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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 17:31

La rentrée, période toujours un peu morose par nature, nous sécrète un

millésime 2010 plutôt saumâtre.

A l'exception notable de Mme. Hillary (comme une baleine) Clinton dont le

sourire radieux, voire légèrement niais, illumine les rencontres, un peu forcées

mais si réconfortantes, de MM. Nétanhiaou et Abbas, les nouvelles font

carrément raquer.

Les plateformes pétrolières explosent en chapelets, les charognards de toutes

les gauches s'acharnent sur les quasi-dépouilles de la richissime pauvre vieille

Bettancourt et de presque feu le ministre Woerth, les juges rouges relâchent

les criminels issus de l'immigration tout en embastillant les malheureux vieillards

cambriolés, les enseignants se foutent en grève deux jours après la rentrée et le

fisc, imperturbable, déploie ses orgues de staline en vue des tirs de barrage de fin

d'année. Pas vraiment de quoi rigoler.

 

Surtout que la semaine prochaine promet le bordel bien empoisonnant qui 

accompagne, selon la règle établie, les grosses manifs immanquablement

assorties des grèves corollaires dont celle, incontournable, de nos sympathiques 

cheminots. Les profs, j'en ai déja parlé, ne manqueront pas cette occasion

de battre le pavé pour administrer une énième démonstration de leur dogmatisme

éclairé de l'intérieur. 

Les débats sur la réformette des retraites transformeront l'Assemblée Nationale en

foire d'empoigne, pire que d'habitude, et montreront une nouvelle fois, mais avec un

éclat insolite, l'aspect le plus consternant de la démocratie. On observera, bien sûr,

avec un intérêt particulier, la lapidation parlementaire du Ministre du Travail, supplice

expiatoire qui ne manquera pas de constituer l'essence même de la première lecture

du projet gouvernemental. La retransmission télévisée pourrait bien, cette fois, faire

de l'audimat.

Rentrée piteuse et affligeante, donc, retour en force des mochetés sinistres de nos

jours calamiteux. J'en profite pour adresser une pensée affectueuse à ceux qui

commencent, les tout-petits dont l'entrée en société s'effectue par la porte hideuse

de l'école prétendûment maternelle. J'en connais un, le pauvre. Il importe de les

"socialiser" déclarait hier un peigne cul dûment mandaté par l'Education Nationale

pour évangéliser les masses auditrices de radio. Socialiser signifie sans doute 

façonner en socialiste. A cet âge, cela ne doit pas pardonner!

 

Nous allons donc nous efforcer de nous changer un peu les idées. J'ai trouvé de

quoi.

En parcourant le net d'un doigt quelque peu distrait, je viens de tomber sur une

information curieuse. Aux dernières nouvelles Stephen Hawking aurait démontré

que Dieu n'existait pas. Vous me direz, il ne s'agit pas vraiment d'un scoop, on s'en

doutait un peu depuis quelques temps, surtout avec tout ce qui se passe de pas

ragoûtant en ce bas monde de brutes. Mais tout de même, une démonstration

scientifique par le plus illustre astrophysicien contemporain sur une question

pareille, moi, ça me la coupe.

Surtout que je le connais bien, moi, Stephen Hawking -attendez, ne vous

méprenez pas, je ne l'ai jamais rencontré, ce mec mais j'ai lu tout ce qu'il a écrit

de compréhensible- il ne s'aventurerait jamais sur un sujet pareil en avançant des

affirmations invérifiables. En plus, voilà un garçon qui se trouve depuis trente ans  

ratatiné dans une espèce de fauteuil électrique doté d'un synthétiseur

vocal high-tech. A coté de lui, si vous voyez ce que je veux dire, feu Petrucciani

aurait l'air d'un chippendale body-buildé de frais. Une horreur, quoi, pour n'importe

qui, et même pour un type de cette envergure exceptionnelle. Alors, vous le voyez,

vous, sachant que le seul truc qui fonctionne encore chez lui, ça reste le cerveau,

se mettre à déconner à plein tube en annonçant des âneries à la Paco Rabane?

Moi non.

En conséquence, j'ai souhaité en savoir plus.

Et là, chou blanc, rien à faire, pas moyen de trouver une information sérieuse sur

le sujet. Que des articles de presse grand public, de l'info à sensation, quoi, rien

de vraiment précis, tout dans l'accroche et le bidon. Du vrai travail de journaliste

en somme. Les hurluberlus universellement ignorants qui traitent doctement de tout,

les vulgarisateurs de la connerie prétentieuse, les dispensateurs du savoir ne pas 

fermer sa gueule quand il y a lieu.

Bref, on apprend surtout qu'il vient d'écrire un bouquin, Hawking, dans lequel il 

traite de la création de l'Univers ex-nihilo. Par les pisse-copie les moins déconnants,

dont l'Express, d'ailleurs, vous apprenez, si vous savez lire entre les lignes, le fin

mot de l'affaire. Dans ce nouvel ouvrage l'auteur parvient à la conclusion que 

l'Univers s'est créé à partir de rien sous l'effet de la seule gravité. Enfin c'est ce que

j'ai cru pouvoir en comprendre.

En d'autres termes Dieu n'a rien à voir dans cette affaire.

Seulement, contrairement aux titres putassiers de la plupart des canards concernés,

il ne démontre manifestement pas l'absence de Dieu, Hawking. Il se contente de 

signaler que le Big-Bang exclut toute intervention divine. Ce n'est pas la même chose.

 

Souvenez vous, quand Napoléon demandait à Pierre-Simon de Laplace pourquoi

son traité de cosmologie ne mentionnait pas Dieu. Laplace répondait "Sire, je n'ai

pas besoin de cette hypothèse". Ce n'est pas nouveau et c'est l'éternelle question

bêtasse qui passionne (plus ou moins) les foules. La science ne se préoccupe que

de prédictions vérifiables, le reste relève de tout ce qu'on voudra. Non de science.

Hélas, le journalisme se fout bien pas mal de cette sorte de considérations. Du

moment qu'on peut gratouiller des inepties vendables, on y va, les pires conneries

feront les choux gras du lecteur. Peu importe que ce dernier s'en abrutisse encore un

peu plus. De toute façon, au point ou il en est...

La liberté de la presse, quoi. 

 

Le livre, intitulé "The grand design", paraîtra en anglais la semaine prochaine.

Pour ce qui me concerne, j'attendrai la traduction  pour le lire. Sinon à quoi ça

servirait que le traducteur il se décarcasse, pas vrai.

Et puis, si les pisse-copie continuent a tirer la même ficelle, on va beaucoup en parler

du book en question. Et si par chance les imams s'en mêlent et s'avisent de

coller une fatwah sur le blasphémateur Stephen Hawking, le succès mondial apparaîtra 

assuré. C'est con pour l'auteur qui devra se ratatiner encore plus -merci les journalistes-

mais, en contrepartie, nous n'attendrons pas bien longtemps la version  française.   

 

A bientôt donc et merde pour qui ne me lira pas.  

 

 

 

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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:37

Rappelez vous l'objet que nous vîmes, mon âme,

Un beau matin d'été si pur,

Au détour de ma rue une burqa infâme

Glissant vers les boîtes à ordures;

 

Plutôt un niqab, à vrai dire,

Un cône noir en mouvement,

Une vision d'horreur, ou pire,

Du Diable le saint sacrement!

 

Putain, la vache, c'était mon premier et je vous garantis que ça fait un drôle d'effet,

un niqab. Tant qu'on reste dans le conceptuel l'objet inquiète un peu mais sans plus,

quoi, juste l'idée qu'on s'en fait. Mais quand on voit en vrai, que ça vous passe sous

le nez à vingt centimètres, là, oui, ça fout réellement la trouille. Au premier degré,

sans réfléchir, ça vous balance un flot d'images affreuses à la gueule, les talibans,

les lapidations, les excisions, les pendaisons. Enfin tout ce qu'on peut associer ex

abrupto à une vision si incongrue au coeur de notre civilisation à nous, la vraie.

  

Après, quand vous reprenez vos esprits, l'effroi vous saisit encore plus violemment.

Pensez donc. Après tout ce qu'on a pu raconter sur cette infâmie, tous les discours,

toutes les protestations de droite et de gauche, la loi qui l'interdit en public, les

bien pensants même, qui trouvent que pour les femmes ça tient un peu chaud et tout

le bigntz, quoi, eh bien des saloperies de niqab on en voit partout désormais. Même

dans les quartiers bourges. D'ailleurs, j'aimerais bien qu'ils commencent un peu à

envahir Saint-Germain des Prés, les niqabs. Cela inciterait peut être à quelque

réflexion les bien pensants de la gauche caviar.

Comment? Oui, en effet vous avez raison, je me fous le doigt dans l'oeil, ça ne

réfléchit pas, cette race là, ça récite. Sans compter que Barakobama, leur idole

encensée, considère qu'en vertu du droit de se vêtir comme on veut, inscrit dans

sa constitution personnelle, nul ne serait fondé à interdire le port de la burqa.

