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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 14:49

Le plus balèze ça reste quand même Barack-Hussein.

On peut dire ce qu'on veut mais ce type sort vraiment de l'ordinaire.

Voilà un  garçon qui a creusé un trou insondable dans les finances étasunienes,

fabriqué de la fausse monnaie comme personne avant lui, bricolé des machine à déficit,

je veux dire, entre autres, l'assurance maladie universelle et qui s'apprête tranquillement

à continuer à déconner de plus belles.

Eh bien tout cela ne l'empêche pas, tout au contraire, d'exiger des européens en faillite

qu'ils y aillent mollo sur l'austérité.

Soyons clairs, déja qu'on lui crée des misères avec l'effondrement de l'Euro, si en plus

on s'amuse à faire des économies, on va lui casser complètement sa croissance à ce

mec, faut se mettre à sa place.

Nous avons eu droit, en conséquence, au baratin moralisateur de Sa Majesté Le 

Premier Président Noir, qui vient de faire appel devant le G8 à la solidarité des

Européens afin qu'ils cessent de lui pourrir la vie avec leurs conneries de réduction de

la dette publique.

 

Bon, à la rigueur les Grecs, il veut bien, ça passe. A l'extrème rigueur les espagnols

il admet, parcequ'il est plutôt brave mec, au fond. Mais pour l'Allemagne, la France,

le Royaume-Uni, pas question! Non mais qu'est ce que c'est que ces enfantillages?

La réduction de la dette ça attendra un peu, merde, y a des échéances électorales 

tout de même, faudrait pas l'oublier. Tiens déja en Novembre, les élections de mi-

mandat qui arrivent, m'enfin! Ils cherchent quoi, les Européens, l'éradication définitive

des démocrates? L'amitié ça ne consiste pas seulement en belles paroles, ça exige

des actes, des preuves concrètes, nom de Dieu! Si les copains se défilent, alors tout

part en vrille, en sucette, en quenouille voire même en couilles, allez, faut dire les

choses comme elles sont.

Pas d'ambiguïté. Ou bien vous vous placez à mes côtés et là ça baigne, ou vous

vous défilez et en pareil cas, ça va pisser le sang. Il importe de le savoir!

Non mais c'est quoi ce G8? Pas la cour du Roi Pétaud, tout de même, le patron c'est

qui? Inutile de se casser le trognon à devenir président des Etats-Unis si on se

laisse caguer dessus par des bouffeurs de grenouilles ou de choucroute, tout de même!

Quand les bornes sont franchies y a plus de limites alors? Non mais des fois!

 

Les autres, je ne suis pas sûr, mais en tout cas j'en connais un qui l'a reçu cinq sur cinq

et peut être même dix sur dix, allez, n'ayons pas peur des mots, le discours d'Obama.

Vous savez qui? Mais le Président de la République Française Une et Inconduisible,

bien sûr. L'ami sincère, l'héritier direct de La Fayette. S'il faut encore une fois sauver les

Etats Unis, nous voilà, on court, on fonce, on vole, on dépensepublique autant que

 nécessaire. La rigueur ce sera pour après. D'abord on secourt l'ami Barack-Hussein.

Les éconocroques on verra plus tard, progressivement quoi, sans se presser, comme

Zorro, un peu, si vous voyez, calmos-tranquillos. Vous nous laissez faire les retraites,

histoire de les avoir sauvées pour 2012, de toute façon ça ne va pas chercher loin, et

après on vous fout la paix. Foin de l'austérité et vive l'amitié franco-américaine!

On se contentera juste de confisquer un peu plus les revenus du capital, ça ne mange

pas de pain et de faire payer les riches. Ce dernier point, c'est juste pour dire,

parcequ'en France, des riches y en a plus.

Restait encore la mère Bettencourt mais au train où vont les choses elle a déja dû passer

la frontière Suisse. Woerth serait bien inspiré d'en faire autant, d'ailleurs.

Arrivé où il est, ça pourrait constituer une bonne solution.

 

D'un certain point de vue on peut comprendre. Quand on vous tend une perche

de ce calibre, il apparaît un peu surhumain de ne pas s'en saisir. D'autant plus qu'après

tout, elle est brandie par le Président bien aimé des Etats-Unis, la perche, il ne s'agit pas

du premier clampin venu. A titre de réciprocité, si on lui fait plaisir, il doit pouvoir glisser

deux mots aux agences de notation pour qu'elles nous laissent notre triple A. Comme ça

nous pourrions continuer à creuser le trou sans arrière pensée. Parcequ'il doit les avoir à

sa botte les agences en question, le Barack-Hussein, endetté jusqu'au plus profond du

trognon comme il est ce gus, jamais personne n'a envisagé de lui baisser sa note, pas

vrai?

Et, si vous poussez le raisonnement à son terme, vous constaterez qu'il gagne sur tous les

tableaux M. Sarkozy. D'un coup il fait une bonne manière au Noir de la Maison Blanche et

en même temps il peut continuer tranquillement à arroser l'électeur. Voilà ce qu'il convient

d'appeler de la haute politique, de la stratégie bien pensée, de la manoeuvre joliment négociée. Il n'y sera pas allé pour rien au Canada, Monsieur Nicolas, il reviendra

la besace pleine, avec les fruits profusionnels d'une campagne rondement menée.

Sans compter que sur ce coup là il a niqué Angéla bien comme il faut -au figuré, bien sûr,

on n'est pas là pour déconner- et sans qu'elle ait trouvé le temps de dire ouf. Pas très

productif, comme coup, mais ça fait une satisfaction personnelle. Il faut bien se

remonter un peu le moral, aussi, en des temps où le premier Mohamed venu vous

invite, avec l'approbation pleine, entière et sans réserve de l'Autorité Judiciaire, à aller

vous faire sodomiser. Ce qui, même par temps de gay-pride, reste difficile à admettre

pour un président de la république hétérosexuel.

 

Mais attention, une bonne nouvelle n'arrive jamais seule. Obama, toujours lui, vient de

faire avaler aux députés et sénateurs sa nouvelle taxe sur les banques. Ca n'a l'air de

rien, comme ça, mais ça constitue une putain d'aubaine comme on n'en voit pas tous

les jours. Du coup, et là tout le monde est d'accord (enfin les européens et Obama,

les autres non, mais les autres on s'en fout), on va la généraliser, la taxe en question.

Et encore une fois, jackpot, pain bénit, manne providentielle, cadeau de Dieu!

Rendez vous compte, on va faire rentrer du pognon. Et sur le dos des banques en plus!

Enfin, plus exactement sur l'échine corvéable des clients des banques, parcequ'il faut

bien, au bout du bout, trouver un corniaud pour payer l'addition.

Mais quelle importance, regardons le symbole. Les banques, objet honni du ressentiment

populaire manipulé, vont raquer. On va leur faire déguster leur conduite inqualifiable

et l'horrible crise qui en est résultée. La justice sociale va enfin parler. Les hypothèques

sur 2012 commencent à se lever. Le populo sera content.

Et grâce à qui, tout cela? Eh oui, grâce à Barakobama, le plus beau, le plus grand, le

plus fort, le plus juste, le plus intelligent, le plus perspicace, le plus subtil... Bon, compris,

ça commence à gonfler. Non mais c'est pour dire, on doit marcher de concert avec ce

mec là. Une vraie machine à gagner. Il se fera peut être virer en 2013 mais en attendant 

il nous booste plein pot avec ses conneries géniales qui font oublier les duretés des

temps.

Avec tous ces cadeaux dans sa valise il repartira d'un meillleur pied, notre bon Président

et ami de Barack-Hussein. Presque de quoi faire oublier à la plèbe courroucée les

avanies foireuses de l'équipe de France de foot, les louvoiements piteux du pauvre vieux Escalette et les larmes de crocodile de l'ex-capitaine des bleus-foncés.

