Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Alors, comme je me trouvais bloqué avec un écran réduit ratatiné dans un coin et sans possibilité d'en sortir, l'idée me vint de procéder au nettoyage proposé par l'ami Windows afin de booster les performances de mon ordinateur. Le résultat fut à la hauteur de mes attentes, l'écran a repris sa taille normale et je puis à nouveau publier mes petites billevesées sur le Web, sauf que...
Sauf que par la même occase les nettoyeurs de choc me signalent la suppression d'autorité d'un certain nombre de programmes réputés malsains dont, notamment, l'anti-virus auquel je m'étais abonné moyennant finances. Je me retrouve donc grosjean comme devant sans trop savoir si c'est du lard ou du cochon. J'ai la même impression que le mec en pleine action qui doute, in petto, de l'étanchéité de sa capote. Ca perturbe un peu le rythme! Et quand, en même temps, je vois ces saloperies de pub qui clignotent à tout va sur le fond noir d'Onefoutus, je sens monter la grosse colère impuissante, celle qui pourrait aller jusqu'à foutre ce putain d'ordi par la fenêtre...Ca finira mal, nous deux, ça devient de plus en plus évident!
Pourtant la journée commençait bien : un coup de fil de mon pote Hank Hulley, vous pensez! Surtout qu'il en coltinait à la pelle, des trucs à me raconter, le mâchouilleur de chewing-gum. D'abord, ses aventures personnelles, forcément. Vous vous souvenez, n'est-ce pas, il vit dans le Missouri, Hank, pas très loin de Ferguson si vous voyez, à quelques encablures de ce petit bled qui défraie la chronique depuis le décès d'un jeune noir, abattu par des policiers tout blancs. Le premier jouant le rôle de l'innocente victime et les seconds celui des infâmes assassins facho-racistes, selon nos chers media, bien sûr, Hank faisant valoir un point de vue quelque peu différent. D'après ce dernier, en effet, depuis surtout la prise de pouvoir par Obama, le voyou du Missouri a pris du poil de la bête, il se sent conforté, le mec, et quand un flic lui tombe sous la patte, il n'hésite jamais à lui faire la peau. L'"assassin" du gentil petit black de Ferguson disposait donc d'une micro-seconde pour tirer le premier, ce qui ne laisse pas le temps de vérifier scrupuleusement si l'agresseur porte ou non une arme à feu. Surtout en pleine nuit. Mais, naturellement, dans les salles de rédaction des journaux bien-pensants on préfèrera toujours un flic mort, même si le cas contraire offre de bien meilleures occases de pisser de la copie indignée.
-"Tu penses, ils s'en donnent à coeur joie, les colorés, précise l'Amerloque, tous les soirs que Dieu fait ça descend en ville, ça gueule, ça fout le bordel partout, ça casse les boutiques, ça pille, ça incendie, ça canarde la flicaille, ça tire sur tout ce qui ressemble à du blanc. Et comme leur pote Président des Etats-Unis ordonne à la Police de se la mettre en veilleuse, surtout pas faire bobo aux émeutiers, ils y vont franco, les blackos, où y a de la gêne y a pas de plaisir! Surtout qu'il se trouve bien emmouscaillé, le Bamboula de la Maison Blanche, y a les Midterms qui arrivent en Novembre...déjà qu'il s'attend à une raclée, sans le vote des Noirs il peut faire une croix sur le Sénat...on n'en a pas fini avec les emmerdes, c'est moi qui te le dis!"
C'est marrant, moi je trouve, comme dans des circonstances comparables, les mêmes causes peuvent produire des effets sensiblement identiques. Nous, ici, nous avons La Taube avec sa tendresse particulière pour les malfaiteurs, là bas, de l'autre côté de l'Atlantique, le camarade Barack-Hussein, bien qu'il affiche, certes, plus de classe et de retenue, question de clientèle, joue grosso-modo la même partition. Résultat, dès qu'on chatouille un peu la racaille ça donne des émeutes et des flics qui se font massacrer sans pouvoir riposter. Y a des ressemblances, pas vrai? Du cousinage, presque, je dirais...
