Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Je ne puis tout de même pas vous tartiner trois pages sur un ministricule Antillais qui
dégobille d'admiration éperdue pour une espèce de sous-staline amérindien claqué
des suites de la médecine castro-communiste. L'équipe gouvernementale de Marco
le Nantais, on la connaît bien maintenant. Dans la catégorie bande d'andouilles, elle
détient le record mondial. Jamais on n'avait vu l'équivalent. Une tripotée de branqui-
gnolles de ce calibre, seul Flamby 1er, Roi des Condegôche, pouvait la réunir. La
"dream team", comme on dit. Un casting comme on n'en verra plus jamais. Enfin,
espérons!
Comme si ça ne suffisait pas qu'on nous les gonfle à l'hélium toute la semaine avec le
décès de Chavez, le peuple Vénézuélien inondant les rues de Caracas de son chagrin
inépongeable, l'hommage appuyé de la mère Taubira, les larmes de Mélanchon, le
couroux fulminant de ce dernier contre tous les sales fachos qui osent contester le bilan
du feu-dictateur, la foule sans nombre qui défile devant la dépouille mortelle, l'embau-
mement du défunt et ainsi de suite jusqu'à plus soif.
Eh bien, non contents de nous faire bouffer du Chavez avarié depuis mardi dernier,
les gaucho-media nous bousillent le Dimanche avec les déclaration à la con des
ministres collectivistes de notre belle République en capilotade.
Victorin Lurel, il s'agit de lui, un obscur Gouadeloupéen doté d'un quelconque maroquin
au bénéfice de la diversité socialisante, un peu comme l'autre con, là, Kader Arif,
celui qui annonce les libérations d'otages sur la foi de Twitter. Les Grands-Chefs l'ont
envoyé en quasi-voisin, le Victorin, avec mission de représenter la France au zobe-sec
du coco de Caracas.
Alors du coup, peut être pour faire plaisir ou pour remercier du petit jerrycan de brut
qu'il a trouvé, comme cadeau, dans sa chambre d'Hotel, il s'est fendu d'une déclaration,
Lurel : "des dictateurs comme Chavez on en voudrait à tous les repas"., Histoire de
faire bon poids, il a même ajouté: "ce mec vaut largement de Gaulle plus Léon Blum".
De quoi faire retourner les deux en question dans leurs tombes respectives!
Riche idée, me direz vous, d'associer celui qui avait foutu la France par terre et celui
qui l'avait relevée à la force de poignet, ça fait une bonne moyenne. En tout cas,
jusqu'à présent personne n'y eût sérieusement pensé, il a fallu attendre Victorin Lurel
et le départ de Chavez pour l'enfer!
Maintenant, soyons juste, on peut le comprendre l'engouement de tous ces braves
gauchards pour l'inénarrable Vénézuélien. Ce type avait trouvé la combine. Qu'on
le veuille ou non ,sans l'action conjuguée du cancer et des soins prodigués par les
potes à Fidel, il en avait encore pour cinquante ans à régner sans partage sur son
coin d'Amérique du Sud.
Quand vous confisquez le pétrole et que vous vous en servez juste assez pour arroser
le populo tout en maintenant le pays dans une honnête pauvreté (enfin quand je dis
honnête c'est façon de parler, vu la corruption généralisée) vous trouvez toujours
une majorité pour vous laisser solidement installé sur le trône. Quitte à truquer un
petit peu mais juste par sécurité, histoire d'aider le suffrage-universel à pas se
gourer.
C'est le rêve de tout politicard de gauche, ça, surtout en Occident : garder le pouvoir
tout en déconnant à pleins tubes. Dans les vraies démocraties la chose se révèle
impossible. Forcément, il comprend, l'électeur, qu'on l'a pris pour un con. Alors,
à la première occase, il tire la chasse. Dans le cas de Chavez, en revanche, il n'y
avait jamais assez de monde pour actionner la tirette. Faut dire que le pétrole ça
aide bien, aussi...voilà pourquoi Hollandouille, lui, il aimerait tant trouver des gaz
de schistes sous nos petits petons. Rien n'interdit de rêver...
