Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Quand deux "jeunes" "d'origine maghrébine" (c'est pas moi qui le dis, je l'ai entendu
affirmer par nos bons media) tabassent un adolescent israélite, faut surtout pas croire
comme ça, abruptement, qu'il s'agirait d'une agression antisémite. Surtout pas. Ils
pouvaient tout aussi bien, ces braves "jeunes" avoir voulu répliquer à une agression
antimusulmane, qui sait? Ou alors souhaitaient ils seulement lui dérober son portefeuille
ou son portable. Sans méchanceté, quoi, tout naturellement. Et l'autre, allez savoir,
pourrait avoir répliqué, provoquant ainsi une saine réaction de légitime défense de la
part des deux charmants jeunes-gens.
Oui, parcequ'en pareil cas, on marche sur des oeufs. Quand il s'agit d'une agression
ordinaire comme la vieille qui se fait arracher son collier en or, là on écrase le coup.
Une bourge de quatre-vingt balais qui a le front ostentatoire de balader ses signes
extérieurs de richesse sous le nez du pauvre monde, ne mérite rien d'autre que silence
et mépris. Ca craint un peu plus, bien sûr, quand le mari, ce gâtouillard, vient à la
rescousse ! Et ça tourne carrément à l'emmerdant quand le fossile décède sous les
coups des agresseurs. Là, on est obligé d'en parler, mais soft, on n'en rajoute pas,
on donne le moins possible de détails et on attend tranquillement que le public
s'intéresse à autre chose.
Entre parenthèses, j'abuse du "on" à dessin. Ce serait trop long de décliner toute la
théorie des complices de cette sorte de désinformation honteuse visant à cacher au
populo les informations les plus édifiantes sur l'état de déliquescence dans lequel se
trouve aujourd'hui notre belle société, républicaine, laïque, fraternelle et diversifiée.
Surtout, diversifiée.
D'ailleurs, des braves gens agressés dans les trains, dans le métro, dans la rue, dans
les boîtes, on en recense tous les jours des centaines, on ne va quand même pas en
faire un fromage, n'est-ce pas. Le mieux consiste encore à n'en point parler, de
manière à éviter de jeter de l'huile sur un feu qui s'entretient aussi bien tout seul.
Au point où nous en sommes, il faut au moins qu'un gentleman décide d'arroser une
boîte de nuit à la kalachnikov pour émouvoir les échotiers. Comme chez les Cht'is ça
devient une habitude, le tir sur night-club de banlieue, on n'en parlera bientôt plus du
tout. Le dernier coup, comme c'était au fusil de chasse, tout le monde a considéré
l'incident comme sans réelle gravité. Un peu de plomb dans la tête n'a jamais fait
de mal à personne.
Et puis, nom d'un chien, ils ont quoi, les videurs, à refouler comme ça les braves gens?
Ils ont bien le droit de draguer, quand même, Faycal (toujours sans cédille) et ses
petits camarades. Nous sommes face à de la discrimination avérée et, en pareil cas,
comment s'étonner devant la réaction violente de ces malheureux, n'est-ce pas?
Non, décidément, le mieux c'est de parler du prix du gaz ou des fluctuations de celui
du gasoil à la pompe. Ces choses là parlent à tout le monde et font consensus tout
en préservant merveilleusement la nécessaire neutralité sociétale.
Comme on dit puis.
Oui, seulement voilà, pour en revenir, quand il s'agit d'un petit juif passé à la moulinette
par deux "jeunes" et quand, par surcroît, la victime se révèle comme un élève de
l'école Ozar Atorah, là, impossible d'écraser le coup. Vous avez tout de suite la
LICRA, le Consistoire, les cons sans histoire, les rabbins et tout le toutim qui montent
au créneau comme un seul homme. Et qui c'est qui est emmerdé? Ben oui, les
Autorités.
