Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Y en a marre de ce pays de fous, ça devient intenable.
Aujourd'hui l'affaire du siècle c'est Hortefeux et sa condamnation pour injure à
caractère racial.
Voilà un garçon, Hortefeux, dont une conversation privée a fait l'objet d'une opération
d'espionnage suivie d'une diffusion tous azimuts sur les ondes et dans le magma
internet. Un viol pur et simple, quoi. (voir PANNE DE MODEM... )
Eh bien il s'est trouvé un tribunal correctionnel français pour le condamner, Hortefeux!
Condamner, donc, des propos d'ordre privé transférés dans le domaine public par
le biais d'un enregistrement téléphonique pirate.
Cela signifie clairement que dans ce pays la liberté d'expression a cessé d'exister.
Cela signifie clairement que vous ne pouvez plus discuter librement entre amis.
Cela signifie clairement que la dictature intellectuelle de la gauche sectaire et
germanopratine nous tient lieu désormais de démocratie.
Cela signifie clairement que l'autorité judiciaire apparaît désormais retombée au rang
où elle se trouvait au temps de Fouquier-Tinville.
Si vous voyez ce que je veux dire, la forme actuelle de la délation par lettre anonyme
telle qu'on la connaissait sous l'occupation allemande, c'est la prise de vidéo, en douce,
sur téléphone portable. Vous pouvez y aller tranquille, la Justice républicaine suit!
Et pas seulement la Justice. La presse aussi.
Eh oui, qu'est-ce qu'on peut lire, ce soir, dans Le Monde?
Ben voilà, on peut lire qu'Hortefeux, condamné, doit démissionner!
Bien sûr ces bien-pensants n'ont pas manqué l'occase, vous pensez, flinguer Hortefeux,
le chasseur de sans-papiers, l'horrible d'entre les ignobles, on va le crever. Allez,
camarades, on tire sans sommation, il est déja par terre, à mort le salopard, visez la
tronche, c'est ce qui se voit le plus et c'est pas beau à voir!
Bravo, Le Monde, il brûle la politesse à toute la presse de gauche, pardonnez le
pléonasme. Il arrive en tête des petits zélateurs à l'indignation sélective.
C'est un peu l'alliance de l'Ami du Peuple et du tribunal révolutionnaire. En plus
minable encore. Le Directeur du Monde c'est un Monsieur très bien, avec légion
d'honneur et tout. Pas un Marat galeux qui gratouille ses saloperies dans la
baignoire. Les actes de barbarie dictatoriale, désormais, on les accomplit dans le
calme et la douceur, sans grossièreté inutile. Avec classe, quoi, merde et puis, il n'y
a pas mort d'homme. Suffit de hiérarchiser les valeurs et les principes.
Pas de liberté pour les ennemis de la liberté, m'enfin, tout de même!
Simultanément vous avez M. le Procureur du Parti Socialiste, le sieur Benoît Hamon,
le Saint-Just du XXIeme. le Robespierre de Solférino, qui monte au créneau clamer
son indignation comme quoi dans ces cas là on s'en va. Non sans avoir, au préalable,
présenté ses excuses les plus plates. Il doit partir, l'infâme Hortefeux, la queue entre les
jambes et la casquette à la main. Comme un péteux il doit plier bagage, sans demander
son reste. Et bien content que le peuple de gauche ne vienne pas lui faire la peau en vue
de promener, comme au bon vieux temps, sa sale tête de rouquemoute au bout d'une
pique.
Et Fillon qui assure son ministre de l'intérieur de sa confiance. Point final, la messe est
dite.
Personne, je dis bien personne, pour dire que toute cette histoire constitue un scandale
abominable, une horreur, une abjection. Abjection, votre horreur! Dans cette république
de mes choses, on n'a plus le droit de dire ce qu'on veut sans s'exposer aux foudres des
commissaires du peuple qui traînent de partout avec leur portable à la main. Prêts à
faire feu. Soyons précis, la répression des tribunaux de l'ordre judiciaire et du désordre
de gauche réunis peut s'abattre sur tout citoyen qui aurait le malheur d'exprimer à haute
voix sa manière de considérer l'immigration, les immigrés et leur descendance. Sauf,
bien entendu s'il s'agit de louer le Seigneur de nous avoir permis d'accéder à la félicité
divine qui découle de la diversité métissée.
Moi même en écrivant ces lignes je prends le risque insensé de me voir lourdement
condamné par la justice révolutionnaire bien de chez nous.
Je n'en voudrai pour preuve que la grande prudence de la presse internetisée qui
vous caviarde systématiquement vos commentaires dès que vous faites la moindre
allusion au sujet tabou. Par exemple, hier je postais chez Valeurs-Actuelles, excellent
journal au demeurant, un commentaire qui parlait d' un "sous-prolétariat d'origine non-
européenne". Ils m'ont publié "sous-prolétariat" mais gommé l'origine. Ca perd de son
sens, bien sûr mais au moins on est tranquille. "D'origine non-européenne" c'est
subversif et ça frise l'injure raciale. Vous vous rendez bien compte du degré de
connerie et de couardise auquel nous sommes parvenus?
Le plus grave, à mon avis, réside dans le fait incontestable que tout le monde trouve
normal cette disparition progressive de la liberté d'expression.
Du moment qu'il s'agit d'Hortefeux, finalement , on ne voit pas où se cacherait
le problème.
Rien n'apparaît plus ignoble et moins tolérable que l'injure à caractére racial. Quand
vous vous faites traiter de sale blanc et de sale céfran, ce qui se produit maintenant
à longueur de journée dans la périphérie et même en plein centre de nos villes, vous
comprenez ce que je veux dire. Sans parler des malheureux israélites qui crèchent
du côté des Buttes-Chaumont et qui risquent le pogrom tous les jours. Surtout le
Samedi quand ils portent kipa ou, pire, grand chapeau noir sur la chetron.
Mais bon, l'injure raciale, dans ces cas là, c'est permis. Si vous voulez il convient de
distinguer suivant la personne émettrice des paroles délictueuses ou des voies de fait.
Dans le cas où l'intéressé ferait état d'une origine africaine abondée autant que possible
d'une appartenance à la confession musulmane, par exemple, le délit ne saurait être
constitué.
C'est dans l'autre sens que ça fonctionne, comprenez vous? Le droit pénal évolue,
suffit de suivre!
Il faut donc admettre qu'il existe des cas où la liberté d'expression passe à la trappe
et aussi des situations dans lesquelles l'injure à caractère racial revêt un caractère
bénin et innocent.
Voilà qui laisse penser qu'il va bientôt falloir quitter ce beau pays pour essayer de
survivre. Dommage mais on s'est bien fait niquer, tout de même.
Et merde pour qui ne me lira pas.