis

le temps qu'on constate les dégats le moment serait venu d'arrêter le massacre, non?

Même à droite de l'UMP, bon, on veut bien blablater encore un peu, juste pour éviter

au Président de passer encore pour un con. Mais dans le fond, son débat pourri, on

s'en gratouille le pétrus. Tout ce qu'on voit c'est qu'on fonce à la catastrophe, qu'en

2012, pour corser le truc, on va se payer les Socialos et toutes les calamités qui vont

avec.

 

Et puis, viennent aussi au renaud tous les corniauds de service. Les représentants des

six (?) grandes religions avec les Evèques de France et Boubakeur au premier rang et

aussi le Super-Rabbin.  Même combat, Chers Collègues! Les Franc-Maçons également,

qui ne sauraient en rater une. Pourtant les Framac, les débats ils aiment vachement. Ils

font rien qu'à bouffer, magouiller et débattre. Ben non! Pas celui-là de débat, mauvais,

faut pas, horreur, on  veut désigner des boucs émissaires, ça sent le bouc! Nauséabond

ce truc, défendu, verboten, vietato sporgersi, nitchévo! On s'acharne à dresser les

Français les uns contre les autres, qu'ils disent.

Comme si ce n'était pas déja fait!

Même combat pour les media, d'ailleurs. A celui qui dira le plus haut et le plus fort que

la laïcité, on n'en a rien à secouer. Que c'est le prix du gaz et le chomage qui préoc-

cupent le péquin. Qu'ils s'inquiètent absolument pas de l'Islam, les franchouilles. Que

même lorsqu'ils votent Le Pen, c'est juste pour protester contre la vie chère et

l'existence abjecte de Nicolas Sarkozy! Que les Muzz ne constituent pas un problème,

tout le monde le sait, on se sent si confortable en leur compagnie.

Ben évidemment, c'est y pas plus gentil comme-ça?

On se demande bien comment ça a pu lui venir à l'idée, au Président en sursis,

d'aller se chercher un sujet de discussion tellement mineur et négligeable

qu'il n'intéresse rigoureusement personne.

C'est vraiment pour dire d'emmerder le monde!

  

Pour tenter de savoir le fin mot, connaître l'avis du populo sur la question, j'ai demandé

à mon pote Foupallour. Vous savez, Jean Foupallour, l'électeur FN à sensibilité de

gauche (voir Démocrassie. ), un personnage éminemment représentatif, un panel de

sondage à lui tout seul.

" Un débat, qu'il m'a dit le Jeannot, moi j'en ai rien à foute du moment que je rate pas

télé-foot. Seulement vous commencez à nous emmerder, vous, les intellos, avec vos

conneries de laïcité et autres simagrées de profs mal baisés. Qu'est-ce qu'ils vont

se raconter encore comme conneries? Qu'il faut construire des mosquées? C'est

pas des mosquées qu'il faudrait construire, bordel, c'est des prisons! Nous, l'ouvrier,

quoi, j'veux dire, tout ce qu'on voit c'est que les noirs et les gris ça grouille pire que

des morpions dans le string d'une pétasse à vingt balles. Moi, tiens, à Juvisy, je peux

même plus me balader sans arme. Quand je sors, j'ai toujours ma Rosette de Lyon

sur moi, on sait jamais! Tu réalises quand même, j'veux dire, merde! Alors, votre

débat sur la laïcité c'est branlette de notaire, peau de zob et balais de crins!

Et c'est Marine qu'elle va tous vous mettre d'accord, bande de schnoks!

Salut, j'y vais. C'est l'heure du pastaga avec les potes".

Hé bien nous voilà renseignés, n'est-ce pas? On se demande pourquoi Sarko

n'embauche pas ce mec comme conseiller spécial. Avec Foupallour, pas de faux-

semblants, vous avez le sentiment du Peuple servi sur un plateau et sans fioritures.

Il aurait demandé, Nico, il s'économisait un débat et surtout le débat à propos du

débat, lequel, si les choses continuent ainsi, va complètement occulter le débat.

Et le faire encore plus passer pour une patate.

 

 

Moi, plus j'y réfléchis et plus je me dis qu'on est mal.

Sans vouloir employer le même langage que mon copain précité -pas fou- je pense

que la population franchouille se divise en deux groupes plus ou moins antagonistes.

Ceux qui réalisent le désastre lié à l'invasion africaine et ceux qui, pas encore.

Les effectifs du premier groupe tendent à croître doucement au détriment de ceux

du second, tout en restant encore manifestement minoritaires. Bien sûr la propagande

officielle et médiatique porte à bloc. Nul ne souhaite appartenir à cette France raciste

et xénophobe clouée, chaque jour que Dieu fait, sur le pilori de l'opprobre aux relents

puants des heures les plus sombres de notre histoire. Fermez le ban.

Donc, quand le fléau ne vous touche pas de trop près, vous suivez la consigne bien-

pensante. La  fois où vous morflez personnellement, vous changez d'avis. 

Seulement, chaque jour qui passe accroît irrésistiblement le caractère

irréversible du phénomène. Par suite, lorsque tout le monde aura compris,

la majorité se trouvera déja dans le camp des nouveaux venus.

Il ne sera plus temps alors de se poser des questions. Nous, les indigènes, nous

l'aurons dans le prose. A titre définitif.

 

Voyez donc un peu ce qui se passe du côté de Lampedusa, ces temps-ci.

"Les Maures et la mer montent jusques au port", comme disait le vieux Corneille.

Manque de pot, aujourd'hui vous ne trouverez plus le moindre Cid pour les arrêter,

les Maures  -pour la mer, à part à Fukushima, ça va-  et du coup, ça déboule

effroyablement.

Des milliers. Tous les jours. Sans arrêt. Les soulèvements populaires et démocratiques

des Arabes donnent des résultats curieux. Sauve qui peut généralisé!

Tout ce petit monde va se transformer dare-dare en "sans-papiers". On dira alors

que c'est les patrons qui les ont fait venir et qu'il convient de les régulariser illico, sinon,

le scandale!

D'ailleurs, à propos de scandale, vous avez les reportages du Service Public pour

bien poser le problème. " Quelle horreur, Lampedusa! Voyez donc l'accueil indigne

que l'Europe réserve à ces malheureux. Conditions d'hygiène déplorables. On les

entasse sans ménagement en plein soleil. La colline de la honte!"

J'en passe pour vous la faire courte. Et je me dispense de commentaire.

 

Toutefois, je pense avec angoisse à ces malheureux Lampedusiens. L'avant-garde

d'un Occident en voie de submersion. Ceux qui ont le malheur de vivre sur l'ïle

Européenne la plus proche de l'Afrique. Bien sûr, elle les laisse tomber, l'Europe,

elle s'en fout des Lampedusiens qui croulent sous le nombre sans avoir le droit de

bouger, ni même de gueuler, ni même de murmurer, d'ailleurs. Bien sûr, tous les jours 

on en transfère sur le Continent, des Africains, mais comme il en débarque sans arrêt,

surtout depuis que Kadhafi a ouvert les vannes, Lampedusa étouffe peu à peu, tranquil-

lement et meurt sans bruit. Et tout le monde s'en secoue le bigoudi!

 

Oui, pendant ce temps là, nous autres franchouilles, nous débattons, nous ergotons,

nous nous indignons de n'importe quoi, de l'Euro, des prix du gaz et de la baguette,

des centrales nucléaires, des déclarations de Guéant, des statistiques du chômage,

truquées, surtout quand ça baisse. Mais des Lampedusiens on n'entend même pas

parler. Pourtant, en ce moment c'est ce qu'il y a de plus dramatique, à part le Japon.

Et encore...

Moi, comme Européen et surtout comme Méditerranéen du Nord, j'aimerais qu'on

fasse quelque chose pour décharger ces braves gens de leur fardeau mortel.

Par exemple, patrouiller au larges des côtes Africaines...

En tout cas je me sens vachement concerné.

Ich bin ein Lampeduser!

 

Pensez-y, s'il vous plaît et à bientôt j'espère.

Et merde pour qui ne me lira pas.

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 18:09

 

 

Pour une fois, le défilé de l'indignation gauchiste, enseignante et parentale sera passé

tellement inaperçu que même "Libération.fr" lui consacre à peine un entrefilet entre la

galerie photos et la jeune expulsée du Lycée Tournefeuille. Ce n'est pas que je lise

régulièrement ce machin, loin de là, mais n'ayant rien trouvé dans "Le Figaro" je me

suis rabattu sur le seul organe de presse obligé de traiter le sujet. Sans succés. Même

pas moyen d'avoir les chiffres. Black-out total. Comme coup d'épée dans l'eau, ça se

pose là. Je tenais à le signaler. Bien fait pour leur gueule, mauvaise pioche.

Reconnaissons que l'actualité se prète mal aux petites mesquineries revendicatrices

de plein de postes de producteurs d'analphabètes. 

Bien sûr, le Japon s'essouffle un peu. Après huit jours de couverture intensive, nos

media adorés commencent un peu à pédaler à vide sur le sujet. L'énormité de l'évè-

nement reste cependant de nature à maintenir la pression et le danger atomique

fait le reste. Notons au passage qu'entre les images tragiques des malheureux

transis de froid cherchant leurs morts sous le blizzard de neige radioactive et

l'héroïsme invisible des types qui sacrifient leur peau pour éviter la

catastrophe tchernobylesque, il y a matière à intéresser le chaland.

Même après une semaine non-stop.

 

Cependant rien ne résiste, en ce jour crucial, à la Grande Guerre de Lybie voulue,

imposée quasiment et désormais engagée par notre Président de la République

Une et Imprévisible.

Inch Allah!