Le Procureur, en premier, qu'est-ce qu'il doit faire lui? Il n'en sait rien. Alors il passe
un coup de bigo à la Chancellerie, qu'est-ce que vous voulez, dans ce genre de
pétrin vous savez comment ça commence mais pour connaître la fin faut se lever tôt!
C'est pas le tout, parcequ'au Ministère, bien emmerdés, ils sont. C'est que la nouvelle
Garde des Sceaux, dans le genre bâton merdeux elle ferait office de mètre étalon.
Alors, en attendant de pouvoir lui en parler, on dit au malheureux proc de se démerder,
de temporiser, de dédramatiser, de relativiser, bref de faire en sorte qu'on n'aille pas à
la grosse affaire foireuse.
Alors, comme dans le Parquet on n'est pas obligé d'avoir du génie, qu'est-ce qu'il fait,
le bon magistrat? Il sort une grosse connerie, évidemment.
-" Ah, ben à ce stade de l'enquête, rien ne permet d'affirmer qu'il s'agit d'un acte anti-
sémite. Moi, je n'irai pas plus loin que les coups et blessures, et encore, faut voir...
-" Mais chef, ils ont crié la putain de saloperie du juif de sa race maudite, tout le
wagon a entendu!"
-" Qu'en savez vous Ducon, vous y étiez? Non? Alors comment vous savez qu'ils ont
dit juif, hein? Pif, ils ont dit, ou rosbif, ou subjonctif- non ça c'est peu probable- ou
suif, tiens, voilà! On va te renter dans le suif, qu'il lui ont gueulé! Alors voyez, Ducon,
rien de bien grave, pas vrai?"
-"Oui mais chef, y a le Grand Rabbin au téléphone et pas content du tout, dites donc.
Il vous fait dire que si vous ne vous bougez pas le cul il va vous foutre un patacaisse
à vous faire muter sur le champ à Mayotte..."
-"Et merde alors. Ducon, vous vous débrouillez comme vous voulez mais vous me
faites avoir Taubira. Question de vie ou de mort, vous leur dites. En mettant les chose
au mieux il se contenteront peut être de me coller à Cayenne."
Alors, dans le courant de l'après-midi, il a fini par l'avoir en direct, sa Ministre.
Furax, en plus, la mère Tapedur, vu qu'entre-tant, la Licra, alertée par le Grand-Rabbin,
n'avait pas manqué de venir au renaud.
Sans compter la plainte déposée contre l'adolescent par un des deux "jeunes" pour
brutalités sur sa personne. D'ici qu'il commence à invoquer le racisme y a pas loin.
Et là, alors, on se retrouverait vraiment dans la panade. Un conflit entre racisme et
antisémitisme c'est ce qu'on peut rêver de plus pire à gérer.
J'ouvre une nouvelle parenthèse pour vous faire connaître qu'un incident technique à
la con comme seule l'informatique apparaît à même d'en produire, vient de détruire la
suite que je venais de me casser le trognon à rédiger ainsi que toutes les corrections
que je m'étais échiné à goupiller .
N'ayant ni le temps ni le courage de tout recommencer et profondément dégoûté par
ce pénible coup du sort, je vous résume la fin.
Je disais donc qu'il a fini par avoir Taubira au bout du fil, le proc.
Décision, reconnaître le caractère anti-sémite et refiler le bébé à un juge d'instruction
histoire d'essayer d'enterrer l'affaire. En espérant que les institutions constituées des
religions laïques autant que confessionnelles en présence les laissent agir ainsi.
Je disais enfin que les deux petits beurs ayant été appréhendés par les flics dans le
centre de recrutement de l'armée, peut être conviendrait-il de faire montre de la
plus grande circonspection dans les enrôlements de ce genre. Pas qu'on se retouve
un jour à déclarer la guerre à Israël, quoi.
Surtout qu'on la perdrait.
Bonne soirée.
Et merde pour l'informatique, les ordinateurs, les fabricants de logiciels et, bien sûr,
pour qui ne me lira pas.