Ce pauvre M. Karoutchi l'a bien dit, " je l'ai encore dans le baba". En voilà un qui aura fait son coming out pour rien.
En fait, il aurait pu danser en tutu ou avec une ceinture de bananes que de toute façon il était quand même cuit le malheureux. Bien présomptueux, ce Monsieur de s'attaquer à une nana du calibre de son adversaire heureuse, il
était foutu d'avance. Qui plus est, une personne qui passe son temps à se colleter avec les gauchistes de l'enseignement supérieur, forcément, elle a le cuir. C'est autre chose que les relations avec le parlement. Et puis, surtout, parfois on a des amis qui se révèlent encore plus amis avec les ennemis de nos amis. Enfin, je me comprends. Toutefois ces considérations d'un intérêt totalement éphémère dans la mesure où, d'ici une semaine, tout le monde aura oublié la candidature de l'intéressé à la candidature aux régionales franciliennes, m'éloignent de mon propos. Moi, je voudrais aujourd'hui m'intéresser à la brûlante question du salaire des patrons.
C'est un sujet de réflexions paticulièrement croustillant. Il convient de souligner, à titre d'entrée en matière, que c'est M. Obama qui a tiré le premier. Attention, je veux parler de Barack-Hussein et non de George-Hussein, son frère puîné. Au fait on n'en parle plus de celui là, je vous l'avais bien dit, espérons quand même qu'il ne croupisse plus au fond de sa geole kényane. Si Hillary (comme une baleine, ce coup ci) a bien fait son boulot il est libre, George, et retourné à un anonymat qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Décidément c'est un jour à digressions, je reviens au fait : c'est le président des Etats-Unis qui a décidé le premier de plafonner le salaire des patrons subventionnés.
Forcément en France celà plaît au point qu'on veut absolument faire pareil. Notre bon Président de la République Une et Minoritévisibles l'a bien dit: "quand on est responsable et qu'on ne tient pas ses objectifs on ne s'octroie pas une grosse rémunération". Pas besoin de préciser qu'en l'occurence il ne parlait pas de son cas personnel.
Donc le concept fait son chemin. Le Premier Ministre, saisi de l'affaire, rédige, vite fait sur le gaz, un petit décret visant à instaurer ledit plafond et le tour sera joué dès la semaine prochaine. Par dessus le marché, on bricole un sondage comme quoi les français sont pour à 85% (tu parles, il s'agit de baisser le salaire des patrons, on se demande si les 15% restants ont bien compris la question) et voilà une merveilleuse façon de se réconcilier avec une opinion un peu morose,ces derniers temps.
Celà paraît tellement chouette, comme combine, que certains députés U.M.P. en remettent une couche bien grasse en déposant une proposition de loi pour limiter le salaire de tous les dirigeants. Non pas seulement de ceux qui ont reçu, comme aide, un peu de l'argent que l'Etat leur avait confisqué naguère et qui leur fait actuellement défaut, non, tous, sans exception!
L'idée apparaît superbe. Cette loi devrait, à mon sens, encourager la délation et également prévoir la nomination de commissaires du peuple qui viendraient opérer des contrôles sur le terrain, au besoin anonymement. En cas de manquement on pourrait envoyer les patrons délinquants se rééduquer dans des camps de travail surveillés par une police politique dont la mise en oeuvre permettrait de créer plein d'emplois nouveaux.
Bref, nous progressons vers la liberté bien comprise, celle qui fait, dans un premier temps au moins, la joie du bon peuple.
Et voilà comment on détourne l'attention des questions qui fâchent. Même les socialos de gauche y vont de leurs petits commentaires, critiques sur la forme mais forcément approbateurs du fond.
Comme en plus, l'Eglise, sans faire exprès, y va aussi de sa bonne grosse diversion à base de controverse préservative - nous en reparlerons- notre pauvre gouvernement dispose d'un petit délai de grâce avant qu'on lui remette les vrais problèmes sur la gueule. C'est toujours ça de pris.
En attendant je vous salue bien affectueusement et merde pour qui ne me lira pas.