 

Longue vie, donc, au Grand Chef de la White House, au patron, un peu moins grand mais

pas mal quand même, de l'Elysée et à son épouse bien aimée qui sait sussurer de si jolies

berceuses. Et tâchons, nous aussi, de nous bercer de douces illusions.

 

Conservez vous bien quand même et merde pour qui ne me lira pas.

 

  

 

 

 

 

  

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 18:15

Les bleus-foncés viennent de réaliser la performance qu'on attendait d'eux, à savoir

leur élimination dès le premier tour de la coupe du monde. Les miracles se font

très exceptionnels de nos jours, on ne peut pas compter dessus. Surtout qu'Allah ne brille

pas par sa mansuétude à l'égard des groupes humains non exclusivement composés de

musulmans. Donc affaire classée. Fermez le ban. Y a plus rien à voir qu'un champ de 

ruines désolé, battu par les vents mauvais de la savane pouilleuse et empli du vacarme lugubre de dizaines de milliers de vuvuzélas hurlant à l'unisson.

  

Voilà, je crois, la seule conquète que nous conserverons de cette grotesque équipée

africaine. La vuvuzéla, qui animera vraisemblablement dès cet automne,les parties de

ballon franchouilles. Belle avancée culturelle! Il me semble entendre déja les accords mélodieux que les aimables supporters de la tribune d'Auteuil pourront tirer de cet

admirable instrument.

Les riverains ne manqueront pas de se régaler les jours de match. Dommage que Jack

Lang réside rive gauche - il pourrait difficilement en être autrement- car il eût apprécié

à leur juste valeur les sons délicieusement africains de la trompette footballeuse.

Formidâble!

Bien sûr tout cela ne présente qu'un intérêt anecdotique et la probable élimination de

l'équipe d'Algérie risque d'emporter de bien plus loudes conséquences en termes de

dégats matériels, enfin, on espère matériels seulement. On ne comptera plus les drapeaux tricolores brûlés à titre d'auto da fé mahométan. Et il faudra bien les remplacer à l'identique, ces drapeaux carbonisés

On ne peut tout de même pas passer immédiatement aux couleurs maghrébines. Ou alors

il faudra  changer la loi. Mais à la réflexion, peut être conviendrait il de le faire vraiment.

 

Je vous explique. Tous ces drapeaux bleu-blanc-rouge qui flottent aux frontons des

édifices publics les plus prestigieux, constituent une véritable provocation à l'encontre des

populations d'origine immigrée qui puisent leur force vitale dans la fierté de leurs racines

africaines et se voient quotidiennement rabaissées, insultées, humiliées par l'impudente

exhibition des trois couleurs de la République Une et Imprévisible. Soyons justes,

repentons nous encore une fois d'avoir pêché, mes bien chers frères, par excès de

prétention, par égoïsme vaniteux, par mépris pour les sentiments les plus profonds et

les plus précieux de nos chers compatriotes africains.

Supprimons le drapeau français!

Voilà qui constituera une preuve de respect et d'attachement à l'égard de nos

sympathiques minorités visibles. Au surplus les mairies réaliseront des économies sur le remplacement des bannières brûlées, qui commence à cuber sévère. Par ailleurs, les photographes d'art pourront toujours essayer de contraindre leurs modèles à se torcher

le cul avec le drapeau algérien. Ils ne manqueront pas de comprendre leur douleur.

 

Bien sûr, moi ce que j'en dis c'est surtout histoire de tirer les conclusions logiques de

ce qui se passe dans ce pays depuis quelques années.

Nous avons bien voulu nous laisser envahir et financer allègrement la procréation

débridée des nouveaux arrivants. Ces derniers, leurs enfants et les enfants de leurs

enfants constitueront bientôt la majorité de la population de ce pays (voir

Minorités visibles : jackpot, 9 millions!  ). Par dessus le marché ces gens là nous

haïssent farouchement en tant que blancs, en tant que non-musulmans, en tant que

céfrans, en tant que financeurs de tout ce qui les pousse à rester dans ce pays au lieu

de rentrer chez eux.

Mais je dis des âneries, chez eux c'est ici! Contrairement à nous autres, d'ailleurs.

Oui, contrairement à nous, pauvres indigènes qui ne disposons plus désormais du

droit d'aller et de venir librement sur le territoire national. Surtout le vendredi à certains

endroits comme par exemple la Goutte d'Or.

Parlons en de la Goutte d'Or. Un coin où vous trouvez des rues pleines de culs en l'air

avec défense itérative de marcher dessus. Un lieu dans lequel il est interdit par

l'autorité préfectorale de se taper un apéro au saucisson-pinard. Un quartier précurseur,

quoi, en ce qu'il annonce notre quotidien dans quelques années. Mais partout. 

 

Alors, soyons un peu logiques, que diable! Puisque nous avons décidé de nous le

faire mettre et de fournir la vaseline, en plus, allons jusqu'au bout du raisonnement.

On supprime le drapeau, on transforme les églises en mosquées, à commencer

par le Sacré-Coeur, on s'appelle tous Mohamed, on se met au hallal-thé à la

menthe et on colle les nanas sous la burqa. Il y en a que ça avantagera, du reste.

Et ainsi, au moins,  aurons nous franchi le pas décisif, supprimé les barrières

communautaires, refondu ce pays en une nation homogène, en un seul et même

peuple uni dans la crainte d'Allah et de son Prophète.

 

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 18:09

La connerie footballistique atteint son paroxisme. La connerie tout court aussi.

 

Au pays de saint Nelson Mandela et des Bafana-Bafana-Bafana (ou seulement

deux fois, je ne sais plus),  la grande orgie du ballon rond vient de débuter dans

un fracas mediatique sans précédent.

Il faut dire que le gros bordel mondial revêt tous les attraîts possibles, tous les

caractères distinctifs de l'évènement incomparable. Le foot et le politiquement

correct réunis dans une kermesse héroïque à dimension planétaire. Un rève.

Un mois de pure félicité pour les trois quarts de l'humanité, le quart restant n'ayant

qu'à prendre son mal en patience et à fermer sa gueule. Il s'agit non seulement

de foot, raison déja amplement suffisante, mais encore de foot en Afrique

du Sud, patrie de l'arc en ciel ethnique et de l'apartheid terrassée, paradis terrestre

des townships, symbole prééminent de la mixité triomphante, eau bénite de la

bien-pensance universelle.

Il suffit de voir danser son Président Zoulou de la République pour bien appréhender

le chemin parcouru depuis l'effondrement de l'infâme dictature des Afrikaners.

Pas la peine d'en dire plus, tout le monde aura bien compris l'immense intérêt qui

s'attache à la couverture médiatique universelle autant qu'incontournable des

soixante-quatre parties de ballon figurant au programme des trente prochains jours.

 

Cependant l'affaire ne se limite pas au jeu de baballe. Bien évidemment nous avons

pu constater depuis quelques jours déja, l'enthousiasme communicatif des media de

tout poil pour le pays du grand Nelson. Ses bidonvilles pourris où il fait bon vivre grâce

à la gentillesse et à la candeur de leur population. Ses villes squattées si charmantes

où l'on risque l'agression à tous les coins de rue mais sans méchanceté, juste pour

combattre un peu la pauvreté. Ses sales blancs qui s'enferment dans leurs quartiers

fortifiés en attendant de subir un jour le même sort que leurs voisins de Rhodésie,

le massacre rituel à visée appropriatoire .

Et puis ces supporters de foot si spontanés qui offrent aux caméras de télé du monde

entier leurs chants guerriers et leurs danses si folkloriques. Sont ils sympa avec

leurs jolis costumes en fausse panthère et leurs grosses trompettes à la con pour

briser les tympans pire que des cornes de brume. Quel beau peuple tout de même!

