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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 16:44

Le choix d'un titre en rital pourra vous sembler saugrenu mais je m'empresse de

vous préciser deux points. D'abord, je m'en fous. Souhaiterais-je titrer en javanais ou

en joual, ce québécois moderne un peu dur mais si pittoresque, que je le ferais sans

hésiter, n'écoutant que mon bon plaisir et partant du principe que c'est encore moi qui

décide, nom de Dieu, comme le Président de la République Une et Invraisemblible!

Deuxio, je m'en fous. Je titre en florentin pour rendre hommage à l'Homme d'Etat qui

voulut bien présider à la naissance de mon petit blog Onefoutus, le 16 Novembre 2008,

j'ai nommé Silvio Berlusconi (voir ET C'EST PARTI! ).

Si vous avez le courage et l'envie d'aller voir, vous pourrez y trouver aussi bien l'ami Silvio,

en quelque sorte le parrain -jusque là rien d'exceptionnel- que la marraine. Et la marraine

c'est qui? Eh oui, lustucru, pas possible, tu me la sors bonne, ça pour une surprise,

Késako, merdalors, vaingu, peuchère, arhamdoumla, tabernacle et tout ce qui s'ensuit!

Ségolène! Ségo la Pintade! Bras-dessus bras-dessous avec le Cavaliere, à se pencher

tous deux, émus et attendris, sur le berceau nauséabond du blog réac de l'autre

ordure de Nouratin, dis, pas croyable!

 

Je titre en italien, certes, mais simultanément j'écris en charentaises, pas de jaloux!

Hommage soit rendu à ces deux là, si chers à mon coeur à des titres éminemment

distincts mais sans différence de degré sinon de nature.

 

Eh oui, deux ans! Deux ans et combien de mètres linéaires de conneries blanc sur noir!

Déja, rien que ça, blanc sur noir, vous réalisez où l'ignominie va se nicher? Ah, quand

je dis nauséabond, croyez moi, je sais de quoi je parle et je pèse mes mots au

trébuchet!

Un anniversaire, d'une manière ou d'une autre, doit faire l'objet d'une célébration

proportionnée à l'importance sociale de l'intéressé. Nous nous dispenserons, en

conséquence, de sortir le champagne et de déranger l'Orphéon Municipal. Quelques

lignes de calembredaines suffiront à marquer le coup, juste pour dire de préserver

la tradition avec tact et mesure, comme on dit dans les conventions médicales.

Exactement comme l'an dernier ( voir Un an déja! ) même si, par définition, un premier

anniversaire se caractérise par une originalité qui, déja, commence à faire défaut à son

successeur.

Et si vous ignoriez ce que parler pour ne rien dire veut dire, vous en voilà désormais

instruits.

 

Mais, après relecture de ce que j'écrivais laborieusement il y a un an, je constate que

les choses n'ont guère changé. Onefoutus demeure un mauvais blog, mal fagoté et

dépourvu du minimum d'attraît esthétique que tout gratte-web normalement constitué

se doit de conférer à son enfant virtuel. Là dessus, rien à ajouter, la messe est dite.

Et cela ne changera pas, en raison à la fois du snobisme minimaliste qui fait mon 

charme discret et  de mon incapacité flemmarde à fignoler la présentation. 

En contrepartie, toutefois, quelques nouveaux lecteurs de haute-graisse et de

grande qualité, souvent blogueurs eux mêmes et généreux dans l'offerte de leur

talent, m'ont fait l'honneur de me rendre visite et d'y trouver, parfois, quelque plaisir.

Comment voulez vous ne pas continuer?

D'autant que mon oeuvre maîtresse, ce bouquin grandiose et fabuleux qui devrait un

jour ou l'autre me propulser au firmament de la littérature universelle, n'a toujours pas

pris une ligne et ne manquera probablement pas de m'accompagner en enfer.

 

Il repart donc pour un nouvel exercice, Onefoutus, avec l'entrain tout neuf que lui

confère l'attaque d'une troisième année au demeurant pas mal prometteuse.

Avec, déja, un nouveau gouvernement français si tellement révolutionnaire, comme

dit Lagarde qui se rend à Bercy tous les matins mais n'en meurt pas pour autant

(on s'amuse comme on peut). Avec, aussi, une nouvelle Chambre des Représentants

bien décidée à emmerder notre copain Barack-Hussein jusqu'à lui faire bouffer sa

sécu sans assaisonnement. Avec, enfin, le camarade Silvio susvisé qui va, encore

une fois si l'on en croit les commentateurs franchouilles, se prendre une gamelle

retentissante aux prochaines élections. Il s'en est déja tellement pris, des rateaux

électoraux virtuels, qu'on se demande ce qu'il fout encore au Palazzo Chigi. 

( voir Régionales à l'italienne. ). La responsabilité n'en incombe pas, en tout cas, à 

ces intello français si intelligents et si incomparablement supérieurs, acharnés à sa

perte pour cause de politiquement-incorrectitude aigüe et de droitisme aggravé.

 

Et puis nous verrons forcément débouler un tas de surprises, toutes plus désagréables

le unes que les autres, une palanquée de grotesqueries inattendues, une profusion de

cagades politico-sociétales et des corniauds défrayeurs de chroniques en veux-tu

en voilà.

Autant de raisons de penser que, si Dieu lui prète vie, Nouratin n'est pas près de

fermer son clavier.

 

Dans cet espoir qui me tient particulièrement à coeur,

Je vous prie d'agréer, Chers Amis, mes très humbles et très fraternelles salutations.

Et merde pour qui ne me lira pas. 

 

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 17:02

C'est pas le tout, de rallumer le gaz sous l'Arc de Triomphe quelques heure après la

promulgation de la loi assassinatrice de mouvement social antisarkozien, faut encore

s'embarquer dare-dare pour Séoul afin de présider le G20 historique qui ne changera

rien, sans oublier qu'aussitôt rentré, il conviendra d'appeler Fillon pour lui filer la liste

de son nouveau gouvernement tant attendu.

Pas de la tarte d'être un hyperprésident hyperactif. Quand on pense que d'aucuns

viennent lui chercher des poux dans la tête à cause de son joli Airbus même pas

neuf dont la République vient de lui faire cadeau. " Air Sarkozy one" qu'ils disent

tous ces cons. Dérision pitoyable quand on pense à la pénibilité du boulot!

On n'en a pas parlé de celle là, de pénibilité, celle de faire le Sarko. jour et nuit, sans

débander (au figuré s'entend, enfin j'espère), dans le monde entier, avec des casse-

couilles de toutes les espèces accrochés aux talonnettes et sans même un embryon

de reconnaissance pour l'énormité du travail abattu. D'accord, la plupart du temps ça

ne sert pas à grand chose, parfois même l'ouvrage se révèle contre-productif, faut le

dire mais l'effort demeure. "Faire et défaire c'est toujours travailler" comme disait mère-

grand. Alors mégotter pour un avion un peu plus rapide et confortable, quand le pauvre

malheureux se tape des dizaines de milliers de kilomètres sans mettre pied à terre, en

plus de ses heures normales, voilà qui passe les bornes du mesquin, pulvérise celles

du miteux pour atteindre aussi sec le comble de l'ingratitude.

 

Ah, quand on y pense un peu, de Gaulle, celui dont tout le monde désormais se

réclame après l'avoir, in illo tempore, couvert d'injures, d'opprobre et d'avanies,

de Gaulle, au moins, il lui restait toujours le 18 Juin.

Ca vous présente une autre gueule que la Nuit du Fouquet's, ça, le 18 Juin. 

Personne n'aurait l'idée d'aller critiquer, pas vrai? Alors, on a beau s'en déclarer

l'héritier, au Général, on se trouve dépourvu d'argument massue (et encore moins Massu).

On a beau se faire, aussi, une certaine idée de la France, on manque de justificatifs,

n'est-ce pas? Et puis on a beau avoir Attali, on n'aura jamais Malraux.

Pas moyen, la fatalité...

Qu'est-ce que vous voulez tirer d' Attali, un songe?

 

  C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit,

  Nicolas Sarkozy devant moi s'est montré

  Comme au soir du Fouquet's hillare et exaucé,

  Même il avait gardé ce talon emprunté

  Dont il eut soin de faire remonter ses godasses

  Pour augmenter en taille à défaut d'en surface.

 

Qu'est-ce que vous voulez foutre avec ça, pas vrai? Vous allez soutenir la comparaison,

vous, avec Malraux "Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège, avec ceux qui

sont morts dans les caves sans avoir parlé..." Et rehaussé du vibrato tremblotant propre

au génie, pour corser l'emphase! Non, rien de rien, pas possible, vous dis-je. De nos

jours, des morts dans les caves, j'en vois bien un qui serait susceptible, oui, mais ça

serait de coma éthylique et pas sans avoir parlé, croyez moi. Hélas, hélas, hélas!

Non, décidément, notre époque se révèle effroyable, impitoyable, hideuse et délétère.

 

Il s'en souvenait forcément, Nicolas Sarkozy, ce matin brumasseux et frisquettement

humide où il discourait pour le quarantième anniversaire du décès du Général. Il devait

se remémorer, en douce, les paroles prophétiques de ce dernier :

"vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui

demain seront vingt millions et après demain quarante?

 ... Mon village ne s'appellerait plus Colombey les Deux Eglises mais Colombey les

Deux Mosquées".

Et là, juché sur son petit praticable, face à l'immense Croix de Lorraine dominant les

collines sombrement éclairées d'un soleil merdeux, le successeur actuel du Grand

Charles, sans doute, se demandait pendant combien de temps encore on nommerait

" les Deux Eglises" ce Colombey si lourd d'une histoire en danger d'oubli.

La Croix, bizarre et gigantesque, prenait alors des allures de Statue du Commandeur

et le Chef de l'Etat pouvait bien se sentir un peu plus écrasé par la masse pesante

de sa responsabilité à l'égard des générations futures.

 

Ah, de Gaulle, putain! Lui, au moins, quand il voulait remanier, il avait le choix entre

Michel Debré et Georges Pompidou. Au cas où la mayonnaise n'aurait pas pris, il 

lui restait encore les Messmer, Couve de Murville, à la rigueur Chaban, bref des

mecs sérieux et éprouvés, pas des rigolos de presse pipole.

Comment voulez vous orchestrer un remaniement quand vous avez le choix entre

Borloo et Baroin. Un peu comme si, du temps de Charlot, on eût pronostiqué Bourvil

ou Gérard Philippe à Matignon. Vous mordez un peu, face à l'Histoire, Borloo ou

Baroin? Vous réalisez le déshonneur, quand même? Y a des conneries qu'on ne peut

se permettre. La Postérité ne pardonnerait pas. Les Présidents de la République, c'est

comme les rois, on s'en souvient tout le temps, même des moins éclatants. Alors, ils

ne peuvent s'autoriser n'importe quelle décision. En cas de connerie majeure, ça reste

gravé dans le marbre, comme le sceau d'infâmie dans la peau du bagnard, ad vitam

aeternam, amen! 

