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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:44
Ce pauvre Papandréou cherche désespérément vingt-deux milliards d'Euros pour
assurer ses échéances. Bien sûr, on va finir par les lui donner, on ne peut pas le
laisser couler à pic, sans compter qu'Angéla et Nicolas l'ont assuré naguère de
leur soutien ( voir Le plan grec. ). 
Mais quand même on lui fait un peu déguster sa misère. Y a pas de raison, quand on
peut, pas vrai? Faut pas s'en priver. Ainsi la Deutch Bank vient de lui signifier que ses
bons du Trésor Héllène, il pouvait éventuellement se les carrer en guise de suppositoire.
Faut dire aussi que le Trésor Héllène par les temps qui courent, il ressemble plus à un
chiotte à la turque après usage qu'aux joyaux confidentiels des caves du Vatican.
Alors, on a beau savoir qu'au bout du bout la dame Merkel foncera quand même, ce
genre de fin de non recevoir fait toujours un peu mal à l'estomac.

Voyez vous, il me semble maintenant que le calvaire de ce malheureux Papandréou 
commence à virer à la tragédie grecque.
Il y a de l'eschylien dans sa situation. On le sent prêt à emboucher la trompette aux
grands échos, voire, des fibules de sa tunique, à se crever les deux yeux dans un geste magnifique autant que désespéré en déclamant, contre le sort funeste, des prosopopées grandioses.
Ecartelé entre des collègues européens peu compréhensifs voire désagréables et une
opinion publique farouchement décidée à lui foutre le bordel dans son plan d'austérité,
Papandréou, fils de Papandréou, petit fils de Papandréou and so on, ennemi juré
et adversaire éternel des Caramanlis, boit jusqu'à la lie le calice venimeux préparé
à son intention spéciale par le dernier représentant de cette fatale engence (je veux dire
les Caramanlis comme expliqué dans Timeo danaos... ).
Quand on pense à toutes les promesses à la con, à toutes les déclarations foireuses, à
tout l'attirail démagogique qu'il a du déployer, en bon socialiste, pour arriver à se faire
élire, on mesure le déchirement du Papandréou obligé, quelques mois après, de ne plus promettre que du sang et des larmes.
Salaud de Caramanlis, va, dont l'héritage délétère dilapide et lamine les engagements de
campagne de notre héros, moderne Prométhée condamné au supplice par ceux là même
qui l'ont porté au pinacle. Les camarades grecs de gauche, fonctionnaires en tête, vont désormais s'acharner à lui bouffer le foie, sous les injures, les quolibets, les lazzi et les 
imprécation des choryphées impitoyables de la zone Euro.  

C'est beau comme l'antique, tout ça mais le destin fatal qui s'acharne sur le gouvernement
grec, mal barré au sens maritime du terme, ne nous laisse que peu d'espoir quant aux
perspectives de redressement héllènes. L'idée, jolie mais un peu farfelue, de voir revenir
leur déficit en deçà des trois pour cent du P.I.B. en 2013 relève des prophéties de la
sybille de Cumes, voire de celle de Panzout. C'est de la couillonnade en barres.

Il resterait peut être à Papandréou la solution de faire comme son collègue de Californie,
le sémillant Schwatzenneger, qui met en vente tous les immeubles de l'Etat pour se 
procurer quatre sous.
Par contre, faut pas déconner, une supposition qu'il mette l'Acropole aux
enchères, le camarade, je vous fous mon billet qu'il règle définitivement son problème.
Je verrais bien Bill Gates et un certain nombre de ses collègues s'en disputer l'acquisition
à coups de centaines de milliards. L'Acropole ça n'a pas de prix, alors, forcément, ça
vaut la peau du cul.
Cependant, ne rêvons pas, les descendants de Périclès, fussent ils en faillite totale et
définitive, ne vendront jamais à l'encan le patimoine inestimable dont ils héritent depuis
vingt- cinq siècles. Ces choses là ne se font pas.
Alors, il nous appartient de nous rendre à l'évidence, il faudra bien cracher au bassinet
pour boucher le trou héllène. Et c'est un peu le tonneau des Danaïdes, ce trou, pour
parvenir à l'obturer il faudra attendre les calendes grecques!

Kaliméra tout de même et merde pour qui ne me lira pas.
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 12:44
Regardez moi ces salopards de droite qui s'en vont chercher des poux dans la tête
de liste socialiste du Val d'Oise. Décidément cette campagne régionale verse dans
l'abject et le nauséabond.
Voilà un garçon exemplaire, le grand frère idéal, le prototype du gamin de banlieue
parfaitement intégré et tout et tout, quoi. Inscrit au parti socialiste, en plus et capable,
peut être, de faire voter Huchon à ses petits amis des quartiers dits sensibles.
Une merveille, quoi, le jeune que tout militant rêve de voir épouser sa fille. 
Non, là j'exagère, c'était juste pour rigoler un coup!
Et voilà t-y pas que les fachos osent planter leurs dents putrides dans les miches
délicates de cette image pieuse des temps modernes.
Que la honte, l'opprobre et l'anathème les submerge et les étouffe jusqu'à la trente-
sixième génération!
Déja qu'ils l'avaient traité de footballeur du P.S.G. ce pauvre Ali Soumaré, ignoble 
insulte à caractère raciste. Footballeur! Quasiment synonyme de black, presque,
si j'osais le terme, de nègre, quelle horreur! Et en plus, du P.S.G. le pire, quoi,
l'inacceptable! Frêche lui même eût reculé devant l'énormité de la charge.