Noirs mais avec plein de nuances, on sent qu'ils sont venus d'un peu partout au

temps affreux de l'apartheid. Oui, parcequ"évidemment, à cette époque là, régnait en

Afrique du Sud une prospérité malsaine qui offrait un niveau de vie sans comparaison

avec l'admirable misère qui y règne aujourd'hui.

Ce pays sublime vu par les télévisions et les journaux de nos contrées septentrionales

apparaît ainsi comme l'exemple, le parangon de vertu, le monde idéal de la

coexistence multihetnique. On dirait du Jean-Jacques Rousseau, ou plus souvent du

Jean-Jacques Bourdin, enfin c'est vivifiant, rassurant, lénifiant et antiallergisant.

Bien sûr nous avons affaire à du bisounoursisme débridé mais si agréable à 

regarder qu'on aurait tort de bouder son plaisir. 

 

Elle se présente déja, cette Coupe du Monde africano-mandelesque comme l'acte

rédempteur qui demeurera dans la mémoire de l'humanité, de même que resteront

plantés dans la chair des heureux supporters ayant fait le déplacement, les souvenirs

cuisants des putes sud-africaines, championnes incontestées, elles, de la transmission

du SIDA.

Et le spectacle doit désormais prendre toute sa place, reléguant au plan le plus

obscur les préoccupations bassement prosaïques qui constituent le quotidien des

temps ordinaires. Barak-Hussein et sa gestion remarquable de la fuite pétrolière, la

mère Boutin et sa mission super-importante surtout pour elle et ses petits copains,

les divergences sur l'Euro, la dette publique, le triple A qui va s'envoler, l'Iran qui fait sa

bombe, Israël qui s'apprête à lui foutre sur la gueule. J'en passe même des tas d'autres.

Mais tout cela ne présente plus aucun intérêt puisque désormais la planète s'abandonne

pour un mois entier aux délices des matches bi-quotidiens et vibre aux exploits fabuleux

des multi-millionnaires en caleçons et chaussettes.

 

Le moment arrive pour les Sarko-Fillon de s'occuper dare-dare des affaires sérieuses.

De faire passer la retraite à soixante-trois ans, même à soixante-quatre, ce qui serait

préférable bien qu'insuffisant; de faire cotiser les fonctionnaires; de remonter un peu la

TVA histoire de boucher le trou; de mettre les collectivités locales au pli de la rigueur

budgétaire; de fermer le robinet des subventions; d'interdire les chargés de mission;

bref de réaliser tout ce qu'il n'ont pas le courage de faire en temps ordinaire.

Là ils peuvent y aller, il y a la place comme on dit maintenant dans le milieu du ballon.

Personne ne les regarde plus, on s'en fout, on s'en foot. Allez les bleus, vive les bleus!

Même que si les bleus en question présentent l'aspect curieux signalé naguère par

le toujours socialiste Georges Frêche, la chose n'a plus d'importance. Il s'agit de

l'équipe de France et cette équipe ne possède qu'une seule couleur, le bleu et, bientôt,

qu'une seule religion, l'Islam.

Souhaitons ardemment qu'elle aille loin, cette équipe de France. Qu'un miracle les

conduise au moins en quarts de finales ou qu'un beau désespoir, enfin, les

secourût et leur permît d'écraser l'adversaire infidèle.

Oui parceque tant qu'ils seront en compétition on aura la paix et si par impossible

ils parvenaient à gagner quelques parties, l'euphorie nationale nous mettrait à l'abri

des soucis jusqu'aux grandes vacances. Sauf, bien sûr, si par un improbable coup du

sort, les bleus foncés venaient à rencontrer l'équipe d'Algérie. Auquel cas, mieux

vaudrait encore qu'ils perdissent ( voirFoot-aises. ).

 

Désormais il nous reste donc à subir sans faillir les matches, les commentaires, les

interviews de footeux et tout l'ensemble des calembredaines que draine le football

omnipotent.

Nous savons que c'est pour la bonne cause et que l'avenir de notre beau pays en dépend.

Il a tellement de similitudes avec celui de Mandela, notre pays, que cela se voit rien qu'aux

équipes. Un seul blanc aussi chez les Bafana, Bafana, Bafana etc...

Heureusement qu'il ne sont pas habillés pareil sans quoi on ne comprendrait rien au

match qui va les opposer prochainement aux notres.

En conséquence, ce qui fait du bien à l'Afrique du Sud doit être bon aussi pour nous

et cette merveilleuse Coupe du Monde nous couvrira, d'une façon ou d'une autre de ses

bienfaits. Vive la Coupe, vive les bleus, vive les Bafana plusieurs fois.

 

Seulement vous ne m'empêcherez pas de vous faire part de ma petite faiblesse.

Je veux parler de mon favori sentimental, j'ai nommé la Seleçao do Brasil. qui doit,

à mon sens, remporter la victoire finale. Ils disposent, ces braves brésiliens, du joueur

le plus appréciable et le plus doué de sa génération, le grand Kaka!

Je sens bien que cette Coupe sera la Coupe de Kaka. Il la mérite, c'est juste!

Dignum et justum est !

Depuis le temps que je le suis, ce Kaka, (voir Après Kaka, Ronaldo!- Encore Kaka ! -

Toujours Kaka... ) que je l'observe, que je le flaire, je sais bien ce qu'il vaut, c'est le

meilleur et en plus il porte chance . Cette année, croyez moi, c'est l'année du Kaka.

Vous verrez ce que je vous dis, il éclipsera tous les autres.

Vive le Brésil, vive Mandéla, vive le foot, vive les Bafana-Bafana, vive le pognon,

vive la coupe du monde et l'arc en ciel multi-ethnique!

Et surtout allez Kaka!

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:45

Y en a marre de ce pays de fous, ça devient intenable.

Aujourd'hui l'affaire du siècle c'est Hortefeux et sa condamnation pour injure à

caractère racial.

Voilà un garçon, Hortefeux, dont une conversation privée a fait l'objet d'une opération

d'espionnage suivie d'une diffusion tous azimuts sur les ondes et dans le magma

internet. Un viol pur et simple, quoi. (voir PANNE DE MODEM... )

Eh bien il s'est trouvé un tribunal correctionnel français pour le condamner, Hortefeux!

Condamner, donc, des propos d'ordre privé transférés dans le domaine public par

le biais d'un enregistrement téléphonique pirate. 

Cela signifie clairement que dans ce pays la liberté d'expression a cessé d'exister.

Cela signifie clairement que vous ne pouvez plus discuter librement entre amis.

Cela signifie clairement que la dictature intellectuelle de la gauche sectaire et

germanopratine nous tient lieu désormais de démocratie. 

Cela signifie clairement que l'autorité judiciaire apparaît désormais retombée au rang

elle se trouvait au temps de Fouquier-Tinville.

 

Si vous voyez ce que je veux dire, la forme actuelle de la délation par lettre anonyme

telle qu'on la connaissait sous l'occupation allemande, c'est la prise de vidéo, en douce,

sur téléphone portable. Vous pouvez y aller tranquille, la Justice républicaine suit!

Et pas seulement la Justice. La presse aussi.

Eh oui, qu'est-ce qu'on peut lire, ce soir, dans Le Monde?

Ben voilà, on peut lire qu'Hortefeux, condamné, doit démissionner!

Bien sûr ces bien-pensants n'ont pas manqué l'occase, vous pensez, flinguer Hortefeux,

le chasseur de sans-papiers, l'horrible d'entre les ignobles, on va le crever. Allez,

camarades, on tire sans sommation, il est déja par terre, à mort le salopard, visez la

tronche, c'est ce qui se voit le plus et c'est pas beau à voir!

