Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Oh, nom de dieu ce que ça se présente mal! Pour se souhaiter la bonne année cette année il convient d'avoir l'optimisme du mec qui, affecté d'une occlusion intestinale, se munit d'un rouleau de papier avant de partir pour l'hosto, à toutes fins utiles. C'est vrai, quand même, des années nouvelles j'en ai vu un sacré paquet mais des qui s'annoncent sous des auspices aussi funestes, jamais.
Entre la crise qui va nous en faire chier des ronds de chapeau, les israéliens et le Hamas dont l'étripage mutuel risque de faire des petits dans nos banlieues, l'Iran et le Pakistan qui peuvent nous péter à la gueule du jour au lendemain, les chinetoques qui nous en veulent à mort, Sarkozy en train de doubler le facteur trotsko sur sa gauche, la dette, impayable tellement elle devient obèse, la Première Dame qui nous concocte probablement un nouvel album,Barack-Hussein qui arrive avec ses bonnes intentions infernales, Kouchner qui va rester aux affaires étrangères,Hillary (comme un bossu,je m'excuse) qui va s'en occuper aussi et les gaz à effet de serre qui s'accumulent implacablement pour nous niquer le climat, entre toutes ces avanies monstueuses, disais-je, si on arrive au bout de l'exercice on aura du pot.
Moi, ces considérations morosifères m'inspirent ce petit poème de quatre sous (ou centimes d'euros, si vous préférez):
De profundis pochardibus.
Mes chers Amis, quand je mourrai,
Buvez un coup au cimetière,
Pour moi ce sera une bière,
Non, pas un demi, une entière,
Longtemps je la dégusterai.
Mais après tout, pour simplifier,
N'allez pas jusqu'au cimetière,
Ya un troquet juste derrière,
Non loin de ma demeure dernière,
C'est là qu'il faut vous arrêter.
Et voila le travail!
Vu que maintenant je n'arrive plus à me débarrasser du gras, ce qui est également vrai pour mes poignées d'amour auxquelles personne ne s'accroche plus, je vais m'arrêter là.
Allez, bonne année quand même et merde pour qui ne me lira pas.