 

Bon, mais enfin, ça signifie quoi, ces malheureuses qui se trimballent dans leurs 

sarcophages ambulants?

De manière parfaitement claire, cela veut dire "on vous emmerde, chiens d'infidèles,  

vous y passerez, de gré ou de force ou bien nous aurons votre peau. Vous n'êtes

plus de taille, sales croisés, vous avez perdu et vous ne vous en rendez même pas

compte, vous voici à notre merci. Les patrons, c'est nous, allaouah akbar " 

 

Mais l'horreur absolue, celle qui devrait nous soulever comme un seul homme,

consiste dans la perspective suivante. Du train ou vont les choses, la probabilité 

devient forte que nos petites filles se voient contraintes de porter un jour le niqab

ou la burqa ou une merde du même tonneau. Sans parler de toutes les

ignominies susceptibles d'accompagner le concept.

J'espère que vous vous rendez bien compte.

Maintenant il y a urgence. Il convient impérativement d'arrêter de déconner, nous

avons suffisamment perdu de temps comme ça. Quand nous serons minoritaires

(voir Minorités visibles : jackpot, 9 millions! ) il nous restera trois options:

-le niqab, la valise ou le cercueil! 

 

Alors, de grâce, quand le Président de la République et le Ministre de l'Intérieur

se décident enfin, après des années de laxisme, à commencer à remettre un peu

d'ordre, qu'on leur foute la paix et qu'on les laisse agir, bordel!

Qu'on ne vienne pas, comme les curetons et les gauchards de tout poil, se

suspendre à leurs basques en les traitant de nazis (et non à leurs nazis en les

traitant de basques, c'est pas pareil). Qu'on les laisse ramener les tziganes chez

eux, même si cela coûte un peu et qu'ensuite ils reviennent. C'est toujours mieux

que d'entretenir paisiblement ces miséreux dans le rève du paradis français.

Qu'on admette un peu, aussi, la fin de la nationalité galvaudée, offerte à qui la

veut et même à beaucoup qui n'en ont que foutre.

Qu'on cesse, enfin, d'écouter religieusement tous ces ahuris essentiellement

attachés  à la défense des fameuses valeurs républicaines ou prétendues telles

grâce auxquelles nous persistons, depuis plus de deux cent ans, à nous enfoncer

dans les emmerdements les plus noirs.

 

Voilà. A part ça, bien entendu, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes

possibles, le panglossisme n'étant pas plus condamnable à mes yeux que le

socialisme, le trotskysme, le mélanchonisme ou le cohn-benditisme. Ni plus ni

moins.

Ségolène remonte à la surface, mettant du même coup la mère Aubry de fort

mauvais poil contre Sarkozy (ben oui, j'y peux rien, moi, c'est leur logique aux

socialos).

Le Pape retrouve une certaine odeur de sainteté auprès de la grande famille de

gauche, depuis son omélie en français sur l'accueil de tous les hommes.

Il aurait pu, aussi, raconter autre chose, le Saint-Père, mais une occasion

comme celle là de se faire bien voir des germanopratins, il ne pouvait pas la

louper. C'est humain, même pour le représentant de Dieu sur terre.

 

La France, pour terminer, s'apprête fiévreusement à renouer avec la belle

tradition des bonnes grosses grèves bien emmerdantes. Défilés grandioses,

slogans débiles vociférés en coeur par des dizaines de milliers de corniauds 

et banderoles écarlates. Bordel absolu dans les transports et transports de joie

chez les syndicalistes, un peu sevrés de grand-messes ces temps derniers.

Les retraites réchaufferont la rentrée et le coeur des travailleurs qui les prendront

quand même un peu plus tard. Pas moyen de faire autrement, il n'y a plus de

sous! Mais la beauté de l'action syndicale couvrira d'un somptueux manteau de

pourpre la déception attendue des pauvres aspirants pensionnés.

 

Tout va très bien, Madame la Marquise,

Tout va très bien tout va très bien...

 

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 16:53

A peine avais-je évoqué la disparition momentanée de Barakobama

(voir Liesse et badge. . )  qu'il ressurgissait, flamboyant, en plein milieu de l'actualité languissante de cette fin de vacances.

Et pas à n'importe quel propos. 

A l'occasion, judicieusement choisie, d'un dîner de ramadan délicatement organisé à

la Maison (toujours) Blanche, le Président des States n'a pas manqué de souligner,

dans un joli discours, la grande estime qu'il porte à l'Islam ainsi que son attachement

à l'idée d'ériger une immense mosquée à proximité immédiate du site de

"Ground Zero".

Il s'agit pour lui d'une question fondamentale de liberté religieuse et d'amitié entre les

hommes, préceptes qui font partie intégrante du dogme musulman, ainsi que la

lecture bien orientée de certaines sourates convenablement traduites pourraient le

laisser penser à condition d'avoir beaucoup d'imagination.

 

Hélas toute une tripotée de grincheux, à commencer par les parents des trois-mille

victime de l'abominable horreur du 11 Septembre 2001, n'ont pas manqué de trouver

à redire. Les Républicains, ces sales gens de droite dépourvus de conscience et

de sens civique, firent chorus au point de monter une affaire d'état à partir de

la proposition présidentielle pourtant si politiquement correcte et si aimablement

présentée.

Même que, deux jours après, le gentil Obama se voyait obligé de faire marche arrière

pour limiter des dégats déja conséquents dans l'opinion. Genre, " j'ai pas dit ça, c'est

pas la question, moi, ce que j'en disais c'était manière de causer, on peut la faire

un peu plus loin, la mosquée et même un peu plus petite, si vous voulez; allez, on va

dire un étage de moins, ou deux, si vous voulez, sur quatre -vingts ça ne se verra pas

trop de toute façon; je lui expliquerai au grand Mufti que c'est pour niquer les

infidèles républicains copains de l'infâme Deubeulyou Bush, qu'Allah lui crève sa

sale gueule de facho".

Mais bon, vous savez ce que c'est, quand l'assiette est cassée, vous pouvez toujours

essayer de recoller les morceaux la soupe fuira quand même un peu. Donc, sept points

de moins dans les sondages et des élections de mi-mandat qui s'annoncent comme la

bombe à Truman sur Hiroshima. On craignait la Bérézina, ( voir La première bougie de Barack-Hussein. ) ça risque  de ressembler à l'holocauste nucléaire!

 

Sans compter que le mal apparaît profond, grave. Quand vous interrogez l'amerloque

de la rue sur la confession du président, vous en avez déja un sur cinq qui répond: " ben

musulman, pourquoi?". Toutefois pour un sur trois c'est quand même : "Chrétien, enfin

je crois". Et il en reste près de la moitié qui ne se risquent pas à avancer une

hypothèse.

Et voila encore notre ami Barack-Hussein, obligé d'en remettre deux ou trois couches

de plus, afin de tenter d'inverser la tendance.

  

-"Mais pas du tout, enfin voyons, je suis tout ce qu'il y a de plus chrétien moi, merde!

  C'est-y pas dieu possible d'entendre des âneries pareilles!

  Plus chrétien que moi, y a pas.

  Papa, oui, lui il se mettait le cul en l'air cinq fois par jour, même qu'il a emmerdé ma

  maman pour qu'elle me colle Barack-Hussein.

  Barack,  à la rigueur, elle voulait bien Maman, mais Hussein, quand même, elle

  trouvait un peu hardos. Et encore on ne connaissait pas Sadam, à c't'heure!

  Eh ben, va te faire foutre il n'y a rien eu à faire.

  Faut dire que c'est Papa, comme toujours, qui a fait la déclaration à l'état-civil.

  Heureusement qu' il n'était pas bourré - c'était un bon musulman, Papa,

  qu'Allah le garde bien au chaud- sans quoi il me refilait Mohamed et Mustafah pour

  le même prix.

  Bon, ne croyez surtout pas que je lui en veuille à Papa, loin de moi une idée pareille.

  D'abord, il m'a légué Obama et Obama sonne vachement chouette, ça me va bien au

  teint en plus. Et ensuite, si Papa n'était pas originaire de Nairobi, je n'aurais pas ce

  look génial qui constitue mon charme, ni cette qualité essentielle qui fait de moi le

  premier-président-noir.

  D'ailleurs, avec un géniteur blancos, comme dirait Valls (voir Guide Suprême

  et Burqa ), je n'aurais même pas été retenu pour les primaires, si ça se trouve.

 

  Non mais sans blagues, qu'est-ce qu'y faut pas entendre? Pas chrétien, moi?

  Alors que je prie tous les jours! Oui, parfaitement, M'sieur-dames, tous les jours, que

  je prie! Sur la vie de ma mère! Qu'Allah m'écrase les burnes si ce n'est pas la vérité!