 

Bravo, Le Monde, il brûle la politesse à toute la presse de gauche, pardonnez le

pléonasme. Il arrive en tête des petits zélateurs à l'indignation sélective.

C'est un peu l'alliance de l'Ami du Peuple et du tribunal révolutionnaire. En plus

minable encore. Le Directeur du Monde c'est un Monsieur très bien, avec légion

d'honneur et tout. Pas un Marat galeux qui gratouille ses saloperies dans la

baignoire. Les actes de barbarie dictatoriale, désormais, on les accomplit dans le

calme  et la douceur, sans grossièreté inutile. Avec classe, quoi, merde et puis, il n'y

a pas mort d'homme. Suffit de hiérarchiser les valeurs et les principes.

Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, m'enfin, tout de même!

 

Simultanément vous avez M. le Procureur du Parti Socialiste, le sieur Benoît Hamon,

le Saint-Just du XXIeme. le Robespierre de Solférino, qui monte au créneau clamer

son indignation comme quoi dans ces cas là on s'en va. Non sans avoir, au préalable,

présenté ses excuses les plus plates. Il doit partir, l'infâme Hortefeux, la queue entre les

jambes et la casquette à la main. Comme un péteux il doit plier bagage, sans demander

son reste. Et bien content que le peuple de gauche ne vienne pas lui faire la peau en vue

de promener, comme au bon vieux temps, sa sale tête de rouquemoute au bout d'une

pique.

Et Fillon qui assure son ministre de l'intérieur de sa confiance. Point final, la messe est

dite.

 

Personne, je dis bien personne, pour dire que toute cette histoire constitue un scandale

abominable, une horreur, une abjection. Abjection, votre horreur! Dans cette république

de mes choses, on n'a plus le droit de dire ce qu'on veut sans s'exposer aux foudres des

commissaires du peuple qui traînent de partout avec leur portable à la main. Prêts à

faire feu. Soyons précis, la répression des tribunaux de l'ordre judiciaire et du désordre 

de gauche réunis peut s'abattre sur tout citoyen qui aurait le malheur d'exprimer à haute

voix sa manière de considérer l'immigration, les immigrés et leur descendance. Sauf,

bien entendu s'il s'agit de louer le Seigneur de nous avoir permis d'accéder à la félicité

divine qui découle de la diversité métissée.


Moi même en écrivant ces lignes je prends le risque insensé de me voir lourdement

condamné par la justice révolutionnaire bien de chez nous.

Je n'en voudrai pour preuve que la grande prudence de la presse internetisée qui

vous caviarde systématiquement vos commentaires dès que vous faites la moindre

allusion au sujet tabou. Par exemple, hier je postais chez Valeurs-Actuelles, excellent

journal au demeurant, un commentaire qui parlait d' un "sous-prolétariat d'origine non-

européenne". Ils m'ont publié "sous-prolétariat" mais gommé l'origine. Ca perd de son 

sens, bien sûr mais au moins on est tranquille. "D'origine non-européenne" c'est

subversif et ça frise l'injure raciale. Vous vous rendez bien compte du degré de

connerie et de couardise auquel nous sommes parvenus?

 

Le plus grave, à mon avis, réside dans le fait incontestable que tout le monde trouve

normal cette disparition progressive de la liberté d'expression.

Du moment qu'il s'agit d'Hortefeux, finalement , on ne voit pas où se cacherait

le problème.


Rien n'apparaît plus ignoble et moins tolérable que l'injure à caractére racial. Quand

vous vous faites traiter de sale blanc et de sale céfran, ce qui se produit maintenant

à longueur de journée dans la périphérie et même en plein centre de nos villes, vous

comprenez ce que je veux dire. Sans parler des malheureux israélites qui crèchent

du côté des Buttes-Chaumont et qui risquent le pogrom tous les jours. Surtout le

Samedi quand ils portent kipa ou, pire, grand chapeau noir sur la chetron.

Mais bon, l'injure raciale, dans ces cas là, c'est permis. Si vous voulez il convient de

distinguer suivant la personne émettrice des paroles délictueuses ou des voies de fait.

Dans le cas où l'intéressé ferait état d'une  origine africaine abondée autant que possible

d'une appartenance à la confession musulmane, par exemple, le délit ne saurait être

constitué.

C'est dans l'autre sens que ça fonctionne, comprenez vous? Le droit pénal évolue,

suffit de suivre!

Il faut donc admettre qu'il existe des cas où la liberté d'expression passe à la trappe

et aussi des situations dans lesquelles l'injure à caractère racial revêt un caractère

bénin et innocent.

 

Voilà qui laisse penser qu'il va bientôt falloir quitter ce beau pays pour essayer de

survivre. Dommage mais on s'est bien fait niquer, tout de même.

 

Et merde pour qui ne me lira pas.


  

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 17:11

Apitchatpong Weerasethankul, un volcan islandais?

Mais non, voyons, vous marchez à côté de vos pompes, il s'agit du cinéaste thaïlandais

qui vient de recevoir la palme d'or au festival de Cannes.

Soyons sérieux, tout de même, les noms de volcans islandais ne possèdent pas

systématiquement la même terminaison malsonnante!

( voirL'éruption de l' Eyjafjallajtanküll. ).

Apitchatpong Weerasethankul, lauréat suprème de Cannes 2010, se distingue parce

qu'il mérite sans conteste le record du monde toutes catégories de l'oeuvre supérieurement chiante.

Oncle Boonmee, le film palmedorisé, se révèle effectivement plus emmerdant que

l'ensemble de la filmographie de Bergman à laquelle on ajouterait le collector des

chansons de la première dame de France ainsi que, pour faire bon poids, tous les

écrits de Robbe-Grillet et de Nathalie Sarraute.

Une véritable purge en forme de somnifère, ce film. Le président du jury, Burton, en

dormait encore au grand moment solennel de la proclamation du palmarès.

Séché, le mec, anesthésié, incapable de suivre. Fallait le secouer comme un prunier

pour qu'il en décoince une quand venait son tour d'ouvrir sa gueule.

Bon, quand on a vu le film, on comprend.

Si vous ignorez ce qu'est un plan fixe, vous allez voir le film de Weerasethankul et

vous  voilà fixé, si j'ose dire. Vingt minutes montre en main sur un boeuf qui pionce,

cela ne s'était encore jamais vu.

Une telle audace ne pouvait laisser Burton insensible. Attendez, deux secondes,

quand je parle de Burton, il ne s'agit pas de feu le mari de Liz Taylor, n'est-ce pas,

je veux désigner celui qui ressemble un peu à une balayette à chiottes, si vous voyez,

un machin long et moche avec un paquet de poils mal foutu tout en haut. 

L'inoubliable auteur de Batman et de Mars-Attack, entre autres coups de génie.

Celui qui reçut, voici quelques mois, la croix d'officier des arts et lettres des mains de

Tata, M. le Ministre de la Culture et du tourisme de charme.

Je vous disais donc que le Burton en question, grand maître du festival 2010, avait

jugé bon de récompenser l'audace, l'inventivité, la créativité, l'originalité de celui qui,

par son génie spécifique, parvient à faire suer le spectateur pire que dans le cratère

incandescent d'un volcan islandais en pleine action.

A la réflexion, il a peut être aussi voulu faire plaisir à M. Mitterrand (Tata, pas Tonton)

pour le remercier de sa jolie décoration. L'évocation de la Thaïlande et de ses charmants

jeunes gens, apparaît en effet de nature à remplir d'aise le coeur d'amateur éclairé du

gentil Freddy.

