Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Quand ça ne veut pas rigoler, n'est-ce pas, en général tout s'en va en sucette.
Une fausse manoeuvre, suivie d'un beug, suivi d'une panne de modem et vous voilà
coincé avec un machin publié par erreur, mal foutu et même pas fini. De quoi foutre
en l'air une réputation de blogueur sérieux.
Par conscience blogueuse professionnelle, je vais tout de même vous terminer cet
article maudit qui, en plus était mal parti et n'arrivera donc pas bien.
Bon, qu'est-ce que je disais, sacrebleu, ah, oui voilà.
"Au fond, quand tout s'en va plus ou moins en quenouille, les grands de ce monde
réagissent fréquemment comme des cons. La pression des circonstances, si vous
voulez, le stress du regard acéré de l'opinion publique toujours prête à vous coller
dans la mouscaille, l'absence totale d'indulgence de l'électeur moyen qui vous attend
au tournant, la constante malveillance de la presse qui hurle avec les loups, blatère
avec les chameaux, braie avec les ânes.
Prenez par exemple Gordon Brown, tiens, en voilà un qui déconne à pleins tubes juste
au moment où il conviendrait surtout d'éviter. Traiter ses électrices de vieilles
gâtouillardes sectaires, ça peut arriver avec ces saloperies de micros qui traînent
partout, de nos jours. D'autant que l'électrice travailliste ressemble à s'y méprendre
à une socialiste de chez nous. Emmerdeuse, sectaire, intolérante, bornée et bourrée
de certitudes jusqu'à en déborder par toutes les issues.
En revanche quand on commet ce genre d'impair, la dernière des imbécillités à
commettre consiste à s'excuser platement comme ce brave Gordon. Il n'avait qu'à
fermer sa gueule, la meilleure des défenses sur ce genre de coup. A la rigueur,
prétendre qu'il évoquait les auvergnats, ça s'est fait il n'y a pas si longtemps."
( Quoique le coup des auvergnats...voir PANNE DE MODEM... )
J'évoquais ensuite la déculotté probable de Gordon Brown, mais le stade de la
probabilité étant désormais dépassé pour en arriver à celui du fait avéré, plus
la peine d'épiloguer là dessus.
Par une transition subtile que j'ai complètement oubliée, j'en arrivais à parler de
Barack-Hussein Obama. L'idée étant qu'il existe une catégorie d'individus à qui
l'on pardonne tout. Ce n'est même pas qu'on pardonne, c'est pire, leurs turpitudes
passent totalement inaperçues.
Je prenais pour exemple un fait anodin en apparence mais, à mon avis, lourdement
significatif.
Le divin Barakobama, fit, au début de la semaine, un saut en Louisiane, histoire de
dire d'être allé voir ses pauvres sujets empétrolés jusqu'au trognon. Quand je dis un
saut, je pèse mes mots, il a dû y passer une grosse heure, en Louisiane. Le temps
de prononcer un petit discours bien senti, pour accuser B.P. de tous les pêchés
d'Israël et prononcer urbi et orbi une condamnation de la compagnie britannique,
les salauds, à tout payer les frais jusqu'au dernier penny.
Après quoi, trempé comme un rat tombé dans l'huile- il pleuvait comme vache qui
pisse sur les bords du Mississipi - Barack-Hussein le magnifique retourna derechef
à la maison blanche question de ne pas laisser refroidir le dîner.
Seulement, un détail coinçait légèrement, le Boïng 747, dans lequel le Président,
tout seul comme un grand, a effectué son aller et retour dans le sud.
Voilà un type soi-disant écolo jusqu'au trognon qui consomme l'équivalent pétrole
d'une ville de cent mille habitants pour jeter un petit coup d'oeil aux dégats causés par
le maudit mazout de la British-Petroleum.
Eh bien, désolé mais personne n'a même ne serait-ce que remarqué l'incongruïté
de l'aventure.
A tel point que c'est peut être moi qui déconnne. Je ne sais pas.
En tout cas j'arrête là cet article de malheur, loupé comme c'est pas permis et je vous
en promets un super-chouette dans les plus brefs délais.
N'étant pas politicard pour un sou, je puis présenter mes excuses. Alors, je le fais.
Et merde pour l'informatique, les ordinateurs, les modems et aussi qui ne me lira pas.