Pourtant, Hank Hulley, les histoires de Ferguson ça ne le chiffonne pas autant que ce qui se passe du côté de l'Irak. Il n'en revient pas d'entendre Obama se proposer de bombarder les ennemis de Bachar el-Assad alors que six mois plus tôt il tentait de faire la peau à ce dernier. Là il a du mal à comprendre, le Missourien : comment on peut virer à cent quatre vingt degrés dans des délais aussi brefs, ça le dépasse: "Alors, sans l'intervention de Vladimir Putin il allait filer le coup de main décisif à nos pires ennemis...avec l'assistance symbolique de votre gros tout mou à scooter...bullshit mais ça dépasse tout, des conneries pareilles, il part en couilles les pieds en avant, le mec, on dirait Carter en bronzé, merde Peanuts's back! paraîtrait même qu'il aurait foiré, lui aussi, une opération de commando pour aller chercher nos otages, cet ahuri, comme l'autre connard aux cacahuettes, tiens, pareil! Putain, on le savait qu'il s'en trimballait une couche, le beau brun, mais à ce point, je reconnais, j'imaginais même pas! Tiens, pour ainsi dire, question intellect il naviguerait presque au niveau du vôtre, le bouffi de ces dames, sauf que celui-ci, tu comprends, pour ce qu'on en a à foutre, vu l'importance de votre petite province..."
Prends toi ça dans la geule!
-"Et à côté de ça, poursuit le gastronome de Mac Do, voilà t-y pas qu'il s'en va emmerder les Russes dans des histoires d'Ukraine dont nous n'avons que foutre! Enfin, l'Ukraine merde, chacun sait bien que ça se trouve en Russie, tout de même, y a qu'à demander à Brejnev! M'enfin! Un peu comme si Putin s'amusait à soutenir l'indépendance du Colorado, tu réalises? Pourtant, s'il existe un bonhomme avec qui faut surtout pas se facher c'est bien Vladimir, putain, lui au moins il évite à notre rigolo mitigé Keynian-cochon-d'inde, de s'embarquer dans des aventures à la con à bombarder nos alliés, merde, voir ci-dessus! Non, je te dis, que des conneries il bricole, ce connard...puis vous, les Européens, vous l'aidez bien. Faut dire aussi l'adoration...l'amour ça rend bigleux, pas vrai? Bref, encore deux ans à se farcir ce bloody-bastard son Obamacare, sa fausse monnaie et tout ce qui s'ensuit et puis on change. Pourvu qu'on se morfle pas un fucking-latinos le prochain coup! Faudrait faire une pause, nom de dieu, sans quoi, nous aussi on est foutus! La case de l'Oncle Sam, tiens! Parti comme tu nous vois, encore quelques foirades électorales dans le même registre et on devient aussi cons que vous, on pourra faire des concours!"
Reprends toi ça en pleine poire!
A ce moment précis, comme on a tout de même sa fierté, j'ai cru bon de couper court, sans quoi l'animal allait finir par me cracher à la gueule, ce qui, par téléphone, pourrait se révéler éminemment détestable. Toutefois, une fois le bigo raccroché, je me vois contraint et forcé de lui rendre justice sur bien des points. Notre monde d'aujourd'hui se noie dans un brouhaha indistinct, chacun joue sa petite partoche et change les notes quand ça lui chante. Le bordel, quoi. Sans chef, ce genre d'orchestre tourne rapidement à la pire des cacophonies. Et en la matière nous apparaîssons comme les grands maîtres, nous autres Franchouilles, suffit de voir le Ministre de l'Economie qui conchie ouvertement la politique économique du gouvernement auquel il est censé appartenir. Vous me direz, son collègue de l'Education lui emboîte le pas...oui mais là on reste dans la norme, voyez, l'Education Nationale, question cacophonie ça fait office de mètre-étalon, d'ailleurs Hamon je le verrais bien à Sévres, dans une jolie vitrine...
Cela dit, j'en resterai là, sachant qu'il y a des jours ou le blogueur manque un peu de jus; celui-ci en fait partie. Espérons la forme olympique pour la semaine prochaine : peut être parlerons nous du volcan Bunga-Bunga, tiens, voilà qui nous rappellerait de jolis souvenirs (voir L'éruption de l' Eyjafjallajtanküll.)
Bon Dimanche, mes amis.
Et merde pour qui ne me lira pas.