  Je suis chrétien, yes we can

  Je suis chrétien, voilà ma gloire,

  Mon espérance et mon soutien,

  Mon chant d'amour et de victoire,

  Je suis chrétien, je suis chrétien!

  Alors, if you please, un peu de décence! Qu'on me foute la paix avec ces histoires de

  religion à la mords moi le noeud. J'ai du boulot, moi! Faut que je réconcilie Israël et les

  Palestiniens moi! Comme Carter dans le temps. Et pour ça, je vous prie de croire qu'il

  faut salement mouiller la chemise, c'est rien de le dire!

  Et puis, c'est pas cette gourdasse d'Hillary (comme un bossu) qui va y arriver toute

  seule, figurez vous.

  Croyez moi, ces histoires entre les Juifs et les Arabes, faut un petit peu

  s'accrocher pour rester au contact du peloton. C'est pas des affaires à la Monica

  Lewinsky, ça. Là, non plus, c'est pas le même cierge qui coule. Suffit pas de raconter

  deux-trois conneries à la télé. Sur des coups pareils, on va au charbon ou on se plante.

  Demandez à Jimmy le temps que ça lui à pris pour les mettre d'accord, ces abrutis.

  Et encore, trois mois après ils recommençaient à se mettre sur la gueule, les ingrats!

  Tout ça pour vous dire qu'il y a du bread sur la planche et que ce n'est vraiment pas le

  moment de venir me casser les couilles avec ma foi. Ma foi!

  Une bonne foi-je veux dire fois- pour toutes, je suis chrétien, nom de Dieu, qu'on se le

  dise et qu'on n'y revienne plus. Fermez le ban!"

 

J'avoue bien sincèrement le comprendre, ce brave Barack-Hussein. Les avanies qu'on

lui fait subir sur des questions aussi personnelles, aussi intimes, présentent de quoi

pousser à bout n'importe quel président normalement constitué. Qu'il se prenne un

gros coquin de dieu, comme on dit chez moi, apparaît d'autant plus légitime qu'après

tout, fût il musulman, il ne les aurait pas pris en traître, les amerloques. Avec les

prénoms qu'il trimballe, la présomption semble tout de même grave, précise et

concordante. Si cela ne leur plaisait pas ils n'avaient qu'à élire Mac Cain. En pareil

cas, la question religieuse ne se fût pas posée et les rapprochement avec les

mahométants eussent été beaucoup plus discrets voire inexistants. Même très

modérés, les républicains ne déconnent pas avec ce genre de fricotage.

Donc, ils l'ont voulu, ils l'ont eu, Obama, les étasuniens. Il apparaît hautement probable 

qu'ils réfléchiront un peu plus avant de le réélire, mais en attendant ils vont se le fumer

jusqu'en 2013.

Chrétien ou pas!

 

Portez vous bien,

Et merde pour qui ne me lira pas. 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 15:55

J'ai beau me creuser la chetron, disséquer les nouvelles en tout sens, imaginer des

possibilités, me concentrer à bloc, boire du café, sucer de la réglisse, faire les pieds

au mur, regarder la photo du Ché ou celle de Martine Aubry, rien n'y fait. Pas moyen

de trouver un sujet qui tranche un peu sur les conneries que j'ai pu rédiger ces

derniers temps.

Les vacances, sans doute. Obama, personne ne sait ce qu'il devient, d'aucuns

prétendent qu'il se fait bronzer au doux soleil d'Hawaï, mais c'est faux. Evidemment.

Angela Merkel se repose, elle en a bien besoin avec ce qu'elle vient de déguster

ces derniers mois, donc on lui fout la paix et personne n'en parle.

Berlusconi, allez savoir! Il se ferait remonter le moral et éventuellement le reste par

une palanquée de jouvencelles dûment salariées à cette fin. Convient il encore de 

relever -si j'ose dire- que le pauvre vieux vient de subir les avanies de son ancien

ami Gianfranco. Quand avec Fini c'est fini, c'est pas fini pour Fini, mais c'est un peu

la fin des haricots extra-fini, tout de même. Alors, Silvio, il se repose. Laissons le

récupérer et allons voir ailleurs.

Je comptais un peu sur Cameron. Mais non, pas Diaz, l'anglais, le Premier Ministre

de Sa Très Gracieuse Majesté, enfin, suivez un peu, cré vain dieu!

Bon Cameron, me disais-je, le mec il vient d'être nommé, il débute, le boulot apparaît

plutôt balèze, la conjoncture aussi. Bon il ne prendra pas de vacances. Pensez donc,

un anglais, tout de même, ça fait passer le devoir avant le reste. Songez à Churchill,

tiens, voilà septante ans (n'en déduisez pas que je sois belge ou suisse) jour pour jour,

je vous garantis qu'il restait au boulot, Sir Winston. 24 plombes sur 24, de surcroît.

Eh bien, va te faire foutre, Cameron personne n'en souffle mot. On ignore ce qu'il

fabrique,black-out complet.

Si ça se trouve il se prélasse aux Bahamas (tiens c'est joli, ça,je le mets de côté pour

plus tard). De toute façon il n'y a plus de conscience professionnelle de nos jours.

Et même plus de conscience tout court, tiens, bientôt.

Bon, on observe bien de vagues trucs qui se passent entre la Colombie et le

Vénézuéla.

D'accord. Mais Chavez et le successeur d'Uribe ( vous avez mémorisé son blaze

vous? Moi pas encore), tout le monde s'en fout. Encore à l'époque héroïque -ou

prétendue telle- de dame Ingrid Bétancourt, ça intéressait un peu, la Colombie, les

FARC, tout le toutim. Bon, là il est retombé le soufflé. Et quand ce genre de soufflé

retombe, ça dure. Peut être même ad vitam aeternam. Amen.

 

Alors voilà. Au bout du bout qu'est-ce qui nous reste?

Vous voyez vous, un mec qui bosse toujours, qui monte au créneau, qui escalade la

brêche (mais non, Berlusconi on en a déja causé, flûte!), qui tient haut le glaive,

qui remet vingt fois l'ouvrage sur le métier, qui ne bronze jamais (ça devrait vous

mettre sur la voie, ça), qui visite, qui passe en revue, qui discourt, qui tranche,

qui ordonne, qui déplore, qui félicite, qui blâme, qui assure de son soutien total,

qui ne saurait tolérer, qui fera preuve de la plus grande fermeté? Et tout cela

en plein mois d'Août, quand tous les autres se vautrent à ne rien foutre?

Moi je n'en connais qu'un et un seul : Brice Hortefeux!

 

Hortefeux, Hortefeux, Hortefeux morne blême,

Comme un sperme qui bout dans des burnes trop pleines...

Le soir tombait, la lutte était ardente et noire,

Il avait l'offensive et presque la victoire,

Il tenait Liès Hébadj enfermé dans son trou,

Il traquait la banlieue et rendait coup pour coup.

 

Voilà un brave!

Seulement, palsambleu, cela ne fait pas du tout mes affaires, à moi. Avec ce mec

là  je ne risque pas de changer de sujet. Toujours pareil, on va finir par me taxer

d'idée fixe, de fièvre obsidionale, de gâtisme peut être, allez savoir. Moi qui aimerais

tant traiter un peu d'économie, voire de finances, par exemple, ou de politique

internationale. Toutes choses auxquelles je ne capte que pouic, précisément comme

la plupart de ceux qui écrivent, glosent, disputent, discourent et dissertent couramment

sur de tels sujets. Mais cela me ferait tellement plaisir.

Eh bien, pas moyen! Avec Hortefeux, retour assuré aux questions qui fâchent, qui

déplaisent, qui anathémisent, qui opprobrent et qui nauséabondent. Pas de répit,

pas de repos, pas de relâche. Tout à la pointe de l'épée, quoi, rien de cool, rien de

sweet, rien de cosy.

 

Bien sûr le domaine d'intervention Hortignitien demeure inépuisable. Chaque jour qui

passe apporte sa pierre aux intifadeurs.

 

Ainsi, en début de semaine avions nous l'ineffable Liès Hebadj (vous avez vu le titre,

un rien m'amuse moi, j'avais déja fait le coup - voir Deux files y pissent - et je

recommencerai, que cela vous plaise ou non).

Le commerçant nantais Liès Hébadj, ainsi que les media se plaisent à le qualifier pour énerver un peu plus le Céfran, se voit mis en examen pour violences

envers une ex-polyconcubine répudiée depuis. D'où le déferlement de protestations

indignées comme quoi l'intéressé constituerait le bouc émissaire dont le sinistre

de l'intérieur rêvait depuis des lustres. Tout juste si l'on ne nous ressort pas le délit

de sale gueule si cher aux bien pensants de la sainte gauche apostolique et

germanopratine.