Le coup est parti et nos avions intrépides survolent maintenant la Cyrénaïque

et même la Tripolitaine, emplissant de terreur les infâmes suppots de l'ignoble Kadhafi.

La France, Monsieur, La France glorieuse et éternelle, a repris d'un coup son rang dans

le concert des Nations. Le premier, comme il se doit. Les mânes associées de Charle-

magne, de Louis XIV, de Napoléon 1er. et du Général viennent d'inspirer à notre petit

Nicolas une salutaire reprise en main du Monde Civilisé. De lui insuffler l'énergie

requise pour résolument se porter à la tête d'une grande coalition convaincue de faire

la peau au monstre affreux. Bonaparte au pont d'Arcole, si vous voyez. Avec le mouve-

ment vers l'avant, viril autant que gracieux et le drapeau de la République fièrement 

arboré afin d'indiquer à la troupe suiveuse la direction du combat victorieux. 

Nous irons jusqu'à Tripoli lui mettre les tripes au soleil!

On va lui apprendre, tiens, à ce sale bédouin plein de puces, à pas nous acheter nos

Rafales. Il va pouvoir se les déguster personnellement, nos beaux avions, avec toute la

mort qu'ils transportent à Mach II. Démonstration en direct live. Vlan! Plein la gueule,

prends ça et  tiens toi le pour dit, crève charogne! On va t'apprendre à venir camper

chez nous sans signer les contrats, saleté, fumier, ordure!

Et je ne vous parle même pas de son chiare, Seif al Islam, sale petit merdeux préten-

tieux à gueule de voyou Kärchérisable. Comment il a dit déja, en parlant de Sarko?

Ce clown, c'est ça? Il va voir, la putain de sa mère, le suppositoire qu'il va lui carrer,

le clown! Une bombe de cinq-cents kilos en pleine gueule, oui, pour lui et pour tous

ses tarés de frères, résidus improbables des coïts abjects d'un infect dictateur de

cauchemar!

 

Voilà qui fait du bien, quand même, faut le dire. Je ne sais pas si ça va booster les

cantonales ou inverser la tendance abominable des présidentielles mais en tout cas,

il aura fait son possible, le Président, avec tout son coeur et tout son allant.

 

D'accord, cela reste une énorme connerie. D'accord il va falloir gérer maintenant un

conflit mal fagoté, une sorte de croisade, avec tout ce que la chose comporte d'arrière-

pensées sanglantes dans le monde Islamique. On peut dire tout ce qu'on veut mais

quand l'Occident lance une attaque de grand style contre les Arabes, ces derniers

finissent toujours par en concevoir quelque acrimonie à notre égard. Et comme ils

nous aiment beaucoup, certes, mais saignants, nous pouvons nous attendre à des

retombées délétères. Prenez pas trop les transports en commun, ces temps-ci,

préférez le vélo. Vous risquez également de crever mais dans la deuxième hypo-

thèse, vous pouvez toujours continuer à pieds. Un seul bémol, aujourd'hui, si vous

foutez une bombe dans le Métro ou le RER, vous bouzillez prioritairement du

Mahométan. Cependant de telles considérations ne sauraient les arrêter, dans la

mesure où Allah reconnaît toujours les siens et prend soin de réserver aux martyrs

un sort Hollywoodesque.

 

Et puis, qu'est-ce que c'est que ces conneries d'aller donner un coup de main à Al

Qaïda pour lui astiquer le prestige auprès des tribus du désert, alors que le sinoque

de Tripoli se démerdait pour la cantonner aux rôle de complôteur en sous-main?

Et aussi de pousser ledit psychopathe à laisser partir, voire coller carrément dans

les bâteaux, tous les candidats immigrants clandestins qu'il décourageait  à sa

façon, jusqu'à présent, d'embarquer pour l'Europe et ses prestations sociales?

Et également d'aller se mêler d'affaires qui ne nous regardent pas et auxquelles

nous ne comprenons que pouïc. L'action humanitaire, moi je veux bien, mais quand

ça consiste à balancer des bombes et à envoyer des missiles, le doute m'habite.

Sans compter qu'à partir du moment où nos braves coalisés vont s'apercevoir qu'ils

s'enlisent, il va bien falloir qu'ils se décident à y aller, sur le terrain, et à se colleter

à l'ennemi pas trop discernable mais particulièrement vicieux.

Comme en Afghanistan. Et en Irak.

 

Justement, à ce propos, je me demande bien pourquoi en Irak fallait pas y aller

mais en Libye, oui. Pourtant Saddam-Hussein, dans le genre tyran-assassin, il

valait largement Kadhafi, non? Je ne trouve qu'une explication. Dans le premier

cas vous avez Deubel-You Bush, le salopard patenté. Dans le second, au contraire, 

vous êtes entre les mains bénies de Barack-Hussein, le Prix Nobel de la Paix qui

ne fait la guerre que pour le seul bien de l'Humanité souffrante. Et là, tout devient

limpide. Si Obama y va, on peut tous y aller. L'onction divine justifie notre action et

nous protège de l'erreur historique. Nous nous fourrons, si vous voulez, dans une

belle merderie mais nous pouvons marcher tranquilles, la Force du Bien trottine à nos

côtés. Et si tout se passe comme prévu, on ne sait jamais, les Amerloques pourront

faire main-basse sur le pétrole. Ca vaut le coup, y en a tout plein en Libye.

 

Cependant, le plus étrange, le plus comique, le plus consternant, aussi, disons-le,

demeure la façon dont cette grosse pantalonnade a débuté.

                          

                                   Au Caire, en Février, Bernard-Henry Lévy,

                          Se morfondait d'avoir un peu loupé le coche,

                          Il eût aimé chanter les guerres d'Arabie,

                          Mais, Moubarak parti, il se sentait bien cloche.

                          C'est alors qu'il apprit que dans la Lybie proche,

                          L'envie démocratique avait aussi frappé,

                          Que contre Kadhafi, le plus affreux des moches,

                          Les tribus de l'Orient venaient de se lever.

                          Son sang ne fit qu'un tour et notre philosophe,

                          Sauta, tout aussitôt, dans un vieux camion,

                          S'adressant au chauffeur, en brève apostrophe,

                          Lui demanda son but et sa destination.

                          Le brave homme lui dit "Msiou qu'il  i tri zouli,

                          Moi j'y m'en vais comme ça direction Benghazi".

                          Après avoir dûment consulté une carte,

                          Bernard-Henry se dit avec sagacité,

                          Puisque vers l'Est Libyen il semble que je parte,

                          L'objectif est atteint, voyons cette cité.

                          Et dès son arrivée, notre immense génie,

                          Comprit qu'il était bien tombé au bon endroit,

                          Que la lutte visant Muhammar Kadhafi

                          Trouvait en ces lieux ses forces et tout son poids.  

                          Mais, encerclés par le tyran abominable,

                          Les insurgés sentaient leur fin qui arrivait,

                          Ils trouvèrent en Bernard un ami bien aimable

                          Qui de démocratie et de droits leur parlait.

                          Ne vous en faites pas, leur dit il en substance,

                          De votre sort merdeux je m'en vais vous tirer,

                          Et tout en secouant sa longue mèche blanche,

                          Il leur dit "à Sarko je vais téléphoner".

                          Sitôt dit, sitôt fait et, tout en élégance,

                          Bernard-Henry Lévy appela Sarkozy ,

                          Lui disant " O, mon cher Président de la France,

                          Je puis te présenter les Massoud de Libye",

                          Lui rappelant ainsi avec tact et malice,

                          De son prédécesseur une occasion loupée.

                          "Rapplique, ô mon ami, mon énorme délice,

                          Je ne saurais rater cette opportunité,

                          Je vais les recevoir, je vais les reconnaître

                          Et donner à la chose un grandissime éclat,

                          Cela me donnera l'occasion de renaître

                          En aidant la Libye dans ce nouveau combat.

                          Je convaincrai l'Europe et s'il le faut, le Monde,

                          De la nécessité de sauver tes amis,

                          De l'emprise abhorrée d'un dictateur immonde,

                          Et nous aurons oeuvré pour la Démocratie".

                          Bernard-Henry Lévy, Nicolas Sarkozy,

                          Ont ainsi fait péter la guerre de Libye! 

 

Voilà, sans rien ajouter ni retrancher, c'est bien de cette manière que les choses

se sont déroulées. Méfions nous toujours des types qui veulent sauver le monde.

Y a pas pires plante-merdes.

 

A une autre fois, mes Amis.

Et merde pour qui ne me lira pas.                        

 

       

                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 13:17

Manquait plus que ça!

On avait déja le bordel Arabe, les primaires socialistes, la diplomatie sarkozyenne,

les question prioritaires de constitutionnalité, les cantonnales, les débarqués de

Lampedusa, Nora Berra qui veut nous coller au régime sec, les rugbymen du XV de

France et le retour de Johnny Halliday, il nous fallait en plus le cataclysme nippon  et

son accident nucléaire. Sacré nom de putain de Dieu de mes burnes, à ce train là  je

vais finir par perdre la foi, moi et même devenir grossier, si ça se trouve.

Pas possible autrement!

Parcequ'enfin, un bon gros tremblement de terre au Japon reste une calamité attendue,

inéluctable, inscrite dans l'ADN de la croûte terrestre comme la connerie dans les gènes

de l'électeur de base. Même le tsunami, si terrible, effrayant et épouvantablement dévas-

tateur soit-il, ne fait pas exception aux malédictions inévitables autant que géophysiques

de la tectonique des plaques. Ces choses-là doivent arriver. Un jour ou l'autre. Demain

matin ou dans quarante ans. Faut vivre avec. Pour s'y soustraire il conviendrait

d' éviter d'habiter sur des failles géologiques. Mais allez dire ça à des Japonais!