Désormais ils franchissent un nouveau degré dans l'ignominie à l'encontre de ce
pur héros des zones d'éducation prioritaires, l'attaque la plus vile et la plus injuste,
celle qui s'en prend au casier judiciaire, celle qui fait le plus mal à l'honnête homme,
fût il musulman d'ascendance sénégalaise.
Délinquant multirécidiviste ils ont proféré, ces moins que rien, ces rebuts de l'humanité,
ces chacals merdeux!
Délinquant multirécidiviste au chevalier servant des insurgés fameux de Villiers le Bel.
Celui qui a porté la parole des cités en résistance contre l'occupant céfran des quartiers défavorisées du R.M.I, des Allocs, et du commerce quasi-officiel des stupéfiants
hexagonaux!
Sans compter qu'en plus, ce n'est même pas vrai. Enfin pas complètement, quoi, enfin
presque, enfin...et merde!
Bon, on a bien une petite condamnation à six mois fermes pour vol aggravé en 2002.
Et alors! C'est une affaire classée, faut même plus en parler.
Bon, puis y a aussi cette histoire de condamnation en 2010 à deux mois fermes pour
rébellion devant la force publique. 
Et alors! D'abord il va faire appel donc faut pas en parler non plus, ah mais, c'est quoi
ce bordel!
Comment, et le reste? Y a pas de reste. Trois ou quatre délits invoqués par ces
saloperies de l'UMP? Calomnie, carrément, mensonges hideux, accusations fécales!
Y a pas que lui, dans ce pays à s'appeler Ali Soumaré... Hélas!
Un homonyme, vous dis-je! Circulez, y a rien à voir!
Et ne me faites pas le coup de si ce n'est toi c'est donc ton frère!
On n'est plus sous Louis XIV. Maintenant on va au trou pour propos racistes avec des plaisanteries de cette nature. Tenez vous le pour dit et n'y revenez pas!

Qu'importe, en outre, que ce délicieux garçon ait subi quelques condamnations pour 
des péccadilles parfaitement compréhensibles de la part d'une victime de cette société discriminatoire et xénophobe qui les engraisse avec un mépris à peine dissimulé. 
Que celui qui n'a jamais connu la correctionnelle lui jette la première pierre, tiens!

D'ailleurs on fait bien des histoires à propos du casier judiciaire de ce malheureux
garçon alors que personne ne songerait à évoquer celui de son grand patron le président
sortant d'Ile de France, le grand chef camarade Jean-Paul Huchon.
Deux poids, deux mesures! Il a tout de même pris six mois de prisons avec sursis en 2008
cet homme de bien ( voir Hypothéses ), mais motus, black out, silence absolu!
On asticote le petit noir et on laisse le grand blanc parader tranquillement sur son 
piédestal. N'ayons pas peur des mots, c'est du racisme! Le plus lâche et le plus puant!
Disons le haut et fort, sur ces listes socialistes il n'y a pas qu'un seul repris de justice
et considérons comme diffamateur et réactionnaire puant quiconque prétendrait le
contraire. Bien sûr on y trouve aussi d'honnêtes gens. Par exemple notre cher pote
Juju, tenez, au hasard ( voirAccord bâclé et pote blanchi. ).
Julien Dray fut blanchi, lui, ce n'est ni le cas du camarade Huchon ni, a fortiori, celui du
gentil Soumaré. Et alors, qu'est ce que ça change, bordel!
Nous existons dans une république diversifiée, pétrie d'un idéal de parité et de
métissage.
En conséquence il incombe fondamentalement aux listes électorales de prendre en
compte toutes les composantes de notre belle société y compris les délinquants multirécidivistes.

Vive la République Diversifiée, vive le Parti Socialiste, vive Huchon, vive Ali Soumaré,
vive Villiers le Bel et sa jeunesse joyeuse, vive la France métissée!

Et merde pour qui ne me lira pas. 



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Published by nouratin
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 17:53
On apprend avec un intérêt considérable que le Président des States vient de recevoir
son collègue prix nobel de la paix tibétain et néammoins dieu vivant, le DalaÏ-Lama.
Il convient de noter à ce propos que la réception en question, s' est déroulée non pas
dans le bureau ovale mais dans la salle des cartes. Sacrebleu, le détail revêt une
importance capitale. De là à penser qu'ils ont tapé une belotte, les deux collègues, pour
faire passer le temps, vu qu'ils ne devaient pas avoir grand chose à se raconter...

Non, je déconne, les droits de l'homme, tout ça quoi, ça permet bien de tenir une heure,
surtout qu'il cause parfaitement l'anglais le Lama. Autant Sarkozy a dû être bien embêté
pour discuter de tout et de rien ( voir Lama Sarko vient nous servir à boire et
IL L'A FAIT!  ), autant Barack-Hussein  a dû se balader dans la conversation.
Pour peu qu'il lui ait présenté Bo ( voir Bo  ) l'après-midi aura coulé comme la rivière
joyeuse qui descend des neiges éternelles du Nanga-Parbat.
Alors évidement, tout cela apparaît bien sympathique. Les chinetoques marronnent un
max et les bien-pensants de toutes les gauches y compris celles de droite, savourent 
l'évènement comme le chevalier du tastevin une Romanée-Conti de grande année. 
Exception faite de Mélanchon-le-ronchon, bien sûr, qui conserve de son passé
maoïste un attachement indéfectible pour la Chine communiste, nonobstant une
évolution quelque peu erratique du marxisme pékinois.