 

Puis nous eûmes connaissance de l'histoire de cet imprudent sexagénaire torturé

par de charmants jeunes gens qui, après lui avoir coupé le petit doigt, parvinrent à

obtenir l'adresse de ses économies. Le courant, quoi. Les coupables coupeurs ayant

disparu de la circulation, on ignore de qui il s'agit. Ce doit être des auvergnats.

 

Après quoi, nous apprîmes la mésaventure de ces deux malheureuses jeunes nomades

qui, pendant qu'elles cambriolaient tranquillement l'appartement d'un ignoble vieillard,

se sont fait sauvagement tirer dessus par ce dernier qui, circonstance aggravante,

détenait chez lui un fusil de chasse. Dieu merci, les deux demoiselles sont hors de

danger et le vieillard criminel sous les verrous. La justice veille, dans ce pays. Elle

ne protège pas tout le monde, certes, mais quand elle protège, elle protège!

 

Enfin (façon de parler, j'en aurais d'autres mais nous n'en finirions plus), enfin, disais-je

les gazettes se firent ce matin l'écho d'une scène de la vie ordinaire survenue la nuit

dernière dans la célèbre cité des Tarterêts. Une bricole, bien sûr, mais assez cocasse

pour faire l'objet de quelque développement.

Il s'agit d'un patrouille de police, saisie d'une coupable témérité qui la conduisit à

procéder à un contrôle d'identité sur un quidam qui traînait par là. L'homme, une

espèce d'auvergnat, sans doute, se saisit d'un marteau qu'il étreignait encore.

Le coup passa en plein dans la gueule des flics et le quidam appela ses

petits amis à la rescousse. Donnez leur encore plus en plein buffet dit l'auvergnat!

Et les sbires d'Hortefeux se morflèrent aussi sec, une rafale de cailloux qu'il reçurent

dans le bec.

Ces habitants de cité sensible semblent avoir mal interprété les prescriptions du

jeune rappeur dont la chanson "Tire sur les Keufs" venait de faire un tabac éclair

sur internet. Mal interprété car ce charmant garçon conseille clairement le

tir à l'arme à feu et non au caillou. Le caillou ne tue, en effet, que dans le cadre

d'une lapidation dûment organisée dans les formes coraniques afin que la personne

visée ne puisse ni bouger, ni se protéger, sauf peut être avec les avant bras, ce qui

peut ajouter du piquant à ce spectacle participatif si prisé de nos amis musulmans.

Le pistolet ou, encore mieux, la Kalachnikov, sont beaucoup plus sûrs pour

dézinguer des keufs.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le Ministre de l'Intérieur, encore lui,

vient de porter plainte contre le rappeur en cause.

Cela peut paraître curieux que le premier flic de france, comme on dit, se contente

de porter plainte dans un cas parfaitement caractérisé d'appel à l'assassinat de

policiers. Quand on laisse embastiller un pauvre vieux en légitime défense, on peut

bien mettre en prison à titre préventif ce genre de criminel par procuration.

Oui. Seulement, le rappeur il faudrait aller le chercher dans sa cité, et ça, ce n'est

pas dans les moyens des Keufs.

Sans compter qu'après un coup pareil Hortefeux aurait tout le monde artistico-gauchiste

aux miches pour avoir foulé aux pieds la liberté de création de ce génie en herbe

de shit. La vie se révèle bien dure, par les temps qui courent, pour un ministre de

l'intérieur sakozyste, rouquin et toujours sur la brêche.

 

Bien à vous,

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 13:25

Nauséabond, voilà le mot!

Comment admettre que M. le Président de la République Une et Imputrescible laisse

sa belle mère dans une situation aussi peu compatible avec le politiquement correct?

Nauséabond, vous dis-je. Comment? Mais non, voyons je ne fais aucunement allusion

au tout à l'égoût, toujours absent, de la villa Bruni-Tedeschi. Ce regrettable revers essuyé

(si j'ose ainsi m'exprimer) par notre bon Président et qui, je crois m'en souvenir, avait

coûté son poste à l'ex-préfet du Var, ne saurait susciter le moindre intérêt de la part

d'esprits aussi élevés que celui de votre serviteur.

Sans compter qu'avec les produits d'aujourd'hui, rien de plus facile que de rendre inodore 

une fosse septique, fût elle installée à l'extrémité du Cap Nègre.

 

Non. C'est justement de ce dernier Cap que je traite aujourd'hui.

Le Cap Nègre, vous voyez bien l'horreur, tout de même. Une famille bien pensante

comme celle de Madame Carla qui se prélasse au Cap Nègre, voilà déja une indignité

remarquable. Mais que le Chef de l'Etat laisse perdurer une situation aussi inconvenante,

aussi attentatoire à la dignité humaine, aussi justiciable des foudres de la Ligue des

Droits de l'Homme et de S.O.S. Racisme, voilà qui dépasse les bornes du supportable!

Il ne manquerait plus que les scandaleusement riches occupants de la somptueuse

-bien que toujours dépourvue de tout à l'égoût- villa en question, se gobergent de têtes

de nègres, voire de nègres en chemise pour que la mesure soit comble!

  

Alors, quand on se permet de stigmatiser l'immigration, quand on désigne à la vindicte

populaire tous ces jeunes gens dont le seul tort consiste à tirer la flicaille au fusil

mitrailleur soviétique, quand on expulse manu-militari de pauvres tziganes venus chez

nous pour faire comme tout le monde, s'engraisser sur le dos du con qui bosse, oui

lorsqu'on adopte ce genre de conduite inqualifiable, on tâche au moins de faire plaisir

à la maman de sa petite femme adorée.

 

C'est vrai, quand même, en ce moment il fait fort, le Sarko. Même le New-York Times,

ce parangon du trouducuïsme bien pensant à l'anglo-saxonne, se voit contraint de

lui administrer une volée de bois vert comme quoi il se tient mal avec ses façons de

donner des gages à l'électorat qui pue. Il faut regarder les choses en face, depuis

quelques jours le Président fait beaucoup de peine à son épouse et à sa belle famille.

Croyez vous qu'il soit agréable de voir ainsi son époux et son gendre mis plus bas que

terre par ce qui se fait de plus distingué en matière de politiquement correct?

Même Rocard qui s'y met, et dans Marianne en plus, pour dire la grosse colère qu'il

se prend l'amer Michel!

Ignobles, il trouve les dernières déclaration sarkoziennes, mal pensées, minables, inapplicables, déplacées, sordides, fascistes, ethnocentriques, xénophobes.

Quasiment du nazisme, quoi, le scandale à l'état pur. Et qu'on ne vienne pas lui

reprocher, au vieux bourrin de retour, le picotin d'avoine  lié à sa contribution

personnelle et payante à la conception de l'ex-future taxe carbone. Cela n'a rien à voir.

Aujourd'hui nous en sommes à la défense des valeurs les plus sacrées de la

République et sur ce point précis, avec Sarko y a du boulot. Et même pas rémunéré,

en plus!

Quand on a inventé le R.M.I. et la C.S.G. qui va avec, on ne transige pas avec les droits

de l'homme, du citoyen et de l'immigré. Surtout de l'immigré, bordel! Et aussi du Rom,

y a pas de raison!

 

La guerre civile, voilà ce qu'il va récolter le Nicolas, avec ses façons d'attiser la discorde

entre  français de souche et  français de bouche (enfin ceux qui bouffent aux frais des

premiers cités). Il va voir ce qu'il va voir! Qui sème le vent nauséabond récolte la tempête

qui schlingue! Malheur à celui par qui le scandale arrive. Vae victis, enfin futurs victis car

la guerre civile il va la perdre, Sarkozy.La disproportion apparaît trop forte, en effet, 

entre les dérisoires moyens de la police, voire de l'armée et l'arsenal considérable

stocké en prévision du djihad dans les sous-sols de nos quartiers si tellement

sensibles.

Et pendant ce temps là qu'est-ce qu'il fait, le Président si ingrat vis à vis de sa belle-

mère?

Je vous le donne en mille. Du vélo!

 

Quand on pense à tout le patacaisse déclenché par ses déclarations incongrues et

qu'on le voit partir benoîtement sur sa belle bicyclette bleue, avec plein de flics autour, 

on croit rèver. Soyons justes aussi, il ne nous coûte pas cher en vélos, c'est le moins

qu'on puisse dire. A voir l'engin avec ses pédales ornées de cale-pieds à courroie

(je parle de la bicyclette, bien sûr), on se dit qu'il a dû l'acheter chez Manufrance en 65.

Mais enfin, c'est l'idée. Il allume le feu, après quoi il s'en va faire un tour sur sa bécane

avec le petit. C'est fou, ça!

Pendant ce temps là, vous avez Hortefeux qui jette de l'huile dessus (sur le feu) en 

en rajoutant sur le retrait de la nationalité à toutes ces malheureuses  victimes de la

société qui flinguent les poulets ou martyrisent leurs multiples épouses.

Même que le malheureux Besson s'est cru obligé d'intervenir pour invoquer le "droit à la nuance" ou une connerie du même tonneau.