  

En revanche, les accidents de centrales nucléaires , ça oui, comme tuile ça se pose là.

Tchernobyl, encore, remonte à une époque où l'on n'osait pas trop critiquer sérieu-

sement les errements de l'U.R.S.S. Une centrale communiste qui explose ne remet pas

en cause le dogme sacro-saint du marxisme-léninisme si noblement incarné par le pays

qui l'a porté sur les fonts-baptismaux. Même en Avril 1986, alors qu'on venait de lourder

-provisoirement- les socialos, la presse franchouille n'aurait jamais  risqué la moindre

critique un peu objective à l'égard du foutoir soviétique. 

Alors que les Nippons, même s'ils contribuent à relever la Chine, n'en demeurent pas

moins de sales capitalistes dont les saloperies d'usines atomiques n'ont d'autre objet

que d'enrichir les abjects actionnaires qui les ont financées. Et ce, au risque d'intoxiquer

à mort le bon prolétariat victime de la cupidité crapuleuse des spéculateurs sans foi ni

loi. Bien sûr me direz vous à juste titre, l'incident Japonais revêt une gravité beaucoup

moins lourde que la catastrophe Ukrainienne avec un niveau de sécurité sans

commune mesure. Ben évidemment, comme dirait Bourdin. 

Toutefois cela n'empêchera pas tout le ban, l'arrière ban et la troupe enfiévrée des

écolos de toutes obédiences de venir nous casser les baloches avec les méfaits du

nucléaire qui empoisonne la terre, rend les laitues radioactives et fait grossir les

lapins de garennes. Ah, ils vont reprendre du poil de la bébête les potes à Hulot, les

contempteurs d' Eva, les suiveurs de la Cécile et les adeptes du Cohn-Benditisme. 

Voilà qui va apporter de l'eau à leur moulin à paroles à toutes ces pastèques et les

encourager à raconter leurs inepties à tous les gogos qui veulent bien les entendre.

On le sait, bande de salopards, que le nucléaire c'est dangereux! Notre ancètre Cro-

Magnon s'en passait très bien, seulement, nous, on peut pas. Alors, on essaie de

maîtriser. Aussi efficacement que possible. En espérant bien fort que des séismes

de magnitude 9  ne viennent pas, à tout bout de champs,foutre en l'air nos centrales.

Ca reste quand même raisonnable comme souhait, non?

 

C'est comme les sommets Européens. Pour une fois, notre Président de la République

Une et Islamocompatible prenait les devants en reconnaissant avant tout le monde

la Représentation improbable des insurgés de la Lybie Révolutionnée. Pour une fois,

en preum's, il appelait à l'action guerrière contre l'odieux tyran planteur de tentes

bédouines sur  Pelouses Nationales. Pour une fois, enfin, il pensait se soustraire aux

critiques acerbes de la Grande Famille de Gauche en portant, vachement très haut, les

valeurs sacrées de la démocratie et des droits de l'homme.

Naturellement, si on veut prendre la tête il faut aller plus vite que les autres. Les squizzer

un peu, en cas de besoin et puis, pas trop chercher la petite bête. C'est ce qu'il a fait

Nicolas Sarkozy, il a planté un démarrage de derrière pour lâcher tout le monde et du

coup, c'est lui qui s'est fait larguer. Ca peut arriver mais c'est rébarbatif à avaler.

A l'exception de Cameron, toujours partant, en bon Rosbif, pour se taper le sale boulot

au profit des Etats-Unis, tous les autres ont fait la fine bouche, cherché l'atermoiement,

pinaillé pour des détails, finassé sur les opportunités. Bref, personne n'a suivi et la

mère Angela n'a pas manqué d'expliquer que les charmants révolutionnaires Lybiens

manquaient encore un peu de crédibilité. Qu'on pouvait, à la rigueur, leur adresser la

parole mais sans aller, surtout, jusqu'à se mouiller grave pour leurs jolis yeux. D'autant

que le vieux Muhammar; l'enflure, se révélait bien plus coriace qu'on ne l'avait imaginé

au départ. Sans oublier que lorsqu'on appelle révolution une guerre tribale, mieux vaut

bien réfléchir avant de décider où se situe exactement la légitimité démocratique.

Donc, nouveau Sarkofiasco!

 

Voilà. Quand je pense à tous ces pignoufs pourfendeurs d'Europe prétendue inutile

voire nuisible! On le voit bien, là, que ça peut servir, l'Europe. La preuve, elle vient de

nous éviter de partir sur une connerie de première grandeur. Faire la guerre à Kadhafi,

vous vous rendez compte? Sans compter qu'on n'est pas sûrs de gagner!

En plus, je ne sais pas si vous avez bien vu les gueules des insurgés mais ça fait

réfléchir quand même. Des types qui vous balancent des "Allahou akbar" tous les trois

mots! Je ne voudrais pas avoir l'air de donner raison à la Dame Merkel mais avec des

amis comme ceux là, pas la peine d'aller se chercher des ennemis. Ca saute aux yeux.

Y a que la Gauche française pour ne pas le voir. Et Sarko, tout essouflé, court après!

Bien sûr, avec Alain Juppé qui s'en va gentiment baisser son froc devant les Frères-

Muzz, on perçoit une certaine évolution de la diplomatie Franchouille. Il faut bien

aussi reconnaître qu'en tant que fervents financeurs de mosquées sur demiers publics,

nos aimables dirigeants ont pris des habitudes quelque peu dhimmiques qui tendent à

devenir seconde nature.

  

Les barbus constituent désormais, à l'évidence, le public à séduire, les amis à conquérir. 

Il convient, en conséquence, de les choyer partout. Au dedans comme au dehors. Sinon,

gare aux diatribes cinglantes des media et des caciques illuminés de la Gauche toujours

prêts à proclamer à sons de trompes, le devoir sacré de soutien sans faille aux

insurrections populaires et démocratiques.

Peu importe que les révolutionnaires portassent la barbe. Cela s'est déja vu au temps

glorieux de Fidel et du Ché avec le remarquable succès qu'on connaît. La vertigineuse

avance prise par Cuba en matière de démocratie sociale démontre encore plus, s'il le

fallait, l'intérêt qui s'attache à confier les révolutions aux poilus de la gueule. 

Viva el Commandante Che Guevarra et Allahou Akbar! Et je dirai même Akbar Bapoux,

me référant en cela à une comptine que me chantait mon Pére quand j'étais petit et

qu'il était bourré.

                             Y avait dans mon village

                             Un homme plein de poux,

                             Il ne voyait personne

                             On l'appelait Barbapoux.

                             Bar-ba-poux, Barbapoux, Barbapoux,

                             Barbapoux barbapoux... 

 

Je vous prie de bien vouloir m'excuser, la fatigue sans doute. Et pardonnez aussi la

contrepèterie.

Salut et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 16:07

Bon. Déja, à partir de dorénavant on peut dire du mal de John Galliano sans pour

autant se voir accusé d'homophobie. Ca ne pisse pas bien loin, on est d'accord.

Toutefois en ces temps de liberté d'expression quelque peu bridée, on se satisfait

de ce qu'on peut. Bien sûr, nous avions déja connu le même phénomène avec Tata,

le Ministricule -qui rime si bien- de la Culture. Vous me ferez observer, certes,

que ce dernier n'a jamais manifesté le moindre penchant pour le Führer ni encore

moins, si c'était possible, le plus léger soupçon d'antisémitisme, quelle horreur!

Exact. Cependant son entrée dans le gouvernement exécré du Président honni

de la République qui doit en avoir honte, suffit à le faire passer de gentil bobo de

bonne famille brevetée gauche historique, à sale facho pédophile. Sic transit.

Profitons bien de cette sorte d'opportunités. Il s'agit d'exceptions qui confirment

la règle. On n'a toujours pas le droit de dire, par exemple, que les racines du

Directeur-Général du Fonds Monétaire International ne se situent pas en Haute-Loire.

M. le Ministre Wauquiez qui émettait cette remarque à l'issue du discours 

abjectement nauséabond de Nicolas Sarkozy sur la Chrétienté, vient d'en

faire la démonstration en s'en prenant plein la gueule. Il a "mordu le trait",

comme dit Moscovici. Et dans ce pays des droits de l'homme, quand on mord le

trait, on s'en mord la langue, puis on ne tarde pas à mordre la poussière.

C'est bien connu.

 

On n'a pas le droit non plus d'évoquer l'histoire de la France. Sauf, peut être au

travers du prisme déformant du dogme républicain de la Sainte Révolution de 89 et

des bienheureux, Saint-Just, Danton, Robespierre et autres divinités panthéonnesques

du Salut Public.

Naturellement il ne viendrait à l'idée de personne de rendre hommage aux Rois qui ont

patiemment construit le Pays pendant huit siècles. Aucun intérêt, ça ferait plaisir à qui?

A quelques royalistes attardés au vote incertain? Non, on s'en fout des Rois.

En revanche, les racines chrétiennes, ça oui, ça remue du monde. Seulement les

Musulmans, dans cette affaire, on en fait quoi? On leur rappelle Charles Martel?

Pourvu qu'il n'aille jamais à Poitiers, le Président. Vous le voyez raconter sous le long

nez de sa copine Ségo, l'histoire de 732 avec la déroute des Arabes qui a sauvé la

France d'une invasion mortelle? Là c'est pour le coup qu'il ne s'en relèverait plus de

la branlée médiatique,  Nicolas. On le verrait  à titre définitif, excommunié, révoqué,

répudié, disqualifié et moralement dégradé sur le front des troupes bien-pensantes,

tel un Dreyfus honteux mais inréhabilitable à jamais.