Toutefois cette délicate entrevue des deux gentils de profession les plus célèbres
du monde (veuillez m'excuser, je persiste à ne dire ni "au monde" ni encore moins
"dans le monde" comme il semblerait convenir désormais, voir Peigne-cul premier, roi au monde.  ), cette délicate entrevue, disais-je ne saurait masquer les gros nuages noirs
qui s'accumulent au dessus de la tête du Premier Président de même couleur.
Sans prétendre à l'exhaustivité, les motifs qui conduisent à voir Obama dans le pétrin
apparaissent désormais multiples et variés.
D'abord, les amerloques commencent a avoir du mal à le blairer. Les opinions favorables
dégringolent régulièrement au point qu'aujourd'hui il prendrait une veste monumentale
à la présidentielle. Comme Sarkozy, si vous voulez, mais ce dernier, tout le monde s'en
fout, alors que Barakobama, tout de même...
Evidemment c'est un peu le bordel aussi. Les représentants se mettent sur la gueule
comme nos bons députés sous la quatrième république, les sénateurs rouspètent et
traînent les pieds.
Les républicains crient au scandale comme quoi la politique engagée emmène le pays
à la faillite et aux augmentations inconsidérées d'impôts. Les démocrates sentent bien
que leurs électeurs commencent depuis quelques temps à les regarder d'un sale oeil.
Il faut dire aussi que chacun pense aux élections de Novembre, avec en perspective une déculottée sans précédent pour les potes du Président (voir La première bougie de Barack-Hussein. ).
En politique extérieure c'est encore pire. Qu'il se fache avec les chinetoques, ma foi,
cela ne pisse pas bien loin. Quand on a partie liée sur la base d'intérêts financiers
primordiaux on ne reste pas bien longtemps en froid. Quoique, pour marquer le coup
sur l'affaire du Lama, ils vont bien trouver une réponse du berger du Sin-Qiang à la
bergère du Machmachaussette, les Toc-Toc.
Mais bon, là ne se situe pas le problème. Il vient plutôt de la Perse éternelle et
ayatollesque le problème. Voila des gens qui se foutent ouvertement de la gueule des occidentaux au premier rang desquels et loin devant apparaît le Barack-Hussein.
Eh bien ce dernier continue comme un con à leur tendre la main.
Moyennant quoi, pendant ce temps, Mohrlamehrd Ahmadinedjad met au point ses
ogives nucléaires tout en écrasant sous ses grosses bottes ferrées une révolte 
populaire que l'Occident laisse tomber comme une vieille chaussette même pas du Massachussets. Et l'affaire risque bien de finir en sucette.

Sans compter que les seuls qui persistent à l' idolâtrer béatement , j'ai nommé les 
européens, il trouve le moyen de les traiter comme de la roupie de sansonnet,
le demi-dieu Barakobama. Remarquez, sur ce point, peut être n'a t-il pas tout à
fait tort. Et puis ce ne sont ni Van Rompuy, ni Sarkozy qui vont lui chercher des 
morpions dans la broussaille, pas vrai? Aucun danger de ce côté là.
Juste que c'est pas sympa!

Je passe sur le reste, d'autant que vous devez commencer à en avoir marre.
Simplement je crois que désormais, la jolie obamania ressemble un peu au printemps
de Prague après l'arrivée des chars soviétiques, véhicules par excellence de la
pensée marxiste.
C'est mort et enterré.
Que les dieux l'accueillent en leur panthéon!
Et merde pour qui ne me lira pas.

    
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 17:57

Les efforts pathétiques prodigués par tout ceux qui font autorité auprès du bon
populo, à commencer par le Président en personne de la République une et pas
divisible par deux, ne sauraient céler la bien triste réalité : comme retraite il ne
nous restera bientôt plus que celle de Russie à nous mettre sous la dent.

Soyons un peu lucides, que diable, osons enfin regarder la réalité en face, pour
une fois. C'est fini, foutu, perdu. Nous avons encore quelques petites années à
profiter de la situation et puis ce sera la Bérésina. Autant de retraités que de
cotisants et des cotisants peu enclins à cotiser pour des vieux schnoks qu'ils
exècrent! Là, c'est pour le coup qu'ils vont la déguster la diversité, nos bons vieux
soixante-huitards gagas, qu'ils vont apprécier le métissage à sa juste valeur.
Sauf que lorsque la glace cèdera sous les pas de la grande armée des vieillards
impécunieux, il n'en restera plus guère, des soixante-huitards, c'est surtout leur
progéniture qui va morfler.
De toute façon, ces cochons là ont fait quelques enfants sans même chercher à se
préoccuper de l'avenir merdeux qu'ils leur préparaient. Quel triste destin que celui
des descendants de la contestation maoïste et de la révolution sexuelle, sous-produits
d'accidents de pilule ou de réflèxe procréateur intellectualisé. Ils auront reçu en
héritage l'incertitude du lendemain ainsi que la vieillesse laborieuse et misérable.
Putain que c'est beau ce que j'écris, on dirait presque du Victor-Hugo!

Bon alors, j'explique. Le montage Madoff, pardon, je voulais dire le système de retraite
par répartition, repose sur le concept à la con de "solidarité intergénérationnelle".
Il s'agit évidemment d'une foutaise à la socialiste dans la mesure où le mec qui cotise,
pour peu qu'il se pose un minimum de questions, s'imagine qu'il met des sous de côté
pour ses vieux jours, comme on dit puis. Pourtant la réalité se révèle toute autre 
puisqu'en vérité il finance les vioques qui se la coulent douce pendant qu'il se crève la
paillasse à travailler.
Cela, évidemment, il le sait confusément, le cotisant, mais, dans l'intention, il bosse
pour lui, pas pour les autres. 
Comme quoi, la solidarité, comme imposture ça se pose là.

Le truc fonctionne à la perfection tant qu'on dispose de beaucoup de jeunes qui bossent,
assortis de peu de vieillards et qui crèvent dans des délais raisonnables. Hélas, les
premiers se font rares et les seconds, de plus en plus nombreux, ont tendance à
oublier de décéder. Et là, ça coince. Evidemment.
Et dans vingt, vingt-cinq ans, catastrophe sans nom, tout s'écroule comme une grosse
merde.
Les mecs qui doivent en principe financer apparaissent majoritairement issus de
l'immigration africaine. Grosso modo, chacun d'eux se trouve chargé, peu ou prou,
de l'entretien d'un vieux gaulois. Que voulez vous qu'il arrive? Un miracle?
Donc c'est la fin cataclysmique du régime de retraite par répartition qui s'effondre sur
lui même dans un vacarme infernal autant qu'apocalyptique.
Plus de sous, plus de retraite, plus qu'un magma sordide de misère et de férocité.
Les belles idées de gauche, la solidarité et la générosité auront, comme il se doit,
enfanté le cahos.

