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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 14:35

Ordür, un copain islandais, m'a tout bien expliqué.

L'Islande n'est rien d'autre qu'un volcan émergé perché sur la dorsale médio-océanique.

Par conséquent, quoi de plus naturel que cette éruption soudaine de l'Eyjafjallajtanküll

si nuisible pourtant à notre cher trafic aérien?

Cependant, il m'a dit encore autre chose, ce vieil Ordür, il m'a confié, en premier lieu,

que ladite éruption pouvait très bien perdurer plusieurs années, voire décennies, avec,

bien sûr des hauts et des bas, mais sans fatigue, comme à la parade. L'Islande a le

temps. Le pire, a t-il ajouté, cet Ordür de malheur, le pire vient du fait incontestable que

lorsqu'un volcan se réveille, ses voisins peuvent fort bien se voir incités à en faire autant.

  

Or, personne en Islande n'ignore que le voisin immédiat de l'Eyjafjallajtanküll, le Kaka

- non, pardon, Kaka c'est le footballeur- je voulais dire le Katla, dispose d'une puissance

de feu dix fois supérieure à celle de l'Eyjafjallajtanküll. Au moins.

En d'autres termes, si ça venait à leur prendre, à ces putains de volcans, nous nous

retrouverions dans un pétrin auprès duquel la crise de l'Euro prendrait l'allure d'une

joyeuse faribole de carnaval flamand.

  

Rendez vous compte, un lâcher de cendres volcaniques dix fois plus important que 

l'éruption actuelle de l'Eyjafjallajtanküll et qui durerait dix ou vingt ans, vous mordez les conséquences?

Tiens, déja, plus d'avions. Terminé, tous les aéronefs, même les plus rudimentaires

incapables de voler sauf à bouffer des poussières bousillatrices de moteurs. Du coup,

un merdier sans nom, la catastrophe absolue, une sorte d'apocalypse. Les faillites en

cascade, la récession mondialisée, la misère partout, même aux U.S.A  et en corollaire

de la misère, bien sûr, la guerre. Oui, la guerre, avec son cortège d'horreurs en tous genre.

Sans compter qu'une guerre sans avions, ça change tout! Plus moyen de zigouiller les

ennemis à distance, ainsi que les amerloques en ont pris l'habitude. Là, faudra

redescendre au raz du sol, se colleter direct avec les crouïas haineux et survoltés au

haschich ou à la coca.

Bref revenir quasiment au moyen âge, quoi, baïonnette au canon et vas y que

je te crève au fond d'un trou d'obus. Comme en quatorze, pareil, mais avec même pas

d'appui aérien. Sauvage, atroce et implacable. Le cauchemar absolu, irrémédiable

et tout ça à cause d'un connard de volcan islandais. Vous vous rendez compte?

Mais attendez, ce n'est pas tout, il y a encore pire.

 

Si l'Ejyafjallajtanküll et surtout le Kaka, enfin, le Katla, zut, continuent à cracher en

abondance, les cendres répandues dans l'atmosphère vont finir par faire écran et

nous absorber le rayonnement solaire. Cela s'est déja vu naguère avec l'éruption du

Pine à Turbo appelé aussi, mais improprement, Pinatubo. Rafraîchissement général

de l'hémisphère nord. Un peu passé inaperçu, certes, mais scientifiquement confirmé.

Seulement là, avec les islandais, il ne s'agirait plus de la même échelle, ce serait du

très, très lourd. En gros un changement climatique super-brutal mais en sens inverse

de celui au titre duquel les écolos nous emmerdent depuis des années.

Un refroidissement drastique, quoi. Un nouveau petit âge glaciaire venu du froid par

les voies les plus rapides.

Catastrophe abominable!

Non seulement les avions qui ne volent plus nous privent  de leurs émissions massives

de gaz à effet de serre, mais encore, l'Eyjafjallajtanküll et son copain nous le bousillent complètement, l'effet de serre. Du coup, renversement total de tendance.

Allègre qui rigole comme une baleine. Hulot qui chiâle comme un  veau.

Con Bandit, obligé de redevenir simple communiste-révolutionnaire-pédophile.

Boulot qui perd son Borloo, enfin le contraire et qui se voit contraint de se rabattre sur

les Cotes de Provence vu que les vignes gèlent en Gironde et en Bourgogne.

Sans parler du pétrole qui ne vaut pratiquement plus rien, des bagnoles électriques

devenues inutiles et des éoliennes bonnes pour la poubelle.

Le pataquès complet, le cahos, le léviathan, la géhenne, la gabegie, l'indicible foutoir!

 

Voilà ce que recèle, en puissance, l'éruption de ce maudit Eyjafjallajtanküll, un cataclysme

sans comparaison qui pourrait bien entraîner l'extinction de l'humanité comme les

volcans du crétacé ont eu raison des dinosaures. Ca vous la coupe, pas vrai?

Bon évidemment la probabilité apparaît tout de même très faible. Dieu merci.

Je dirai même plus, ça n'arrivera pas.

 

Alors, direz vous, pourquoi ce con là nous gonfle t-il avec ces foutaises apocalyptiques

de volcans islandais massacreurs d'humanité à coucher dehors avec un billet de

logement, comme on disait avant-guerre?

 

Eh bien voilà. C'est juste pour vous faire toucher du doigt à quel point on peut

tranquillement raconter les plus grosses conneries et parvenir à laisser penser qu'elles

peuvent tenir debout.

Autrement dit, si vous voulez, l'idée consistait à vous expliquer par l'exemple en quoi

consiste le métier de journaliste.

 

Avec mes cordiales salutations et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

 

 

 

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Published by nouratin
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commentaires

kate 25/05/2010 23:03


Oh là là , vous m'avez bien fait peur Nouratin ... et en meme temps ,j'ai bien ri ,c'est tellement bien écrit votre article et vrai ,cette façon des journaleux de vouloir faire peur ...,oui mais ça
fait vendre ,surement !