Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Quand on pense que la mère Joly -mais oui, Eva la Pastèque, souvenez vous, la
candidate, l'omelette norvégienne- voulait supprimer le défilé! Quelle gourde, tout de
même! C'est si beau une parade militaire sur les Champs, ce serait con de s'en priver.
M'enfin!
En tout cas, Hollandouille, lui, ça lui convient bien. Qu'est-ce qu'il était content de faire
le président, cet homme. Un plaisir! Le président... allez, un petit coup de rein en plus,
n'ayons pas peur des mots... le Roi!
On aurait dit, un peu Louis XVIII retour d'exil en 1814. "C'est moué le Roué!" qu'il avait
déclaré, le brave Bourbon en roulant les R et en descendant les Champs dans sa
calèche. Ben pareil pour Culbuto 1er.
Mettez vous à sa place, au mec. Un garçon qui en Mai de l'an passé se demandait
encore si Minou la Tringlette lui refilerait un taf quelconque dans son gouvernement et
qui, pas plus tard qu'en Octobre dernier, disputait âprement son brevet de candidat des
socialos à la mémaire Aubry, à la Pintade son ex et même à ce gros rigolo de Monte-
bourre aujourd'hui redresseur productiviste sous Ayrault. Que de chemin parcouru en
si peu de temps!
Comme Napo le jour du sacre: "oh, Joseph, si notre pauvre père nous voyait!"
Mais que de boulot aussi! Un vrai chemin de croix!
Alors il savoure, aujourd'hui, ce type, c'est bien la moindre des choses. Facile à
comprendre. Toute une vie à grenouiller en sous-main dans des emplois de second
rôle avec des perspectives corréziennes pour tout horizon et tout d'un coup, schlaaak!
Le mec il parade sur les Champs Elysées, debout sur son command-car comme la
Reine d'Angleterre dans son carosse à Buckingham, pareil. Devant le monde entier
qui le contemple avec respect voire, dans certains cas- très limités- vénération.
Merci Nafissatou! A quoi ça tient, quand même!
Donc, Président et Chef des Armées, il n'a pas loupé son 14 Juillet, Flamby.
Jamais on ne le vit si élégamment sapé, d'ailleurs. Un costard coupé à la perfection
qui a dû nous coûter la peau des fesses mais faut voir le résultat! Un artiste le tailleur,
un magicien. Avec un peu d'imagination on pouvait le croire bien bâti, le gugusse.
En plus, pas un détail de laissé au hasard. Le cheveu teint qu'on croirait du vrai et
coupé artistement afin de masquer autant que possible la tonsure. Et la raie -des
tifes, je veux dire- impeccable, aussi nette et sans bavure que celle du Premier
Ministre, mieux on peut pas.
Jusqu'aux godasses, resplendissantes impec, cirées au crachat à la mode d'avant-
guerre. Et des lunettes comme même pas t'en trouves chez Afflalo, ma parole!
Une gravure de mode, quoi. Transfiguré, le gros marrant rondouillard de l'époque
militante. Le Roi, vous dis-je, avec juste ce qu'il faut de componction et de
bienveillante condescendance pour incarner sobrement l'auguste majesté
consubstancielle à la Fonction.
Et la Valérie, si elle bichait, je ne vous dis pas. Le jour de gloire est arrivé! Contre
nous de la tyrannie médiatique l'étendard sans gland est levé! Aux tweets, citoyens!
Oui, je dis Valérie mais il ne s'agit pas de familiarité déplacée, ne croyez surtout pas.
C'est François, Soi Même qui, au cours de son entretien convivial autant que républicain
à la télé franchit le rubis, con. Valérie. Comme, avant, Carla, même si les gazettes
avait un peu gaussé. Autre époque . Ou, encore plus avant, Marie-Antoinette, si vous
voulez. Les souveraines, on les nomme toujours par leur prénom.
C'est ainsi. Et, signe des temps, on n'exige même plus le mariage, surtout pour les
présidents hétéros. Le système fonctionne aussi très bien avec les concubines.
La preuve.
Pour vous dire, moi l'entretien télévisé du 14 Juillet, j'ai bien aimé. Comme les télés
avaient pris soin de ne pas retransmettre simultanément l'étape du Tour de France,
j'ai un peu regardé, voire même écouté. Sympa, comme prestation. Bien sûr, si c'était
pour nous sortir ça, il aurait tout aussi bien pu rentrer direct à l'Elysée. Mais bon,
sinon la forme rendait bien. Les phrases s'enchaînaient à merveille et les tics,
souvent Mitterrandiens, conféraient à l'exercice une harmonie désuète rompant
plaisamment avec les contorsions trismussiques du prédécesseur.
Cela dit, soyons justes, il a quand même révélé quelques trucs. Par exemple, il
va refiler du boulot à l'ineffable Jospin, histoire de lui sortir un peu les panards des
charentaises et de les remettre à l'étrier. La Commision pour la Moralisation de la
Vie Politique qu'il se propose de lui confier au vieux schnock. Oui mais voilà, on
a eu l'explication, c'est parceque Jospin, lui, il est honnête. Et là, en effet, si c'était
ça le critère, on risquait pas de refuser du monde. Surtout que, selon toute
vraisemblance, il convenait de choisir parmi les Socialos.
Eh bien cela me semble tout à fait sympathique. Ressortir de la naphtaline le ratatiné
du 21 Avril 2002, personne, jusqu'à présent, n'y avait pensé. Alors, bien sûr, cette
couillonnade ne manquera pas de nous coûter, encore, quelques millions , mais
il s'agit de faire plaisir à un homme qui, jadis, se vit frappé jusques au fond du coeur
d'une atteinte imprévue, pas mortelle mais presque. Ca vaut bien un petit effort, pas
vrai?
Quant au reste, pour dire la vérité, je n'ai rien noté de bien sensationnel. Nous allons
faire payer le riches, naturellement, c'est la justice quoi, merde, c'est ceux qui ont le
plus qui doivent cracher au bassinet. Sinon, la solidarité ne serait que pipi de chat.
La justice, voilà, y a pas d'autre mot. Et puis, il ne nous prend jamais en traître le
Culbuto. Les riches, il nous l'a expliqué depuis un sacré bout de temps, c'est à partir
de quatre-mille balles par mois. Y a du potentiel, non?
Et puis, PSA qu'on laissera pas faire, comme Bachar el Hassad, pareil. Vont voir de
qu'ils vont voir tous ces méchants!
Et puis, je ne sais même plus...il est arrivé un moment ou j'ai dû un peu m'assouplir,
comme disait Béru.
En tout cas, on est partis pour un grand quinquennat, c'est sûr, ça.
Ca va déménager du feu de Dieu. Le changement, y a pas à tortiller, c'est maintenant!
Aux armes citoyens!
Et merde pour qui ne me lira pas.