Faut comprendre, aussi, un ministre de l'immigration ça doit nécessairement

défendre un peu l'immigré. Ca constitue son fonds de commerce, après tout, l'immigré. 

Pour autant, on peut dire ce qu'on veut, tout cela fait un peu désordre. On voit bien que

le patron grimpe le col du Canadel au lieu de veiller au grain.

 

Alors, et j'en reviens à mon propos initial, la moindre des choses serait de faire cesser

le scandale du Cap Nègre. Pour le chef de l'Etat, quoi de plus facile que de rebaptiser

un lieu au nom malsonnant. On l'a bien fait dans le temps avec les Basses-Alpes, la

Seine-Inférieure ou les Côtes du Nord. Et encore il s'agissait de départements. Pour un

vulgaire petit cap, ça doit prendre cinq minutes, pas plus. A la limite il pourrait même

le faire sans descendre de vélo, tellement que c'est rien du tout. Simple comme

un coup de fil à Hortefeux, tiens, puisqu'apparemment il ne prend pas de vacances, le

rouquemoute. 

Le plus dur consisterait encore à lui trouver un joli nom, au cap, un truc pas trop éloigné

de l'original, que les géographes puissent s'y retrouver, quoi et les marins aussi. Pas

que ces derniers s'imaginent que le Cap Nègre a disparu et qu'ils aillent s'emplâtrer

dessus. Question de sécurité maritime, faut pas rigoler avec ces choses-là.

Bon, alors, j'aurais bien proposé le Cap Barack-Hussein. Voilà qui  sonne joliment et

pourrait mettre un peu de baume sur les blessures causées à l'amitié etasunio-française

par les propos xénophobes de l'escaladeur du col du Canadel ( voyez, je fais gaffe,

j'aurais pu ajouter une allusion déplacée). Cela dit, une telle appellation  prêterait à

confusion, les gens pouvant se croire tout à coup transportés de l'autre côté de la mer.

Trop dangereux pour la navigation, donc à écarter.

On pourrait alors penser à "Cap Nelson Mandela". Pour trouver mieux en matière

de politiquement correct, vous pouvez toujours vous fouiller. Cela constituerait donc la

solution idéale, la plus élégante et la plus consensuelle. Sauf que l'endroit se situe à

quelques encâblures de Toulon  et qu'appeler Nelson un cap situé dans les parages

du grand port de la Royale serait extrèmement mal ressenti par nos braves marins.

D'ici que l'affreuse évocation de Trafalgar les pousse à se saborder une nouvelle fois...

 

Cela dit, rassurez vous, jamais à bout de ressources, je crois tenir l'appellation

qui convient. Le nom parfait pour une jolie petite pointe de terre méditerranéenne

si joliment habitée par des gens si charmants malgré leurs fosses septiques .

Cher Monsieur le Président, j'ai l'honneur de vous proposer solennellement de changer

le Cap Nègre en (roulements de tambours) :

 

- CAP JEUNE.

 

Hein, que dites vous de cela? Il vous étonnera toujours n'est-ce pas, le Nouratin!

Jusqu'à ce que cette sorte de déconnage le conduise au trou. Voire pire...

 

En attendant je vous salue bien.

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 17:46

En toute franchise, je m'interroge sur la conduite à tenir au regard des différentes

catégories de personnes qui nous pourrissent allègrement la vie.

Tous les voisins, belles-mères, percepteurs, contractuels, petits merdeux, fâcheux,

scootéristes, mandigots de tout poil, quêteurs, quémandeurs, fonctionnaires et autres

casse-bombons patentés, justifieraient des mesures de rétorsion que personne ne

s'avisera jamais de prendre.

Ce serait pourtant oeuvre de salubrité publique, compte tenu des dégats que

ces nuisibles provoquent chez l'assuré social moyen. Ce dernier, fragilisé par les

emmerdeurs dans le tréfonds de son système nerveux, constitue de ce fait une proie

facile pour tout une série de syndromes malins susceptibles, à la longue, de le détruire

et à la courte de mettre en péril l'équilibre financier du Système d'Assurance Maladie

que le monde entier et ses environs nous envient.

 

Alors, quand, par hasard, les plus hautes autorités de l'Etat s'avisent d'envisager des

actions propres à contrecarrer les comportements nocifs de certaines des catégories

susvisées, je ne saurais que les en féliciter tout en les invitant à persévérer dans des

intention aussi salutaires.

Or il se trouve que la période actuelle voit fleurir chez nos bons gouvernants, Président 

de la République en tête, ainsi qu'à l'habitude, un bouquet de vélléités de cette nature.

C'est à dessin que j'use du terme "vélléité" car nous avons déja eu l'occasion de mesurer

la distance considérable qui sépare, chez les personnalités en cause, les paroles des

actes ( voir par exemple Du kärcher au kouchner. ).

Toutefois, ne faisons pas la fine bouche. Ce qui vient d'être avancé, sinon décidé, en ce

qui concerne, d'une part, "les gens du voyage" et d'autre part, les voyous des banlieues,

mérite le soutien, attentif mais néammoins approbateur, du bon peuple indigène de ce

pays martyrisé par les conséquences affreuses de la pensée marxo-trotsko-jacobino-germanopratine.

 

Nous les connaissons depuis longtemps, les "gens du voyage". Je me souviens, à la 

douce époque de mon enfance, mes grands parents, gens du XIXeme siècle, les

appelaient "bohémiens". On retrouve d'ailleurs le terme dans sa forme provençale et

son acception injurieuse, chez Marcel Pagnol, "boumian, mange punaises" fait il

vociférer à César (ou peut être à Honorine, je ne sais plus), établissant en cela la faible

estime en laquelle les malheureux nomades se voyaient tenus, ainsi que le régime alimentaire, riche en protéines mais cependant peu engageant, qu'on leur prétait au

siècle dernier. 

D'où le rang prééminent qu'occupent les "gens du voyage" dans le classement

des empoisonneurs de vie nationaux et la légitimité qui leur est propre à ce titre, pour 

cause d'ancienneté.

S'agissant de nos emmerdeurs traditionnels, faisant partie des meubles et du paysage

nous nous en accomodons tant bien que mal.  Sauf lorsqu'alléchés par le constat de

l'impunité accordée aux malfaiteurs des "quartiers sensibles, ils s'avisent de mettre le

feu partout et de saccager le domaine public alors même que leur action légitime doit,

par nature et  tradition, se borner exclusivement à la soustraction frauduleuse de biens

privés.

Pour avoir quelque peu outrepassé ce devoir fondamental, les populations concernées

ont donc fait l'objet de sévères déclarations visant à leur serrer un peu la vis. Bien sûr

on a surtout évoqué le cas des Roms, qui, pourtant, s'en tiennent généralement à des

actes conformes à leur statut traditionnel et dont le vol, aggravé ou non, constitue, en

conséquence, le travail de base.

Néammoins, en lisant un peu entre les lignes on capte bien qu'il s'agit de tenter de

mettre au pas l'ensemble des différentes communautés ressortissant à la catégorie

"gens du voyage". Lorsqu'il s'agit d'envoyer les agents du fisc, l'affaire concerne nécessairement des titulaires de la nationalité française, demandez à Mme. Bettancourt,

tiens, si on vient emmerder autant qu'elle, ses potes allemands ou anglo-saxons. 

Ce qui n'empêche aucunement de douter du caractère sérieux de ce type de mesures

qui procèdent de la plus parfaite démagogie. Le jour où nous verrons un redressement

fiscal de gitan, je me plairai à retirer mon propos. Mais c'est pas demain la veille, comme

on dit puis.

Reste toutefois que ces bonnes intentions ont le mérite d'exister. Si elles n'emplissent

pas de terreur les personnes concernées, au moins présentent elles l'intérêt de bien

préciser les choses. C'est encore plus vrai des déclarations du Président Sarkozy

au sujet du banditisme banlieusard.

 

Voilà-t-il pas, en effet, que tout à coup le Président se met à parler vrai. Comme une

sorte de Berlusconi septentrional qui aurait décidé de mettre un peu d'ordre dans le

bordel ambiant. Attention, là encore nous n'en sommes qu'aux belles paroles.

Berlusconi, c'est autre chose, lui il a réglé le problème, notre bon Président en est

bien loin.

Quoiqu'il en soit, je n'en croyais pas mes oreilles. A propos des voyous des quartiers

hypersensibles qui, n'en déplaise à Brice Hortefeux, sont rarement auvergnats, le 

Président a déclaré "nous payons les conséquences de cinquante ans d'immigration

mal régulée". Vous vous rendez compte, sacré nom de Dieu! Quand on a encore en

mémoire certains discours sur la république métissée (voir L'ennui naquit un jour de la diversité. ) on trouve un énorme changement, nous assistons carrément à la

métamorphose des cloportes.