Alors, vous pensez, les petits arrangement qui seront pris cet automne pour la pérennité
de notre merveilleux système, je ne vous fais pas un dessin, c'est juste pour dire de 
retarder un peu l'échéance et de proclamer, en 2012, "nous avons sauvé les retraites"! 
Autant en emportera le vent.

Adios et merde pour qui ne me lira pas.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 18:33
L'affaire est dans le sac! La Grèce vivra! Vive la Grèce, vive Papandréou, vive Angéla,
 vive Nicolas, vive Tournesol Van Rompuy et vive l'Europe!
Les éclopés du déficit public, la France en tête, viennent d'affirmer haut et fort leur
engagement au côté des petits héllènes, les plus mal foutus d'entre eux. Le spectre
hideux de la faillite étatique se voit forcé, par l'action conjuguée des Francs et des
Teutons, de lâcher son emprise sur les fils de Démosthène et les roustons-ton-ton du
vieux Platon.
Le moyen de procéder autrement?
Entre européens, a fortiori membres de la zone Euro, la solidarité apparaît obligatoire.
Impossible de laisser l'un des notres se péter la gueule. A défaut tout le monde morflerait
grave. Nous sommes liés, non par la vérole, mais par l'attachement que nous devons à la
monnaie unique, fille également unique du Deutchmark.
Naturellement il convient d'y mettre les formes. On va quand même pas dire qu'on  lui
filera du pognon au camarade Papandréou. Le bavarrois de base n'apprécierait guère
de cracher au bassinet pour ces rigolos du Péloponèse, branleurs et truqueurs de bilans.
Remarquez, au bout du compte, c'est ce qui va se passer, va bien falloir les renflouer,
les Grecs, mal en point comme ils se trouvent. Mais de là à s'en vanter y a une marge!

D'ailleurs, soyons justes. Les grecs, qu'est ce qui les a plombés à mort? Les Jeux
Olympiques, pardi! Quarante milliards de trou! Il ne s'agit tout de même pas d'une
plaisanterie, on les a laissés se démerder avec et le résultat arrive. Logique et
imparable. Mais vous n'allez tout de même pas me dire qu'il convenait pour les 
enfants de Périclès ( et les roustons-ton-ton..) de renoncer à organiser, sur le sol sacré
d'Olympie, les Jeux Olympiques? C'est la moindre des choses, tout de même, enfin,
bordel!
Et puis, c'est qui l'andouille qui a trouvé le moyen d'exhumer les jeux auxquels plus
personne ne pensait depuis au moins deux mille ans? Coubertin, parfaitement, l'illustre
Baron de Coubertin, "altius, citius, fortius", "l'important c'est de participer" et autres
couillonnades de pédérastes refoulés, amateurs tacites d'athlétiques éphèbes.
Français, Coubertin. Alors reconnaissons humblement notre responsabilité essentielle
dans la faillite grecque et passons à la caisse comme tout le monde eurozonal. Et
bouclons la. Quatre sous d'impôts de plus ou de moins ne changerons pas grand
chose à notre ruine nationale.
Et qu'on ne vienne pas me raconter qu'il se la coulent douce les descendants de
Démocrite (et les roustons...). O.K. ils ont la retraite à quarante ans et les vingt-cinq
heures, et nous alors, on donne le bon exemple? On se croit irréprochables?
Demandez aux bavarrois précités ce qu'ils en penseront quand ce sera notre tour
de nous faire sauver de la faillite par les copains de l'Euro, dans pas bien longtemps.

En outre je reconnais volontiers m'être montré un peu dur vis à vis de ce pauvre
camarade Papandréou en l'accusant par avance de tous nous mettre dans le pétrin
(voir Timeo danaos... ). Il n'a pas eu le temps. Il a pris la faillite en même temps que 
le pouvoir.
Et c'est là qu'il va déguster avec les mesures d'austérité vraies ou bidon dont il devra
assurer la promotion auprès de ses électeurs, lesquels descendaient dans la rue
pas plus tard que cet après midi. Un peu comme si la mère Aubry, juste après son
élection en 2012, devait vendre aux français la semaine de soixante heures et la
retraite à soixante dix ans. Rigolez pas on y viendra! 
En même temps, si l'on se donne la peine de chercher un peu, en cas de banqueroute
étatique les socialistes ne sont jamais bien loin. Qu'ils exercent le pouvoir ou grouillottent
dans l'opposition ces gens là consacrent toute leur énergie à pousser à la dépense
publique. Alors, vous pensez, la famille Papandréou, depuis le temps qu'elle gouverne et
grouillotte alternativement, elle n'y est pas pour rien dans la déconfiture hellénique.

N'en demeure pas moins le caractère éminemment réconfortant de toute cette histoire.
L'Europe existe bel et bien. Elle a même un visage, celui d'Herman Van Rompuy.
Avec une tronche comme celle là, évidemment, elle fait un peu rigoler (voirTournesol et bananes. ) mais elle fonctionne. Elle a sauvé les Grecs, bientôt elle volera au secours
des Espagnols et des Portugais. Après ce sera notre tour...
Oui, d'accord, mais les Shleus, ils vont pas en avoir marre, tôt ou tard, de raquer
pour les autres? Et puis,c'est très bien de voir l'Euro baisser un peu, ça fait peut être
vendre quatre ou cinq Mercedes de plus mais faudrait pas prendre l'habitude, non plus.
Quand on a connu la République de Weimar et le verre de schnaps à quatorze
milliards de marks, on devient attentif à cette sorte de petit dérapage.
Autrement dit les européens vont sans doute se voir dans l'obligation d'un peu moins 
déconner avec l'argent du contribuable. Et d'arrêter de confondre le budget de l'Etat
avec la corne d'abondance qui nourrit Zeus quand il était petit.
Et les roustons-ton-ton du vieux Platon, dans du coton!
Rien que pour ça, ça valait le coup!
Et merde pour qui ne me lira pas.