Voilà pourquoi elle dure autant, cette sombre histoire de remaniement. Quand on a

l'embarras du choix, bien sûr, on est emmerdé. Faut trancher, vexer des gens qui ne le

méritent pas, en placer d'autres qui, du coup, ne vont plus se sentir. Délicat, bien sûr,

préoccupant et dangereux, même. Mais dans le cas contraire, quand il ne vous reste

que l'embarras du non-choix, pas vrai, entre Fillon et Fillon, par exemple. Là oui, vous

vous trouvez dans le pétrin pour de bon et bien enfoncé jusqu'au trognon, comme le

boulanger de Pomponnette. Dans le pétrin et potentiellement cocu, en plus! Pas

facile à gérer, des situations pareilles, honnêtement qu'en pensez vous?

Bien sûr, il pourrait suivre les conseils éclairés de Nouratin, M. Sarkozy ( voir

Lettre entrouverte à M.le Président de la République. ). Mais c'est qui, Nouratin?

Une idée, un infusoire, un simple vase de terre brisé par le souffle d'un doux zéphir?

Rien, en somme. Le néant en costume d'Internet, les fluctuations quantiques du vide,

la vesse du fantôme, l'illusion d'un ectoplasme, la particule virtuelle du trou noir qui

s'évapore doucement. Rien à tirer de ce côté là. La sphére politique ignore les

particules virtuelles.

Il lui reste quoi, comme solution à ce pauvre Président de la République Une et

Impapossible? Renommer François Fillon! Et merde! A la fin, au bout du bout, quand

on a fait le tour de toutes les couillonnades possibles et imaginables, passé en revue

les opportunités les plus absurdes, gratté les solutions de sous-sol bien obscures et

alambiquées sans trouver la sortie, il ne reste plus qu'à rentrer à la maison, à bien

fermer la porte, à se visser le bonnet de nuit sur la chetron et à aller dormir.

Ce sera Fillon!

 

Mais quand on a dit ça, l'affaire n'apparaît pas terminée pour autant.

Après il faut constituer l'équipe. On ne peut quand même pas demander au Premier

Ministre pressenti de le faire lui même! Nous sommes en République que Diable, pas

à la cour du Roi Pétaud! Le Président c'est le big boss, il choisit tout le monde en vertu

de Son Intérêt Général qu'Il connaît et Lui seul, bordel!

Et alors là, ça repart de plus belle! La valse hésitation sur les paroles de "Quand

 j'avance tu recules", la foire d'empoigne, le marchand persé -je veux dire le marché

persan, c'était pour faire plaisir au fantôme de Borelli-, le soukh de Sidi Mohamed

Es Sadok!

Vous me croyez si vous voulez mais Bachelot veut la Culture! Vous vous rendez

compte, là, de l'énormité du problème? Bachelot! Comme si vous demandiez à la

concierge de vous composer un petit sonnet pour draguer une hypocagneuse!

A croire  qu'il n'existerait pas dans les hautes sphères assez de pédérastes pour

tenir le poste honorablement.

Et Lefèbvre, on en fait quoi de Lefèbvre? C'est son tour, il y a droit comme tout le

monde, il s'agit d'une question de justice. Pas sociale, ce coup là mais politique,

l'effet reste le même, faut y passer!

Oui mais quoi, alors? Pas simple. On va le foutre secrétaire au Tourisme, bien sûr,

pourquoi pas au tourisme, après tout? M'enfin , avec la tronche qu'il trimballe il ne

nous fera pas beaucoup entrer de devises. Tant pis, il suffira de ne pas le montrer.

 

Et encore, là nous nous attachons aux détails. Les vrais difficultés se trouvent ailleurs.

Coppé, Juppé, Taspé (cherchez bien...), là oui, ça craint sévère, faut pas déconner,

la prise de risque apparaît maximale. Sans compter que l'électeur moyen, il s'en fout

bien pas mal de toutes ces conneries. Lui il voit seulement ce qu'il y a au fond de son

porte monnaie. Et il tire la gueule!

Pourtant on le fait pour lui, tout ça, pour l'intéresser à sa responsabilité de citoyen

( voir La République ne nous appelle plus. ), pour lui redonner le sourire, pour qu'il

recommence à aimer Sarko. Mais va te faire foutre! Il n'en a rien à secouer, l'électeur,

du remaniement. Le sort professionnel de ces messieurs-dames politicards lui en

touche une sans faire bouger l'autre, pour parler comme M. le Président de la

République.

Bien dommage, mais tout ce qui va se phosphorer dans le "Sarkozy one" retour de

Séoul, en dépit d'efforts effrénés de brain storming, n'impactera le cours de la

vie sondagière que très médiocrement. Le sort crucial de 2012 ne se jouera pas

sur cette sombre affaire de remaniement mais bien plutôt sur le double front de

l'hypothétique croissance et du choix, plus ou moins démocratique, du candidat

socialiste.

Heureusement il y a Mélanchon, Con-Bandit et Marine le Pen.

Avec ça, si on n'arrive pas à un nouveau 21 Avril, c'est à désespérer de la stratégie

politique.

 

Allez salut, espoir, fraternité et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 18:29

Personne ne le lui a fait dire. La spontanéité avec laquelle ce pauvre Barack-Hussein

a qualifié de raclée les élections de mi-mandat n'a d'égale que la faiblesse du terme

au regard de la dure réalité, plus proche de la Bérézina que du  vulgaire pan-pan cucul.

Cela dit, vous connaissez ma modestie naturelle et savez pertinemment à quel point je

répugne à m'envoyer des fleurs. Cependant je ne parviens pas à m'empêcher de vous

signaler que j'avais vu venir le coup depuis fort longtemps ( voir Gueule de bois ).

En toute franchise, après relecture -en diagonale- du paquet d'articles consacrés par

mes soins à l'actuel Président des States, je dois reconnaître avoir toujours fait preuve 

à son égard d'une coupable partialité. Je vous ferai une petite liste à la fin du présent

tissu de conneries, si vous avez cinq minutes -bien tassées- vous verrez par vous

mêmes.

 

Seulement, un quasi inconnu couvert de louanges, de dithyrambes, de lauriers,

d'incantations, d'éloges, de pétales de roses et paré d'avance de toutes les

vertus démocratiques voire théologales, que voulez vous, c'est suspect.

Un type qui n'a jamais rien fait ni prouvé, qu'on voit encenser au delà du raisonnable

par tout ce que la bien-pensance universelle compte de hérauts universellement

reconnus, à commencer par tous les surhommes et surfemmes qui pensent du côté

de Saint-Germain des Prés , c'est louche. Un bonhomme qui se pointe en gueulant

"Yes we can!" sans  préciser ce qu'il can à part infliger la sécu à ses compatriotes et

faire risette aux Ayatollah, c'est très probablement un con ou un imposteur ou les

deux à la fois. Ce qui semble, d'ailleurs se confirmer.

Enfin, pour éviter de vous la faire trop longue, un zigomar  à qui les socialos norvégiens

refilent le Prix Nobel de la Paix, avant même qu'il ait eu le temps de nous la foutre, ça

sent la grosse connerie de gauche qui apporte toujours son lot de calamités.

 

Plait-il? Que dites vous? "Et en plus il est noir" ? Non mais ça va pas, vous voulez

quoi? Me faire passer le restant de mes jours dans un trou du cul de basse fosse?

Alors, là, je suis catégorique, précis et dépourvu de la moindre ambiguïté : Non!

C'est justement tout le contraire. La cause profonde, la raison irraisonnée de cette

invraisemblable idolâtrie qualifiée "obamania", se trouve sans aucun doute dans la

qualité intrinsèque et unique à ce jour de l'intéressé, à savoir, "le-premier-président-noir".

Point final. Rien à ajouter, ça suffit au bonheur de l'humanité souffrante. Et du coup,

"yes we can" devient une sorte de "debout les damnés de la terre", qui laisse entendre

que l'infâme Bubush pourrait bien faire figure de "dernier président blanc", marquant

ainsi la fin d'une époque maudite, celle de la domination hégémonico-tyrannique des

sales européens qui puent la mort. 

 

Maintenant, je vais vous dire un truc susceptible de passer après de certains pour

un paradoxe à la mords moi le noeud mais qui, toutefois, repose sur du dur et

n'apparaît pas si aberrant qu'on pourrait le croire de prime abord.

Voilà, suivez moi attentivement et accrochez vous.

Toutes ces histoire de noirs, de blancs, de jaunes, d'arabes, de diversité, de

différences, de multiculturalisme, de racisme, de xénophobie, de communautarisme,

ensemble d'âneries somme toute dépourvues d'intérêt concret, ce sont des fantasmes

de gauche et de gauchistes.

La pensée de droite, la vraie, je ne parle pas du Ku-Klux-Klan et autres débilités du

même tonneau, n'a rien à foutre de questions de couleur de peau, d'origine ethnique

ou de race, notion qui, soit dit en passant, n'a guère de sens. La Droite s'occupe

d'individus, d'institutions, éventuellement de groupes et les considère en fonction de

leur  apport  au fonctionnement de la société. Ce n'est quand même pas de sa faute si

tout ce qui vient d'Afrique ne nous procure que des emmerdements!

En revanche, la Gauche, la Gauche droit-de-l'hommiste, humanitariste, bien-pensante

et germanopratine, elle, ne pense qu'à ça. De manière obsessionnelle, l'intellectuel de

gauche, enfin l'intellectuel qui se respecte, veux-je dire, définit son prochain en fonction

de son affiliation présumée à un groupe ethnique. Supposons qu'Il tombe sur un

quidam à l'allure subsaharienne, cela provoque chez lui une série de réflexes

conditionnés générateurs du comportement adapté au contact humain avec personne

de couleur. Exemple récent, l'interview de Rama Yade sur France Culture qui a tourné

essentiellement autour du thème "vous avez été mise à ce poste en raison de votre

origine sénégalaise et Sarkozy vous utilise comme prétexte et paravent à vilenies

de droite". La malheureuse eut beau protester de ses qualités personnelles

démontrées par un parcours universitaire et professionnel exemplaires, rien n'y fit.

La religion des interviewers restait inébranlable. La pensée de gauche ne saurait

s'écarter des certitudes du dogme, fussent elles génératrice de conduites que,

chez les autres,  elle qualifierait de racistes.

 

Et pour notre brave Barack-Hussein, même motif, même punition! Le mec arbore une

allure africaine, deux prénoms musulmans et un père kényan. Donc voilà enfin la

réalisation de ce rève merveilleux qui nous habite depuis le discours de

Martin-Luther King : "le Président des Etats-Unis, est un noir".

Ainsi exprimé on dirait quand même un peu du racisme, mais, comme pour la

discrimination, il convient de distinguer le racisme positif, de gauche et le négatif, de

droite. Le premier apparaît parfaitement légitime et totalement respectable,

le second haïssable, méprisable et nauséabond.