Soit dit en passant, cinquante ans, c'est faux et injuste. Trente cinq ans d'immigration

débridée aurait été plus exact tant il apparaît clairement que le basculement dans le

déconnage complet date précisément du regroupement familial décrété par Giscard

et Chirac au temps, rapidement révolu, où ils faisaient cause commune. 

Mais qu'importe. Parti comme il l'était, notre bon Président a carrément tout balancé.

Jusqu'à envisager la déchéance de la nationalité et autres assertions du même tonneau

propres à faire hurler à la mort  la basse-cour de gauche et le magma humanitaro-

antiraciste. Ce qui ne manque pas de se produire incontinent, d'ailleurs, et prouve

que, ce coup-ci, M. Sarkozy n'a pas craint les représailles, fussent elles d'ordre

conjugal.

Encore une fois, ce ne sont que paroles verbales et les braves gens, sutout les affreux

qui s'apprêtent à voter pour l'un des membres de la famille Le Pen, se souviennent si

bien du Kärcher qu'il leur en faudra plus pour réélire l'époux de Carla.

 

Cependant ils ont tort. Il a franchi un seuil, le Président, transgressé un tabou, défié la

dictature intellectuelle, passé le rubicon. Et lorsqu'on dépasse ce genre de rubi, con,

on ne peut plus revenir en arrière. "Electa una via, non datur recursus ad alteram

comme disait le vieux jurisconsulte. Affranchi des interdits qu'il a violés, Nicolas

devrait désormais se sentir plus léger pour faire un peu de ménage.

Nul ne saurait douter qu'il en ait l'intention. S'en donnera-t-il les moyens, c'est une autre

affaire.

 

Cela dit, ayant découvert que le terme "gens du voyage" revêtait la nature de catégorie

administrative et non ethnique, que de jure cette locution pouvait à bon droit s'employer

pour désigner les populations qu'il vise et qu'en aucun cas son usage ne sauraît

faire l'objet de la moindre critique, même de la part de philosophes germanopratins,

je me permets une petite proposition.

Voilà. On nous bassine, j'en suis souvent victime, avec des critiques acerbes autant

qu'incendiaires dès lors qu'il est question d'immigrés, d'immigration ou d'islam. Bien.

C'est noté. Par suite, je considère qu'il convient de regrouper les intéressés dans

une catégorie administrative, comme on l'a fait avec les boumians.

Ainsi nous pourrions en traiter sans haine et sans crainte et surtout sans créer de

risque d'infarctus du myocarde chez MM. Tubiana, Peillon, Désir, Lévy et consorts.

A cette fin éminemment noble et néammoins utile, je propose que soit adoptée

la locution "gens du voilage". A l'exception notable de la burqa, hors la loi, cette

formule me paraît couler de source. Elle est en tout cas de nature, je crois, à résoudre

toutes les difficultés liées à l' "ethnicisation" -comme il semble que désormais l'on

dise- des actes à venir de notre République, revigorée en raison de la fermeté affichée

par son Président.

 

Et si avec ça je ne m'en prends pas encore plein la gueule, voire pire que d'habitude,

je paye une tounée générale. 

 

Bien des choses et merde pour qui ne me lira pas.

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 17:33

Lorsqu'on se trouve en manque d'inspiration il importe de ne pas reculer devant les

idées les plus saugrenues, les à-peu-près les plus poussifs et les improvisations les

plus vaseuses. Quand on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent, n'est-ce pas,

on s'en contente et on fait avec.

 

Au surplus, je m'en voudrais de traiter des sujets aussi triviaux que la suite du

feuilleton des bleus-foncés dont le nouveau sélectionneur vient de faire litière

-provisoirement, bien sûr- pour les punir de leurs tribulations sud-africaines. Les

grévistes  de Doménech ne participeront pas au prochain match et la messe sera dite.

Pas question, dans le même ordre d'idées, d'évoquer les suites judiciaires réservées

aux footballeurs friands de petites prostituées pas tout à fait majeures mais néammoins comestibles, dont la consommation ne fait l'objet d'aucune interdiction par le Coran.

Cette dernière observation, jointe à la présomption d'innocence dont n'importe quel mis

en examen, fût il ancien membre de l'équipe de France et musulman pratiquant,

bénéficie de plein droit, devrait inciter tout commentateur digne de ce nom au silence et

à la méditation dans l'attente des décisions de justice et, le cas échéant, du jugement

de Dieu.

Quand à l'affaire Bettancourt et ses prolongement conjugo-woerthiens, les convenances 

me font défense d'en parler car l'âge particulièrement avancé de la protagoniste principale

impose, à mon humble avis, le respect. Sans compter que chaque fois que j'évoque cette

triste affaire, je morfle une bordée d'injures et d'avanies. Celui qui ne hurle pas avec les

loups s'expose aux assauts furieux de la meute, au point qu'il ne demeure bientôt qu'un

horrible mélange d'os et de chairs meurtris que ces saloperies de canidés se disputent

entre eux. 

 

En d'autres termes, je n'ai rien à écrire d'intéressant.

 

Remarquez bien que le phénomène semble saisonnier. J'ai regardé mes conneries de

l'an passé à pareille époque ( voir Que dalle... ) l'inspiration manquait aussi en dépît d'une

actualité manifestement plus sympa. Je parvenais tout de même, en ce temps là, à

disserter sur les calambredaines de Barack-Hussein ainsi que sur les pathétiques

aventures de l'ineffable Julien Dray dont le blanchiement n'était pas encore intervenu

pour mettre un terme à ses souffrances médiatico-judiciaires.

(Voir Touche pas à mon pote! ). 

 

Et puis, soyons justes, je traitais aussi de la plus grande course cycliste du monde.

J'aurais dû écrire "au monde", mais je ne parviens pas à m'habituer à ces barbarismes

à la con (voir Peigne-cul premier, roi au monde. ).

Ben oui, voilà, au mois de Juillet la solution rêvée à la panne d'inspiration réside dans

le Tour de France, parbleu, suffisait d'y penser.

Il apparaît clairement que l'an dernier le départ de Monaco, en plein déconnage sur les

"paradis fiscaux", offrait matière à persiflage (voir Four de Trance ).

- Bon je m'arrête là sur les liens avec le passé sans quoi j'en entends déja certains

   protester comme quoi "ce pédé de Nouratin nous la joue best of, comme le premier

  bateleur télévisuel venu" ou bien "regardez moi cet enflé qui cherche à nous fourguer

  sa marchandise avariée" et autres vilenies de même nature)-

 

Je vous touche donc deux mots du Tour de France 2010 et après je m'en vais. J'ai un

pastis qui m'attend. J'irais même jusqu'à vous confier qu'il s'agit d'un Ricard -sinon rien-

mais la pub gratuite, très peu pour moi. Sans compter qu'un Ricard tout seul c'est comme

un orphelin séparé de sa fratrie. Il en faut impérativement un nombre impair et un ça ne

suffit pas, sans quoi, bonjour les dégats! 

 

En ce qui concerne le Tour de France, pour y revenir, je sais que la plupart d'entre vous

s'en tapent mais je me permets tout de même de vous narrer ce que j'en pense.

 

First point la victoire de Contador, la troisième tout de même, était tout aussi attendue

que l'an passé. Elle ne constitue donc pas une surprise même si le petit Schleck a bien

failli déjouer les pronostics. A un incident technique malencontreux près, ce dernier

pouvait fort bien s'imposer au nez et à la barbe de Contador celui-ci étant toutefois

dépourvu de celle là. Si vous arrivez à suivre c'est que mes divagations vous intéressent

incroyablement. Je vous rassure, je n'en espère pas tant.

Mais l'Espagnol a terrassé le luxembourgeois au moyen des trente-neuf secondes 

chipées à ce dernier à cause du susdit incident technique. Force reste aux pronostics et

à la loi de celui qui dispose à la fois du meilleur matériel et des médecins les plus

performants. Mais l'an prochain, si Allah me prête vie - j'essaie de me faire bien voir-

je parierai peut être sur la victoire d'Andy Schleck.

 

De toute façon, depuis que l'Union Cycliste Internationale s'occupe des contrôles

anti-dope, on peut y aller tranquilles, le spectacle y gagne en sérénité. Enfin, je me

comprends. Et puis, vous savez, se bouffer tous les jours deux cents kilomètres à vélo

à quarante à l'heure de moyenne et ce pendant trois semaines, je vous garantis que

ça nécessite de l'assistance technique au niveau des facteurs humains, comme on dit.    

La chose ne se discute même pas.

Dans la mesure où les équipes françaises ont décidé de faire maigre dans ce domaine

elles ne disposent plus de cyclistes capables de gagner le Tour. Alors le coureur français

se rattrape en gagnant des étapes. On fait la course un jour et après on y va mollo. Parfois

cette technique porte ces fruits. Comme cette année.

Du coup nous avons des vainqueurs d'étape et même un titulaire du trophée du meilleur

grimpeur. Bien qu'il ne s'agisse pas, et de loin, du plus rapide dans les côtes. Ce sont

les mystères du règlement du Tour. 

