Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Les efforts pathétiques prodigués par tout ceux qui font autorité auprès du bon
populo, à commencer par le Président en personne de la République une et pas
divisible par deux, ne sauraient céler la bien triste réalité : comme retraite il ne
nous restera bientôt plus que celle de Russie à nous mettre sous la dent.
Soyons un peu lucides, que diable, osons enfin regarder la réalité en face, pour
une fois. C'est fini, foutu, perdu. Nous avons encore quelques petites années à
profiter de la situation et puis ce sera la Bérésina. Autant de retraités que de
cotisants et des cotisants peu enclins à cotiser pour des vieux schnoks qu'ils
exècrent! Là, c'est pour le coup qu'ils vont la déguster la diversité, nos bons vieux
soixante-huitards gagas, qu'ils vont apprécier le métissage à sa juste valeur.
Sauf que lorsque la glace cèdera sous les pas de la grande armée des vieillards
impécunieux, il n'en restera plus guère, des soixante-huitards, c'est surtout leur
progéniture qui va morfler.
De toute façon, ces cochons là ont fait quelques enfants sans même chercher à se
préoccuper de l'avenir merdeux qu'ils leur préparaient. Quel triste destin que celui
des descendants de la contestation maoïste et de la révolution sexuelle, sous-produits
d'accidents de pilule ou de réflèxe procréateur intellectualisé. Ils auront reçu en
héritage l'incertitude du lendemain ainsi que la vieillesse laborieuse et misérable.
Putain que c'est beau ce que j'écris, on dirait presque du Victor-Hugo!
Bon alors, j'explique. Le montage Madoff, pardon, je voulais dire le système de retraite
par répartition, repose sur le concept à la con de "solidarité intergénérationnelle".
Il s'agit évidemment d'une foutaise à la socialiste dans la mesure où le mec qui cotise,
pour peu qu'il se pose un minimum de questions, s'imagine qu'il met des sous de côté
pour ses vieux jours, comme on dit puis. Pourtant la réalité se révèle toute autre
puisqu'en vérité il finance les vioques qui se la coulent douce pendant qu'il se crève la
paillasse à travailler.
Cela, évidemment, il le sait confusément, le cotisant, mais, dans l'intention, il bosse
pour lui, pas pour les autres.
Comme quoi, la solidarité, comme imposture ça se pose là.
Le truc fonctionne à la perfection tant qu'on dispose de beaucoup de jeunes qui bossent,
assortis de peu de vieillards et qui crèvent dans des délais raisonnables. Hélas, les
premiers se font rares et les seconds, de plus en plus nombreux, ont tendance à
oublier de décéder. Et là, ça coince. Evidemment.
Et dans vingt, vingt-cinq ans, catastrophe sans nom, tout s'écroule comme une grosse
merde.
Les mecs qui doivent en principe financer apparaissent majoritairement issus de
l'immigration africaine. Grosso modo, chacun d'eux se trouve chargé, peu ou prou,
de l'entretien d'un vieux gaulois. Que voulez vous qu'il arrive? Un miracle?
Donc c'est la fin cataclysmique du régime de retraite par répartition qui s'effondre sur
lui même dans un vacarme infernal autant qu'apocalyptique.
Plus de sous, plus de retraite, plus qu'un magma sordide de misère et de férocité.
Les belles idées de gauche, la solidarité et la générosité auront, comme il se doit,
enfanté le cahos.
Alors, vous pensez, les petits arrangement qui seront pris cet automne pour la pérennité
de notre merveilleux système, je ne vous fais pas un dessin, c'est juste pour dire de
retarder un peu l'échéance et de proclamer, en 2012, "nous avons sauvé les retraites"!
Autant en emportera le vent.
Adios et merde pour qui ne me lira pas.