Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Qu'est ce qu'elle pouvait bien vouloir espionner, la NSA, en piratant le portable de
Culbuto? Pour moi ces mecs ont décidé de s'offrir une petite récréation, de se payer
une belle tranche de rigolade. Je ne vois pas d'autre explication. Diable, les gens
les mieux renseignés du monde, normalement ils ne sauraient ignorer à qui ils ont
affaire, tout de même; un branquignol de ce calibre ça ne s'écoute pas sérieusement.
Juste pour le fun, peut être pour dérider un peu Barack-Hussein, le pauvre avec tous
les ennuis qu'on lui fait, vous pensez!
Mais, bon, j'admets bien volontiers que cela ne se conçoive pas entre vieux amis de
plus de deux cents-ans. Même pour rire. Sans compter que depuis l'attaque manquée
contre la Syrie (voir Expédition punitive.) il l'a mauvaise, notre petit Président de la
République bien comique.
Passer pour un con, soit, il a l'habitude mais là ça ressemblait trop au coup de pied
négligemment balancé dans le cul du toutou qui vous lèche les pompes. Et main-
tenant, qu'est-ce qu'il apprend, Pépère? Qu'il l'espionne, Obama, parfaitement!
Elle est où, la logique?
En même temps, cela pourrait passer pour flatteur, cette affaire. On ne s'intéresse,
par définition, qu'aux personnes dignes d'intérêt. La preuve, Angela. Qu'ils l'écoutent
attentivement, la gravosse, ça paraît absolument légitime, obligatoire même. Là,
c'est du lourd - sans blaguer le moins du monde- s'en désintéresser relèverait de la
faute professionnelle pour les barbouzes du monde entier, à commencer par les
Amerloques.
Alors, d'ici qu'ils le surveillent juste par politesse, Mimolette, pour ne pas le vexer...
Je saisirais mieux s'ils s'en prenaient à Moscou-Vessie, les sbires de la Maison
Blanche. Pour bien tout savoir sur la France et sa nature profonde, il faut sonder Bercy.
C'est là que ça se passe.
Car il importe de comprendre que tous ces impôts, toutes ces taxes, tous ces prélè-
vements confiscatoires qui apparaissent chaque jour et disparaissent parfois tout
aussitôt, surtout depuis l'arrivée au pouvoir de nos chers Socialos, constituent le fruit
des masturbations cérébrales de fonctionnaires affectés aux Ministères de l'Economie,
des Finances et du Budget.
Ces jeunes-gens, pour la plupart issus de la Botte (de l'ENA) sans nécessairement
puer des pieds, passent le plus clair de leur journée à imaginer tous les moyens pos-
sibles de renflouer les caisses percées de l'Etat.
A priori, sans prétendre connaître à fond les arcanes de ce grand temple de la Répupu,
je crois savoir que très peu d'entre ces dévoués commis bossent sur les économies.
Le gros du boulot consiste en la recherche-développement en matière d'impôt, le seul
truc qui marche au poil : les recettes, la pompe aspirante quoi.
Bien sûr, dans le temps leurs prédécesseurs inventaient carrément de petites
merveilles d'ingéniosité, telle la TVA une des rares créations françaises que nous
soyons parvenus à exporter au cours du dernier demi-siècle. Bien sûr, nous n'en som-
mes plus là. Aujourd'hui, il s'agit surtout d'augmenter des pourcentages tout en évaluant
les montants supplémentaires ratiboisables en conséquence.
Grâce à ces travaux un peu rébarbatifs, il faut bien l'avouer, MM. les Ministres du
chiffre trouvent, chaque matin sur leurs bureaux, de jolies petites notes détaillant les
produits prévisionnels comparés de la hausse du taux des prélèvements sur les
ventes de boissons gazeuses et de l'augmentation de la CSG sur les plus-values de
cession des actifs ultramarins.
Pour ne citer que des exemples, bien entendu..
Sur ces bases, Mosco le Trotsko et le petit Cazeneuve, successeur de Cahuzac & Co ,
opèrent un premier tri afin de ne transmettre aux grands décideurs de Matignon que
les meilleurs trouvailles de nos petits fiscotons de Bercy.
Une fois le tout bien arbitré et bien encaustiqué, ça part à l'Elysée pour imprimatur.
Cependant, à force de s'embourber dans des tas d'additions, de soustractions, de
miltiplications, de règles de trois et de comptes d'apothicaire, ces braves décideurs
finissent par perdre de vue l'aspect politique des choses. Ils laissent ainsi sortir des
projets mal foutus dont ils oublient d'évaluer les conséquences potentielles en termes
d'exaspération de leurs électeurs.
Voilà comment on décide de ponctions rétroactives sur le petit épargant fauché,
d'écotaxes propres à étrangler définitivement les Bretons déjà aux abois, d'aug-
menter les cotisations des Artisans qui crèvent, de charges supplémentaires pour
les mutuelles en voie d'extinction, de racketter à 75% les gros salaires pour couler
les clubs de foot et de relever de trois points supplémentaires la TVA sur le bâtiment
qui va effroyablement mal. Entre autres.