Cependant l'affaire présente tout de même quelques inconvénients. Par exemple qu'à

force de refiler la palme d'or à des navets sans intérêt, propulsés par des présidents

de jury hallucinés dont le seul mérite réside dans un engagement politique de type 

gauche-caviar-cocaïne, on va finir par faire du tort à l'un des seuls évènements français

qui intéresse le monde entier à commencer par les amerloques. Aujourd'hui, chacun sait

que "palme d'or du festival de cannes" signifie "ah, tiens, on va aller voir autre chose".

Moi, je veux bien, mais à la longue cela risque de finir par lasser.

 

Mais je me trompe sans doute. Après tout le déconnage systémique ne constitue-t-il pas

la règle d'or qui régit le fonctionnement de notre monde mondialisé?

Par exemple, considérez donc un peu le phénomène des fameuses agences de notation

dont les diktats font aujourd'hui vaciller la vieille Europe.

Je suis probablement naïf, comme tous ceux qui ignorent le dessous des cartes, mais je

trouve un peu curieux que des officines quasi-occultes et immaîtrisables, disposent du

pouvoir de nous foutre en l'air les uns après les autres sans que personne n'y puisse rien.

Tant qu'il s'agissait de coller la meilleure note à Lehman-Brothers un quart d'heure avant

son dépôt de bilan, on pouvait, à la rigueur, goûter le côté farce de la chose.

Désormais, toutefois, il s'agit des Etats souverains ou prétendus tels de la zône Euro.

Etats, certes parfaitement incapables pour la plupart de se gérer sérieusement et même

en quasi-faillite, mais de là à se laisser conduire à l'abattoir par un groupuscule

d'irresponsables planqués on ne sait même pas où, la vache, il devrait y avoir une sacrée

marge.

Ben non. L'Espagne du camarade caballero Zapatero vient d'y passer elle aussi.

En attendant que vienne notre tour.

 

Bon, on savait bien qu'ils avaient déliré comme des chanteurs de flamenco, les pauvres

espanches. Qu'à force de construire des villes fantômes en plein désert jusqu'à bouffer

tous les stocks de ciment de la planète il fallait bien un jour qu'ils paient l'addition.

Mais au lieu d'essayer d'inventer les mécanismes nécessaires pour arrêter le massacre,

nous autres, on s'extasiait sur la formidable expansion zapaterienne, sur le boom

immobilier castillan et sur le développement exponentiel de l'Andalousia mia pays

d'amour. 

Et quand on a bien réalisé qu'il avaient déconné au delà de toute mesure, les hidalgos,

on s'est contenté d'attendre que l'Agence Fitch les dégrade. Sans rien pouvoir faire à

part implorer le ciel que ça n'arrive pas.

La question qui se pose aujourd'hui, c'est "à qui le tour". Le Portugal c'est sûr, d'ailleurs

tout le monde s'en fout. Mais après? La France puis l'Italie? L'inverse?

On n'en sait rien. On attend la décision de Fitch!

 

Et là je sens confusément que nous sommes vraiment en train de nous péter la gueule.

Grave. La catastrophe quoi, le cataclysme à dimension continentale. J'espère me

tromper, évidemment, ce n'est pas un pauvre blogueur obscur et ignare qui va 

prospectiver juste dans un pataquès aussi compliqué, tout de même.!

Bien sûr. Cependant le constat apparaît sans appel : le sort de l'Europe dans un premier

temps et du monde entier par la suite, repose entre les mains délicatement manucurées

de Fitch et de ses petits collègues et amis.

 

Si avec ça vous arrivez à dormir tranquille c'est que vous vous passez en boucle

l' Oncle Bonmee d'Apitchatpong Weerasethankul!

Au bout du compte il a peut être eu raison, Burton-balayette-à-chiottes.

L'utilité sociale et salvatrice de ce brave Apitchatpong va sans doute se révéler aux yeux

ébahis de l'univers entier, un de ces quatre matins. Ca dépendra de Fitch.

 

"De notre mal personne ne se rit,

 Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre".

 

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 14:35

Ordür, un copain islandais, m'a tout bien expliqué.

L'Islande n'est rien d'autre qu'un volcan émergé perché sur la dorsale médio-océanique.

Par conséquent, quoi de plus naturel que cette éruption soudaine de l'Eyjafjallajtanküll

si nuisible pourtant à notre cher trafic aérien?

Cependant, il m'a dit encore autre chose, ce vieil Ordür, il m'a confié, en premier lieu,

que ladite éruption pouvait très bien perdurer plusieurs années, voire décennies, avec,

bien sûr des hauts et des bas, mais sans fatigue, comme à la parade. L'Islande a le

temps. Le pire, a t-il ajouté, cet Ordür de malheur, le pire vient du fait incontestable que

lorsqu'un volcan se réveille, ses voisins peuvent fort bien se voir incités à en faire autant.

  

Or, personne en Islande n'ignore que le voisin immédiat de l'Eyjafjallajtanküll, le Kaka

- non, pardon, Kaka c'est le footballeur- je voulais dire le Katla, dispose d'une puissance

de feu dix fois supérieure à celle de l'Eyjafjallajtanküll. Au moins.

En d'autres termes, si ça venait à leur prendre, à ces putains de volcans, nous nous

retrouverions dans un pétrin auprès duquel la crise de l'Euro prendrait l'allure d'une

joyeuse faribole de carnaval flamand.

  

Rendez vous compte, un lâcher de cendres volcaniques dix fois plus important que 

l'éruption actuelle de l'Eyjafjallajtanküll et qui durerait dix ou vingt ans, vous mordez les conséquences?

Tiens, déja, plus d'avions. Terminé, tous les aéronefs, même les plus rudimentaires

incapables de voler sauf à bouffer des poussières bousillatrices de moteurs. Du coup,

un merdier sans nom, la catastrophe absolue, une sorte d'apocalypse. Les faillites en

cascade, la récession mondialisée, la misère partout, même aux U.S.A  et en corollaire

de la misère, bien sûr, la guerre. Oui, la guerre, avec son cortège d'horreurs en tous genre.

Sans compter qu'une guerre sans avions, ça change tout! Plus moyen de zigouiller les

ennemis à distance, ainsi que les amerloques en ont pris l'habitude. Là, faudra

redescendre au raz du sol, se colleter direct avec les crouïas haineux et survoltés au

haschich ou à la coca.

Bref revenir quasiment au moyen âge, quoi, baïonnette au canon et vas y que

je te crève au fond d'un trou d'obus. Comme en quatorze, pareil, mais avec même pas

d'appui aérien. Sauvage, atroce et implacable. Le cauchemar absolu, irrémédiable

et tout ça à cause d'un connard de volcan islandais. Vous vous rendez compte?

Mais attendez, ce n'est pas tout, il y a encore pire.

 

Si l'Ejyafjallajtanküll et surtout le Kaka, enfin, le Katla, zut, continuent à cracher en

abondance, les cendres répandues dans l'atmosphère vont finir par faire écran et

nous absorber le rayonnement solaire. Cela s'est déja vu naguère avec l'éruption du

Pine à Turbo appelé aussi, mais improprement, Pinatubo. Rafraîchissement général

de l'hémisphère nord. Un peu passé inaperçu, certes, mais scientifiquement confirmé.

Seulement là, avec les islandais, il ne s'agirait plus de la même échelle, ce serait du

très, très lourd. En gros un changement climatique super-brutal mais en sens inverse

de celui au titre duquel les écolos nous emmerdent depuis des années.

Un refroidissement drastique, quoi. Un nouveau petit âge glaciaire venu du froid par

les voies les plus rapides.

Catastrophe abominable!

Non seulement les avions qui ne volent plus nous privent  de leurs émissions massives

de gaz à effet de serre, mais encore, l'Eyjafjallajtanküll et son copain nous le bousillent complètement, l'effet de serre. Du coup, renversement total de tendance.