 

Et pour faire plaisir à tous ces braves garçons vainqueurs de quelque chose, notre bon

Président de la République Française et donc du Tour d'icelle, les convie gentiment à

boire une coupette à l'Elysée après l'arrivée. En voisins quoi. Et bien moi, je considère

cette idée comme bien sympathique. On va encore trouver à redire, l'accuser de se faire

de la pub à peu de frais. Bon, y a du vrai, bien sûr, mais l'intention demeure bienveillante

et pas déplacée pour un sou. Donc les habituels pignoufs qui vont raler, je leur propose à l'avance d'aller se faire foutre. C'est dit. Plus besoin d'y revenir.

 

Tout cela pour vous démontrer qu'avec rien que des idées pourries et de l'improvisation

mal fagottée on peut tout de même arriver à pisser de la copie.

 

Je vous prie de bien vouloir m'excuser et merde pour qui ne me lira pas.

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 11:35

On aurait tenté de le faire exprès, on n'y serait jamais arrivé!

 

Lemaitre, déja, ça tranche curieusement sur les habitudes en matière de course à pied

franchouille, la norme se situerait plutôt dans les environs de Doukouré, El Fassi,

Bouabdallah, Meftah et autres Bellaabouss. Déja qu'en vélo ou en natation on ne les voit 

jamais et je ne parle même pas du ski, si le sprint ne leur appartient même plus, aux 

minorités visibles, qu'est-ce qui va leur rester? Le football? Jolie consolation, tiens,

pour redorer les blasons ternis on peut trouver mieux par les temps qui courent.

  

A propos de courir, revenons à nos moutons. Le citoyen français le plus rapide à la

course pédestre, se nomme donc aujourd'hui Lemaitre. De son prénom Christophe!

Alors là, c'est le comble. Disons le carrément, cette affaire frise le politiquement incorrect.

Christophe, vous réalisez? Un peu comme si l'on servait l'apéro saucisson-pinard en

pleine prière du vendredi.

Quasiment une provocation à l'égard de tous ces jeunes si exemplaires des quartiers

défavorisés qui prennent leur revanche sur les nantis en les ridiculisant sur les pistes

d'athlétisme. Une insulte quoi, Christophe Lemaitre! Il n'en restait pratiquement plus qu'un

à s'appeler ainsi et il fallait qu'il se mette à sprinter plus vite que tout le monde.

 

Ca serait-y pas encore une combine à Sarkozy, cette histoire? Un coup du style de

l'identité nationale et de son débat à la con, tiens, ça ne me surprendrait pas.

Pour contrer la famille Le Pen il en serait bien capable, Talonnette. On dirait un peu

comme un nouveau Kärcher. Juste un truc pour piquer des électeurs à la Marine. Une

infâmie sans nom, une injustice qui s'ajoute à tous les Kadofisko, nuit du Fouquet's,

yacht de Bolloré, légions d'honneur à de Maistre, enveloppes de Bettancourt, et autres avantages indus largement distribués aux riches au prix du sang des travailleurs.

D'ailleurs, vous avez vu comment il a orchestré en sous-main la campagne médiatique,

le Président pervers?

Le premier sprinter blanc sous la barre des dix secondes! La vache!

Scandaleux, tout de même, quoi, du pur racisme!

Tellement nauséabond que cela pue horriblement la peste brune, le nazisme, la solution

finale, la supériorité aryenne, les jeux de Berlin en Trente-six!

Mais oui, souvenez vous (enfin, je sais pertinemment que vous n'y étiez pas mais vous

avez bien dû en entendre parler, tout de même), Jessie Owens, le sprinter noir qui a mis

la pâtée aux sinistres coureurs blonds du Reich.

Hitler et ses sbires écoeurés qui se retournaient pour ne pas voir ça.

Ca vous dit quelque chose, pas vrai?

Eh oui, nous y sommes, nous touchons à l'os du coeur du problème. Le montage apparaît

clairement dans toute son horreur. Car ce Christophe Lemaitre se révèle bien comme la créature médiatique de l'infâme Sarko. Un ectoplasme fabriqué pour la circonstance afin

de satisfaire les plus bas instincts de l'électorat facho! Une supercherie éhontée née des

imginations perverses qui hantent les couloirs obscurs des sous-sols moisis du palais de

l'Elysée. 

Cela saute aux yeux comme un morpion ailleurs.

 

Et puis, rendons nous à l'évidence, un blanc ne saurait se montrer capable de courir

aussi vite. Sinon où serait elle, la supériorité bien connue de la négritude triomphante,

comme dirait feu le cher bien aimé Cézaire, si élégamment marxiste-léniniste, si

gentiment haineux vis à vis des sales blancs et si tellement adulé par ces derniers.

 

J'ose espérer qu'au vu de tels écrits, tous les gentils commentateurs qui me couvrent

habituellement d'injures et de crachats au motif de mon appartenance supposée à la

race abjecte des sarkozystes stipendiaires du patronat et thuriféraires de la ploutocratie réactionnaire, me tresseront quelque  louange. Un baratin de ce calibre, on le trouverait

dans Marianne 2 qu'on ne verrait même pas la différence!

 

Cela dit, soyons rassurés, Christophe le sprinter blanc, créature de l'enfer de  droite,

ne manquera pas dès ce soir de s'incliner devant les jamaïcains dont il observera le

derrière pendant dix bonnes secondes. Force restera ainsi à la loi de nature qui fait

courir plus vite le braconnier disputant sa pitance aux fauves de la savane que le

chasseur de blanc-limé du bistrot du coin. Et Dieu sait que blanc-limé, de nos jours,

ça ne manque pas de significations. 

  

D'un autre côté, regardez notre ami Ali Soumaré qui vient de se faire virer comme un 

malpropre pour absentéisme permanent par son patron et camarade le maire P.S. de Sarcelles.

En voilà un qui continue à faire la course en tête depuis ses exploits des dernières

régionales (voir Soumaré publique diversifiée. ).  Reconnaisons tout de même qu'un

Soumaré noir, comme dirait le président des States, cela a plus de gueule qu'un

sprinter blanc fût il en dessous de dix secondes, surtout avec départ lancé à coups de

pompes socialistes dans le derche.

 

Ne faites pas attention, ça va passer.

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:03

Oui, oui, je le sens bien les lignes bougent, les choses évoluent, les affaires décollent.

En tout cas, l'affaire désormais dite Woerth-Bettancourt apparaît si bien engagée

qu'elle ne devrait pas manquer de nous occuper tout l'été voire une bonne partie de

l'automne. Plus rien d'autre ne compte ces jours-ci. Oubliés les bleus-foncés et leurs

tribulations piteuses. A la trappe le Tour de France, malgré les efforts renouvelés des

équipes médicales pour assurer un spectacle exempt de toute suspiscion de dopage. Reléguée à l'arrière plan la réformette pour sauver les retraites dans la perspective de 

2012.

Elle se présente sous un jour follement sexy cette histoire, avec sa multimilliardaire

prodigue, son ministre pleurnichard qui s'épanche dans les gros nichons des

présenteuses de journaux télévisés, son fouille merde ignoble, ancien trotsko

mondiculaire reconverti dans le torchon virtuel à scandales judicieusement choisis,

ses socialos ragaillardis délicieusement caressés par la douce brise des

victoires électorales et de la capitulation sarkozienne tant espérées.

Du coup on assiste au grand carrousel des charognards de tout poil. Ceux de

gauche extrème, ceux de gauche molasse, ceux de gauche tout court, ceux du

Moudem, ceux du Front de Marine et parfois même de l'infanterie du même

métal, ceux qui peuvent pas piffer Sarko parcequ'il penche trop à droite, ceux qui pareil

mais parcequ'il la joue à gauche. Enfin bref tous les mange bouillasse qui se goinfrent

aux rateliers de l'indignation à bon compte.

Et puis quel pied!

Quel pied de  pouvoir ainsi dénoncer la collusion éhontée des politiques de droite avec 

les puissances d'argent. Là il y a vraiment de la prise, on tient réellement le bon bout.

Les franchouillles on peut leur faire avaler des tas de trucs mais pas ça. Les riches,

ils détestent. Sale engeance juste bonne à raquer les gros impôts. Intouchables, les

riches, au sens indien du terme. Celui qui les approche est cuit. Pas de pitié Qu'il crève!

Woerth l'a désormais compris à ses dépens. Il n'a rien fait? Foutaise, il fréquentait

du côté de chez Bettancourt, il collait des légions d'honneur, signait des chèques de

bouclier fiscal, l'horreur!. Et puis tout ça quoi.Avec en plus sa femme,  qui émarge chez

la vieille. Merde, vous vous rendez compte?