  

Entre parenthèses, je trouve parfaitement scandaleux, avec tous les intellos,

philosophes, sociologues et autres penseurs de haut vol, qu'il faille attendre

l'initiative d'un obscur blogueur de bas de gamme, réac, en plus, un con quoi, pour

porter au grand jour ce beau concept de racisme positif.

Nous sommes pourtant en présence d'une évidence, propre au développement

harmonieux de la pensée de gauche et habile à légitimer un nombre immense de

stupidités émises au titre de cette dernière.

 

Autre effet remarquable du racisme positif, pour en revenir à notre copain Obama,

le chèque en blanc (je sais mais comment voulez vous dire, c'est comme la "Maison

Blanche...) qu'on lui a refilé sur sa bonne mine et sur ses bonnes intention en dépit

de la niaiserie patente de celles-ci.

-" Moi, je vais arrêter la guerre!"

-"Super, tiens, on va te refiler illico le Prix Nobel de la Paix!"

Je me répète mais quand même, on navigue en plein déconnage caractérisé, là, ne

trouvez vous pas?

Et tout le reste fut à l'avenant. Ce type déclare qu'il fera la bise aux iraniens, qu'il sera

gentil avec tout le monde y compris les chinetoques, qu'il mettra d'accord les

belligérants de Palestine, bref il se pointe avec le programme de Papa Noël et on le

croit sur parole. Pourquoi, à votre avis? Hé bien en vertu du racisme positif, pardi!

Bon sang mais c'est bien sûr! 

 

Seulement, l'amerloque moyen, bien plouc et bien brut de décoffrage, il n'en a

rien à branler du racisme positif. Lui tout ce qu'il voit de positif c'est le montant

de son compte en banque et la liberté que lui laisse l'administration de faire ses

magouilles dans son coin sans intervention étatique de quelque nature qu'elle soit.

Au surplus (américain), il voit avec une inquiétude non dissimulée ces histoires

d'assurance maladie à la con dont il sait pertinemment qu'elles vont le contraindre

à payer pour les autres. Et ça, il aime pas, l'amerloque moyen, pas du tout!

Alors, déja qu'il n'avait pas bien vu venir le coup, le mec -on va l'appeler Hank, tiens,

y a qu'eux pour dégotter des blases pareils- et son nom de famille ce serait Hulley,

ça sonne bien, Hulley, ça fait clairement amerloque moyen.

Donc je vous disais qu'il était resté quelque peu surpris, le sieur Hank Hulley, de voir

débarquer à la tête des States ce grand dépendeur d'andouilles à l'allure un peu

exotique. "Si j'avais su je serais allé voter", qu'il s'est dit Hank, "pour ce coup-ci

c'est trop tard mais la prochaine fois ils m'auront pas, les vaches".

  

Et voilà pourquoi Barack-Hussein a trébuché aux élections de midterm et risque bien

de se ramasser une veste personnelle et retentissante à la prochaine présidentielle.

Pour Hank Hulley, pour les Tea-Party, pour tous les étasuniens qui tiennent

essentiellement  à leurs libertés bien traditionnelles et bien conservatrices, le pauvre

Obama est devenu la bête  noire (et merde, pas fait exprès), le fléau de

Dieu, le danger socialiste et donc celui qu'il convient de neutraliser dans les plus

brefs délais avant de le virer avec pertes et fracas dès que l'occase s'en présentera.

Au plus tard dans deux ans! Comme, temporibus illis, cette andouille de Carter!

Et il aura beau continuer à faire turbiner la planche à dollars jusqu'à la surchauffe,

ça n'y changera rien. Obama apparaît désormais comme le sursitaire du bureau

ovale, le Président des Chrisanthèmes. Tout ce qu'il pourrait entreprendre à présent

lui reviendrait à travers la figure à la vitesse du boomerang au galop.

D'ailleurs il a rectifié le slogan. A partir de maintenant c'est "No we can't!".

Con se le dise!

 

Allez dans la Paix du Seigneur et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

P.S. Petite liste d'articulets obamaniens, profitez en , il pleut:

 

*Adiou Barack

*C'est donc ton frère!

*I have a marvelous dream.

*Yes we can! 

*Hussein casse la baraque 

*Bo 

*Obama beach 

*Peanuts's back! 

*Vertige de l'amour. 

*C'est la guerre!Yes we can! 

*La première bougie de Barack-Hussein. 

*Y a plus bon obamania! 

*Le gros avion de Barack-Hussein. 

*Barack-Hussein, priez pour nous! 

 

 

 

l

 

 

 

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Published by nouratin
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 16:24

Monsieur le Président de la République,

 

Vous avez bien voulu, il y a de cela plus de trois ans, solliciter mon vote afin de

vous promouvoir à la Très Haute Fonction que vous occupez aujourd'hui.

Bien sûr je vous ai compris, ainsi que l'avait déclaré jadis, en prenant toutefois

les gens pour des cons, le plus illustre de vos prédécesseurs. J'ai donc 

réservé à votre demande une suite favorable tant au premier qu'au second tour.

En dépit de mon âge relativement avancé et des fréquentes désillusions que

l'exercice de la citoyenneté  m'a dores et déja procurées, je ne vous cache pas

l'enthousiasme, certes modéré mais réel quand même, avec lequel j'ai effectué

cette démarche. Je ne suis pas de ces gens dont le vote fut motivé par la seule

inénarrable inconsistance de votre principale adversaire. Non. Tout au contraire

me disais-je à l'époque, "voilà un garçon qui me paraît soutenir de saines idées

et posséder l'énergie,  ainsi que le dynamisme, nécessaires pour les mettre en 

oeuvre. Sans compter que,  vierge de tout passage par l'Ecole Nationale

d'Administration, l'homme a  vraisemblablement conservé intactes ses qualités 

essentielles et ne saurait,en conséquence,  passer son mandat à nous faire prendre

des vessies pour des lanternes au lieu d'oeuvrer avec acharnement au salut de la

République et de ce qu'elle contient".

  

J'irai même jusqu'à vous confier, à condition que vous n'en parliez à personne, le

secret espoir que j'entretenais en Mai 2007, de vous voir rendre au pays sa santé

financière ainsi que l'avait fait votre immense prédécesseur susvisé, avec l'aide

éminente de Jacques Rueff, au début des années 60.

Belle naïveté, me direz vous. J'en ai clairement conscience mais vous n'ignorez

pas, j'espère, que l'être humain, fût il simultanément misanthrope et libéral, nourrit

parfois, aux fins de supporter sa triste condition et de survivre, de telles aberrations

intellectuelles. Pire encore, dois je vous avouer, j'imaginais alors les gains

formidables  susceptibles de découler, pour le pays, de sa prise en charge par une 

manière de Mme. Thatcher à la française, pourvue, en plus, d'une paire de

roubignolles.

 

Bref, j'attendais beaucoup. La déception, en pareil cas, se révèle fort indigeste ainsi

que plusieurs millions de braves électeurs purent s'en rendre compte en même temps

que moi. Je passe sur les détails de la soirée grotesque qui fit suite à votre élection

et des subséquentes escapades, aussi puériles que déplacées, sur yacht de

milliardaire. Je passe également sur vos histoires conjugales dont j'ai eu à connaître

de manière détaillée alors que je n'en avais rigoureusement rien à foutre. Je passe

enfin mais plus difficilement toutefois, sur le caractère saugrenu de certaines

nominations ministerielles propres à dégoûter à jamais une fraction significative

de votre électorat sans vous procurer le moindre avantage en contrepartie.

Je passe mais ça fait lourd, tout de même, d'autant que la liste demeure très loin

d'une exhaustivité que je m'en voudrais de vous imposer, tant elle risquerait de se

révéler lassante.

 

Je fus, en revanche, très désagréablement surpris de constater, dès l'automne 2007,

votre propension à me frapper au portefeuille dès que la démagogie vous paraissait

l'exiger. Je fais allusion, peut être ne vous en souvenez vous plus, à la manière dont

vous répondîtes à une critique relative à la stagnation du pouvoir d'achat. Si, si,

rappelez vous, ès qualité de Président autoproclamé du Pouvoir d'Achat, vous

veniez de booster considérablement le votre propre alors que celui du brave

franchouille moyen se refusait simultanément à la moindre progression.

Je ne m'étendrai pas plus sur la question mais vous prîtes à ce moment là la décision

de diminuer mes ressources personnelles pour tenter de faire plaisir à des gens qui

n'auraient, de toute façon, jamais voté pour vous!

Et vous récidivâtes quelques mois après en décidant de financer le R.S.A., 

fruit de l'imagination enfiévrée de l'invraisemblable M.Hirsch, par le débit de

ma cassette personnelle.

Comme disait un copain à moi, les couilles m'en sont tombées dans les souliers!

 

Et après, bien sûr, arriva la crise et son cortège de plans de relance, de grand

emprunt, de toutes sortes de couillonnades proférées au petit bonheur la chance

et au fil du temps. Et tout ce que vous fîtes dès lors, n'eut plus jamais rien à voir

avec le programme altier, audacieux et cohérent grâce auquel vous obtîntes

naguère votre élection. Le Sarkozy flamboyant de la campagne s'était brisé

sur les récifs de la critique incessante d'une opposition aussi irresponsable

qu'impitoyable et des dures réalités de l'économie mondialisée subitement

aggravées par les conséquences fâcheuses des politiques de crédit étasuniennes.

Sans parler, bien entendu, des concessions qu'un jeune époux se doit de consentir

s'il tient à préserver l'indispensable harmonie du couple charmant qu'il forme

avec une personne, certes délicieuse mais quelque peu engagée, comme on dit.

 

Le plus triste, dans ce parcours cahotique, reste à mon sens qu'en cherchant à

vous attirer les bonnes grâces de gens qui vous haïssent et vous haïront

toujours, vous ne parvîntes qu'à vous mettre à dos la moitié de ceux qui vous

firent roi en 2007. Je m'étais déja humblement permis d'appeler votre bienveillante

attention sur ce point (voir Du kärcher au kouchner. ), mais ainsi que je le le

supputais à l'époque, jamais vous ne me lûtes.

Songez tout de même, M. le Président de la République, que quarante sept pour

cent des suffrages exprimés se sont portées en 2007 sur Ségolène Royal. Je dis

bien Ségolène Royal, pour la fonction suprême de chef de l'Etat! Se fût il agi

de Dany Boon, de Kiri le Clown ou même de Mélanchon c'eût été pareil. Rien que

pour vous dire merde! Et ce sont ces gens là que vous tentez d'aller chercher!

Si je ne craignais de porter atteinte à la dignité de votre auguste fonction, je me

laisserais aller à vous confier qu'il s'agit là d'enfantillage, de légèreté, voire

d'aveuglement.

 

Cependant vous arrivez, nous arrivons, à un moment décisif de votre quinquennat.

Désormais, tout ce que vous aller décider comportera une importance primordiale

dans la perspective de votre réélection. Et je ne saurais vous cacher à quel point

l'affaire apparaît mal engagée.