Allègre qui rigole comme une baleine. Hulot qui chiâle comme un  veau.

Con Bandit, obligé de redevenir simple communiste-révolutionnaire-pédophile.

Boulot qui perd son Borloo, enfin le contraire et qui se voit contraint de se rabattre sur

les Cotes de Provence vu que les vignes gèlent en Gironde et en Bourgogne.

Sans parler du pétrole qui ne vaut pratiquement plus rien, des bagnoles électriques

devenues inutiles et des éoliennes bonnes pour la poubelle.

Le pataquès complet, le cahos, le léviathan, la géhenne, la gabegie, l'indicible foutoir!

 

Voilà ce que recèle, en puissance, l'éruption de ce maudit Eyjafjallajtanküll, un cataclysme

sans comparaison qui pourrait bien entraîner l'extinction de l'humanité comme les

volcans du crétacé ont eu raison des dinosaures. Ca vous la coupe, pas vrai?

Bon évidemment la probabilité apparaît tout de même très faible. Dieu merci.

Je dirai même plus, ça n'arrivera pas.

 

Alors, direz vous, pourquoi ce con là nous gonfle t-il avec ces foutaises apocalyptiques

de volcans islandais massacreurs d'humanité à coucher dehors avec un billet de

logement, comme on disait avant-guerre?

 

Eh bien voilà. C'est juste pour vous faire toucher du doigt à quel point on peut

tranquillement raconter les plus grosses conneries et parvenir à laisser penser qu'elles

peuvent tenir debout.

Autrement dit, si vous voulez, l'idée consistait à vous expliquer par l'exemple en quoi

consiste le métier de journaliste.

 

Avec mes cordiales salutations et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 12:20

Jusqu'à présent je n'y captais pas grand  chose. Désormais, je n'y comprends plus

rien du tout.

Avant-hier, par l'action conjuguée, déterminée, héroïque et solidaire des gouvernements

européens, l'Euro apparaissait sauvé et l'avenir, sinon radieux, au moins, éclairci.

Aujourd'hui, rebelote, l'Euro part en quenouille, Sarkozy et Merkel s'engueulent comme

des marchands de brousse, les grecs sont considérés comme perdus, l'Espagne, le

Portugal et bientôt la France semblent condamnés à passer à la casserole dans le court

terme. 

Remarquez, personne de raisonnable n'allait jusqu'à imaginer que les choses pouvaient s'arranger durablement, nul ne sachant comment arrêter la machine à creuser

les déficits publics. Toutefois on pensait pouvoir compter sur un peu de répit, une pause,

un petit délai, quoi, histoire de respirer.

Que dalle. Ca repart tout de suite.

Pour vous dire l'exceptionnelle gravité du moment, vous commencez à voir des ministres

de la République Française Une et Impécunieuse, qui viennent vers les media se déclarer prêts à accepter une baisse de leurs émoluments. Non mais vous vous

rendez compte! Du jamais vu de mémoire d'électeur franchouille. Dans l'autre sens, oui,

là ils acceptent toujours. Mais moins de sous à la fin du mois, sacré nom d'un chien, nous

voilà dans l'inédit, l'inconnu, l'invraisemblable, l'impensable. Il faut vraiment une situation catastrophique pour en arriver à pareilles extrémités.

Pour l'instant, sur ce point particulier, le Président-du-Pouvoir-d'Achat reste muet.

Encore heureux.

Le jour où il lâchera sur sa liste civile, je vous garantis qu'on ne sera plus dans le grave.

On arrivera carrément dans le désespéré.

 

Donc, je n'y comprends plus rien. Vous me direz que, dans ces conditions, le mieux que

j'aie à faire consisterait à fermer ma gueule. J'avoue y avoir songé, d'autant que quand

on ignore de quoi on parle on a des chances sérieuses de passer pour un con.

Mais passer pour un con ne me fait plus peur du tout, j'ai l'habitude. De plus, je vois bien

à la lecture des gazettes et à l'audition des média audio autant que visuels, que les

chroniqueurs, analystes et commentateurs les plus réputés semblent bien n'en guère

capter plus que votre serviteur.

Un exemple, tiens, l'Euro qui s'en va en sucette. Tellement qu'au rythme où ç'est parti, la 

semaine prochaine on est sous le dollar et à la fin du mois sous le rouble.

Apparemment personne ne le voyait vraiment venir. Sans compter qu'il n'y a pas si

longtemps on se désespérait de le voir si fringant, l'Euro ( voir 3$ for 2€ ).

Pour dire qu'on est jamais content, quoi. Quand la monnaie européenne écrase la

devise amerloque, ça nous fout en l'air l'économie et quand elle s'effondre comme une

Twin-Tower, ben c'est pareil, même encore pire si j'en crois les angoisses qui sourdent

des milieux autorisés.

Bon, il faut préciser aussi que lorsqu'on ne maîtrise plus rien, on a matière à s'inquiéter

sévère. On aurait bien voulu le faire un peu descendre, l'Euro, mais exprès. Pas

comme ça. Là nous avons l'impression que la corde nous file de plus en plus vite

entre les pattes avec le copain de cordée au bout qui gueule comme un sourd.

Les alpinistes voient ce que je veux dire, les autres aussi sans doute.

Parcequ'il ne faut pas s'y tromper. Le problème c'est la dette des états européens.

Tellement vertigineuse qu'elle fout les jetons à tout le monde, gouvernants et

banquiers en tête. Mais le pire ne réside pas tant dans la dette elle même que dans

le fait qu'elle va continuer à grossir indéfiniment sans que personne y puisse rien.

 

La France constitue l'exemple type. Avec des charges financières en constante

augmentation, le Premier Ministre peut raconter ce qu'il veut, il va falloir emprunter

de plus en plus pour assurer le courant. 

Pour en sortir il conviendrait d'en finir avec les grands principes socialistes qui nous ont conduit à la faillite. Cesser complètement d'embaucher des fonctionnaire, revoir en

profondeur la distribution des prestations sociales, arrêter totalement l'immigration 

de peuplement, fermer le robinet des subventions et augmenter de manière drastique 

les impôts qui rapportent, à commencer par la TVA.

Vu que le politicien qui aurait les couilles de réaliser un programme de cette nature

n'est pas près d'être élu, à supposer qu'il existât, le pays apparaît irrémédiablement

condamné à la banqueroute. 

Mais je vous rassure tout de suite. Lorsque l'Europe, effondrée sous le poids

de son incurie financière,se verra dépassée en niveau de vie par les Chinetoques et

les Indiens,  copieusement enrichis par la mondialisation, ces braves gens délocaliseront

chez nous pour profiter d'une main d'oeuvre à bas prix. 

Nous boufferons du riz, voilà tout.

 

A plus et merde pour qui ne me lira pas. 

 

 

 

 

 

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 16:13

J'en connais plein qui se réjouissaient déja d'assister en direct à l'agonie de l'Euro.

Bon, ils avaient leurs raisons de lui en vouloir à l'Euro. Je reconnais bien volontiers

que la monnaie unique semble nous avoir apporté plus d'ennuis que d'avantages.

Toutefois, au delà de ce constat basique, cela devient trop compliqué pour moi.

Je ne m'engagerai donc pas sur le terrain de la discussion technico-monétaire.

Moi, je comprends juste un truc : l'Euro quasiment enterré voici quarante huit heures,

vient de ressusciter. Alléluia!

 

En l'espace d'un week-end nous avons vu surgir du néant sept-cent-cinquante

milliards destinés à un fonds de soutien des pays dans le pétrin. Ces tas de milliards

surréalistes qui fusent tout à coup au travers des media, on a beau commencer à

s'y habituer depuis le début de la crise, ça fait toujours son petit effet.