Comment cela? Sa conjointe fait ce qu'elle veut? Non mais des fois, faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des testicules de crocodile, tout de même! On n'est pas dans un

meeting féministe, l'affaire ne saurait faire l'objet d'un traitement par dessous la jambe, on

navigue dans le sérieux, là, faut pas déconner!

 

Et puis disons le tout net, on s'en fout de Woerth. On veut la peau du patron, pas celle du

porte valise.

Parlons en du patron, tiens! Lui aussi, on sait depuis toujours qu'il grouillotte autour des

pleins de blé. D'ailleurs y a pas d'erreur, le mec il était maire de Neuilly, quand même,

pas de Sarcelles. Allons donc, l'affaire est dans le sac. Avec un coup de ce calibre il ne

se relèvera plus le Président bientôt past. Les socialos, solidement appuyés par un Front

National en pleine forme vont pouvoir revenir. Ils seront partout. En haut, en bas, dans les régions dans les départements à l'Elysée, dans les mairies. Omniprésents et omnipotents,

quoi, maîtres d'eux mêmes comme de l'Univers, enfin exaucés.

 

Au fait, les socialos aussi ils trimballent une jolie casserolle, ces temps ci.

Bon il faut reconnaître que la presse traîte le sujet avec discrétion, après tout il s'agit

de la gauche et la gauche, on n'y touche pas. C'est la famille bordel, enfin, on va pas vous

faire un dessin. Vous voyez, vous, Plénel ou le Canard Déchaîné tirer à boulets rouges

sur la jolie maison du grand papa Jaurès? Un peu de sérieux, tout de même!

Cependant il importe de signaler une petite bricole marseillaise. Un petit détournement

des fonds de la région PACA  afin de refiler quelques centaines de milliers d'Euros 

d'argent public à des associations bidon à visées électorales. Juste ce qu'il faut pour

assurer les votes nécessaires là où le besoin s'en manifeste. Rien de méchant quoi, 

seulement de la démocratie à la sauce socialiste.

Mais chut! On n'en parle pas. L'affaire se trouve au stade de l'instruction et la présomption

d'innocence, c'est sacré. On ne rigole pas avec ce genre de principe.

Comment ça, pas pour Woerth?

Mais enfin, vous n'y comprenez rien, nom de Dieu, Woerth ne risque pas la correctionnelle,

lui, il n'a rien commis de répréhensible, c'est juste du lynchage médiatico- politique. En

pareil cas on peut  y aller franco!

 

Faut tout de même pas confondre procédure pénale et carrousel des charognards.

C'est comme chaudepisse et première communion, c'est pas le même cierge

qui coule!

 

Allez, longue vie au socialisme, au trotskysme, au gauchisme, au communisme et à

la presse impartiale des journalistes de gauche (les autres, de toute façon, ils

n' ont pas intérêt à écrire).

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 17:32

C'est vachement bien, la République. Une jolie invention qui remonte à fort longtemps,

à la Grèce antique et qui prospéra - yoplaboum! - pendant près de cinq-cents ans à

Rome avant que Jules César ne la foute en l'air. Idée reprise fort opportunément par

nos bons révolutionnaires des années 1790 qui la concrétisèrent sur le dos brutalement interrompu de ce pauvre Louis XVI, avec le succès que l'on sait puisqu'elle

aboutit à l'installation d'un empereur puis au retour du Roi. Pas celui qui fut raccourci,

bien sûr, mais son frère cadet.

Ces considérations d'ordre historique, pour attirer votre attention sur le caractère fragile

des choses les plus précieuses. La République et sa consoeur bien aimée la

Souveraineté Nationale constituent les fruits délicieux de notre civilisation et comme tels apparaissent  éminemment périssables. En France nous vivons sous ce régime depuis

cent trente cinq ans, un sacré bail, certes mais pas une garantie d'éternité. Au contraire.

Donc, préservons le trésor même si, au bout du compte, il nous aura apporté beaucoup

plus de calamités que de satisfactions.

Le passif de la République se décline en guerres épouvantables, impôts écrasants, 

lois absurdes, erreurs monumentales aux conséquences incalculables telles que la colonisation africaine dont nous dégustons encore aujourd'hui les suites désastreuses.

Bien sûr je passe sur les détails. Pas la peine d'en tartiner des tonnes.

Mais alors, l'actif, me direz vous, de quoi est il constitué?

Fastoche, vous répondrai-je, l'actif c'est la simple beauté du concept, la pure

noblesse de l'idée, la grandeur majestueuse du symbole.

Cela ne se mange pas en salade, je suis bien d'accord sur ce point, mais il convient

parfois de faire litière d'une lucidité cynique pour élever son esprit jusqu'aux sphères

cristallines où règnent les produits éthérés du génie humain le plus abouti.

 

Comment cela, je me fous de la gueule du monde?

Mais pas du tout, enfin juste un peu mais pas complètement. 

Mon propos consiste simplement à tenter d'attire l"attention sur l'immense

péril susceptible  de découler d'une utilisation dévoyée de la République et de la

civilisation dont elle procède. Ces deux dernières risquant à tout moment de

s'engloutir dans un océan de barbarie totalement immaîtrisé.

Suivez moi bien, enfin ceux qui veulent, les autres ont quartier libre.

 

La République se présente un peu comme une grosse usine dépourvue de patron. 

La souveraineté  appartient à la Nation. Seulement c'est quoi, la Nation?

Ben oui, la nation, ce n'est rien,  juste une idée fumeuse née de l'imagination débridée

de philosophes illuminés.

Du coup, pas de patron. Seulement un président éminemment provisoire dont tout le

monde a le droit de se foutre et ne s'en prive pas.

 

Résultat, le bordel arabe - non, rayez arabe, je vais encore me faire pourrir- le bordel

tout court, donc. Les ministres qui font n'importe quoi sauf gouverner, les députés qui

s'occupent de football, les enseignants qui n'enseignent plus rien, les éducateurs mal

éduqués, les automobilistes qui s'entretuent sur les autoroutes au lieu de rouler, les putes

qui écrivent des blogs au lieu de tailler des pipes, les juges qui condamnent les flics et

relaxent les voyous, les entreprises qui gagnent plus à tirer le rideau qu'à produire.

Il ne reste plus que le fisc et les syndicats pour continuer, comme si de rien n'était,

à charger la barque alors même qu'elle se trouve déja au fond.

J'en distribuerais encore plein des comme ça, mais je préfère vous la faire courte.

L'important consiste à rechercher la cause première de tout ce salmigondis mal

ficelé, le motif essentiel du dérapage en couilles auquel nous assistons effarés et

incrédules. Eh bien, je crois avoir trouvé.

 

La cause première, le pêché originel, le pied d'argile du colosse républicain, c'est le

citoyen. Vous avez conscience vous d'être "le citoyen"? Non mais je veux dire tout le

temps, quoi, pas seulement au moment où vous glissez le bulletin dans l'urne. Alors?

Moi pas, en tout cas, j'avoue que la notion ne m'est pas naturelle et qu'elle me passe

très au dessus la plupart du temps. Sans compter qu'on a autre chose à foutre, pas vrai?

Eh bien pensez à tous ces petits citoyens français qui existent à plusieurs millions d'exemplaire au fin fond de nos cités banlieusardes. Ces sympathiques jeunes gens

prompts à siffler l'hymne national et à brûler le fanion de la République, constituent

désormais le socle de notre organisation politique.

On peut, bien sûr, en penser ce qu'on veut, trouver cela très bien, considérer la chose 

comme une évolution positive, applaudir des deux mains à la ringardisation des

vieux cons et des vieux concepts. Certes, mais reconnaissons au moins qu'en l'absence

de citoyens, la République semble assise sur un strapontin vermoulu et ne saurait

manquer de se retrouver le cul par terre, un jour ou l'autre.

Et lorsque la République se sera bien pété la gueule, il se trouvera toujours quelqu'un,

le plus fort du moment, pour ramasser les morceaux et s'approprier les manetttes.

Il apparaît fort probable que cet évènement marquera la fin de la rigolade et le début

des mauvaises surprise pour la plupart d'entre nous qui ne manqueront pas, alors, d'en 

suer comme des russes d'époque stalinienne.

 

Personnellement, je ne propose rien, sauf d'y penser et d'essayer de voir par quel bout

nous pourrions attraper le bâton merdeux qui menace de nous massacrer la gueule.

Peut être conviendrait il de donner moins d'importance aux fadaises qui nous mobilisent

l'intellect le plus clair du temps. En tout cas si les braves gens qui, somme toute,

apparaisent encore majoritaires en Europe, s'attachaient à préserver notre civilisation

et nos institutions, peut être progresserions nous sur la bonne voie, au lieu de nous

précipiter comme des cons vers l'abîme.

 

Je sais que je ne suis pas très clair et encore moins drôle, mais pensez-y, ça me ferait

plaisir et surtout ça offrirait une petite chance à nos descendants de survivre dans des

conditions acceptables.

 

A plus et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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