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Published by nouratin
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 18:42
On peut s'interroger sur le devenir de notre bonne vieille civilisation occidentale.
Les meilleures choses ayant une fin, je crois que la notre approche. Les prodromes
de l'effondrement apparaissent de plus en plus clairement avec la présence sur le
devant de la scène de personnages étrangement éloignés des idéaux qui nous
animaient au temps de la splendeur de nos sociétés. Et ce n'est pas nécessairement
du président sortant de la région Languedoc-Roussillon que je parle. Celui-là,au moins
ne manque pas de cachet et en plus dit tout haut ce que les autres n'osent même pas
penser de peur de parler en dormant.

Non, nous avons bien pire. Prenez par exemple le trotskofacteur, tiens, voilà un individu
qui tente de ralentir sa dégringolade avec un parachute en forme de burqa. Je veux dire
en collant sur ses listes des fatmas voilées (putain, faites moi penser à rayer ça, c'est des coups à aller en taule). Les chemins du communisme révolutionnaire!

Mais nous avons encore pire. Tiens, la cheftaine des socialos de gauche, par exemple,
celle qui a foutu le pays par terre avec les trente cinq heures voilà dix ans déja.
Quand il lui prend un sursaut de sincérité assorti d'un éclair de lucidité, elle trouve le moyen
de démentir quarante huit heures après.
"Faudra bien se résoudre à passer la retraite  à soixante et un -ou soixante deux- ans".
Et le surlendemain: "Ah mais j'ai pas dit ça, faut pas déconner, la retraite à soixante ans
c'est sacré. Pas touche, c'est Tonton qu'a fait ça quand même et puis, bordel, on va pas perdre les régionales pour des conneries pareilles non?"
La postérité appréciera.

Et je ne parlerai pas des minableries de l'affaire Clearstream dont l'effet dévastateur
risque de se traduire par un retour de la gauche en 2012 avec le cortège de calamités
qui s'ensuivra. L'affaire en question, tout le monde l'oubliera comme on a oublié
l'affaire Lacaze et les ballets roses des années cinquante. Mais les dégats perdureront
ad vitam aeternam.
J'en passe et des encore pires.

Tout cela apparaît bien intéressant, me direz vous, mais il n'est question que des
turpitudes franchouilles.
En effet. Les autres on les connaît tout de même moins bien et la découverte des
indicateurs de décadence politique exige qu'on aille jeter un coup d'oeil sous les draps.
C'est plus facile à faire chez soi que dans la piaule des copains.
Sans compter que j'ai vraiment l'impression -peut être fallacieuse- que c'est moins
pire ailleurs.

Les anglais, les allemands et même les amerloques, en dépit des rigolos qui dirigent
ces derniers, ont manifestement plus d'allure que nous. Ils se tiennent ou font bien
semblant.
C'est pas beaucoup mieux mais ça présente.
Les Ritals, eux, ils ont Berlusconi qui manque un peu de tenue, c'est certain, mais qui
bosse intelligemment en essayant, sans baratin ni battage, lui, de préserver son
identité nationale.
Bref, à part peut être les grecs et encore, je ne vois pas qui a pu descendre aussi bas
que nous.
Enfin, pour une fois, nous sommes en pointe!
Et merde pour qui ne me lira pas.
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Published by nouratin
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 19:26
Au temps où la Corse était occupée par une autre république, celle de Gènes, l'île
fut hérissée de petites tours de guet sises sur les hauteurs proches de la côte.
C'est qu'ils savaient bien, en ce temps là, que le danger vient toujours de la mer.
Surtout dans une île, gros malin, et surtout quand la mer en question c'est la
méditerranée. Nous autres, méditerranéens du Nord (ben oui), tant corses que
continentaux, nous savons par expérience d'où vient le péril. Il vient des rivages
du Sud, de l'autre côté.
Voyez les villages médiévaux de la côte d'azur, Cagnes, Eze, Gorbio, Sainte-Agnès,
notamment, tous construits sur des pitons rocheux dotés d'un merveilleuse vue sur
la mer. Pas pour l'émotion esthétique, pour voir arriver les Sarrazins et se ménager le
temps d'organiser leur réception.

Mais revenons à l'Ile de Beauté. Peut être se révèlerait-il opportun de remettre en vigueur 
la surveillance attentive de la Méditerranée. La découverte, pas plus tard qu'hier d'une
grosse centaines de clandestins d'origine indéterminée, les intéressés ayant pris soin de
détruire tout document susceptible d'en permettre la connaissance, démontre qu'il
convient désormais de faire gaffe.
Avec les dispositions berlusconiennes anti-débarquement de clandestins sur les côtes
italiennes ( cf.Le fascisme ne passera pas! ) le marché du passage de pauvres mecs
en Europe doit trouver de nouveaux débouchés. Et qu'est-ce qu'il y a comme possibilités?
Ben oui, évidemment, les côtes françaises, et pour commencer, la Corse, c'est plus près.