Bien sûr les derniers évènements semblent démontrer de votre part une prise de

conscience de la nécessité de réagir. Hélas vous vous trouvez toujours un peu à côté

du gouvernail, même quand vous tentez de remettre le navire dans le vent.

Ainsi avec votre histoire de Roms. Bien sûr eûtes vous parfaitement raison de

chercher à mettre ces gens là au pli. Mais sachez qu'à la manière dont les choses 

ont été conduites, les intéressés ont fini par se voir considérés comme des boucs

émissaires et votre démarche comme une action de pure communication, ce qui,

entre nous soit dit, n'apparaît pas en totale contradiction avec la réalité des choses.

Ainsi, encore mieux, avec l'affaire des retraites. Vous gagnez, incontestablement,

démontrant à la fois votre détermination, qui demeure malgré tout assez solide et

l'efficacité des mesures prises sur votre initiative pour limiter les effets

catastrophiques des grèves telles que nous les connûmes naguère.

Toutefois, vous perdez simultanément sur deux points, le premier concernant votre

popularité et donc votre électorat, le second ayant trait au contenu même

de la loi qui ne résout rien et prend l'allure d'une demi-mesure.

 

Nonobstant, encore une fois, vous avez gagné et il vous appartient maintenant de

tout faire pour mettre à profit la dynamique de la victoire et empêcher ce qui

constituerait la catastrophe absolue, à savoir l'élection dans un an et demi, d'un

président socialiste, fût il votre ami du F.M.I.

 

Il est grand temps, Monsieur le Président de la République, de vous mettre en ordre

de bataille et d'arrêter les options qui permettront d'atteindre cet objectif crucial.

Comme vous ne disposez pas des moyens d'arroser largement, ainsi que cela put se

pratiquer en d'autres temps, au mépris de toute logique financière, il ne vous reste

plus qu'à trouver le moyen de reconquérir vos électeurs en essayant de leur faire plaisir

sans bourse délier. Je dis bien vos électeurs, pas les autres, pour une fois.

 

La première étape passera par le choix d'un premier ministre. Je n'ignore pas le

caractère purement symbolique d'un tel choix, puisque le poste ne sert plus à

grand chose mais cela reste important, les symboles. Alors, de grâce, n'allez pas

nous coller un Borloo, il ne nous manquerait plus que cela à nous qui, de plus en plus

souvent, passons pour des comiques vis à vis de l'opinion internationale.

Prenez donc un mec de droite, un vrai, avec des burnes et du franc parler.

Un poujadiste, voilà ce qu'il nous faudrait (voirPinard Parti. ).

J'en ai même un à vous proposer, tiens, Vanneste qu'il s'appelle. En voilà un qui

n'a pas peur de se mouiller. Et comme cela, par la même occasion, vous me virez

tous ces rigolos style Rama Yade, Besson, Chatel, Kosciusko et compagnie.

Pour ce qu'ils vous ont apporté depuis trois ans, vous n'avez aucune raison de vous

gêner.

La seconde étape consistera en la définition d'une stratégie.

 Là, si vous m'écoutez et recrutez Vanneste, vous êtes tranquille.

Vous pourrez même lui faire porter tous les chapeaux que vous voudrez et y aller

franco (si j'ose dire).  Politique de droite et assainissement des finances par la

réalisation d'économies drastiques sur les profiteurs de tout poil.

Les subventions qui nous font du tort, les banlieues qui nous pourrissent la vie,

les fonctionnaires qui ne fonctionnent pas, les éducateurs mal éduqués,

l'immigration qui nous assassine à petit feu et j'en oublie.

On fait valser tout ça allègrement et on récupère cent milliards. 

Du coup on baisse les impôts et les charges et là, je vous garantis que vous l'avez,

votre reprise et sacrément robuste, en plus.

Sans compter la cerise sur le gâteau, rapprochement avec le F.N. et fin des hostilités

sur le flanc droit. La route devient libre pour foncer sur la gauche à marche forcée,

à fond la caisse, comme Berlusconi!

Vous mordez le topo, tout de même? Vous avez bien vu que -soi-disant- un tiers des

sympathisants de l'U.M.P. sont pour un rapprochement avec la Marine. Vous

savez ce que ça signifie, un tiers, ça veut dire les trois quarts, si vous tenez compte

du truquage du sondage et de tous ceux qui n'osent pas dire la vérité.

Quant aux autres, si vous leur expliquez bien le pourquoi des choses, ils vous suivront.

La dictature intellectuelle de la gauche, c'est pas au populo qu'elle s'attaque, il n'en

a rien à foutre, le populo.

 

Désolé pour Mme.votre épouse mais c'est ça ou l'humiliante défaite à la Giscard.

Sous les huées, les lazzi, les insultes, les doigts d'honneur et, peut être même,

pardonnez moi, les crachats.

Alors, qu'est-ce que vous attendez, allez y, bordel, on n'a pas que ça à foutre!

 

Dans cet espoir fou, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président de la République,

l'expression de mes sentiments profondément respectueux et vachement dévoués.

 

 

NOURATIN.

 

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

   

  

  

 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 18:08

Dégoûté, plein le dos et encore j'euphémise. Même plus envie d'écrire, dites donc,

tellement ça me brise les amygdales-sud ces monstruosités récurrentes qui nous

reviennent en pleine chetron chaque fois qu'un gouvernement prétendûment de

droite tente un ridicule petit commencement de début de remise en ordre.

Mais qu'est-ce qu'on peut faire d'autre que traiter le sujet, dites moi? Hé oui, bien

sûr. Pas moyen d'y échapper faut envoyer sur la pantalonnade dite "des retraites".

Envie ou pas. Ca s'impose. Alors, tant pis, on y va. Mais à contrecoeur, à

reculons, à la nauséeuse, même, sans conviction ni volonté. Juste qu'impossible

de procéder autrement.

J'ai bien vu, moi, en 68, combien il était facile de bourrer le mou à de jeunes cons

d'étudiants capables de gober les pires âneries proférées par des Sauvageot

(suis même plus sûr de son blaze, à ce con là) ou des Con-Bandit (là, je sais...

mais j'aime bien, voyez un peu Benditisme vous comprendrez). Résultat, le bordel

absolu pendant un mois, le pays bloqué, les bagnoles privées d'essence, les

exam reportés -mais offerts en Septembre, ça valait le coup- et les grévistes 

qui forniquaient comme des bestiaux dans les piquets de grève, grâce aux piquets

personnels des grévistes mâles et aux premiers balbutiements de la pilule.

Il convient de rappeler, en effet, que les occupations de lieux de travail ont fait

couler beaucoup d'encre, à l'époque, mais pas seulement de l'encre.

  

Alors je vois que ça recommence à chaque coup, ces débilités minables et

je sais qu'à chaque coup, ça va me coûter un max de pognon pour financer

les grèves, les blocages, les cassages, les barrages, les outrages et toutes les

ignominies consternantes qui en découleront. Toujours pareil, vous dis-je, "et ça

continue encore et encore" comme chante l'autre ahuri. Et merde! 

 

L'affaire paraissait pourtant bien emmanchée. Le montage associant les

Thibault-Chérèque brothers au vieux cheval de retour Soubie, semblait en 

mesure de règler la question. Deux-trois grégrèves, deux-trois grosses manifs,

deux-trois concessions arrachées de haute lutte à l'Elysée honni et le tour se

trouvait joué à la satisfaction générale.

Manque de pot, la C.G.T. regorge de vizirs, impatients de virer le beatle-attardé de

son fauteuil de grand calcife. Ces cochons là vous tirent dans le dos à la première

occase, la salve mortelle provenant cette fois du camarade Foulard, le roi syndical

du pétrole. Efficace, le mec. Capable de sécher les réservoirs des bagnoles en deux

coulées gros, alors que, dans le même temps, son principal adversaire, le camarade

Le Reste, (voir Tout et Le Reste. ) échouait piteusement à empêcher les trains de

rouler. La sourde lutte de pouvoir Foulard/Le Reste tournant à l'avantage incontestable

du premier, celui-ci ne saurait à aucun prix lâcher le morceau avant consolidation

irréversible des positions conquises. Que les cons en bagnoles prennent leur mal

en patience, c'est pour la bonne cause. 

 

Manque de pot, aussi, fallait compter avec la garde montante. Les petits jeunes

aux dents longues, futurs caciques du noble Parti Socialiste et dont l'ambition

exige la mise à profit d'une situation merdique ne demandant qu'à s'envenimer

pour le plus grand bien des montreurs de lycéens révolltés. Surtout que là,

on peut y aller, c'est du beurre, rien n'arrête le jeune bahutard en récréation

révolutionnnaire. Il n'apprend pas grand chose à l'école, l'élève d'aujourd'hui,

mais, dans la rue, qu'est-ce qu'il se marre à bosser les travaux pratiques de 

démocratie appliquée!

Même qu'il a le droit de cracher sur les flics, le charmant bambin. Peuvent pas

bouger, les flics, trop risqué, une petite beigne et hop! Comparution immédiate et

mise en examen assurée. Faut se tenir.

D'autant que le manifestant lycéen se contente de gueuler des injures et de vous

molarder dessus. Rien de trop méchant, en somme. Les petits jeunes des banlieues,

eux, ils envoient du solide, en plus et ils visent les défauts de la tenue. Le métier,

n'est-ce pas. 

La retraite, bien sûr, le manifestant lycéen ne voit pas trop ce que ça représente.

Il s'en fout complètement d'ailleurs. En revanche le bordel organisé dans la rue c'est

quand même autre chose que de se faire suer en classe, même si les profs enseignent

scrupuleusement la détestation du Président de la République et l'art d'insulter ce

dernier à chaque fois que la journée d'étude ou prétendue telle, leur en fournit

l'occasion. De plus, bien informés par les ordures qui les manipulent, les petits

morpions savent que naguère leurs aînés obtinrent la peau du C.P.E. inventé par 

le sieur Galouzeau de Villepin- lequel,soit dit en passant, prend son pied à les voir

remettre le couvert pour emmerder Sarko.-. De tels faits d'armes forcent le respect

chez le pré et le néo-pubère, l'invitent à l'imitation. Peu importe le prétexte pourvu qu'on

ait l'ivresse de la chienlit, suivie de la victoire, toujours si belle, sur le Pouvoir exécrable

des amis des riches.

 

Seulement... seulement arrivent les vacances de la Toussaint!

 

L'espoir change de camp, le combat change d'âme, les merdeux désertent les

manifs et le Sénat se grouille de voter pour pouvoir partir tranquille inaugurer les

chrisanthèmes provinciaux. Les députés suivront dans la foulée et la promulgation

du texte interviendra avant la fin de la semaine prochaine.  

Par ailleurs, M. le Futur Premier Ministre, Paillasse-Borloo, malin comme un vieil 

orang-outang, ordonne l'approvisionnement prioritaire en gasoil des stations

d'autoroutes, afin que les français chargent bagages et lycéens dans leurs jolies

automobiles et emportent le tout aussi loin que possible du champ de bataille.