On dirait un peu ces particules virtuelles qui, par la grâce du flou quantique, s'exfiltrent

en douce des trous noirs dont en principe rien ne peut sortir. Même pas la lumière.

Belle comparaison. C'est pareil. On n'y comprend rien mais il faut y croire puisque

c'est vrai.

D'ailleurs Barakobama il en a fait des milliers, lui, de ces milliards virtuels.

Donc si Obama-La-Lumière-du-Monde l'a fait, c'est forcément bien, bon pour notre

santé et propre à assurer l'avenir serein de l'humanité radieuse.

 

Soyons objectifs, l'effet se révèle spectaculaire. Les bourses en plein effondrement

comme subitement privées de leur suspensoir tutélaire, connaissent un regain de

vigueur, d'optimisme et de foi en l'économie européenne, la veille si proche, pourtant,

de l'apocalypse faillitaire, honteuse et infâmante.

Faut les voir, les boubourses, bondir comme des valseuses de vingt ans en pleine

action.

Dix pour cent  pour le CAC, douze pour les ritals, jusqu'à quinze à Madrid. La vache!

On sent bien le gros soupir de soulagement, expression du plaisir de se retrouver à

nouveau en  terrain solide. On va pouvoir continuer à s'en mettre plein les fouilles,

qu'ils pensent, les boursicoteurs.

Y a qu'à voir les valeurs bancaires, là c'est du vingt pour cent de moyenne.

On tape dans le gros. Forcément, avec les paquets de dette grecque,

espagnole et autres valeurs pourries, on est toujours content de savoir que le

contribuable assure les arrières.

 

D'ailleurs, les électeurs teutons ne s'y sont pas trompés qui viennent de faire savoir

à dame Merkel tout le bien qu'ils pensaient de la solidarité économico-monétaire au

sein de la Zone Euro. La gamelle qu'elle prend en Rhénanie, elle la voyait venir, elle

sentait bien qu'il valait mieux envoyer les copains se faire voir chez les Grecs, qu'un

bon nettoyage par le vide de tous ces branleurs sud-européens eût été du plus heureux

effet dans les chaumières westphaliennes.

Oui mais elle a cédé à la pression, Angela. Tout le monde lui est tombé dessus pour lui

reprocher de semer la masturbation avec ses façons d'atermoyer sur le sauvetage

du bon peuple Héllène. Même qu'il commençait à se murmurer que Bernard-Henry Lévy

se préparait en grand secret à écrire des trucs sur l'ignominie prussienne et le défaut

d'humanité de la chancelière au coeur sec comme un vieux schnaps.

Jusqu'à Barack-Hussein qui lui a cassé les ovaires au téléphone pendant une heure

à bien lui expliquer le caractère négligeable de la perte d'un Land, en comparaison de 

celle de l'amitié inappréciable du maître provisoire autant qu'adulé, du monde civilisé et

de ses dépendances.

Bref, elle s'est dégonflée devant une telle coalition de grosses pointures déterminées

à lui faire pommer ses élections pour sauver les Grecs, l'Euro, le Crédit Agricole et la

Caixa-Bank.

Il paraîtrait même que le Réal de Madrid risquait, sur ce coup là, des restrictions

budgétaires telles qu'il pouvait se voir contraint de revendre Ronaldo, voire de

se défaire de son Kaka, mettant ainsi en péril mortel le mercato footballistique mondial.

Au moment où l'univers entier se prépare à communier au sein de la grosse partouze

à baballe ronde, sous le patronage de Saint Nelson Mandela, une éventualité aussi

épouvantable ne saurait sérieusement s'envisager une seule seconde.

Evidemment Mme. Merkel a plié.

 

Le sacrifice d'Angela restera certainement dans l'histoire comme un acte grandiose

de solidarité désintéressée. C'était le prix à payer pour la résurrection de l'Euro, certes provisoire mais toujours bonne à prendre. Ainsi que pour la sauvegarde a divinis de la

coupe du monde de football. 

 

Je me permets de proposer son élévation au rang de Walkyrie d'Honneur afin que les générations futures lui rendent à jamais les révérences insignes qui lui reviennent en

vertu du droit sacré des baisés de l'Union-Européenne et du ballon-rond réunis.

 

Deutchland über alles et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:31

Quand ça ne veut pas rigoler, n'est-ce pas, en général tout s'en va en sucette.

Une fausse manoeuvre, suivie d'un beug, suivi d'une panne de modem et vous voilà

coincé  avec  un machin publié par erreur, mal foutu et même pas fini. De quoi foutre

en l'air une réputation de blogueur sérieux.

Par conscience blogueuse professionnelle, je vais tout de même vous terminer cet

article maudit qui, en plus était mal parti et n'arrivera donc pas bien.

Bon, qu'est-ce que je disais, sacrebleu, ah, oui voilà.

 

"Au fond, quand tout s'en va plus ou moins en quenouille, les grands de ce monde

réagissent fréquemment comme des cons. La pression des circonstances, si vous

voulez, le stress du regard acéré de l'opinion publique toujours prête à vous coller

dans la mouscaille, l'absence totale d'indulgence de l'électeur moyen qui vous attend

au tournant, la constante malveillance de la presse qui hurle avec les loups, blatère

avec les chameaux, braie avec les ânes.

Prenez par exemple Gordon Brown, tiens, en voilà un qui déconne à pleins tubes juste

au moment où il conviendrait surtout d'éviter. Traiter ses électrices de vieilles

gâtouillardes sectaires, ça peut arriver avec ces saloperies de micros qui traînent

partout, de nos jours. D'autant que l'électrice travailliste ressemble à s'y méprendre

à une socialiste de chez nous. Emmerdeuse, sectaire, intolérante, bornée et bourrée

de certitudes jusqu'à en déborder par toutes les issues.

En revanche quand on commet ce genre d'impair, la dernière des imbécillités à

commettre consiste à s'excuser platement comme ce brave Gordon. Il n'avait qu'à

fermer sa gueule, la meilleure des défenses sur ce genre de coup. A la rigueur,

prétendre qu'il évoquait les auvergnats, ça s'est fait il n'y a pas si longtemps."

( Quoique le coup des auvergnats...voir PANNE DE MODEM... )

 

J'évoquais ensuite la déculotté probable de Gordon Brown, mais le stade de la

probabilité étant désormais dépassé pour en arriver à celui du fait avéré, plus

la peine d'épiloguer là dessus.

 

Par une transition subtile que j'ai complètement oubliée, j'en arrivais à parler de

Barack-Hussein Obama. L'idée étant qu'il existe une catégorie d'individus à qui

l'on pardonne tout. Ce n'est même pas qu'on pardonne, c'est pire, leurs turpitudes

passent totalement inaperçues.

Je prenais pour exemple un fait anodin en apparence mais, à mon avis, lourdement

significatif.

Le divin Barakobama, fit, au  début de la semaine, un saut en Louisiane, histoire de

dire d'être allé voir ses pauvres sujets empétrolés jusqu'au trognon. Quand je dis un

saut, je pèse mes mots, il a dû y passer une grosse heure, en Louisiane. Le temps

de prononcer un petit discours bien senti, pour accuser B.P. de tous les pêchés

d'Israël et prononcer urbi et orbi une condamnation de la compagnie britannique,

les salauds, à tout payer les frais jusqu'au dernier penny. 

Après quoi, trempé comme un rat tombé dans l'huile- il pleuvait comme vache qui

pisse sur les bords du Mississipi - Barack-Hussein le magnifique retourna derechef

à la maison blanche question de ne pas laisser refroidir le dîner.

Seulement, un détail coinçait légèrement, le Boïng 747, dans lequel le Président,

tout seul comme un grand, a effectué son aller et retour dans le sud.