Déja qu'il se trouve tout cacateux et fort dépourvu, de ces temps-ci, notre bon

Président. Complètement coincé, même, entre des socialos qui ne lui lâchent pas la

grappe une seconde, des media massacreurs, des révolutions arabes imprévisibles,

des Raïs qui s'écroulent comme des tas de fumier montés trop haut et des sondages

qui lui prédisent un avenir de chiottes. Même plus sûr d'arriver au second tour, le

malheureux. Sacqué par Villepin, talonné par Martine, piétiné par Marine!

 

Ah tiens, parlons en un peu de la Marine.

Panique à Saint Germain des Prés, terreur à Bobigny, sauve qui peut à la Goutte d'Or!

La voilà qui prend la tête du peloton. A voir comment elle enroule on sent bien qu'à la

première côte un peu raide elle est foutue de s'échapper, tiens, comme un Contador

survitaminé. Et là, pour lui prendre la roue y aura pas grand monde.

Vous m'objecterez sans doute qu'il ne s'agit que de sondages et que notre copain

Harris, il peut lui arrriver de se foutre le doigt dans l'oeil bien profond. Certainement.

Je n'en disconviens pas. Cependant, Marine Le pen à 23% , avec la mère Aubry et

Sarko au coude à coude deux points derrière, ça sent son réel. Ca correspond forcé-

ment à une tendance lourde, une lame de fond qu'on sentait bien venir et qui arrive.

Entre parenthèses, la démocratie, ça vaut ce que ça vaut (voir Démocrassie. ) mais

nous en faisons tout de même un  drôle d'usage, dans ce pays. Nous avons réussi,

à force de bricoler une Constitution assez finement élaborée, à mettre en oeuvre la

campagne électorale permanente. En gros, le corniaud qui parvient à se faire élire

Président de la République, pour faire quelque chose de sérieux il a six mois. Le

temps que l'adversaire terrassé se ressaisisse, que les illusions se dissipent et que le

soufflé de l'euphorie post-électorale retombe sous la pesanteur des réalités prosaïques

de la vie courante.

Dès lors, la chasse à courre commence. Taïaut! Taïaut! La curée constante, l'halali

quotidien, la meute aboyante des media, les cors déchirants des adversaires de tout

bord, les piques aiguisées des sondeurs dans les miches, la course éperdue du gibier

élyséen et l'adieu du chasseur que l'écho faible accueuille et que le vent du Nord porte

de feuille en feuille! Vous voulez gouverner un pays dans ces conditions là, vous?

Autant essayer de se chercher les morpions avec des gants de boxe.

 

Je ferme la parenthèse et j'en reviens à la dame Le Pen.

L'affaire apparaît bien claire et bien logique. Marine semble en passe de retirer les

bénéfices d'une boutique familiale créée par son Papa voilà près de quarante ans.

Une idée fort astucieuse consistant à fédérer la mosaïque des droites franchouilles 

sur la base d'une opposition à l'immigration africaine dont on voyait, déja à l'époque,

poindre les potentialités ravageuses. Boosté par l'accession au pouvoir de Mitterrand

et de sa clique, le petit négoce prospéra tant bien que mal jusqu'à devenir une force

redoutable, essentiellement nuisible à la droite molasse empêtrée dans son parti pris

politiquement correct.

Seulement, la vérité consiste à reconnaître la persévérance de ces gens-là qui n'ont

jamais cessé, sous la diabolisation, l'opprobre, les quolibets et les injures, de dénoncer 

une immigration insensée et de prôner la préférence nationale. Le reste n'est qu'enro-

bage et roupie de sansonnet. Si nous les avions écoutés nous ne nous trouverions pas

aujourd'hui englués dans l'affreuse situation que nous connaissons.

Le bon peuple le constate et en tire les conséquences.

Il avait, à tort ou à raison, la trouille du père, le peuple. La fille semble bien lui

inspirer confiance.

Peu importent les inepties démagogiques déballées au fil du discours, Marine dénonce

la  mainmise progressive des musulmans sur le Pays et elle seule apparaît légitime et

crédible en la matière. Elle s'appuie sur une antériorité de quatre décennies.  Ils voient

bien, maintenant, les honnêtes citoyens moutonniers, à quel point ils se sont fait berner

par leurs politicards socialos de gauche et de droite. Ils commencent à saisir la distance

qui sépare le joli discours humanitaro-universaliste de la réalité sordide et effrayante à

laquelle ils sont confrontés. Ils comprennent que jamais leurs élus ne leur ont clairement

expliqué vers quel avenir ils les conduisaient. De là à faire confiance à ceux qui le leur

avaient dit, il n'y a qu'un pas. De plus en plus de braves gens sont en train de le franchir,

ce pas là. 23% aux dernières nouvelles.

 

Bien entendu, quelle que soit son étendue en 2012, l'électorat ainsi capté par la dame

en question ne manquera pas de se retrouver une nouvelle fois couillonné jusqu'au

trognon.

Il aura, dans l'hypothèse la plus favorable, facilité la réélection du Président et, dans le

pire des cas, servi les intérêts des socialistes. On voit bien, d'ailleurs que ces derniers,

sentent encore le vent du boulet de 2002. Incapables de se choisir un champion alors

que la course a commencé et mettant tous les jours en évidence les ambitions

personnelles de leur demi-douzaine de présidentiables, ils ont tout lieu de baliser.

Nicolas Sarkozy aussi. Quand vous savez que votre élection à tenu à la récupération des

voix d'un tiers des électeurs du Front National, la remontée fulgurante de ce dernier vous

refile imparablement des crampes intestiales. Quand vous voyez, parallèlement,

Galouzeau de Villepin qui, avec ses airs d'autruche à plumet, s'apprête à vous piquer

sept points, là c'est carrément la cliche. Vous ne vous tenez plus, ça déborde!

 

Voilà l'effet Marine. La panique à babord et aussi à tribord, la barre qui tourne à vide,

les voiles qui fasseyent, les matafs qui picolent, la cale qui se remplit, l'océan

déchaîné prêt à tout engloütir et l'ouragan féroce qui vous précipite en enfer.

Ce n'est même plus le bâteau ivre, ça tourne carrément au vaisseau fantôme. 

 

Peut être conviendrait-il d'attendre un peu avant de tirer des conclusions vu que les

élections en cause n'auront lieu que dans quatorze mois. Il peut s'en passer de choses,

en pareil laps de temps. Des vertes, d'un joli vert islamique et des pas mûres, surtout,

vu la tournure que les évènements semblent prendre, notamment de l'autre côté

de la Méditerranée. Conformément au second principe de la thermodynamique, on

voit mal comment le désordre pourrait ne pas croître voire embellir.

Le bordel arabe et ses métastases européennes ne sauraient laisser de marbre nos

aimables concitoyens, ni les dommages susceptibles d'en résulter

manquer de faire monter encore la cote de la cheftaine du F.N.

Souvenez vous des paroles fameuses d'Escartefigue à César. Elle lui disait quoi, à

César, la Marine Française?

 

Que le Seigneur vous ait en sa Sainte Garde, comme Notre-Dame du même tonneau

et, ainsi que le proclament parfois les écriveurs marins de la Marine, merde pour qui

ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 16:02

De Zouara à Tobrouk en passant par Raz Latouf, la Lybie tout entière apparaît à feu

et à sang. Emplie de vacarme, de fureur, de belle ardeur révolutionnaire, indomptable 

autant que sereine et désintéressée.

Bon, alors de quoi voudriez vous parler, vous, à part ça?

Nous n'allons tout de même pas raconter la cérémonie des Césars ni les mésaventures

britanniques du Quinze de France, cela manquerait de tenue.

En revanche, il y a bien le petit replâtrage ministériel de Dimanche, évidemment.

Toutefois, que représente le dégommage de la mère Alliot-Marie en face de

l'interminable agonie du régime Kadhafi et du bordel arabe en général. Peu de chose

en effet.

Bien sûr il y a connexité. Sans la révolution Tunisienne et l'écroulement définitif du cours

de Ben Ali dans la cotation internationale, la mère Michèle, indéboulonnable, 

continuerait tranquillement à parader sur son portefeuille en béton vibré.

Manque de pot, il a fallu que le Canard, le sous-marin lance missile de la Grande

Famille de Gauche, balance vicieusement sur les petites combines tunisiennes du

Papa Marie, l'investisseur immobilier centenaire et sur les copinages embêtants de

sa fifille du Quai d'Orsay.

Rien de vraiment répréhensible, mais si l'on y ajoute les dithyrambes du Sieur Ollier,

le jules attitré de cette dernière, à l'égard de Kadhafi, ça fait beaucoup pour rester

paisiblement au Gouvernement en temps d'insurrection arabe. La meute hurlante ne lui

lâcherait plus les jupes, à la vioque.  En conséquence elle sera sacrifiée sur l'autel de

la libération démocratique présumée des peuples Nord-Africains et du Canard

Enchaîné réunis.

 

                                      O combien de ministres et de présidentiables,

                                      Qui s'en allaient joyeux vers leurs nobles destins,

                                      Se sont vu le Canard leur tomber sur le râble,

                                      Leur niquer la carrière et leur casser les reins.

                                      Alliot-Marie allait, bientôt, avec panache,

                                      Boucler ses cinquante ans de politiquerie,

                                      Elle trimballait fièrement sa tronche de ganache

                                      Et son foulard cucul dans la Chancellerie.

                                      Le coup qui la frappa la laissa chancelante,

                                      Puis elle fit front sans voir qu'encore elle s'enfonçait

                                      De plus en plus profond dans l'opprobre et la fiente,

                                      Et que son maroquin en quenouille partait.