Du coup ne restent plus sur la brèche que les troupes fidèles du camarade Foulard.

Mais après tout, ça ne fait pas grand monde. Sans compter qu'il se trouve un peu 

seul sur ce coup là, le vizir. Pour peu que les Thibault et consorts lui savonnent la

planche, adieu Foulard, adieu Madras, les vers boufferont sa carcasse.

Pour tout dire, l'affaire apparaît pliée et le grand mouvement social antisarkozien,

soutenu par près de 90% de français judicieusement choisis, part en couilles

les pieds en avant, sans espoir sérieux de retour. 

Bon débarras!

 

Au final on aboutit à un gâchis lamentable dont tout le monde sort perdant.

 

Evidemment on peut trouver du positif. Par exemple, les syndicats passent vraiment

pour des cons sur ce coup là, c'est toujours ça de pris. Ils auront du mal à s'en

relever, les syndicats, vu que, pour une fois, ils ont mis le soukh pour peau de zébi.

Quand les adhérents gréviculteurs verront arriver leur paye amputée, ils apprécieront

l'affaire à sa juste valeur financière. Pas de quoi les inciter à recommencer les

conneries.

Les socialos aussi, à leur façon, perdent un peu la gueule vu toutes les stupidités

proférées pendant le mois des hostilités sanglantes et la défaite piteuse qui

s'ensuit. En principe, rien de honteux, la démocratie exigeant normalement le

succès de la majorité. Mais ils s'y sont tellement pris comme des manches,

qu'ils apparaissent au grand jour comme les grotesques de la République.

A une exception près, toutefois, le camarade Strauss-Kahn. Celui-là, pendant que

ses potes faisaient l'andouille dans les hémicycles en folie ou dans les rues

dégueulantes de banderoles et de slogans crétins, dictait délicieusement son

courrier à sa secrétaire préférée, dans le silence feutré de son burlingue new-

yorkais soigneusement fermé à double tour. On ne peut à la fois être au four

(mais non, con, c'est juste un proverbe) et au moulin. 

 

Alors, le Président de la République?

Oui, en effet, il a gagné. Il a résisté à la rue et imposé ses décisions à la face

du monde. Pour un pouvoir aussi faiblard la victoire apparaît méritoire et les

agences de notation nous en sauront gré. A condition, bien sûr qu'elles ne cherchent

pas trop la petite bête. Parcequ'encore une fois, sa soi-disant réforme des retraites,

c'est juste un gros bout de tricostéril sur une jambe coupée.

J'exagère à peine mais si on veut voir en quoi consiste une vraie réforme mieux

vaut passer la Manche et regarder du côté de Cameron. Pour nous, il s'agit juste

d'un bonne bouffée d'oxygène pour tenir quelques temps le financement des pensions.

Toujours ça mais pas de quoi sauter au plafond. Nous étions dans le pétrin et

nous y resterons.

En revanche, côté passif, il la paie assez cher sa victoire notre bon président.

Les slogans à la con du style "l'ami des riches", "les réformes injustes", "les cadeaux

aux plus favorisés" et autres inepties du même tabac, ça marche à bloc sur le

franchouille. Vrai ou faux il ne fait pas la différence le mec, il voit juste deux ans de

plus à marner et ça, il pardonnera difficilement. Le phénomène portant plus ou moins

sur la moitié de son électorat, il a du souci à se faire pour 2012, Sarkozy. Surtout

si le susvisé Strauss-Kahn, les glandes en paix, venait à décider d'abandonner son

traitement ubuesque, son bureau new-yorkais et ses dévouées collaboratrices.

 

Autrement dit, dans tout ce fatras d'imbécilités diverses je ne vois que matière à

pessimisme et à dépression. Un pays livré à toutes sortes de coteries minables et

aux égoïsmes de toute nature, rongé par les résidus tenaces d'un regret marxiste

mal digéré, en proie à une guerre civile larvée susceptible d'exploser dès que les

pauvres cons qui bossent n'auront plus les moyens de financer les banlieues

exterritorialisées. Un pays dans lequel l'autorité légitime apparaît comme

despotique dès lors qu'elle tente de faire prévaloir la raison.

 

Si tant est que vous soyez jeune et normalement doué pour réussir correctement

dans la vie, je vous donnerai juste un petit avis plus ou moins autorisé:

Faut pas rester ici!

 

Après, vous faites comme vous voulez.

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 16:46

Sale coup pour Mélanchon, les Amis, le Comité Nobel vient de cracher à la gueule

du gigantesque peuple chinois et de son immense Parti Communiste héritier du

Grand Timonier. Voilà t-il pas qu'ils viennent de refiler leur prix de la Paix à un criminel

coupable d'actes inqualifiables, honteusement qualifié "dissident" par les occidentaux

dégénérés. Il veut la démocratie, ce con. On va lui en donner, tiens, de la démocratie!

J'évoque l'ineffable Mélanchon, juste parcequ'il s'agit de notre dernier

maoïste en activité, mais le coup venu de Norvège fait mal à plein de braves gens

à commencer par les actuels dirigeants de l' empire communo-capitaliste du milieu

du commerce mondialisé et du yuan sous-évalué réunis.  Bien sûr ces derniers n'ont

pas manqué de réagir avec vigueur à l'obscénité norvégienne. Tout de suite des

dizaines d'arrestation, le verrouillage total d'internet, la femme du nouveau prix

Nobel virée de Pékin pede militari (version chinoise et musclée de manu militari,

se prononce "pédé militari" bien sûr, d'où son interdiction aux Etats-Unis). Bref les

mesures classiques en pareil cas, telles qu'inscrites en dur dans les procédures

marxistes.

Mais c'est égal, ils font vraiment suer ces sales connards de nobelisateurs. 

Déja ils avaient fait le coup avec le Dalaï Lama en 89, voilà qu'ils recommencent!

C'est vraiment pour dire d'emmerder les chinois! Et emmerder les chinois, de nos

jours, ça risque de coûter un peu cher. La Norvège a intérêt à numéroter ses

abattis.

 

Quand on pense à l'an dernier, le couronnement de Barack-Hussein, une bonne 

décision, quoi, judicieuse et sans malice ( voir Vertige de l'amour. et Mea culpa. )

Joli coup, tout de même. L'avance sur Prix Nobel en quelque sorte. T'as encore rien

foutu mais on te récompense quand même pour ta bonne mine. Un peu comme le

délit de sale gueule, si vous voulez mais à l'envers...

Faut dire qu'ils aiment bien les présidents démocrates en Norvège. Avant Obama

figurent au palmarès, Woodrow Wilson, le prix nobel de la paix qui a patiemment

oeuvré à créer les conditions de la seconde guerre mondiale et aussi Jimmy Carter

bien connu pour son action calamiteuse dans tous les domaines où il a cru bon de

fourrer son pif de marchand de cacahuettes. Hors concours, je mentionnerai Al Gore,

également détenteur de la distinction en cause; mais lui, au moins, n'a jamais réussi

à devenir président sans vice des Etats-Unis.  

Comme républicain, vous trouvez exclusivement Théodore Roosevelt, 

dans le panthéon des pacificateurs distingués. Et encore c'était en 1906!

Il faut dire que le républicain amerloque, c'est bien connu, fait figure de sale facho

belliqueux dans les salons feutrés de la gauchitude internationale. Alors, forcément,

en Norvège on ne va tout de même pas leur refiler le pognon du dynamiteur.

  

Normalement, la bienveillance des Nobel va plutôt vers les membres de la grande

famille socialo-communiste. Le cas échéant visent ils, toutefois, à faire une fleur à 

des poils à gratter, tel notre dissident chinois ou bien encore le nobel de 

médecine attribué cette année à l'inventeur de la procréation médicalement

assistée qui enquiquine si bien le Vatican et tous les calottins papistes.

  

Cela dit, reconnaissons quand même le côté bon prince de l'attribution à Vargas Llosa

du prix de littérature. Vargas Llosa, on ne s'y attendait pas. Pensez donc, un traître,

un communiste castrophile en rupture de ban, passé à l'ennemi de droite avec armes

et bagages. Ca fait un peu erreur de casting, faut reconnaître, mais ça dédouane,

aussi. Et puis après tout, personne ne saurait porter la responsabilité des opinions

réacs de certains grands écrivains. La preuve, on l'avait bien collé à Soljenitsine, le

prix nobel, même que l'année d'après il a fallu couronner Pablo Neruda. Sans quoi,

malgré tout, ça commençait à faire suspect.

 

Mais en tout état de cause, les bons suédois se sont bien gardés de dépasser

certaines limites de la bien-pensance. Ainsi ont ils gentiment oublié de récompenser

Céline. Pourtant s'il y en a un qui l'aurait justifié, leur prix de littérature à la con,

c'est bien lui!

Et vous voudrez bien remarquer que personne jamais n'a jamais songé à attribuer

quelque prix que ce soit au grand Marcel E. Grancher, en dépit de l'immensité de

son oeuvre portée par un souffle hiroshimesque joint à un idéal machonnien. Un

bienfaiteur de l'humanité, Grancher. Si j'avais quatre sous, je créerais le prix

Nouratinbel pour récompenser, même à titre posthume, tous les oubliés, comme lui,

de grande envergure littéraire injustement ignorée. Sinon, avec tous les copains, on

pourrait se faire une bouffe en hommage à ces génies. Ca serait aussi bien, d'autant

que les génies en question se contentent désormais de racines de pissenlits.

  

D'ailleurs, ils nous gonflent sévère avec tous leurs prix. Qu'est-ce qu'un prix, en fin

de compte? Un bon point, une jolie image, un hochet pour gâtouillards, une gloriole

sympa à visée mégalomaniaque, un emmerdement de plus dans une vie déja remplie

(faut s'habiller chicos et faire un discours), un pet lancé en plein mistral, un piège à

cons pour militaire isolé, un éclair sans chocolat ? Je n'en sais rien. Depuis l'école on

ne m'en a plus jamais refilé, de prix. Et encore, à l'époque, c'était pour dire de ne pas

me faire de la peine. Sans compter que je m'en foutais déja comme de mon premier

slip kangourou, lequel me venait de mon oncle Lazare. En ce temps là, pour

matérialiser l'honorifique, on vous refilait des bouquins illisiblement chiatiques, de

nature à transformer le prix en quasi-punition au cas, fort improbable, où le lauréat

se fût avisé d'en tenter la lecture.

Si au moins ces vieux chnoks nous avaient gratifiés d'un exemplaire des Pieds-Nickelés

ou d'un fascicule de Bibi Fricotin ( voir Bibi que vent emporte ), ça coûtait que dalle

et ça faisait plaisir. Mais ces oeuvrettes, réputées "littérature à cent sous la tonne",

faisaient l'objet d'une mise à l'index en béton précontraint.

Alors, vous savez, les prix...