A priori, ainsi que je l'observais naguère dans un article dont j'ai oublié le titre - du coup
vous n'aurez pas le lien, tant pis pour vous - on ne saurait trop leur déconseiller cette
option aux passeurs de clandestins. Les corsico sont de braves gens qui détestent se
faire envahir. Ils font contre mauvaise fortune bon coeur avec les français qui apparaissent
grosso modo tolérables et puis, ça fait si longtemps que ça finit par créer des liens.
En revanche, les africains et assimilés, ils n'en veulent pas.
C'est pas politiquement correct et ça leur fait des détracteurs chez les bobos, ce qui n'empêche pas ces derniers de faire un tour à Porto-Vecchio de temps en temps
( le Lubéron manque un peu de mer).
Même le camarade Bedos possède sa petite propriété en Corse, comme le premier
Clavier venu. Remarquez il ne s'en vantait pas, Bedos, il a fallu que les voisins lui
bousillent son clébard pour que ça se sache.
Cela dit, il s'en foutent, les corses. C'est comme ça et pas autrement : les africains fora,
ça veut dire dehors. Et dehors c'est où, en Corse? C'est cela, oui, dans la mer! 

Donc il eut semblé raisonnable à des passeurs bien informés de pousser plus loin.
Jusqu'à Porquerolles, tiens, par exemple, là vous pouvez débarquer qui vous voulez,
personne n'y verra d'inconvénient. Que dites vous, il y a la Marine Nationale pas loin?
Ben oui ça confirme, ils pourraient accoster sans souci à Porquerolles.
Pas au Levant parceque là faut y aller à poils. Alors, les musulmans...

Toujours est il qu'avec une rare célérité, les migrateurs découverts en Corse ont fait
l'objet d'un transfert sur le continent. Sans doute pour éviter toute réaction hostile
des indigènes lors de leur remise en liberté éminemment probable .
En d'autres termes, la combine se révèle excellente. Contrairement à ce que je pensais comme un con naïf, il suffit de déposer les candidats sans papiers du côté de Bonifacio
et le tour est joué. Après, la République Une et Imputrescible se charge de les transporter 
sur le continent afin que les associations de défense des envahisseurs puissent, sans
risque aucun, intimer l'ordre aux juges de les lâcher dans la nature avec toutes les
protections dues à ceux qui pénètrent illégalement sur le territoire national.

Ainsi va la vie dans le beau pays de France financé par les pauvres couillons qui paient
plein d'impôts pour permettre à ceux qui les égorgeront un jour de prospérer dans 
la joie et la bonne humeur.
Que le Seigneur les ait en sa sainte garde et merde pour qui ne me lira pas.

 
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:27
Les électeurs du Mashmachaussette n'ont pas loupé l'occasion de souhaiter un joyeux
anniversaire au Président des States qui bouclait hier sa première année de fonction
suprème. Avec un allant peu commun ces braves chaussettiens, venus nombreux aux
urnes, ont fait basculer chez les Républicains le siège sénatorial de feu Edouard
Kennedy.
Comme le fauteuil en question faisait partie intégrante du patrimoine démocrate
depuis des temps immémoriaux, l'affaire présente un intérêt considérable.
Il s'agit manifestement d'un violent coup de pied dans le cul de celui que les mêmes
électeurs plébiscitaient naguère à plus de soixante-deux pour cent. 
L'état en question faisait figure de bastion démocrate inexpugnable. Le fait qu'il vienne
de se voir expugné avec pertes et fracas, revêt un sens tragique pour le camarade
Barack-Hussein. Désavoué par ses meilleurs copains, le malheureux sent forcément le
vent du boulet qu'il prendra dans la gueule en Novembre prochain aux élections de
mi-mandat.
Sans compter que ce coup tordu risque bien, par la même occase, de crever sous lui
son cheval de bataille, la fameuse C.M.U. qu'Obama cherche désespérément à leur
coller, aux amerloques, alors qu'ils ne veulent manifestement pas en entendre parler.
Le siège envolé du Mâchechaussettes équivaut pratiquement à la mise au rencard du
projet de sécu. Pas fous les étasuniens!

Que reste t-il de nos amours? Que reste t-il de ces beaux jours où l'Obamania affectait,
aux dires des media, la quasi-totalité de la population mondiale?
Force est de constater qu'il ne demeure vraiment pas grand chose comme obamaniaques.
En gros, les noirs et les germanopratins.
Les premiers pour des raisons évidentes, les seconds parceque leur connerie intrinsèque
les empêche depuis toujours de voir la réalité.

Et la réalité c'est que ce mec n'est pas à la hauteur. On s'en doutait depuis le début et ça
s'est très vite confirmé ( voir par exemple Hussein casse la baraque ).

Elu par suite de la crise et de l'atonie de son opposant, on ne voit pas pourquoi l'obscur
Obama aurait pu se révéler comme l'homme providentiel en mesure de sauver le monde.
L'obamania, espèce de folie collective rappelant par certains côtés l'éphémère succès
de Savonarole, reposait sur une seule justification : le premier président noir. Tout le reste
n'est qu'enrobage et littérature.
Résultat des courses, il a mis le boxon à l'intérieur et compliqué la situation des affaires
étrangères. C'est tout de même grâce à lui que depuis un an les Ayatollah peuvent bosser
tranquillement à la confection de leur bombe atomique.
Restent trois ans de présidence barackhusseinienne à subir. Ce sera vraisemblablement
pire que sous Jimmy Carter. Souhaitons pour le bien du monde qu'il se trouve un
type de la trempe de Reagan pour lui succéder. On en aura bien besoin pour se remettre
d'aplomb. Si c'est encore possible.