                                      Son sort était scellé. Nicolas Sarkozy

                                      Vira sans sourciller Michèle Alliot-Marie.

 

Du coup, nous allons avoir droit à un petit remaniement gentiment assorti d'une sympa-

thique allocution télévisée. Pour passer le temps et discuter le bout de gras devant un

pastaga ou même sur le web, c'est toujours ça de pris. D'autant qu'avec Patrick Ollier,

le jules précité, ça va nous faire deux postes. L'accessoire suit le principal comme

disent les juristes et la femme doit suivre son mari ou, à défaut, précéder son concubain.

- Je voulais dire cubin, la fidélité d' Ollier c'est à  Kadhafi qu'il la vouait, pas à Fidel -

Voilà de quoi faire plaisir à plusieurs personnes en se débrouillant bien. A Juppé, déja.

II aime bien les Affaires Etrangères le droit-dans-ses-bottes, ça jette plus que l'armée

et les petits fours sont bien meilleurs. La Défense, en revanche, pourrait enfin offrir à ce

pauvre Longuet le joli portefeuille régalien qu'il attend depuis si longtemps. De quoi le

consoler un peu de toutes les vacheries qu'il a subies, le malheureux.

Et puis, qui sait, il va peut être bien modifier un peu les erreurs de casting, Sarko. Faire

plaisir à un centriste, que sais-je, en lui refilant le fromebock laissé vacant par le

concubain (décidément). Bref, on verra.

Sutout qu'on s'en fout un peu. Les ministres, du moment qu'ils arrivent à dire leurs deux-

trois foutaises à la télé et à prononcer des discours que personne n'écoute, dans

les salons dorés où l'on cause pour ne rien dire, ils sont tous bons et, par nature,

interchangeables. 

Allez, assez rigolé, venons-en aux choses sérieuses.

 

 

Ca craint grave, particulièrement grave même, les histoires des Arabes!

Déja, de ces gens là nous savons pertinemment qu'il ne faut rien attendre de bon.

Du mauvais, en revanche, ils sont en train de nous en fabriquer et du pas ordinaire.

Moi, vous me connaissez, j'essaie toujours de voir les choses de la façon la plus

simple possible. Compliqué, j'ai pas les moyens intellectuels, n'est pas Bernard-Henri

Lévy qui veut.

Donc, le souk épouvantable que nous voyons évoluer quasiment heure par heure depuis

deux mois concerne les régions qui possèdent les plus grosses réserves à la fois de

pétrole et d'immigrants clandestins potentiels.

Sur ces deux points, pas besoin de vous faire un dessin, la facture va en prendre un de

ces coups dont nous ne sommes pas près de nous relever.

Déja maintenant le plein nous coûte la peau des couilles et Mohamed de Bobigny se

voit rappliquer les cousins du Bled venus sauver leurs miches à l'ombre des cotisants

franchouilles en fleurs. Mais cela n'est rien, à peine le début du commencement.

On va en prendre pour des années de panique et d'incertitudes avec tout ce qui s'ensuit

comme calamités de toute nature. On n'avait pas assez de la crise qui n'est pas près

de finir, il nous manquait ça pour partir complètement en sucette.

Et ce n'est pas tout.

 

Quand on regarde attentivement les images délivrés à profusion par les media de tout

poil, on voit bien que le muzz fanatique, le barbu en soutane blanc-douteux et calotte

brodée de sourates, ne se trouve jamais bien loin du coeur des hostilités.

On entend bien, aussi, entre les détonations, les "Allahou Akbar!" qui remontent le

moral des troupes et confèrent du sens au soulèvement bien démocratique.

Conséquemment, pour peu qu'on possède un minimum de clairvoyance, on comprend

bien que les jeunes révoltés de la révolution internet constituent une ravissante vitrine

pour couillonner le gogo occidental. Les vrais patrons du mouvement, ce sont

très vraisemblablement les copains islamistes qui feront main basse sur le pouvoir

aussitôt  que possible.

Et c'est vrai partout, parcequ'en pays musulman l'essentiel absolu c'est l'Islam.

Nous nous en apercevrons bien un jour ou l'autre, même au sein de la Dolce Francia

si aimablement sussurée par Madame Sarko.

Alors, n'en déplaise aux Démocraties Occidentales qui croient intelligent de suivre avec

zèle et entrain, le mouvement insurrectionnel des Arabes, il est probable que nous ne

tarderons pas à regretter les Ben Ali, les Moubarak et peut être même les affreux

Kadhafi, père, fils et saint-esprit. Hélas! Qu'on le veuille ou non, avec ces gens là, au

moins, on savait grosso-modo à quoi s'attendre.

Avec leurs successeurs, ce ne sont pas les mauvaises surprise qui vont nous manquer.

D'ailleurs, Islam ou pas, vous avez déja vu les révolutions apporter des bienfaits, vous?

 

Aleïkoum salam et merde pour qui ne me lira pas.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:44

 

Aussi loin que je me souvienne - ça fait belle lurette - nous avons toujours été cons.

Je veux parler de cette forme de niaiserie collective qui pousse une forte majorité  

d'entre nous à penser la même chose au même moment. Une sorte de

mode, si vous voulez.

La mode stricto-sensu apparaît déja comme une aberration intelectuelle dans la

mesure où elle utilise le côté panurgique de l'humanité à des fins commerciales.

Toutefois ça reste inoffensif -sauf pour le portefeuille- et fait plaisir à ces dames.

Même à ces messieurs, de plus en plus semble-t-il, ce qui confirme avec éclat la

tapettisation de nos sociétés post-civilisationnelles.

En revanche, la mode de la pensée se révèle infiniment plus pernicieuse et

redoutable.

Elle conduit à commettre les pires stupidités, les fautes les plus dramatiques.

Elle pousse le populo à une convergence délétère vers des objectifs postulés. 

Elle détruit toute forme de doute et de sens critique, elle occulte l'intelligence.

Elle constitue la cause première des guerres, des révolutions, des totalitarismes

et des erreurs historiques les plus lourdes de conséquences telle que, par exemple,

l'invasion plus ou moins librement consentie des pays d'Europe par des populations 

réfractaires à toute assimilation.

 

Bien, mais je m'en voudrais de vous casser plus longtemps les roubignolles avec mon

verbiage assommant , j'en viens au fait.

Notre connerie collective d'aujourd'hui me semble encore plus crasse que celle d'antan.

Plus bêtasse, plus neu-neu, si vous voyez, carrément décérébrée. Peut être cela vient il

de l'indigence des maîtres à penser qui infestent les media, de nos jours et dont on se

demande par quel miracle ils parviennent à joindre tant de sottise à tant de prétentieuse

inculture ignare. C'est encore plus cul qu'avant parcequ'il n'y a même pas le moindre

commencement de réflexion à l'origine. On gobe tout cru, sans mâcher et on décide

que c'est bon. En plus il s'agit de phénomènes de courte durée, à obsolescence

programmée pourrait-on dire. On s'entiche un bon coup, pendant quelques jours,

quelques semaines au maximum, on en parle tout le temps et à tout propos.

Puis le soufflé retombe et on passe à autre chose.

Exemple récent autant qu'éminemment caractéristique : l'Obamania.

Qu'est-ce qu'on a pu nous bassiner avec cette couillonnade. Une folie collective,

surtout en Europe. Bizarrement, les Amerloques semblaient moins noeud que nous

sur ce coup là. Sans doute parcequ'ils se sentaient forcément plus concernés,ce qui

pousse, en général, à la circonspection. Sans parler des électeurs de Mac Cain,

lesquels savaient pertinemment qu'ils l'avaient dans l'os.

 

Là, maintenant, à l'heure où je mets sous presse, la mode est à la révolution.

Une fois n'est pas coûtume, cet engoûment formidablement puissant

bien que  vraisemblablement éphémère, nous vient de la rive sud de la

méditerranée.

Entre nous et parenthèses, je fais gaffe. Comme je risque de me montrer un peu

critique vis à vis de nos amis d'Afrique du Nord, je sens bien que je marche sur

des oeufs. Ce n'est pas le jour, précisément, où notre belle Justice Républicaine

vient de condamner Eric Zemmour pour délit d'opinion - même si ça ne s'appelle

pas exactement comme ça, c'est pareil-  qu'on va se mettre à dire du mal des

Diversités d'Afrique.  

Etrange, tout de même. S'il avait déclaré, Zemmour, que la plupart des malfrats

viennent de Bourgogne, de Normandie  ou même de Suisse Romande 

pas d'Auvergne, depuis le coup d'Hortefeux c'est mal vu), ça passait impec, sans

problème. Pourtant c'eût été un gros mensonge...

En somme c'est seulement la vérité qu'il ne faut pas dire.

La vérité tombe sous le coup de la loi. Au fond, il n'y a rien là de bien nouveau,

même le brave Guy Béhar ( Béart c'était au temps où il valait mieux franciser) s'en

était aperçu.

 

Allez, je reviens à nos moutons ( amini l'mouton! amini l'mouton! comme chantait

Maurice Chevallier).

Depuis l'explosion révolutionnaire démocratico-islamiste du Monde Arabe,

la Révolution accomplit une percée sans précédent dans l'imaginaire collectif par

media interposés. Et ne croyez pas que tous ces charmant jeunes gens échappés

de Tunisie à pleins bâteaux, jettent si peu que ce fût le discrédit sur la splendide

insurrection populaire et citoyenne de leurs compatriotes. Seul compte le geste.

Et le Peuple Tunisien, dont l'héroïsme intrépide vint à bout de l'infâme Ben Ali, 

réussit à avoir la peau de ce dernier et sans guillottine délier, s'il vous plaît.