L'électeur socialo de base s'en prend donc plein la musette, ce qui est bien fait pour
sa gueule mais ne manquera pas de le pousser à une réflexion critique au moment
de glisser le bulletin dans l'urne. J'en connais même qui s'apprêteraient à voter F.N.
mais ne le dites à personne, ça pourrait se répéter.
Par suite, la valse hésitation tend à devenir le pas emblématique d'un socialisme
de bal-musette élevé au rang de french touch au même titre que les sacs Vuitton
et les Clio totalement optionnées. Vous avez des députés qui votent un truc et qui
le lendemain suggèrent de revenir dessus pour cause d'hémorragies électorales
en perspective, comme sur le coup des Plans d'Epargne.
Et Matignon qui suit comme un seul homme!
Bon, d'accord, la Représentation Nationale a voté mais ça vaut pas. On efface tout
et on recommence, le changement c'est maintenant !
Un pas en avant, un pas de côté, un pas en arrière. Un-deux-trois, un-deux-trois...
C'est là qu'on regrette encore plus André Verchuren, il nous aurait tenu le Perchoir
bien mieux que Bartolone!
Les mecs qui nous espionnent, à force de n'y rien comprendre ils doivent se
demander si on n'aurait pas codé la démocratie parlementaire, pour tromper
l'adversaire. Pas possible qu'il arrivent à nous imaginer aussi cons. Il paraîtrait
même qu'en observant le déroulement des primaires municipales socialos de
Marseille, les sbires de la NSA auraient failli croire à une diversion visant à couvrir
l' attaque surprise de Flanby 1er. contre la Syrie; tellement ça leur a paru mystérieux
et suspect!
Je ne sais pas vous, mais moi j'ai passé une soirée formidable, Dimanche dernier.
Le Show Ghali-Mennucci, ça dépassait de cent coudées tous les spectacles dits
"humoristiques" qu'on nous refile de temps à autre pour tenter de dérider le gogo.
Une sorte de moment de grâce au cours duquel les deux comiques atteignirent les
sommets de leur art. Les deux!
Samia Ghali qui s'employait à faire huer le Président et son Premier Ministre par
une chorale de "Jeunes" des Quartiers-Nords, un pur régal!
La même Samia, tirant une gueule de cinq pieds de long aux côtés d'un Menucci
hilare, triomphant mais emmerdé quand même par l'attitude ouvertement hostile de
sa concurrente malheureuse, un bonheur!
Et les drôlatiques tentatives de Menucci pour essayer d'obtenir un minimum de
sourire de la Dame, pour la photo : du Fernandel de la meilleure époque!
Deux heures de saine et franche rigolade. Quand, par dessus le marché, on ne s'y
attend pas, ça ressemble beaucoup à un cadeau du Ciel, surtout par les temps si
moroses qui courent.
Sans compter le physique des duettistes. Entre la hiératique pasionaria guérinienne,
murée dans un silence agressif admirablement rehaussé par sa beauté tragique et
le gros Marseillais chaleureux, avec son air un peu niais, sa volubilité de pétanqueur
servie par un accent à dégoûter Gaudin, le contraste à lui seul magnifiait le spectacle.
Sincèrement, je crois que je n'avais pas rigolé comme ça depuis le soir du 21 Avril
2002.
Je subodore, en plus, qu'avec des pointures de ce calibre nous voilà partis pour des
mois de plaisir sans mélange.
Déjà, l'accueil réservé au gros Mennucci, Mardi dernier, par une Assemblée Nationale
totalement acquise à la comédie marseillaise. "Sa-mia, Sa-mia, Sa-mia", ça scandait
sur les bancs de la Droite... peut être même l'enthousiasme débordait-il quelque peu
sur les travées voisines. Un vrai triomphe. Un grand moment démocratique.
Inoubliable!
Cependant la dernière réunion plénière de la Communauté Urbaine Phocéenne, pas
plus tard que ce Vendredi, nous réservait une surprise encore plus savoureuse.
Une scène d'anthologie : Mennucci, auréolé de son investiture de futur Maire pas tout
à fait sûr quand même, demande à ses collègues UMP de l'applaudir un peu, quoi,
par gentillesse méridionale, simplement.
Et le sieur Bruno Gilles, Sénateur Maire des beaux quartiers, qui lui répond : " fais
gaffe qu'en guise d'ovation on se mette pas à gueuler Sa-mia, Sa-mia, comme à
Paris".
Alors, le Mennucci croit trouver la réplique : " Huong, puteung! Ca serait bien la
première fois que tu serais sympa avec une Arabe!"
Oh, nom de Dieu, la mauvaise inspiration, dites donc!
Le tollé! Comme si le plafond du grand hémicycle lui dégringolait sur la tronche, au
pauvre gros! Déferlement d'indignation! Propos racistes, inacceptables. Toute la
Droite, Gaudin en tête, quitte la scéance, drapée dans sa dignité outragée.
Samia Ghali elle même - à ce genre de réunion tout le beau monde assiste- sort de
la salle en silence mais non sans réprimer avec les pires difficultés un petit sourire
amusé...tout vient à point à qui sait attendre, même le sourire de Samia...
Bon Dimanche, et conservez vous bien, comme disait Fernandel.
Et merde pour qui ne me lira pas.