Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Bon, je préfère vous le dire tout de suite, nous ne parlerons pas otages. Voilà!
Nous ne parlerons pas non plus des deux journalistes bousillés au Nord-Mali, les
media en traitent suffisament sans rien en savoir. Disons seulement que, par bon-
heur nous avons avec nous Le 334eme Saint. de Tombouctou. A défaut d'une
protection efficace, il offrira peut être à ces deux malheureux un petit strapontin au
Paradis d'Allah.
Si nous parlions plutôt Europe, qu'en dites vous? Une fois n'est pas coutume, ça
ne mange pas de pain... enfin un peu quand même mais là ne réside pas le propos.
Surtout que, croyez moi ou pas, c'est bel et bien du côté de l'Europe que pourrait
venir une petite lueur d'espoir.
Sans doute vous dites vous en votre for intérieur : "ça y est, ça devait arriver un jour
ou l'autre, la sénilité vient de le rattraper, le pauvre!"
Eh bien peut être, en effet, je me sens mal placé pour soutenir le contraire mais
laissez moi au moins une chance de me justifier, nom de dieu! Quand j'envoie du
paradoxe de ce calibre, c'est que j'ai mes raisons, tout de même, flûte!
Adoncques, pas plus tard qu'hier matin, j'écoutais la Radio Judaïque...
Et alors! C'est mon droit, non? On écoute ce qu'on veut, après tout! Les ondes
hertziennes, même si leur nom pourrait laisser croire le contraire, n'exigent en
aucune façon que nous soyons baptisés au sécateur pour nous rentrer dans le
transistor.
Et puis, je vais vous dire, mieux vaut encore se brancher sur Radio-Kippa
qu'écouter le préchi-précha gauchiard du Service Public, les divagations bien-
pensantes d'Europe 1 ou les débilités populacières de RMC. Au moins, les
radioteurs israélites font ils leur boulot consciencieusement, sans état d'âme et
loin de toute arrière pensée de bourrage de crâne. D'ailleurs l'auditoire s'en
offusquerait avec toute la véhémence d'un Peuple Elu qui ne s'en laisse conter
que par l'Eternel et encore pas à tous les coups.
Pour en revenir, je les entendais, les raccourcis du paf, s'inquiéter avec le plus
grand sérieux d'un phénomène qu'ils qualifiaient de "montée des extrêmes-
droites européennes". L'idée étant que partout sur le vieux continent, de la
Norvège à la Hongrie et de la Flandre Belge à la Grèce, en passant bien
entendu par une France qui les déçoit beaucoup sur ce coup-là, les partis poli-
tiques de type facho-réac reprennent un sacré poil de la bête.
Par suite, leur grosse crainte la voilà : aux élections européennes de l'an prochain,
en mettant les choses au mieux les partis en question obtiennent une minorité de
blocage et, en les mettant au pire, la majorité!
Ouh, la, la, merde alors, vous mordez la catastrophe sans nom, dites donc!
J'ai un peu de mal à comprendre leur frousse, malgré toute ma bonne volonté,
sachant qu'Hitler, Goebbels, Himmler, Göring et compagnie ont cessé depuis belle
lurette de s'intéresser à la politique.
Aujourd'hui les partis les plus à droite tendraient surtout à vouloir faire barrage à
l'invasion islamique - dont, soit dit en passant, nos amis sans prépuce ne sauraient
rien attendre de bon - tandis qu'ils se préoccupent comme d'une guigne de réactiver
les fours crématoires.
En attendant, le chroniqueur de service-rabbinique observait que, dans un
suffrage proportionnel intégral à un seul tour, les potes internationaux de Marine,
qui représentent entre vingt et trente pour cent des électorats européens, pourraient
bien emporter le morceau et ainsi foutre en l'air toute la belle construction pleine de
directives et autres joyeux règlements pondus depuis quarante ans par la grosse
Commission du camarade Barroso.
Bon Yaveh mais c'est bien sûr!
Un Parlement Européen avec une majorité de cette nature, voilà qui pourrait changer
radicalement la donne. En tout cas, sur Radio Chalom ils semblaient le redouter.
Alors, si ces gens-là s'inquiètent, nous ferions peut être bien d'y croire un peu, nous
autres. Et d'espérer! Le jeu en vaut la chandelle, non? Et nous n'avons plus rien à
perdre! Faudra se mobiliser grave au mois de Mai prochain c'est peut être là que ça
va se jouer.