 

Bien à vous et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 15:53

Tiens, et si on faisait une pose. Qu'on réfléchissait un peu, là, paisiblement, sans

se croire obligés de toujours foncer dans le brouillard à suivre une actualité moitié

sinoque qui part en quenouille dans tous les sens. Tyrannique, l'actualité. Elle te

vous bouffe la cervelle qu'à force on se demande s'il en reste encore. Sans compter

qu'on a beau chercher partout, des trucs vraiment intéressants y en a pas bézeff,

tout du crados et du vérolé qui te file envie de gerber, voire pire. Le mec qui

inventerait l'histoire de ce qui se passe tous les jours et qu'on voit dans les journaux,

on le prendrait pour un naze, forcément. Aucun succès qu'il aurait, le pauvre mesquin.

Pour qu'il se trouve dans la liste des best-sellers il lui faudrait un piston de l'autre

monde, s'appellerait-il Bertrand-Louis Cohen, ça ne passerait pas, même

à Saint-Germain des Prés. Quoique, là je m'avance peut être un peu.

Bon, donc pour vous dire qu'un petit arrêt gamberge serait du plus heureux effet.

Enfin, il me semble, sinon, vous me le dites. Si vous voulez continuer à courir après

rien du tout, c'est vous que ça regarde, vous faites comme vous sentez, y a qu'à

descendre en marche, pour l'instant je roule doucement.

 

Voilà. Moi, je fais un retour sur moi même. Avec un peu de souplesse on y arrive très

bien. Et qu'est-ce que je vois? Un paquet de grosses conneries lâchées dans la nature

depuis près de deux ans. Prétention et vanité que tout cela. Pour quoi faire? En quoi

ces branquignoleries que je me casse le cul à rédiger (oui, bon, mais quand même), 

pourraient elles, si peu que ce soit, faire avancer le schmilblick? Je vous le demande.

En pas grand chose, bien sûr, et encore, vous êtes gentils, on se trouve vraiment border

line avec rien du tout. Si parfois, par un éclair miraculeux, quelqu'un a pu sourire d'une

vanne un peu moins lourdasse que les autres, ça représente déja un bilan, certes, mais

pas de quoi envoyer les couleurs et chanter le Te Deum à gorges d'employés (ceux

qui n'apprécient pas San-Antonio, peuvent se casser). Le seul point positif reste que

ça ne fait de mal à personne mais comme justification on peut trouver plus costaud.

J'aimerais tant écrire du balèze, du magnifique, du définitif, des trucs sublimes qui

laisseraient dans l'histoire de la littérature universelle une marque éclatante, indélébile

et si profonde qu'en passant à côté on risquerait de se péter la gueule grave.

Mais c'est foutu, cuit, rapé. J'ai beau, avec mes ongles noirs, gratouiller ma cervelle,

comme disait Totor, pas de résultat, le vide, même pas le vide, le néant. Que dalle

quoi. "Souffle en la boîte, rien n'y a, pas plus que sous chapeau de feutre", qui disait 

ça? Me souviens plus, je vérifierai plus tard, de toute façon vous vous en foutez, 

n'est-ce pas? 

 

Mais foin de mes petites histoires. Manquerait plus que Nouratin passe des heures à

se visionner le nombril sous tous les angles. Pour le coup plus personne, jamais, ne

reviendrait lui rendre visite et il finirait pas crever d'ennui, de solitude et de désintérêt

morbide. Non, quand je parlais de réfléchir, je visais tout de même du sérieux, des

sujets solidement généraux susceptibles de soutenir l'esprit humain dans sa quête de

progrès et son ambition d'absolu. A cette fin, à bien y regarder, j'aperçois un truc

qui me paraît intéressant. Passionnant même, si ça se trouve. Alors, on va examiner

cela de plus près. Suivez moi et faites attention à la marche.

 

Je vois, aux Etats-Unis d'Amérique, se développer un phénomène insolite.

Depuis quelques temps, plus précisément depuis l'arrivée au pouvoir suprême de

notre vieux pote Barack-Hussein, un mouvement nouveau prend de l'ampleur dans

le landerneau politique U.S. Les folliculaires s'en inquiètent et la bien-pensance

s'en offusque. C'est donc forcément quelque chose qui pourrait bien aller dans le

meilleur des sens.

Comme tout ce qui marche, ce machin repose sur du simple, du rudimentaire

de sous-préfecture, du bon raisonnement de plouc aux godasses enfoncées dans

la glaise collante, bref, tout le contraire de la pensée manhattanienne ou de sa

collègue germanopratine. L'idée consiste à lutter contre l'excès d' Etat et son

corollaire, l'excès d'impôt. Si vous voulez, c'est l'expression la plus basique de la

réaction et la forme la plus grossière du politiquement incorrect.

A tel point que la presse bien de chez nous n'a pas manqué de ressortir

l'infâmante qualification de poujadisme pour qualifier cette lame de fond qui

s'apprête à submerger l'Amérique obamienne et bien pensante.

Poujadisme, moi je veux bien.

Après tout voilà un garçon, Poujade, dont la pensée circulait, certes, en rase mottes

mais qui refusait de se laisser sodomiser par l'Etat jacobin et semi-marxiste de

l'inénarrable IVeme République. Remarquez, rien de comparable avec ce qui se

passe de nos jours. Dans les années cinquante vous pouviez encore vous faire du

blé sans qu'on vous en dégoûte complètement. Cependant, Poujade et ses potes

sentaient venir les grosses emmerdes et cherchaient à nous en prémunir. Par

exemple ils combattaient ardemment l'administration fiscale et sa tendance à se mêler

désagréablement des sous des braves gens. Ils se méfiaient aussi de l'immigration,

à une époque, pourtant, où elle n'avait rien à voir avec le fléau que nous subissons

de nos jours. Des types qui avaient du pif, ces poujadistes. On comprend qu'ils se

soient attiré les foudres de tous les politicards traditionnels, ceux qui se goinfrent de

bonne soupe au lieu de cracher dedans. Mais Poujade et le Poujadisme restent

bien chers au coeur de nos pisse-copie de gauche, passez moi le pléonasme.

Ces trous de balle en conservent le souvenir cuisant d'un moment où leurs

prédécesseurs ont senti le vent du boulet qui venait de droite et risquait de faire mal.

C'était en 56, si j'ai bonne mémoire. Et puis l'arrivée de de Gaulle a tout balayé sans

espoir de retour.

 

Pardonnez la digression, je reviens à mon propos. Je vous disais donc qu'apparaît

aux Amériques un mouvement politique dévastateur. "Tea Party", ça s'appelle. Pour 

ceux qui ont quelques réminiscences, il s'agit d'une référence à la célébrissime

"Boston tea party" avec laquelle on nous cassait les couilles en classe d'Anglais,

dans le temps.

En tout cas moi, ça m'évoque. Je me rappelle un dessin dans mon manuel. Ca

représentait des types vers le XVIIIeme -pas arrondissement, siècle, patate- qui

s'activaient sur un bateau à balancer à la mer de gros paquets cubiques. Du thé

forcément. Si je m'en souviens bien, il s'agissait de la première manifestation

de la révolte des bons américains contre ces salauds d'Anglais qui prétendaient

leur faire payer je ne sais quelle taxe.

Alors nos Tea Party d'aujourd'hui, leur truc consiste à secouer les puces de l'Etat

fédéral pour lui faire lâcher du lest. Surtout au regard de sa propension à jeter

le pognon par les fenêtres, propension considérablement aggravée depuis qu'Obama

a installé son cul dans le fauteuil de Georges Washington. Si l'on en juge par les

succès d'ores et déja obtenus par les candidats du mouvement à l'occasion des 

primaires, la mayonnaise prend à merveille. Les braves amerloques de base qui

se sont réveillés avec la gueule de bois après les présidentielles manifestent

clairement leur intention de ruer dans les brancards.

Contrairement à ce que racontent les media qui, du reste, n'en parlent guère, ces

braves Tea-Party, rappellent plus les constats de Toqueville relatifs à la démocratie

en Amérique que l'affreuse réaction blanche, acharnée sur le sacro-saint 44eme

président, si social et si joliment ethnique.  

Simplement l'étasunien de base déteste qu'on joue avec son pognon et préfère

s'occuper lui même de ses propres affaires plutôt que de confier ce soin à de

lointains fonctionnaires fédéraux.

Et si j'en juge par ce qui se passe, les Tea Party semblent bien en mesure d'investir 

de l'intérieur le Parti Républicain et de le forcer à infléchir sérieusement sa politique

dans le sens toquevillien. A droite si on veut simplifier. Les républicains dits modérés,

style Mac Cain, commencent à envisager de se rhabiller. Cela paraît tout à fait bon

car la tendance au compromis systématique ne fait pas gagner les élections.

Le dernier cité peut en témoigner et M. Sarkozy ferait bien d'y songer aussi.

  

Cela m'incline à penser et je reboucle sur mon idée de départ, qu'un tel exemple

devrait nous faire un peu réfléchir. J'ignore si les Tea Party tiendront leurs promesses,

nous le saurons dès le mois prochain, mais leur gros bon sens pourrait sans doute

nous servir de modèle. Que voulons nous en effet en tant que citoyens responsables?

Nous voulons un Etat qui nous protège et nous coûte le moins cher possible.

Aujourd'hui, nous avons l'exact contraire. Et ce qui vaut pour l'Etat vaut aussi bien pour

les collectivités locales.

Revenons donc à nos idées simples et créons un mouvement bien de chez nous.

Attaquons franchement nos politicards assoupis. Avec un vrai programme franc et

massif.

*Baisse drastique des impôts et des dépenses publiques.

*Remplacement de zéro fonctionnaire. 

*Interdiction absolue des subventions.

*Division par quatre du nombre total d'élus.

*Instauration du bénévolat intégral pour l'exercice des fonctions politiques. 

*Délocalisation des prisons en Centrafrique et au Moyen-Congo.

*Relégation dans les îles Kerguélen des délinquants récidivistes.

*Remplacement des allocations familiales par des billets d'avion gratuits

(aller simple).

*Remplacement des visas d'entrée par des cartes postales de la Côte d'Azur.

*Saucisson obligatoire dans les cantines scolaires.

 

Bon, c'est l'idée générale, après faudra peaufiner, mais bon, vous voyez le truc,

quoi, le strict minimum pour espérer s'en sortir. 

Et si après ça les journaleux parlent encore de Poujadisme, je suis prêt à bouffer

mon joli panama.

Au fait, j'allais oublier, comme notre mouvement prendrait en quelque sorte la forme

d'un Tea Party à la française, on pourrait lui trouver un joli nom du même profil.

Que diriez vous de "Pinard Parti"?

 

Salut et merde pour qui ne me lira pas. 

  

 

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 16:55

L'affaire est dans le sac. Tout le monde se déclare content et satisfait.

Les manifestations du 23 Septembre 2010, vives, hautes en couleurs, bien

nombreuses, vociférantes, unitaires et joliment couvertes par les media, viennent

de se dérouler dans la joie des retrouvailles fraternelles ainsi qu'antisarkozistes. 