Une caresse à Bo, gros bisous à Michelle et merde pour qui ne me lira pas.
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 19:45
Aujourd'hui, enfin, il est arrivé. Depuis longtemps je l'attendais. Avec l'inquiétude de
celui qui craint de faire partie des oubliés, des victimes du petit bourrage ou de l'incident
de mise sous pli. Mais je l'ai, je le tiens, je le sens bien. Tout vient à point à qui sait
attendre.
Enfin, à point, pas tout à fait. Mon bon de vaccination contre la grippe cochonne, c'est de
lui que je parle, me parvient juste après la fin de la petite épidémie dont personne ne se
serait aperçu si les media et la dame Bachelot ne nous en avaient rebattu les oreilles.
Du coup, le bon en question, j'hésite entre le balancer à la poubelle et l'encadrer
comme témoignage d'une époque étrange émaillée de peurs bizarres.
Je crois que je choisirai la deuxième solution à condition de trouver un cadre adapté aux documents recto-verso. Les deux méritent le coup d'oeil : d'un côté un joli laïus
signé Bachelot-Narquin, de l'autre une espèce de formulaire du genre de ceux que
faisait la Sécu dans les années 80.
Une pure merveille, donc, que je conserverai dans mon petit musée personnel entre 
ma première carte d'immatriculation et le carnet de santé inventé par Juppé
à l'occasion de sa super-réforme de 1995. Carnet d'autant plus émouvant qu'il demeure
à l'état natif, sous son plastique d'origine inviolé.

Le modèle social français, celui que le monde entier nous envie et qui attire chez nous 
des tas de gens déterminés à en profiter à bloc, produit décidément des résultats
curieux.
Prenez par exemple les données financières des régimes de retraite publiées
aujourd'hui.
Déficit 2009, tous régimes confondus, 25 Milliards. Joli carton mais qui mérite d'être rapproché des prévisions du C.O.R. Non, pas du cor au pied, rien à voir, il s'agit du 
Comité d'Orientation des Retraites.

Petit rappel. Le C.O.R. en question fut créé par l'ineffable Jospin quand, premier ministre,
il ne savait par quel bout attraper le bâton merdeux de l'Assurance Vieillesse. Bien
décidé à ne prendre aucune décision, le chef de la Gauche Plurielle confia le bébé à un
comité théodule fabriqué tout exprès pour l'occasion. Le C.O.R.
Et comme jamais le C.O.R. ne m'use, ce truc fonctionne depuis lors en produisant
périodiquement des rapports pleins de conneries doctement élaborées.
Par exemple le dernier en date, pondu en 2007 (ben oui, c'est du boulot, tout de même)
prévoyait pour 2020 un déficit de 25 Milliards d'Euros.
Eh bien voilà, nous avons gagné dix ans!
Les vingt-cinq Milliards on y est déja!
Il faut dire que les prévisions de ce comité clownesque n'ont jamais manqué de briller
par un optimisme ultra-panglossien. Hypothèses de travail : 4,5% de chômage, 4 points
de croissance. Roulez petit bolide, comme dit un copain à moi, l'affaire est dans le sac! 
En fait le cahier des charges devait consister à l'origine à démontrer la solidité
des régimes pour repousser les échéances après 2002. C'était bien vu puisqu'en 2002
le commanditaire s'est pris les pieds dans le suffrage universel.
En revanche, après, sans doute eût il fallu supprimer purement et simplement le C.O.R. 
Certes, mais dans ce pays quand on invente un fromage c'est pour toujours. Les rats
qui s'y sont installés refusent d'en sortir et vous pouvez toujours vous fouiller à essayer
de les attirer avec des tapettes. C'est pourtant pas ça qui manque.
Alors, au minimum, convenait il de changer légèrement le logiciel, histoire d'introduire
un peu de réalisme. D'autant que les nouveaux patrons se montraient décidés à réformer
les retraites et qu'une dose de pessimisme, quand on négocie avec des syndicats, c'est
bien utile.
Manque de pot, personne n'ayant songé à faire passer le message, le C.O.R.buseux 
demeura béatement optimiste. Avec les succès qu'on constate.

Seulement voilà, C.O.R. ou pas C.O.R. nous nous enfonçons dans le pétrin (pour
dire de rester poli) et il va falloir prévoir quelque chose. Et pas faire semblant ce coup-ci,
on navigue à vue parmi les récifs.
Par conséquent le Président de la République Une et Impécunible prend l'affaire à pleines 
mains. 2010 sera l'année de la réforme des retraites.

Vous me direz, la dernière réforme des retraites date de 2003, c'est pas si vieux!
Je vous répondrai qu'oui mais chez nous quand on réforme, on ne réforme pas. Juste
on se met d'accord sur un truc mal foutu pour tenir quelques années avant la prochaine.
Réformer, vous n'y pensez pas! Et les syndicats, qu'est-ce que vous en faites?
Sans compter la nature profonde de notre système ( voir Ponzicouli-Ponzicoula. et aussi,
tant que vous y êtes, Vérité en deçà de l'Atlantique... ) dont le caractère madoffien le condamne à la perpétuité sous peine d'écroulement.
Un système par répartition ça ne se réforme pas. Ca continue ou ça implose.
Sachant cela et voyant 2012 arriver à toutes blindes je vous parie tout ce que vous voulez
qu'on ne s'emballera pas trop sur les mesures drastiques, cette année.
Tant pis, faudra y revenir après la présidentielle.
Et puis encore après, évidemment, jusqu'à ce que tout parte en quenouille... un jour ou
l'autre.
Bonne continuation et merde pour qui ne me lira pas.



  


   
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 18:09

L'évènement, bien triste au demeurant, n'a rien d'exceptionnel. Rachid, 19 ans, a trucidé Hakim, dix huit ans, de trois coups de surin au buffet, comme on disait avant guerre.
Un différend relatif à la soeur du premier, paraît il, une affaire banale somme toute, comme
il s'en est produit de tous temps. 
En revanche, le caractère actuel, spécifique à notre époque, de cette regrettable histoire, réside dans la nature particulière du lieu du crime : le Lycée.
Aujourd'hui on voit, sans trop s'en étonner, deux lycéens s'étriper au couteau entre le
cours de maths et le cours d'anglais. Quand le prof joue le rôle de la victime, on s'étonne
d'ailleurs encore moins. En principe, l'enseignant n'a pas de couteau sur lui, juste la
carte du syndicat et celle du parti, ce qui ne lui confère aucune chance en combat
singulier. 
Il convient de préciser, pour la bonne compréhension par la postérité, que la rixe en cause
n' a pas eu lieu à Louis le Grand ni à Henri IV  mais au lycée Darius Milhaud (le pauvre)
du Kremlin-Bicètre. Ca n'excuse pas mais ça explique.