Mais, comme je vous le disais, on ne peut pas passer la journée sur Victorel Lurin
-ou Victor Lurine, je ne sais déjà plus- ça fait rigoler cinq minutes mais au bout d'un
moment on finit par se lasser. Du coup je ne trouve plus grand chose à vous raconter,
moi, je reste sec.
C'est un peu une semaine de transition, comprenez vous?. Dès mardi prochain,
avec le conclave, nous aurons du costaud à nous coller sous la dent mais là, je ne
vois pas pas grand chose de saillant. Déjà que Rocco Siffredi a pris sa retraite...
Bien sûr, toujours dans l'ordre d'idée des zobes-secs, l'on ne saurait passer sous
silence l'émouvante cérémonie que notre belle République Socialiste consacra à
cette vieille baderne de Stéphane Hessel. Vraiment bien, y a rien à dire. Déjà, la
Cour d'Honneur des Invalides, qu'on le veuille ou non ça jette vachement.
Esthétique en diable et démocratique à n'en plus pouvoir, comme endroit, on en
oublie carrément qu'il s'agit de l'oeuvre de Louis XIV, pour ne plus admirer en ce
lieu que les fières couleurs de la Répupu, son petit Président chafouin-trézému et la
dépouille mortelle du Grand-Homme (un mètre quatre-vingts au garrot), enveloppée
du drapeau tricolore à parements d'apparat.
Grandiose, vraiment.
Et le bouquet, c'était Carole. Elle lut de sa belle voix claire et forte un superbe texte
d'Apollinaire, "La Petite Huguette", je crois, histoire que Culbuto ne monopolise pas
totalement le crachoir.
Cependant, malgré les efforts de la belle Bouquet, force resta tout de même au petit
Président avec un superbe discours d'Aquilino Morelle, bien foutu comme pas
possible (pas Aquilino, le discours). Si artistement tourné qu'on eût imaginé avoir
affaire, en la personne du défunt, à un pur héros national au lieu d'un vieux radoteur
de poncifs humanitaro-gauchistes à fort succès médiatiquement orchestré.
La péroraison, surtout, frisait la grandeur de l'antique. De toute beauté :" Cet esprit là
ne mourra jamais, qu'il a sorti Normal 1er. en parlant de celui du vieux kroum, il a un
nom, cet esprit: c'est celui de la République!".
Poil à la trique!
On peut en penser ce qu'on veut, de telles balivernes ne vous rendent pas néces-
sairement plus républicain mais quand vous les déclamez avec une bonne sono, dans
la Cour d'Honneur, ça remue drôlement les tripes au pékin moyen. Même un UMP
tendance Fillon, des paroles comme celles-là ça lui tire des larmes. Surtout quand une
petite brise d'hiver joue avec les drapeaux, les cheveux des femmes, les plumets des
troufions et les crins des chevaux.
Bien sûr, loin de moi l'idée de regarder une telle pantalonade, j'ai bien autre chose à
branler. Mais le moyen d'y échapper? Ne serait-ce que par bribes vous y aviez droit
en quasi-intégralité, au bout du compte.
Vous pensez! A quoi ça servirait que tous ces braves gens se décarcassent à nous
bricoler de si jolis zobes-secs, si on n'était pas un peu obligés d'y assister!
Cela dit, à présent, j'aimerais bien qu'on nous laisse faire une petite pose. Pour les
zobes-secs, ça ira comme ça, on est servis, n'en jetez plus.
Aussi espérais-je que Mandéla tienne le coup encore un petit moment. Sinon, avec
celui-là, on nous escamoterait carrément les joies du Conclave!
Bien des choses à la famille.
Et merde pour qui ne me lira pas.