Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Jusqu'à présent je n'y captais pas grand chose. Désormais, je n'y comprends plus
rien du tout.
Avant-hier, par l'action conjuguée, déterminée, héroïque et solidaire des gouvernements
européens, l'Euro apparaissait sauvé et l'avenir, sinon radieux, au moins, éclairci.
Aujourd'hui, rebelote, l'Euro part en quenouille, Sarkozy et Merkel s'engueulent comme
des marchands de brousse, les grecs sont considérés comme perdus, l'Espagne, le
Portugal et bientôt la France semblent condamnés à passer à la casserole dans le court
terme.
Remarquez, personne de raisonnable n'allait jusqu'à imaginer que les choses pouvaient s'arranger durablement, nul ne sachant comment arrêter la machine à creuser
les déficits publics. Toutefois on pensait pouvoir compter sur un peu de répit, une pause,
un petit délai, quoi, histoire de respirer.
Que dalle. Ca repart tout de suite.
Pour vous dire l'exceptionnelle gravité du moment, vous commencez à voir des ministres
de la République Française Une et Impécunieuse, qui viennent vers les media se déclarer prêts à accepter une baisse de leurs émoluments. Non mais vous vous
rendez compte! Du jamais vu de mémoire d'électeur franchouille. Dans l'autre sens, oui,
là ils acceptent toujours. Mais moins de sous à la fin du mois, sacré nom d'un chien, nous
voilà dans l'inédit, l'inconnu, l'invraisemblable, l'impensable. Il faut vraiment une situation catastrophique pour en arriver à pareilles extrémités.
Pour l'instant, sur ce point particulier, le Président-du-Pouvoir-d'Achat reste muet.
Encore heureux.
Le jour où il lâchera sur sa liste civile, je vous garantis qu'on ne sera plus dans le grave.
On arrivera carrément dans le désespéré.
Donc, je n'y comprends plus rien. Vous me direz que, dans ces conditions, le mieux que
j'aie à faire consisterait à fermer ma gueule. J'avoue y avoir songé, d'autant que quand
on ignore de quoi on parle on a des chances sérieuses de passer pour un con.
Mais passer pour un con ne me fait plus peur du tout, j'ai l'habitude. De plus, je vois bien
à la lecture des gazettes et à l'audition des média audio autant que visuels, que les
chroniqueurs, analystes et commentateurs les plus réputés semblent bien n'en guère
capter plus que votre serviteur.
Un exemple, tiens, l'Euro qui s'en va en sucette. Tellement qu'au rythme où ç'est parti, la
semaine prochaine on est sous le dollar et à la fin du mois sous le rouble.
Apparemment personne ne le voyait vraiment venir. Sans compter qu'il n'y a pas si
longtemps on se désespérait de le voir si fringant, l'Euro ( voir 3$ for 2€ ).
Pour dire qu'on est jamais content, quoi. Quand la monnaie européenne écrase la
devise amerloque, ça nous fout en l'air l'économie et quand elle s'effondre comme une
Twin-Tower, ben c'est pareil, même encore pire si j'en crois les angoisses qui sourdent
des milieux autorisés.
Bon, il faut préciser aussi que lorsqu'on ne maîtrise plus rien, on a matière à s'inquiéter
sévère. On aurait bien voulu le faire un peu descendre, l'Euro, mais exprès. Pas
comme ça. Là nous avons l'impression que la corde nous file de plus en plus vite
entre les pattes avec le copain de cordée au bout qui gueule comme un sourd.
Les alpinistes voient ce que je veux dire, les autres aussi sans doute.
Parcequ'il ne faut pas s'y tromper. Le problème c'est la dette des états européens.
Tellement vertigineuse qu'elle fout les jetons à tout le monde, gouvernants et
banquiers en tête. Mais le pire ne réside pas tant dans la dette elle même que dans
le fait qu'elle va continuer à grossir indéfiniment sans que personne y puisse rien.
La France constitue l'exemple type. Avec des charges financières en constante
augmentation, le Premier Ministre peut raconter ce qu'il veut, il va falloir emprunter
de plus en plus pour assurer le courant.
Pour en sortir il conviendrait d'en finir avec les grands principes socialistes qui nous ont conduit à la faillite. Cesser complètement d'embaucher des fonctionnaire, revoir en
profondeur la distribution des prestations sociales, arrêter totalement l'immigration
de peuplement, fermer le robinet des subventions et augmenter de manière drastique
les impôts qui rapportent, à commencer par la TVA.
Vu que le politicien qui aurait les couilles de réaliser un programme de cette nature
n'est pas près d'être élu, à supposer qu'il existât, le pays apparaît irrémédiablement
condamné à la banqueroute.
Mais je vous rassure tout de suite. Lorsque l'Europe, effondrée sous le poids
de son incurie financière,se verra dépassée en niveau de vie par les Chinetoques et
les Indiens, copieusement enrichis par la mondialisation, ces braves gens délocaliseront
chez nous pour profiter d'une main d'oeuvre à bas prix.
Nous boufferons du riz, voilà tout.
A plus et merde pour qui ne me lira pas.