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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 18:22

"Vous n'êtes guère bombé pour un citoyen de Bombay". C'est con mais voilà ce qui me vient à l'esprit à la suite de l'épouvantable massacre perpétré dans deux palaces de la ville en question par un commando musulman probablement formé au Pakistan.

"Vous n'êtes guère bombé..." réplique issue d'un ancètre de la bande dessinée consacré aux aventures d'un certain Bibi Fricotin. Réplique inepte, certes, mais j'aimais bien en ce temps là. La preuve,ça me revient cinquante ans après. Bibi Fricotin se présentait comme une sorte de gamin du Paris d'avant guerre, même s'il a poursuivi sa carrière jusque dans les années 60. On le trouvait toujours flanqué de son inséparable copain Razibus Zouzou, un négrillon, je veux dire un jeune , enfin bref , pour lui le dessinateur bouffait un paquet d'encre noire. Comme quoi à l'époque, on ne parlait pas encore de minorités visibles, ni de différences enrichissantes, ni de diversité culturelle, l'expression "politiquement correct" n'existait même pas, mais en revanche on n'avait aucun problème à vivre ensemble. Il faut dire aussi qu'il y en avait beaucoup, beaucoup moins, des "différents" et qu'à mon souvenir ceux qui étaient ici se comportaient en êtres humains .  

Dans le même genre d'ancètre de B.D. existait aussi chez le même éditeur et à la même époque, les aventures des Pieds Nickelés. Trois personnages désopilants, limite clodos, qui vivaient d'expédients et consacraient l'essentiel de leur temps à monter des combines foireuses puis à échafauder des stratégies tordues pour échapper aux flics. Ces derniers étaient dotés de pélerines, de godasses à clous, de bicyclettes, de moustaches plantureuses et de tronches de cons inénarrables. Vraiment un autre temps, quoi! 

Encore un mot sur la question. Les B.D. dont je parle se présentaient sous la forme de fascicules en papier de mauvaise qualité et, curiosité remarquable, une page sur deux seulement était en couleur. Il convient de préciser,aussi, que le prix  défiait toute concurrence.

Autant en emporte le vent.

 

Evidemment, tout cela apparaît somme toute dépourvu de lien sérieux avec la réalité de ce jour, toutefois, qu'est ce que j'y peux, moi, si je suis vieux et rempli de souvenirs d'un intérêt douteux qui demandent à refaire surface. Pourquoi leur refuserais-je ce plaisir à ces pauvres souvenirs?

 

God bless you and shit for you if you don't read it. 

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