Un vulgaire AVC a suffi.

Cependant, en toute révolution il faut considérer le résultat. La tête du tyran se

trouvant quasiment au bout de la pique - ou bien au fond du panier de son, comme

vous préférez - les évènements nous rappellent des souvenirs un peu confus, mais 

bien chers à nos vibrations républicaines. Du coup, notre glorieuse Nation fière de

son héritage de légitime et vengeresse rébellion contre le despotisme, les privilèges,

les aristos et  le prix du pain, ne se sent plus pisser à la vue des exploits de ses

disciples Maghrébins.

Ils ont même leur Marie-Antoinette, les Tunisiens, l'épouse de Ben Ali. "La Coiffeuse",

ils l'appellent. Un peu comme nos glorieux ancètres Sans-Culottes surnommaient

la Reine de France "l'Autrichienne", ce qui les autorisa, ensuite, à la martyriser et

à la supplicier tout à loisir. Cependant l'art capillaire apparaîssant moins condamnable

que l'autricherie, la chetron de la dame Ben Ali-Trabelsi demeurera probablement sur

les épaules d'icelle. Surtout qu'elle s'est cassée à temps, la coiffeuse, ils peuvent

toujours courir pour se la coincer à Varennes. L'avantage de l'avion sur les voitures à

chevaux.

 

Même pas finie la Tunisienne, que la révolution Egyptienne éclatait! Alors là nous

attégnîmes quasiment l'orgasme. Le vent parfumé de la liberté tant désirée souffla

si joliment sur la Place Tahrir, qu'il finit par emporter aussi le tyran Moubarak, le

salopard qui avait maintenu pendant trente ans la paix du Monde. Cela, il devait le

payer un jour ou l'autre l'abject dictateur, comme il paierait aussi la chape de

plomb dont il avait recouvert les Frères Musulmans depuis l'assassinat de Sadate.

Dégage! Joli slogan. Nous, en 1789 on avait trouvé plus fleuri, plus littéraire mais

"dégage" ça sonne bien, ça fait moderne et puis, question efficacité on peut pas

contester. Nous aperçûmes même un prof franchouille expat au lycée du Caire qui

se faisait la manif en arborant une pancarte "casse toi pauvre con", histoire de

marquer à la fois sa solidarité avec la Révolution-Dégage et sa haine bien-pensante

de Nicolas Sarkozy. Ce dernier a tellement apprécié, que le prof en question s'est

retrouvé viré à gands coups de pompe dans le cul et ramené pede militari dans sa

bonne ville de Valenciennes, ou Maubeuge je ne sais plus. Voilà comment on

traite les plus dignes descendants du Grand Robespierre, chez nous. Honte à la

Sarkofrance qui ne reconnaît même plus ses révolutionnaires à doubles émoluments!

Dégagé, donc Moubarak. Ils ont tout gagné les Egyptiens, une dictature militaire en

échange d'un régime relativement libéral. Tout cela en attendant l'arrivée des Frangins-

Muzz qui, tapis dans l'ombre propice des Héros de la Révolution, se préparent à

sauter sur le pouvoir aussitôt que les élections libres et démocratiques exigées par

Barack-Hussein Obama leur en offriront l'occasion.

 

En tout cas, nous Franchouilles et même Occidentaux en général, nous exultons, nous

tapons gentiment dans nos petites mimines pour applaudir au nouveau vent du sud, si

rafraîchisant, si réconfortant, si pur.

Même les Belges qui nous font le coup de la Révolution des Frites pour exiger leur

gouvernement impossible. Ils sont vraiment... Belges ces mecs. La Belgique n'a jamais

aussi bien marché. Ils ont même résorbé leur déficit budgétaire ces rigolos, tellement

qu'un gouvernement ça dépense sans compter, n'importe comment. La voilà, la

solution : plus de gouvernement c'est la prospérité et la tranquillité du contribuable.

S'il faut faire la révolution c'est pour arriver à ça, se débarrasser des gouvernants et

surtout pas les remplacer.

 

Combien de temps va t-elle durer cette jolie mode de la révolution?

Difficile à dire. Ca pète de tous le côtés dans le Monde Arabe. Seulement

Ben Ali et Moubarak c'étaient des gentils, propres à se laisser persuader par

Barack ou même Hillary (comme une baleine) de la cuisson définitive des carottes

et de la nécessité de foutre le camp sans demander son reste.

Avec des pointures comme Khadafi ou le Roi de Barheïn ce n'est pas le même cierge

qui coule. Les mecs, la beauté intellectualisée de la révolution, ils s'en secouent le

bigoudi. Ils flinguent dans le tas tant qu'ils en voient qui bougent. L'Algérie c'est

plus fragile mais ça reste un peu pareil. Le succès de la révolution équivaut à celui

du FIS ce qui constitue une perspective d'autant plus enthousiasmante qu'Al Qaïda

se cache derrière. Mieux vaut encore l'armée sous couvert du débris Bouteflika.

Et puis, les Algériens, s'ils ont de l'énergie à dépenser en révolution, ils auraient

intérêt à la faire carrément en France. Aucun risque de se faire amocher, les flics

ne veulent plus aller en taule, c'est gagné d'avance.

 

Allez, je vous laisse. Mais je sens qu'on n'a pas fini d'en parler.

En tout cas, vive la Révolution, c'est tendance!

W. la trendy revolution et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 15:29

 

Quand même, on peut dire tout ce qu'on veut, moi je trouve qu'il était bien, l'autre soir

sur TF1, notre Président de la République Une et Audimatible avec son entourage de

braves gens bien polis, pas très représentatifs mais reposants. Sans parler du

 magistral Pernaut, le sémillant présentateur du Journal à Mimile, le treize heures de la

France des Français qui Franchouillent. Parfait, le Pernaut. A mi chemin entre Monsieur

Loyal et l'ordonnateur des pompes funèbres. Toujours un oeil sur la pendule et l'autre

sur le Président, pour estimer à la fois le temps d'antenne restant et l'opportunité de

sortir une fadaise histoire de dire qu'on n'est pas là uniquement à titre de tapisserie.

Mais surtout pas gêner la manoeuvre. Sans compter qu'entre cocus, pas besoin de 

longs discours, on se comprend toujours, comme chantait Bourvil (pour ce dernier 

il ne s'agissait pas de cocus mais d'amour, c'est un peu la même chose, non?).

Bon, bref, pour vous dire, l'émission ne manquait  ni de classe ni de parts de marchés.

Une bonne petite réussite bien honnête et propre à remplir aimablement les caisses de

la Chaîne en dépit d'une absence totale de pub avant et pendant. Naturellement ils ont

dû se rattraper après. Seulement, après, il ne restait plus grand monde vu que deux

heures de Sarko, même en verve, ça invite forcément au sommeil. Juste que les

annonceurs qui ont investi sur ce coup-là se sont inévitablement fait couillonner.

Mais peu nous chaut. Chacun sa mère.

 

Venons-en au fond, bordel, on n'a pas que ça à foutre. 

Moi, sur le moment, j'ai bien tout compris, sans problème et sans trop m'embêter.

Ca partait avec la Pharmacienne des Moulins, à Nice. Brave femme, un peu désabusée

certes, mais pugnace et pleine d'énergie pour reconstruire à chaque fois son officine

dévastée par les petits jeunes du quartier. Un des plus pourris de l'Hexagone, soit dit

en passant, ce quartier, mais en voie de réhabilitation à coups de centaines de millions.

Il en est fier, M. Sarkozy.

La dame aussi. Peut être pense t-elle en profiter pour se faire poser des créneaux, des

machicoulis et des échauguettes, si ça se trouve et de la vitre blindée à grosse ferraille

 de neuf centimètres d'épaisseur, la plus costaud, faut bien ça.

Avec toutes les entreprises sur place, autant en profiter.

Bien sûr, elle s'appelle Fatiha, la brave potarde, née en Algérie et venue en France à

l'âge de huit ans. Ca nous remet loin, ça. En dérogeant un peu aux exigences de la

galanterie française, je dirais soixante-deux. Plutôt les Harkis qui rappliquaient, alors.

Pas les démobilisés du FLN, en tout cas. Pas encore.

Alors, elle disait comme ça, Fatiha "oui, je parle leur langue" -leur langue putain, faut

l'entendre, ça- "on se comprend bien mais ils viennent quand même me bouziller la

pharmacie, que voulez vous, ce sont des gamins mais ça n'excuse quand même pas!"

Tu parles!

Et d'ajouter que le problème vient essentiellement de la "ghettoïsation". Qu'on les a tous

collés dans les quartiers d'hachloums, quand ils ont débarqué par centaines de milliers.

Qu'il ne faut pas chercher plus loin pourquoi ils ne se sont pas intégrés, les Africains du

Nord et les autres de plus bas. Que tous ensemble, ils produisent de la misère, de la

rancoeur puis de la haine et puis ça nous explose un beau jour à la gueule. Il faut s'y

attendre. On l'a bien cherché, en quelque sorte.

Exact, oui, nous l'avons bien cherché. Sauf qu'au début des années soixante-dix, j'en

connaissais plein qui habitaient au quartier des Moulins. Des européens, pour dire, des

Niçois, même, parfois. Les Moulins, ce n'était pas joyeux, je reconnais. Un peu sinistre,

certes, mais vivable. On pouvait s'y trimballer en pleine nuit, vous mordez le topo?

Quand les aliens ont débarqué, ensuite, il a bien fallu, au fur et à mesure, qu'ils se

trouvent tous un autre point de chute, les locataires en place. Impossible de rester là.