Bien sûr, les couillons qui défilaient semblaient un peu plus clairsemés que la 

dernière fois, ce que les chiffres du Ministère de l'Intérieur confirment. Mais les

syndicats soutiennent évidemment le contraire. Personne ne produisant, ainsi qu'il est

d'usage, le moindre commencement de preuve susceptible d'étayer un tant soit peu

ses dires, nous nous contenterons de constater que la révolte populaire a bien l'air

de stagner un peu. Comme si les braves gens se bornaient à prendre leur parti

d'un ratiboisement des retraites dont ils sentent confusément le caractère inéluctable.

 

D'ailleurs, à y regarder de plus près, en dehors des professionnels du syndicalisme 

et des habituels branleurs du service public, dans les défilés on voyait surtout des

jeunes et des vieux, catégories totalement étrangères au champ d'application de

l'embryon de loi dores et déja voté par les députés; les vieux jouissant de leur retraite,

assurée autant qu'intangible et les jeunes ne pouvant totalement ignorer la caducité

prévisible de mesures adoptées en 2010, au moment éminemment lointain où leur tour

viendra de raccrocher les outils.

Les vrais cons cernés par la réforme paraissent avoir choisi d'aller bosser, plutôt que

de perdre un jour de grève ou de RTT pour faire plaisir aux Chérèque-Thibaud et

emmerder le Président de la République. En tout cas, les taux de grévistes se révèlent

encore plus faibles qu'il y a quinze jours.

Bref, la mobilisation -dont chacun sait bien qu'elle n'est pas la guerre, comme disaient

les politicards de 39- ne s'apparente pas vraiment à une lame de fond.

 

Ce que constatant, nos bons syndicalistes, réunis pour tirer les leçons de cette belle

première journée d'automne revendicative, viennent de décider de remettre le couvert

le 2 Octobre prochain, un samedi. Ainsi, les masses laborieuses pourront elles

exprimer leur antisarkozysme sur fond de retraite sans pour autant perdre de pognon

ni  mécontenter le patron.

Tout bien considéré, le sacrifice semble léger qui consiste à carboniser une sombre

journée d'Octobre afin de battre le pavé de l'Est parisien et faire monter jusques au

tréfonds des cieux, la voix tonitruante des travailleurs soucieux de cesser le plus vite

possible de justifier une telle qualification.

Toutefois, comme il convient essentiellement de ne pas laisser tomber une aussi

jolie  mayonnaise, on remettra ça dix jours après, avec une sympathique journée

de grève et de revendication qui tombera en plein débat au Sénat.

Ce dernier consentira alors les petits aménagements décidés depuis longtemps

entre MM. Soubie et Thibaud.La victoire des syndicats éclatera ainsi au grand jour

et viendra clôturer à la satisfaction générale, la grandiose pantalonnade qui illustra

si magnifiquement la lutte, finale et sans merci, des damnés de la terre contre la

réformette sarko-woerthienne.

  

Le Président de la République Une et Inconstructible pourra de la sorte s'ennorgueillir

en 2012 du courage inébranlable qui lui permit d'assurer la pérennité provisoire de

notre système de retraite par ponzirépartition. Dans le même temps son adversaire

socialiste ne manquera pas d'insister aussi lourdement que possible sur le caractère

scandaleusement injuste d'une réforme qui fait porter aux malheureux salariés le poids

écrasant du financement de leur propre assurance vieillesse.

Et en définitive, comme au préalable on s'était plus ou moins mis d'accord sur

le  scénario, tout le monde sera content du film. Chacun pourra en retirer les

avantages qu'il en attendait, pour une mise de fonds somme toute très raisonnable.

 

Ainsi va la vie politique. On nous bassine à longueur de temps avec des pitreries

destinées à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

De quoi s'agit il, au fond, dans cette affaire? De mettre définitivement hors de danger

le système de retraite par répartition? Jolie plaisanterie. Il est foutu, le régime

en question, ses années sont comptées. Vous ne pensez tout de même pas que

les petits blacks et les petits beurs, substantifique moëlle de notre merveilleuse

croissance démographique, vont marcher dans la combine et nous payer nos

retraites? Foutaise, bien sûr. Et nos pauvres descendants, vous les voyez, vous,

assumer la sacro-sainte solidarité inter-générationnelle à eux tous seuls, avec un

retraité pour un actif? Foutaise, vous dis-je, imposture et ineptie. Tout cela, à terme,

se cassera imparablement la gueule et personne n'y peut plus rien. C'est le

résultat des options sociétales, comme on dit aujourd'hui, prises depuis trente-

cinq ans. Et en trente-cinq ans on a largement le temps de foutre un pays par

terre, fût il celui des sans-culottes et des sans-papiers.

 

Non, en réalité le véritable but de la comédie consiste à  faire tourner le fonds de

commerce de tous les prébendiers de la démocratie, qu'ils se disent de droite ou de

gauche, qu'ils émargent à la congrégation politique ou bien au clergé syndical.

Celui-ci ne cherche qu'à assurer sa réélection, ceux-la désirent ardemment lui

piquer la place. De la qualité du spectacle qu'ils offrent aux électeurs dépendra le

succès ou l'échec. Le reste ne revêt qu'une importance marginale.

Bien sûr, ceux qui sont aux affaires ont moins la possibilité de déconner. Il faut bien

qu'ils sortent quelque chose d'à peu près cohérent, pas n'importe quoi, comme

l'opposition. Mais ce qu'il faudrait vraiment faire pour sortir du pétrin, n'y comptez pas!

S'ils le font, ils se cisaillent définitivement les pattes. Et dans la course au pouvoir, ça

ne pardonne pas, bien entendu.

 

Et le citoyen, dans tout ça? Le légitime détenteur de la souveraineté ou de ce qu'il

en demeure encore, il fait quoi dans ce pataquès?

Rien, il gobe. Il avale tout rond les calembredaines que lui concoctent les politicards,

les syndicateurs et les journaleux. D'ailleurs il en reçoit de tous les côtés. Et jamais les

mêmes.

Alors il n'y comprend absolument rien, le citoyen, il se balade tout le temps à côté

de la plaque et forcément il la joue à l'estime, à la sympathie ou à la haine

irraisonnée, comme en ce moment contre le malheureux Sarkozy.

Enfin, malheureux pour dire de la jouer poétique, tout de même.

Et voilà pourquoi on voit tous ces corniauds défiler comme un troupeau d'onagres diarrhéiques, derrière les jolis drapeaux rouges et oranges des grands prêtres de

la revendication ouvrière.

Et puis, vous avez le gros des troupes qui subit, qui regarde sans comprendre, qui

s'emmerde à attendre son TER sur trois et qui se dit qu'autant s'en foutre parce que

de toute façon, la farce se joue en dehors de son champ de compétence.

J'aimerais bien que ce soit différent (voir La République ne nous appelle plus. )

mais l'optimisme fonctionne mieux à l'orée des vacances...

 

Tout ça pour dire que s'agissant d'affaires sérieuses, nos grands pontifes ne sauraient

agir sans un minimum d'organisation préalable. On se tape sur la gueule mais, en

loucedé on s'échange quand même la rhubarbe et le séné. Le métier, quoi, faut pas

jeter le bébé avec l'eau du bain, chacun pour soi mais la démocratie pour tous.

Ne laissons pas le hasard agir à notre place, c'est bon seulement pour les abrutis

qui  jouent au  loto.

Alors la réformette sarko-woerthienne, je suis prêt à parier qu'elle se réalisera

comme prévu entre ces braves sociétaires du théâtre républicain.

 

A moins... à moins que les lycéens ne viennent mettre leur grain de sable dans la

mécanique. Il en est fortement question et leur présence en plein milieu de la scène

démontrerait l'extraordinaire maturité du corps social nouveau qui voit désormais les

petits merdeux se préoccuper grave de leur retraite.

Mais ne persiflons pas, mes amis, la seule force qui pourrait aujourd'hui faire plier

le Président, le Premier Ministre et tout le gouvernement, foutre en l'air la stratégie

laborieusement mise en oeuvre par ces braves gens avec leurs ennemis jurés du

camp d'en face, ce sont bien les petits lycéens. Prions pour que les gauchistes qui

manipulent ces charmants bambins s'abstiennent de véroler la combine, sans quoi

on n'aura pas fini d'entendre parler des retraites.

 

Que Dieu vous ait en sa Sainte Garde,

Et merde pour qui ne me lira pas

 

 

 

.

 

 

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 16:05

Belle rentrée, tout de même. Rarement on aura vu un bordel de cette ampleur.

Tout part en quenouille de tous les côtés. L'Assemblée Nationale prend de plus

en plus des allures de cour du roi Pétaud. Remarquez, il fallait s'y attendre.

Quand les acteurs du théâtre républicain se prennent au jeu, ils surjouent.

Surtout les socialos. Remarquable spectacle que tous ces connards enrubannés par 

leurs écharpes tricolores de maires cumulards de mandats, vomissant leurs injures 

sur les travées.

Voilà qui donne une idée lumineuse de notre belle démocratie montreuse de clowns

arrosés à la santé du tribuable.

 

Dans le même temps l'Europe nous bricole aussi sa petite crise. Les élites hyper-

conformistes qui n'ont jamais vu un Tzigane ne digèrent pas les passes croisées de

Roms du match France-Roumanie. Ainsi la vice-présidente de la Commission

Européenne, vieille peau masturbée de l'humanitarisme molasson, a t-elle cru

nécessaire de renvoyer la France sarkozienne à ses errements des année 42.

C'est un peu comme si elle se fût avisée de sodomiser notre bon Président au

moyen d'un fer rouge.

La putain de sa mère, comme on dit en banlieue, qu'est-ce qu'elle avait pas dit là!

Fou furieux, le Sarko. Au point d'aller intimer aux luxembourgeois (la vieille peau 

ressortissant à ce sympathique petit peuple) l'ordre d'accueillir à bras ouverts tous

les nomades susceptibles de traîner du côté de l' Europe de l'Ouest.

Réponse de Juncker :

-"moi, môssieur, j'ai récupéré plein de Kossovars, dans le temps, plus que vous en

  tout cas. Na!"

Dieu merci l'interpellé s'est abstenu de répliquer comme quoi il ne nous aurait plus

manqué que les Kosovars.

En revanche, au déjeuner du sommet européen d'hier, l'horreur! L'inimaginable,

l'indicible, a fait son entrée tonitruante au moment du dessert, sous la forme d'une

attaque frontale de Petit Nicolas contre le pauvre Barroso.

 

"Espèce de couille molle, qu'il lui a éructé, Nico, t'es même pas foutu de tenir

tes commissaires de mes deux qui viennent jusque dans mes bras injurier ma

République à moi, Une et Indivisible. Quand je pense à tout ce que j'ai fait pour ta

gueule. Que sans mon intervention divine ton poste de Président tu pouvais te le

carrer en guise de suppositoire. Non mais des fois, merde, tu vas me la foutre

dehors vite fait, la vieille peau et plus vite que ça et à coups de latte dans le

pétrus encore, sinon j'en connais un qui va se les mordre.