A moins que l'effondrement ne se produise encore plus vite...
Oui parce que la révolte gronde chez les Bretons à bonnets rouge d' Armor-Lux.
Même que cette belle entreprise textile bien de chez eux a plus gagné de la
colère anti écotaxe que des campagnes photographiques du sémillant ministre
du rabaissement collectif...ah? C'est pas ça?
L'affaire apparaît grave. Non seulement ces têtes de pioche d'Armoricains maintien-
nent leur mouvement insurrectionnel en dépit de la spectaculaire reculade du Premier
Sinistre mais encore demandent-ils maintenant la peau d'un Président pourtant élu par
leurs soins à une écrasante majorité.
"Hollande dégage!" a t-on pu voir sur des banderoles de vingt-cinq mètres de long,
à Quimper, hier après-midi ... on serait pas en automne et à ces latitudes, on
pourrait parler de printemps arabe, tiens, on s'y croirait presque.
Ils ont même remis au goût du jour la bataille de fleurs, les mecs, comme sur la
Promenade des Anglais mais avec des pots de chrysanthèmes balancés dans la
gueule des CRS défenseurs de la Préfecture.
Rien à faire, c'est le désamour. Terre socialiste de tradition, la Bretagne prend
soudain conscience du pétrin dans lequel elle se trouve. Fabriquer de la merde,
aujourd'hui, tout le monde en est capable et pour beaucoup moins cher que les mecs
aux chapeaux ronds. Alors, un grand ramponneau de mondialisation suivi d'un bon
coup de crise... un zeste de changement-c'est-maintenant et tout s'écroule!
Adieu veaux, vaches, cochons, couvées, sardines, crêpes au sarrasin, pâtés en boîte,
algues vertes et choux fleurs aux nitrates! Les symboles d'une prospérité en train de
s'effondrer partent en quenouille en même temps que les ex-travailleurs commencent
à retirer en masse leurs dossiers de Pôle Emploi.
Soyons juste, c'est ballot pour Hollandouille parce qu'après tout les Socialos n'ont
fait que précipiter le mouvement. Les Bretons subissent les conséquences de leur
inadaptation au monde d'aujourd'hui, mondialisé et implacable. Je dirai aussi, peut
être, de leur aveuglement - pour rester sympa - car lorsqu'on est dans leur situation,
appeler les Socialistes à la rescousse c'est comme boire un grand verre d'eau au
moment même où l'on se noie, n'est-ce pas?
Mais de toute façon ces gens là se seraient cassé la gueule. Tôt ou tard.
Et puis, ne nous enfonçons pas encore plus profond le doigt dans l'oeil, par pitié!
La Bretagne joue un rôle d'avant-garde dans cette affaire de dégringolade, le reste
du Pays suivra. Forcément.
Comment voulez vous affronter la concurrence avec tous les boulets qui nous plombent
les panards? Le Modèle Social Français que le monde entier nous envie, on en voit le
résultat chez les copains du Morbihan et du Finistère mais bientôt le reste suivra.
On s'y prendrait comment pour l'éviter?
Si encore nous étions comme les Allemands, à fabriquer des choses que personne
d'autre ne sait faire et qui donnent vachement envie, en plus.
Hélas! Hélas! Hélas! Comme disait Charlot-Gros-Pif (pardon Nettoue), nous on
essaie de vendre nos mixers et nos marinières à rayure, putain!
On est foutus d'avance!
Sans compter qu'à partir d'un certain degré, l'effondrement deviendra cumulatif.
A force de foutre les gens au chômage il faudra emprunter de plus en plus pour les
indemniser. Pour peu que les marchés financiers commencent à s'inquiéter et que
les taux d'intérêt remontent en flèche, on se retouve illico dans la situation de la
Grèce.
Avec Hollandréou obligé de s'enfuir la queue entre les jambes...parcequ' une fois
arrivés à ce point, c'est tout le pays qui ressemblera à Quimper en révolution.
En pire! Quand la peur prendra le dessus, même les CRS iront casser les
préfectures.
Bon, je noircis un peu mais pas tellement, vous savez, il suffirait de pas grand chose.
Les Bretons commencent à le ressentir confusément, alors c'est pas bien dur à
comprendre, pas vrai?
Finalement, je ne vois même pas pourquoi on s'étonne. On ne récolte jamais que
ce qu'on a semé, toutes les grand-mères de chez nous le savaient bien, elles...
Bon Dimanche tant que ça dure.
Et merde pour qui ne me lira pas.