Les nouveaux arrivants ne leur faisaient pas la vie belle. Alors, contraints et forcés, ils

ont laissé la place libre et les logements sociaux disponibles. Ca s'est fait comme ça.

Ce n'était pas les ghettoïser, qu'il aurait fallu pour les Africains, c'était les empêcher de

venir.

 

Bon. Après ce morceau de bravoure et les banalités auxquelles il a donné lieu sur la

sécurité, la criminalité, les juges qui "font bien leur travail qu'est difficile" et tout le toutim,

on a vu défiler le reste du panel.

Un agriculteur un peu hargneux qui voulait des subventions, alors Pernaut s'est arrangé

pour qu'il ferme son claque. Un vieillard affligé d'une épouse Alzheimerisée, pauvre

bougre qui a permis de soulever la question de la dépendance et de son financement.

Une femme médecin de campagne en Lozère, avec son cortège de solutions à la

désertification médicale des cambrousses. Une institutrice bien élevée - y en a- dont

le mérite essentiel a consisté à ne pas trop nous emmerder avec le manque de

moyens. Et aussi, un soudeur des chantiers de Saint-Nazaire, manifestement même

pas syndiqué à la CGT - un cas d'école - qui attendait avec impatience de construire

des éoliennes-offshore. J'allais oublier, enfin, la patronne des pinceaux Léonard, que

tout artiste peintre - pas vrai Chris?-  connaît nécessairement pour en avoir usé. Des

pinceaux, je veux dire, pas de la patronne; quoique cette personne possède une

tronche de brosse en poils de marmotte du plus heureux effet. On dirait quasiment

l'enseigne de sa boîte.Grâce à elle, nous apprîmes la décision présidentielle de

booster l'apprentissage en obligeant les entreprise à recruter du petit jeune en

alternance. Vu qu'un plombier qui bosse vaut mieux que dix intellos au chômedu,

qu'il a dit à peu près le Sarko.

 

En résumé, rien de très passionnant, bien sûr, mais intéressant quand même, bien

enlevé, rythmé comme il convient et pas ennuyeux pour un euro. Du bon boulot

artisanal, du Sarko classique, rodé et efficace. Dommage que les gens ne marchent

plus trop dans la combine mais, comme on dit, si la vache n'a plus de lait c'est

parcequ'on l'a déja traite. Faut attendre un peu que ça se refasse.

 

Naturellement, si vous me poussez dans mes retranchements, je serai bien obligé

d'avouer qu'il n'a pas dit grand chose, le Président. Plus précisément, pour les gros

scoops, on s'est un peu brossés, je reconnais volontiers. 

Sur nos amis les musulmans, son truc maintenant c'est "l'Islam de France, pas l'Islam

en France". Bon. Parfait. Mais où ça nous mène?

Il a bien reconnu, aussi, que les culs-en-l'air dans la rue c'est inadmissible et,

également, qu'il n'incombe pas à la République de construire des mosquées.

D'accord. Super! Et puis après?

En réalité, il se trouve coincé, Sarkozy, empêtré dans un problème dont il sait

pertinemment qu'il exigerait des solutions drastiques et pas très politiquement

correctes. Il n'ignore pas, bien sûr, que l'opinion le demande, désormais,

majoritairement et sans ambiguïté. Oui mais non. Il ne peut pas. C'est pas conforme

aux grandes options. Circulez y a rien a voir. Il l'a dit texto, ça, sur un autre sujet mais

ça valait aussi pour les muzz et leurs musulmations. On s'en tient au slogan et on

passe à autre chose. La preuve que je fais des trucs, a-t-il rappelé : la loi sur la burqa.

Voilà du lourd, de l'indiscutable!

"Voui, M'siou Brésidon, mais dans les quartiers y a pas de flicaille pour contrôler,

alors on s'en fout, elles mettent quand même".

 

Dans le panel, ils avaient prévu, aussi, un étudiant. Encore un peu je vous le loupais,

celui-là. Notez, c'eût été excusable car le pauvre petit, au moment de son tour, le temps

d'antenne se trouvait déja explosé d'au moins deux minutes. Pernaut ne l'a quasiment

pas laissé ouvrir sa gueule. Pourtant un petit blondinet, bien propre sur lui.

On lui aurai donné la carte UMP sans confession à ce gamin. Mais tant pis, trop tard.

Tout ce qu'il a pu dire, c'est qu'en France il fallait urgemment recruter des Imams

Français, sous peine de désastre imminent. Parole d'étudiant de Créteil!

En tout cas, pas subversif pour un kopeck, ce gentil garçon. Bien pensant et bien

catho, ça se sentait.

Et qu'est-ce qu'il lui a répondu, M. Sarkozy?

-"Ben ce serait déja bien qu'ils causent français, les imams. Oui, ça, faudrait!"

Ainsi parla M. le Président de la République Française.

 

En attendant les Frères Musulmans qui seront bientôt là,

Je vous adresse mes meilleures salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:51

xxx

 

Dans le temps quand on évoquait un voyou en pleine action on disait un "individu".

Bien que dépourvu de toute connotation péjorative, le terme permettait de désigner

en toute neutralité objective des gens peu recommandables et indignes du respect

dû, en principe, à la personne humaine. Evidemment, le vocable "individu" s'applique

largement à tout ce qui vit de manière autonome et indépendante. Donc, aussi bien

au blogueur impénitent qu'au chat de la voisine, au rat d'égoût, au morpion isolé ou

en groupe, ou même au pied de géranium que la mère Grauburle cultive

amoureusement sur le rebord de sa fenêtre hachloumesque. Pour résumer, "individu",

sans faire réellement office d'insulte, ça sue le mépris et sent sa discrimination à

pleins naseaux.

Du coup, je ne sais si vous avez remarqué mais dans nos bons media on n'emploie

plus jamais ce mot. Fini, "individu", pas français, mal embouché, gros mot,

politiquement incorrect, puant, fétide, voilà le mot, nauséabond! A l'extrème rigueur

on peut l'utiliser pour désigner des mecs d'extrème droite genre skinheads, hoolligans

de football mais exclusivement de type européen ou videurs discriminatoires de

boîtes de nuit . 

En règle générale, cependant, il convient désormais de qualifier le malfaiteur,  

délinquant banal, voire criminel, de "personne". C'est une question de respect et

une marque d'estime pour l'être humain qui se cache derrière la pire des ordures.

Alors, bien sûr, ça donne des résultats curieux pour des oreilles de vieux réac mal

dégrossi à la culture si joliment humanitariste qui, désormais, nous tient lieu de

civilisation.

Par exemple, tenez,

- "Deux personnes immobilisaient fermement la jeune fille pendant qu'une autre

    personne la violait non sans une certaine brutalité, une quatrième personne

    attendant impatiemment son tour.       

    

Ou bien,

-  "Une personne venait d'abattre le bijoutier afin de le dévaliser, alors qu'une personne

     postée à l'extérieur de la boutique tenait les passants en respect au moyen d'une

     rutilante kalachnikov."

Bon, on ne va pas y passer la nuit mais c'est vrai. J'ai fréquemment entendu ce genre

de bavassage consternant et, que voulez vous, si idiot que cela puisse paraître, ça me

fout en rogne grave.

Allez savoir. Si ça se trouve, depuis que la HALDE  et ses commissaires du peuple font

peser leur chape de plomb sur tout ce qui, en France, tente de s'exprimer, les spiquerins

de l'audiovisuel en viennent à s'autocensurer. Histoire de ne pas prendre le moindre

risque de passer pour d'ignobles fachos. Peut être même les rédactions diffusent elles

des instructions prohibitrices de termes limite politiquement incorrects, allez savoir!

 

Je ne vous exposerai pas, bien entendu, le fond de ma pensée. Mes moyens

m'interdisent, hélas, de m'offrir un procès comme celui du camarade Zemmour avec

les amendes et dommages intérêts susceptibles d'en découler. Mais, si vous voyez

ce que je veux dire, les "personnes" en question présentent très majoritairement

des caractéristiques particulières qui exigent la mesure super-attentive des termes

employés à leur égard. 

D'où les précautions oratoires qui constituent aujourd'hui la règle de tout discours

public et qui seront sans doute demain la règle générale à respecter dans toute

conversation fût elle la plus confidentielle. On ne sait jamais.

Cependant, à force de ne plus appeler un chat par son nom, il n'y comprend plus rien, 

pauvre bête. De toute façon, maintenant, personne ne sait plus ce que parler veut dire,

comme disait déja Tante Hiette dans les années cinquante. La pauvre vieille si elle

avait vu...

 

Cependant toutes ces locutions aussi approximatives qu'embarrassées reflètent

très fidèlement les à-peu-près biscornus qui font, petit à petit, partir nos sociétés en

couilles.  

Je vois mal pourquoi nous nous étonnons de voir tant de criminels et de fous dangereux

en liberté passer à l'acte sitôt que s'en offre l'occase. Le respect qui leur revient de droit

en tant que "personnes" s'accompagne d'une confiance bien-pensante en leurs qualités

humaines, certes cachées mais irréfragablement présumées. Bien sûr, c'est ballot pour

les victimes. Evidemment. Mais croire en l'homme ça exige aussi de savoir prendre des

risques. Surtout d'en faire prendre aux autres. Il existe des cas où le principe de

précaution dont on nous rebat les oreilles à tout propos ne saurait s'appliquer.

Notamment les meurtriers récidivistes. Il s'agit de "personnes" après tout. Les victimes

aussi, mais là n'est pas la question...

