Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Il vit de grands moments, l'ami Culbuto, depuis sa fabuleuse transmutation en petit
grand-chef de guerre. Probable qu'il se pince de temps en temps pour vérifier la
réalité de tous ces évènement au coeur desquels il apparaît en majesté comme le
triomphateur, le sauveur et même carrément le messie. On a d'ailleurs entendu un
dignitaire religieux de Tombouctou, la ville au trois-cent-trente trois Saints, déclarer
-sans déconner- qu'elle en comptait désormais, avec Hollandouille, un trois-cent-
trente quatrième. Flamby, Saint de l'Islam...oui pourquoi pas après tout, souvenez
vous : Les drapeaux de La Bastille.
Quel accueil, dites donc ! Faut voir la liesse des populations au passage du cortège
présidentiel. On se croirait revenu au temps de Foccard, ma parole! La France qui
fait à nouveau danser les Africains et même pas devant le buffet. Ca nous change de
nos banlieues!
Et puis, la joie spontanée, le bonheur retrouvé, la fin du cauchemar; tout ça grâce
à Couille-Molle 1er! L'eussiez vous cru? Rendez vous compte, ils peuvent de nouveau
fumer en public tous ces braves-gens! Le tabac c'est la liberté, pour eux...pour nous
aussi, remarquez, sauf que nous autres on l'a perdue, la liberté; à la place
on a la bien-pensance, le principe de précaution et la solidarité forcée.
Mais vaut mieux ne pas le leur expliquer, ils auraient du mal à comprendre les Maliens
du Mali. Déjà, ceux de chez nous...
Alors, pour le remercier, il lui ont offert un chameau, à notre fabuleux Président.
Notez, il a déjà ce qu'il faut à la maison mais bon, abondance de biens ne saurait
nuire. Et puis c'est tellement charmant, comme idée, un chameau...ça pourra lui servir,
après, pour sa traversée du désert à ce con. Oui parceque vous ne vous figurez tout
de même pas qu'il sera réélu, le mec, en 2017, d'ici là, le Mali se sera transformé en
boulet et la gestion socialiste en chemin de croix. La Roche Tarpéienne est près du
Capitole et les triomphes annoncent souvent une dégringolade plus ou moins proche.
Qu'il profite bien de ses lauriers maliens, Culbuto, les euphories ça se paye toujours
avec une bonne gueule de bois.
En attendant, il leur a collé un joli discours, à Bamako, comme quoi ce jour de
goguette sahélienne lui apparaissait comme le plus important de sa vie politique.
Evidemment une élection à la Présidence de la République Française, à côté, c'est
peanuts. Marianne, en comparaison du chameau, elle manque un peu de hauteur. Et
puis, elle a pas les bosses au même endroit...
Comme quoi, vous voyez, nous avons vraiment affaire à un pauvre petit bonhomme.
Quand il sort ce genre de connerie, il se montre profondément sincère. Avec sa naïveté
bébète de vieux combinard socialo, c'est la première fois qu'il se sent vraiment grand.
Il parade, là, tout fier et tout heureux, sur la scène internationale -même si tout le monde
s'en fout à part nous- en tant que général victorieux. Comme Alexandre, Jules César ou
Napoléon!
En plus, lui, il possède au plus haut degré ce côté humanitariste-politiquement-correct
qui manquait tellement à tous ces mecs là.
Alors, encore une fois il a fallu qu'il en remette une couche sur le coup de main déter-
minant du Mali à la France lorsque cette dernière fut, elle aussi, agressée par les
barbares. Sans le Mali, on peut bien l'avouer maintenant, on gagnait pas les guerres
mondiales. Ni la première ni la seconde. Cha ch'est vrai, cha, comme disait la Mère
Denis! Par conséquent, désormais, selon Culbuto on rembourse la dette! Mieux
vaut tard que jamais.
Tout ce qu'on leur doit depuis si longtemps, à ces braves Bozos, Khassonkés,
Miniankas, Dogons et autres Malnikés, on le leur rend aujourd'hui, avec les intérêts!
Voilà! Quand je vous le dis qu'il est con.
Aussi, peut être aurait il intérêt à ne s'emballer que modérément sur ce coup-là.
A bien y regarder on s'aperçoit qu'il manque un petit quelque chose dans cette
chouette réception malienne. Les adorateurs enthousiastes du 334eme Saint, ils
sont tout noirs. Tous sans exception. Dans la foule enamourée vous n'aurez pas vu le
moindre Berbère, le plus petit Targui, le plus insignifiant Arabe.
Disparus, volatilisés, ceux-là. Et pour cause : la perspective du lynchage ça refroidit
toujours.
Seulement, on peut douter que les populations en cause remercient la France avec la
même chaleur que leurs compatriotes Bambaras, Peuls ou Bobos (pas confondre
avec les administrés du Roi Parisien de la pédale en libre service). Les affaires
africaines, quand s'y ajoutent les subtilités relationnelles entre noirs et maghrébins, compliquées du racisme méprisant ouvertement professé par ces derniers, ça
devient vite inextricable et dangereux. Nous le constaterons à nos dépens dans le
Nord du Mali et aussi, un jour ou l'autre, dans ces quartiers dont la sensibilité
enrichit si élégamment les abords de nos villes à nous.
Bref, quand Culbuto reviendra au pays avec son dromadaire dans une main et sa
couronne de lauriers dans l'autre, il aura boulotté tout son pain blanc. La suite devrait
se révéler moins drôle.
Bien sûr, pour le moment le vent souffle toujours dans la bonne direction. La légende
hollandouillaine s'enrichit comme prévu de la Grande Réforme qui marquera le présent
quinquennat. Mitterrand avait la mise au rebut de la guillottine, Culbuto, lui, ce sera le
mariage par derrière. A chacun son immense avancée sociétale.
A marche forcée, amendement par amendement, tranquille, souriant à la mitraille
réactionnaire, l'Assemblée Nationale Rose et Verte entre dans l'Histoire lesbo-
pédérastique . Rien ne sera plus comme avant! Encore un coup la lumière succède
aux ténèbres : désormais, si ça me fait plaisir, je peux épouser le plombier! Notez,
avec ce qu'il me coûte l'enfoiré, j'aurais peut être intérêt...
Enfin, c'est mon copain Umberto qui va être content (voir On n'est jamais trop aidé. )
il va pouvoir se les faire en or. Comme quoi dans les pires imbécillités on peut, en
cherchant bien, trouver des aspects positifs.
"Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe".
Voilà comment le législateur socialo nous envoie balader sur la voie du progrès. Dans
le temps, quand les types qui rédigeaient le Code Civil savaient ce qu'ils écrivaient et
comment l'exprimer, quand Stendhal lisait tous les soirs deux pages dudit code pour
s'entretenir la rigueur et la sobriété littéraire, on eût dit seulement "par deux personnes".
Pas la peine d'en rajouter c'est déjà assez ridicule comme ça.
Comme la Gauche craint plein de choses mais certainement ni le ridicule ni le pléonasme,
j'ai un peu l'impression de parler dans le désert.
Fallait pas leur donner le pouvoir, à ces cochons-là...qu'ils s'en régalent bien, les gros
nuages noirs approchent, ça ne va pas tarder à péter. Pour nous aussi, hélas!
Bonjour à tout le monde.
Et merde pour qui ne me lira pas.