Alors, dans ma vieille tronche de réac dépassé, je me dis : bien malin qui fréquente ce
genre d'établissement et parvient à y apprendre quelque chose. Quand vous devez faire
gaffe en permanence à ce qui se passe autour de vous pour tâcher d'éviter un mauvais
coup toujours possible, il vous reste peu de lucidité pour écouter le prof. Au surplus, ce dernier manque la plupart du temps de crédibilité, souvent de pédagogie et parfois
même du savoir qu'il est censé transmettre. 
Comme le malheureux lycéen concerné vit ce genre de situation depuis le cours
préparatoire et parvient en terminale quasiment analphabète, on mesure bien le
caractère insurmontable de ses difficultés. Celles-ci ne constituent pas, bien sûr, un
obstacle à l'obtention du baccalauréat, mais de là à lui demander de passer le concours
d' H.E.C.  il y a une sacrée marge. Or, c'est ce que les pouvoirs publics sont en train d'envisager de lui proposer.
C'est le Big Boss qui a tiré le premier ( L'ennui naquit un jour de la diversité. ) en ouvrant
toute grande la boîte à lieux communs gaucho-républicains. Les grands écoles doivent
faire de la place aux boursiers. Bon, ça évidemment c'est déja fait, des boursiers on en
trouve mais pas à profusion, faut reconnaître, pour les raisons ci-dessus évoquées,
d'ailleurs.
Seulement quand on dit boursier, en réalité on veut dire autre chose. Il l'a affirmé, le
Président, "métisser, voilà la voie à suivre". Donc la question revient effectivement à
métisser les grandes écoles.
Très bien. Comment on fait?
C'est là que nos élites, anciens élèves de l'E.N.A. en tête, ils savent de quoi ils parlent, prennent un relais appuyé. La solution tient en un trois mots : trente pour cent! 
Ah bon. Pourquoi trente et pas vingt-cinq ou quarante? 
On s'en fout, le propre du technocrate consiste à fixer les objectifs, pas à les expliquer!
Sans quoi on ne s'en sortirait pas, merde! 
Ainsi nous visons 30% de boursiers ( ben oui, vous voulez qu'on dise quoi?) dans les
grandes écoles. Il en va de l'avenir de notre Grande République Une et Inconstructible.
Voici donc notre lycéen analphabète et néanmoins bachelier obligé de se colleter avec
le concours d'entrée. Putain d'Adèle, y a du boulot!
En effet, tout le monde se rend bien compte de l'énormité. On n'est plus dans l'ordre du possible, ni même du souhaitable. On navigue en plein surréalisme.
Il convient donc de traiter la question autrement : instaurer des quotas. Voilà le travail.
Quota de trente pour cent de métissés, pardon, de boursiers, dans toutes les grandes
écoles. C'est comme ça et pas autrement.
Mais non, on n'a pas dit quota, on a dit "objectif", nom de Dieu, comprennent rien!
 
Allez, on va faire un peu de vulgarisation pour le vulgum pecus bouché à l'émeri.
L'idée ne consiste pas à faire entrer 30% d'analphabètes dans les grandes écoles.
Les analphabètes, ils vont en faculté, tout le monde sait cela.
Non, l'idée c'est bien d'alléger un peu les trucs qui coincent, comme la culture générale,
par exemple, pour faire en sorte que les meilleurs des petits blacks-beurs, dûment pris
en main depuis la seconde, puissent accéder au gai-savoir dispensé par les machines
à fabriquer les grosses tronches.
En somme on invente l'élitisme métissé au service de l'égalité devant Normale-Sup.
Et comme il apparaît totalement hors de question de créer un concours d'entrée-bis,
(vous n'y pensez pas, c'est pas républicain) il faudra juste un peu modifier les épreuves,
histoire d'équilibrer tout ça. Mettre du rap et du hip-hop au programme, quoi et aussi
un examen pratique de vente de shit à la sauvette, histoire de niquer les petits bourges
qui savent tout juste en acheter et encore, sans marchander.
Vous voyez bien qu'avec un peu de bonne volonté et d'imagination on peut y arriver.

Alors, pourquoi ils gueulent comme des veaux qu'on va leur casser le boulot, les dirlos
de grands bahuts? Qu'avec ces conneries leurs écoles ne vaudront bientôt pas plus
que les universités franchouilles, c'est à dire que dalle?
Qu'est ce que c'est que ces fachos rétrogrades qui défendent les privilèges de classe?
On va leur faire voir ce que c'est que l'égalité à ces mecs. 
Remettons à l'ouvrage les valeurs républicaines, la nuit du 4 Août, la dictature du
prolétariat, les aristos à la lanterne, les montagnards, les jacobins, Marat, Danton,
Robespierre, la guillotine pour ceux qui emmerdent, le sang impur qui abreuve les
sillons, bref tout ce qui fait la grandeur de la France et qui n'en a que foutre de la qualité
de ses écoles.
Voilà. Quand on revient aux racines de la République on pose clairement les
problèmes.
Nous autres, en France, ce qu'on veut ce ne sont pas des écoles où l'on devient 
meilleur que les autres. Ce qu'on veut c'est le contraire. Tout le monde pareil et la 
République reconnaîtra les siens. C'est ça l'égalité. 

Vive le métissage, vive l'égalité, vive les quota, vive le rap, vive Joey Starr, vive
les minarets, vive la République, Vive la France!
Et merde pour qui ne me lira pas.

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