Tiens toi le pour dit et la ramène pas, sinon je t'apprends à laisser insulter la France,

terre des arts des armes et des lois, fille aînée de l'Eglise ainsi que mère

incontestée des droits de l'homme. Ca te la coupe ça, hein Ducon?"

 

Ulcéré, il a répliqué, le ducon en question. Et vertement encore. Dans le style

"Monsieur le Président, je ne saurais tolérer que vous employassiez à mon égard

un ton aussi acerbe et dépourvu d'aménité. La vice-présidente objet de votre

ressentiment au demeurant assez légitime, je dois le reconnaître, a dores et déja

présenté des excuses car ses propos avaient largement dépassé sa pensée.

N'attendez donc point de moi que j'aille au delà. L'incident est clos, circulez y a plus

rien à voir!"

C'est à ce stade de la conversation qu'il a fallu se mettre à plusieurs pour retenir

Sarko qui volait déja dans les plumes de son interlocuteur. Sans les bulgares dont

la légendaire force physique fit merveille en cette occasion, le malheureux Barroso

se morflait dans les gencives un de ces coups de boule qui font que dans une vie

on distingue un avant et un après.

Bref, ça a scharklé sévère.

Dommage, le gâteau semblait délicieusement exquis.

 

Heureusement que, dans l'après-midi notre bon Président, un peu rasséréné,

a remis les pendules à l'heure en déclarant à la presse " s'il y en a un qui a gardé son

calme, c'est bien moi! Mais je ne puis tout de même pas laisser couvrir la France de

pipi et de caca par des moins que rien juste bons à radoter des poncifes dans la

douceur feutrée des sallles de réunion bruxelloises."

Cependant l'affaire ne s'arrête pas là. Pour faire bon poids Nicolas Sarkozy en a rajouté

une grosse couche aux termes de laquelle Angela Merkel approuverait pleinement sa

décision de virer les bohémiens et ne se priverait en aucune façon d'organiser des

convois de tziganes à destination de la Roumanie. 

  

Manque de pot, la pilule a refusé de passer. On peut demander bien des choses aux 

teutons mais les convois de tzigoïner, non, pas possible, verboten, unmöglich, taboot,

grosse scheise, schweinerei, nicht gut, kakat, stoop, ausweiss schnell! Non mais ça

va pas la chetron? Pourquoi pas en wagons plombés pendant que vous y êtes?

Oh, Sarko. où vas tu Basile, tu pars en sucettes, à quoi tu penses, eh, connard?

Tu veux quoi? Un nouveau procès de Nuremberg avec Angela sur le banc des accusés?

Et puis suspendue avec de la corde à piano, tant qu'on y est, comme Goering? 

Prends t'en à Barroso tant que tu voudras, là on rigole un bon coup, ça fait du bien.

Mais les allemands tu les lâches un peu. Allez, casse toi, pôv con!

Donc, démenti immédiat autant que cinglant et coup de froid brutal sur des relations

interétatiques qui n'avaient pas besoin de cela. La maladresse, quoi, la grosse cagade!

Dommage, jusque là ça fonctionnait à peu près bien. Bonne pub à destination de

l'électeur tenté par la Marine mais, le couac avec les shleus, ça met la communication

interne un peu cher. Va encore falloir ramer pour revenir en grâce.

 

Oui, le gros bordel, disais-je. On sent bien l'improvisation, en ce moment, la politique

du sensitif en quelque sorte, on voit un truc surgir du buisson, on tire dessus au jugé.

Des fois, jackpot, c'est un lapin. Souvent, hélas, il s'agit d'autre chose, le chat de la

voisine ou, pire, le bras du garde chasse en train d'envoyer valser d'un ample geste

la petite culotte dont il vient de débarrasser votre charmante épouse. Ce dernier type

de méprise fait plaisir sur le moment, certes, mais par la suite, on regrette. Surtout

que, de nos jours, les juges incarcèrent plus volontiers les cocus que les voyous.

Ils leur trouvent moins d'excuses.

 

Je vous raconte tout ça parceque ces histoires de Roms, finalement, c'est parti

à l'impulsion, comme ça, sans trop réfléchir. Il fallait bien trouver un truc pour se

refaire une image acceptable auprès du populo après les histoires de Grenoble

et l'affaire des gitans incendiaires de gendarmeries.

Bon, les conseillers du Président et ceux d'Hortefeux se sont mis d'accord sur les

Romano un peu par défaut, quoi, comme un pis-aller pas trop méchant.

Voilà des gens, les Tziganes roumains, qui ne sont ni musulmans ni français et avec

qui on peut toujours s'entendre. On leur paie quinze jours-trois semaines de vacances

dans la famille, ils prennent de bon coeur. Avec une bonne mise en scène et des

C.R.S. casqués qui tapent dans le tas (doucement, faudrait pas déconner d'en casser

un, malheureux), on fait la rue michel, du gagnant-gagnant, quoi, net et sans bavure. 

Oui, mais c'était sans compter avec la connerie endogène et exogène qui paramétrise

toujours la politique démocratique.

 

Endogène parceque les petits merdeux d'énarques qui rédigent les circulaires du

Ministre de l'Intérieur manquent un peu de l'indispensable expérience qui évite souvent

les plus grosses conneries. Et comme, en plein été, le mec un peu endurci qui contrôle

habituellement, se fait dorer la couenne sur une plage méridionale, l'énorme bourde

sort tranquillement et le signataire signe. Son boulot consiste à signer, pas à vérifier

ce qu'il signe.

Et voilà comment on se retrouve avec un texte officiel qui désigne nommément les

Roms à la vindicte policière. Et la France ignominieusement salie dans sa réputation

de terre d'accueil ouverte, généreuse et respectueuse par dessus tout de l'égalité

entre tous les hommes, même quand ils ne confessent pas à l'Islam.

 

Exogène parce que tout le monde fait chorus au lieu de nous foutre un peu la paix à

nous démerder avec nos problèmes. Tout le monde, depuis la vieille peau

luxembourgeoise de Bruxelles, jusqu'à la commission de mes roustons de l'O.N.U.

en passant par l'administration Obama et la presse indignée du monde entier ainsi

que de ses environs. Le seul a avoir les couilles de nous soutenir dans cette épreuve

restant le brave Berlusconi qui, de toute façon, n'en a plus rien à secouer de se

faire vilipender par la bien-pensance universelle. Je conseillerais humblement à

M.Sarkozy d'en prendre de la graine.

 

Le bordel, donc, le boxon, le foutoir. Je pourrais encore vous en tartiner des tas de

cette sorte tellement ça fuse de partout. Les histoires de Woerth, les plaintes du

"Monde" contre l'Etat accusé de débusquer les traîtres des cabinets ministeriels alors

qu'il devrait les laisser tranquillement fourguer des informations secrètes aux media,le

Sénat qui aura du grain à moudre pour les retraites, Ségolène qui revient avec sa

fraternité à la con et Hortefeux qui en rajoute avec des idées tordues d'élection des

juges.  

J'en oublie. Mais en tout état de cause sentant que ceux qui ne sont pas descendus

en marche commencent désormais à en avoir raz le bol, je n'abuserai pas plus

longtemps de votre bienveillante patience.

 

Au revoir et merci.

Et merde pour qui ne me lira pas. 

   

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 15:47

Finalement ça c'est plutôt bien passé.

Tout le monde obtient sa petite satisfaction dans l'harmonie retrouvée de la République

Une et Bien Prévisible.

Je parle de la question des retraites, bien sûr. La jolie controverse vachement 

démocratique sur le point de savoir s'il faut faire un petit quelque chose ou bien un gros

rien du tout, afin de garder encore un peu hors de l'eau la tête chenue de notre bon

vieux système Madoff de retraite par répartition (voir Ponzicouli-Ponzicoula. ).

Naturellement, la bataille fait rage entre les tenants de la méthode dure (on bosse

jusqu'à 62 ans) et les thuriféraires de la justice sociale ( yaka faire payer les riches).

Même que ça a salement scharklé à l'Assemblée, dans les media et surtout entre

Bastille et République où tous les grands chefs syndicaliste menaient, avec un allant

empreint de dignité prolétarienne, le cortège vociférant d'au moins deux cent mille

rigolos autant désireux de conserver intact leur privilège si gracieusement octroyé

par feu Mitterrand que d'obtenir la peau de l'actuel successeur de ce dernier.

 

Les opérations se déroulent conformément à la procédure plus ou moins tacitement 

arrêtée entre les différents acteurs du happening "Réforme des retraites 2010".

D'abord les préliminaires, histoire de préparer le champ de bataille, ensuite les

vacances, joyeusement animées par l'affaire Bettancourt-Woerth, enfin, la

représentation proprement dite, September in Paris. Celle-ci répond, comme il se

doit, aux exigences de la tragi-comédie démocratique.

 

Le premier acte comporte deux scènes, l'une dans les rues s'intitule "la chienlit

organisée" l'autre à l'Assemblée Nationale a pour titre "la pétaudière républicaine".

Remarquablement interprétée tant par les comédiens professionnels que par des

figurants aussi nombreux que talentueux et motivés, cette spectaculaire entrée en

matière obtient le succès attendu. Applaudissements nourris des grévistes repus et

critiques particulièrement élogieuses, sinon dithyrambiques, des media conquis.

 

Dès le lendemain, deuxième acte. La Grande Scène du Président:

-"Je vous ai entendus, je tiens le plus grand compte de vos déconnades et je lâche un

peu de lest; mais sur l'essentiel, la mesure phare du quinquennat, les soixante deux ans

je ne saurais bouger d'un poil de rouston, il en va de la survie de notre Beau Système!"

Et tout de suite on enchaîne sur la scène deux, la riposte syndicale où les ténors

de la contestation représentative officielle interprètent l'air grandiose du "Le compte

n'y est pas, faut remettre ça le 23 Septembre". 

Là aussi, beau succès et grosse recette. Attendons la suite. Nous en connaissons

déja le livret ( voir Sonnez la retraite! ), reste à en déguster la mise en musique.

Mais, n'en doutons pas, le spectacle répondra hautement aux attentes les plus

exigentes et les protagoniste de ce somptueux psychodrame en sortiront tous

complètement satisfaits. Qu'ils soient de gauche, de droite, du milieu ou d'ailleurs,

comme Besson.

Et, quelles que puissent être les concessions consenties à la nécessaire victoire

des syndicalistes, nos retraites seront sauvées jusqu'à la prochaine fois.

C'est une question de conformité aux règles intangibles du Théâtre Républicain! 

 

Allons enfants de la Patrie, i, eu,

Le jour de gloire est arrivé... enfin presque.

 

Veuillez m'excuser, je me trouve un peu à la bourre.

A bientôt et merde pour qui ne me lira pas.

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