Voilà un type soi-disant écolo  jusqu'au trognon qui consomme l'équivalent pétrole

d'une ville de cent mille habitants pour jeter un petit coup d'oeil aux dégats causés par

le maudit mazout de la British-Petroleum.

Eh bien, désolé mais personne n'a même ne serait-ce que remarqué l'incongruïté

de l'aventure. 

A tel point que c'est peut être moi qui déconnne. Je ne sais pas.

 

En tout cas j'arrête là cet article de malheur, loupé comme c'est pas permis et je vous

en promets un super-chouette dans les plus brefs délais.

 

N'étant pas politicard pour un sou, je puis présenter mes excuses. Alors, je le fais.

 

Et merde pour l'informatique, les ordinateurs, les modems et aussi qui ne me lira pas. 

 

 

 

 

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 16:33

Il revient le joli mois de Mai. Comme tous les ans, bien sûr.

Et comme tous les ans il commence en fanfare par ces majestueuses cohortes de

porteurs de banderoles vociférants qui se répandent allégrement dans les rues

paisibles de nos villes momentanément désoeuvrées.

 

Grand moment de la liturgie marxiste, le Premier Mai trouve toujours un thème pour

fédérer les énergies des travailleurs naturellement portés à préférer la grasse matinée

au défilé revendicatif sur pavé urbain.  S'agissant de la  liturgie marxiste,  vous

m'objecterez que si les manifestations en cause ne regroupaient que les seuls

stalino-léninistes, elles pourraient se contenter de la Rue Pitalugue entre la Mercerie 

Durand et le bar-tabac du coin, sans aller s'enquiquiner de Bastille à Nation.

Ce n'est pas faux mais, dans le même ordre d'idées, si les mariages religieux et les

obsèques se déroulaient uniquement en présence des  catholiques pratiquants, le

curé se sentirait un peu seul.

 

Qu'on se le dise, le 1er. Mai est au marxisme, ou si vous préférez au socialisme

-de mon point de vue il s'agit à peu près de la même couillonnade- ce que Pâques

représente pour la chrétienté. Les oeufs en moins, le muguet en plus. 

Un grand moment de foi plus ou moins factice, collectivement partagé par des fidèles

plus ou moins convaincus. Sachant que le socialisme occupe en France le rang

prééminent de Religion d'Etat, on conçoit aisément le caractère essentiel et

incontournable des cérémonies syndicalo-défilatoires qui caractérisent si joliment le

premier jour du mois de Marie, pardon, de Mai.

 

Bon, revenons à nos moutons (pas ceux qui défilent, ceux de Maître Pathelin). Je vous

parlais, avant de digresser, de l'indispensable thème fédérateur.

Cette année, bien sûr, la retraite s'impose sans discussion comme le grand combat

du moment, apporté sur un plateau par les sbires liberticides du Président de la

République. (VoirSonnez la retraite! ).

Au nombre des conquêtes sociales si chèrement acquises par nos aïeux, le droit

de ne plus rien foutre à soixante ans et avant si possible, figure au rang le plus élevé. 

Privilège sacré du travailleur blanchi sous le harnois des décennies laborieuses, la

retraite ne saurait souffrir la moindre atteinte des mains impies de libéraux 

dépourvus, même, de conscience de classe. D'autant que la C.G.T. détient la

solution.

Les textes sommaires mais bien sentis figurant sur les banderoles écarlates le mettaient

en évidence sans la moindre ambiguïté : pour résoudre le problème du financement des 

retraites, il suffit de mettre un terme au chômage et d'augmenter les salaires. Voilà tout!

Ce n'est tout de même pas compliqué, sacré nom de bordel de Marx, vous doublez la

masse salariale et vous doublez du même coup les recettes de l'Assurance Vieillesse.

Et ainsi vous êtes tranquilles pour au moins cinquante ans.

Ben évidemment, comme dirait Bourdin, on a la solution et on ne fait rien.

Ce filou de Sarko. et les ordures de capitalistes qu'il représente s'y opposent. Juste

pour emmerder la classe ouvrière.

Avec des arguments de ce niveau on pouvait s'attendre, cette année à une mobilisation

sans précédent, un Premier Mai processionnaire à faire tout péter.

  

Pas de pot, ça n'a pas fonctionné. Les travailleurs ne sont pas venus.

Les manifs clairsemées s'étirèrent tristement dans les artères parisiennes autant

que provinciales,  au point  qu'en comparaison,  les frontistes adorateurs de la

Pucelle d'Orléans paraissaient une foule sans nombre, comme disait le père Racine.

La faute aux vacances scolaires, pas tout à fait finies, ou bien au calendrier félon qui

vous colle la fête du boulot un samedi, ou encore à la crise démobilisatrice, voire à

ce salaud de Mailly qui défilait tout seul, enfin je veux dire en F.O.suisse.

Bref, cette années les pâques marxistes prenait des allures de communion privée.

Triste spectacle. Mais comme dit Chérèque,"on ne doit pas faire du 1er. Mai un test

social". Même pas un petit test, pas même un testicule.

Enfin surtout quand ça ne marche pas car dans le cas contraire, on n'irait pas s'en priver!

 

En revanche, en Grèce, elle a fait recette la fête du travail.

Les rues d'Athènes et de Salonique regorgeaient de travailleurs, ça je vous le garantis

sur facture. Même qu'ils ont manifesté sévère les grecs. A coups de barres de fer et de

gaz lacrymogène, ils les ont célébrées les pâques marxistes, ces orthodoxes en faillite.

Reconnaissons qu'en guise de thème fédérateur ils disposent d'un panel vachement

fourni.

Y a de quoi faire!

Non seulement on leur propose aimablement trois points de TVA en plus, le blocage

des salaires, la suppression des  treizième, quatorzième, quinzième etc...mois, la fin

des embauches de fonctionnaires, la retraite à septante ans, pire que les belges mais

encore on leur explique que cela risque fort de ne pas suffire aux yeux impitoyables

d'Angéla Merkel.

Même que Mélanchon vient de déclarer haut et fort que le capitalisme allemand exige

l'asservissement total et définitif du peuple hellène.

Prolétaires de tous les pays unissez vous! Volez au secours des camarades du

Péloponèse, de Salonique (tout un programe), des Cyclades et des Sporades. L'hydre

abominable du libéralisme honni tente de les décapiter de leurs acquis sociaux.

 

Bon, on rigole mais on ne devrait pas.

D'abord, les Grecs ne sont guère plus mal lotis que nous. Il ont juste un peu d'avance en

matière de laxisme budgétaire effréné.

Ensuite, les mêmes Grecs, se serrer la ceinture au point de redresser leur situation

catastrophique, ils ne veulent absolument pas. Niet! Pas question! Foutez nous la paix

y a rien à voir! Autrement dit si le malheureux Papandréou veut se sortir vivant de ce

pétrin il lui reste une solution, les législatives anticipées. Comme cela il laissera à

son vieux pote ennemi Caramanlis (voirTimeo danaos... ) le soin de se colleter avec

la guerre civile qui se prépare.

Cependant, pour nous autres franchouilles, les carottes se rapprochent

du temps limite de cuisson. Il n'apparaît même pas certain que nous puissions tenir

jusqu'en 2012 et l'arrivée de la Gauche salvatrice -salvatrice de M. Sarkozy s'entend-

avant que les agences de notation ne se penchent sur notre cas.

Par conséquent, je trouve éminemment regrettable que les travailleurs de chez nous,

travailleurs au sens socialiste du terme, bien sûr, pas les mecs qui bossent vraiment,

aient préféré cette année la pèche à la ligne au cérémonial des fêtes de la Pâque

Marxiste.

Ca leur aurait fait un bon entraînement en vue des luttes prochaines contre le futur

plan d'austérité.

 

Joyeuse Pâques quand même et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

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Published by nouratin
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