Tout cela me rappelle confusément la controverse acharnée qui agita un moment les

boîtes à écho à l'époque de Rachida Dati Garde des Sceaux. La question concernait

justement les criminels récidivistes. Le gouvernement souhaitait faire passer une loi

autorisant le maintien des intéressés au trou ad vitam aeternam. La Gauche,

naturellement, hurlait au scandale au nom des droits sacrés de la "personne" humaine.

Si j'ai bonne mémoire les socialos obtinrent gain de cause en vertu de je ne sais trop

quelle argutie permettant de reporter l'application du texte au calanques héllènes, 

comme dit le Marseillais cultivé. 

S'agissant d'une décision du Conseil Constitutionnel -ou du Conseil d'Etat, je ne me

souviens même plus- nul n'a le doit de dire que c'est une monstrueuse connerie.

La pauvre petite Laetitia Perrais est loin d'être la seule à en avoir fait les frais.

Toutefois quand je vois la Gauche, toujours elle, la ramener sur les remontrances du

Président de la République aux Juges qui foutent une paix royale aux ennemis publics,

j'ai carrément envie de gerber.

Et, en bon réac, je regrette le temps où l'on envoyait ces "personnes" à la Guyane.

Et je regrette aussi la peine de mort. Tant pis je l'ai écrit!

 

Alors, pour vous finir, je voudrais rendre un hommage sincère, appuyé et même

retentissant, aux bons Juges, ceux qui savent, de temps en temps me faire plaisir.

Ainsi décernè-je une mention spéciale à ces magistrats du Nord qui ont eu

l'insigne courage d'infliger une condamnation pénale  pour abus de confiance à

Pierre Maurois dans une sombre affaire d'emploi fictif. Egalement condamnée,

l'employée fictive, Lise Cohen-Solal, l'adjointe de notre petit coquin Maire de Paris.

Depuis le temps que j'attendais ça sans trop y croire (voir Hypothéses ) il ya de quoi

marquer le coup.

 

Soyez assurés de ma parfaite considération et merde pour qui ne me lira pas.

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:35

Faillites à l'horizon chez les touropérators!

Déja la Tunisie, pour leur bizness, ça chlingait sévère. L'Egypte, maintenant!

Catastrophe abjecte ! Putain mais où ça va s'arrrêter le bordel arabe, nom d'Allah?

Heureusement, encore, il reste le Maroc. Solide quand même le Maroc, non? Dites pas

le contraire, vous allez désespérer toute une profession avec des tas de chomeurs en

plus qu'on sent déja venir. 

N'oublions pas qu'au Maroc ils ont un Roi. Ca change tout. Parcequ'en plus de Roi, 

M. Mohamed, il porte également le titre envié de Commandant des Croyeurs (ou deur

des croyants, je ne sais plus). Autrement dit, il n'a qu'à l'ouvrir pour qu'obéissent

aussi sec, au doigt et à l'oeil, sans barguiner si peu que ce soit, tous les croyeurs du

pays et même ceux du dehors, ceux de chez nous, quoi, pour parler clairement. Ca fait

du monde. S'agissant de musulmans, ils ne s'amuseraient pas à déconner sur des

affaires aussi lourdes de conséquences pour leur avenir post mortem.

- "Commandant, on peut vous faire la révolution, siouplait?".

- "Aller coucher, zaloubri, tu bouges une oreille, tu vas en enfer, la mort de tes os!".

Pas trop de risques de ce côté là, donc. Mais ça ne compensera jamais. Pensez un peu,

l'Egypte! Un marché fabuleux! Tout le monde la faisait, un jour ou l'autre, sa petite

croisière sur le Nil. Avec visite à tout berzingue de sites incomparables du haut desquels

on se fait contempler par quarante-deux siècles (ben oui, Bonaparte ça commence à

faire un sacré bail).

Et puis, aussi, tout un tas de produits dérivés, papyrus plastifiés, Tout-en-Kamion made

in China, petits sarcophages sarkozyens, pyramides en boules à neige, sphynx de tous

formats, Néfertiti en faux bronze ou peinte à la main (plus chère mais ça jette), sex-toys

à tête de Râ ou à pubis d'Anubis, fac-similés de momies avec ou sans os, j'en oublie...

Un puits de pétrole sans fond, les mines d'or du Roi Salomon, mon salaud!

Tout ça ils foutent en l'air, les abrutis. Ils bouzillent allègrement. Sans voir le merdier

qu'ils nous préparent, ces enfoirés de révolutionnaires de mes deux.

Le tourisme? Une profession dores et déja sinistrée, c'est moi qui vous le dis!

 

                                 Touropérator en ga-a-a-arde,

                                 Touropérator, Touropérator,

                                 Et songe bien, oui songe en prospectant,

                                 Que ton taf se lézarde,

                                 Que Pôle Emploi t'attend,

                                 Touropérator, Popôle Emploi t'attend! 

 

 

Alors, bien sûr, à côté d'une telle misère, vous avez tous les gogos habituels, media

en tête, qui se réjouissent comme des cons à brailler révolution, démocratie, libération

des peuples opprimés, victoire des faibles unis contre l'arrogance des puissants

corrompus. Poil au cul. Vous les lâcheriez juste un peu ils seraient foutus de vous

beugler l'Internationale. Debout les damnés de la terre! Du passé faisons table rase!

Table rase de quoi? Du pognon des touristes, bordel!

Et de la chouette prospérité de ceux qui en vivaient. Même là bas, dis!

 

Bon. Et puis surtout, nous sommes confrontés à une belle foirade, vous pouvez me

faire confiance.

En Tunisie, encore, ça ne se voit pas trop. On le préssent, bien sûr, mais flou, pas

vraiment consistant, suspendu dans la poussière du bled comme un spectre éthéré,

certain et incertain à la fois. La présence obsédante d'une absence, comme disait le

jules à la Simone.

En revanche, chez les Egyptiens, pas d'ambiguïté. Ils sont là et bien là les Moslems-

Brothers. En plein dans le ventre de l'émeute, à gonfler le prolo à bloc pour qu'il fonce

dans le brouillard lacrymogène, cogne dans le tas et foute une panique irréversible.

On l'a bien vu Vendredi dernier. La manif du Caire qui bouillonnait comme la marmite

de Lucifer, d'un coup, à l'appel du Muezzin, elle s'est transformée en marée de culs en

l'air. Chez le musulman fana, faire la révolution n'empêche pas de musulmer quand le

Ranco l'exige. Au contraire, c'est comme la pause pipi, ça soulage et ça fait repartir

bien léger et encore plus motivé.

Si ces gens là font main basse sur l'Egypte, ce qui semble en train de se produire,

inutile de dire le patacaisse susceptible d'en découler. Une calamité à l'échelle

mondiale avec des conséquences incalculables à commencer par le risque de

contagion à l'ensemble du monde arabe, l'encerclement d'Israël et la reprise d'un

terrorisme solidement entretenu. La guerre, la misère et la désolation.

Joli programme.

 

Par conséquent, sachant qu'entre deux maux il convient de choisir le moindre, on

pourrait croire les grands Occidentaux  portés à soutenir vigoureusement Moubarak.

Ce dernier, en effet, n'a jamais manqué de constituer un rempart efficace contre les

Frères Musulmans. Charmants frangins, qui, ne l'oublions pas,  zigouillèrent

jadis son prédécesseur  Sadate. A la dynamite et sous ses yeux!

Même si ça date, (oui, bon...) il s'en souvient bien, le vieux Raïs. Et si  l'actuel régime

égyptien manque un peu aux règles de la démocratie comme on l'aime chez nous,

c'est peut être mieux, tout de même, que la Charia écrasante des Barbus qui serait

 déja en vigueur dans le cas contraire.

Alors, qu'en pensez vous, les Amerloques, les Rosbifs, les Chleus, les Franchouilles, ils

font quoi? Ils viennent à la rescousse?

Ben non, bien sûr. Tout ce beau monde joue les pucelles effarouchées.

A commencer par Obama, évidemment, qui menace carrément  de couper les vivres 

s'il s'obstine à mater la révolte, Moubarak. Il faut donc qu'il remette en service les

communications, à commencer par Internet. Et qu'il arrête d'embêter les émeutiers.

Bon, très bien, pas de problème mais à ce compte là, autant mettre tout de suite la clé

sous la porte et les Islamistes au pouvoir. Je ressasse peut être mais Louis XVI aussi,

avait refusé d'employer la force. On sait où ça l'a mené.

Quant aux autres, Cameron, Merkel, Sarkozy, ils" exhortent Moubarak à éviter à tout prix

la violence". A tout prix! En d'autres termes, il fait la valise en vitesse et il se casse.

Comme Ben Ali, tiens, c'est pas dur!

 

D'ailleurs, on n'a pas su vraiment comment ça s'était passé, pour le Ben Ali en question.

D'aucuns prétendraient que son départ vachement précipité serait lié à la pression

des amerloques. Hillary (comme un bossu, ça faisait longtemps) aurait pratiquement

donné le coup de pied au cul de départ.

A se demander quand même si l'amour quasi-familial qu'entretient Obama vis à vis

des musulmans n'influerait pas quelque peu sur la politique étasunienne, ces temps-ci.

Si l'on y ajoute les principes droits de l'hommistes de notre gentil Prix Nobel de la Paix

décerné d'avance, on se dit qu'il va nous faire bien du dégat, le Barack-Hussein. Il n'a

pas fini de nous foutre dedans, pire que ce con de Carter en son temps.

Et comme c'est le patron, nous suivrons tous comme un seul homme.

Je vous l'avais dit, dans le temps, que nous regretterions Deubeulyou Bush, un jour

ou l'autre. Désormais, j'ai bien peur que ce jour ne soit plus très loin.

Espérons que je me goure.

 

Bonsoir tout le monde et merde pour qui ne me lira pas.

 

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