Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
"Il devient nerveux, Bamboula, me sort l'ami Hank Hulley, maintenant il ordonne
aux députés d'aller voter son budget de merde et que ça saute, en plus! Gaffe,
il part en couilles, si ça continue encore un peu il envoie les Marines donner
l'assaut au Congrès. La démocratie ça va cinq minutes mais quand ça commence
à faire suer vaut mieux pas trop lui laisser la main, pas vrai?
Faut se méfier, avec ces mecs là ça monte vite en mayonnaise, t'as qu'à regarder
à Nosy Be..."
Il faut dire qu'en ce moment il n'est pas à la noce, le Président des Etats Unis, avec
ses soucis de shutdown. Cependant, comme dit Hank, peut être lui conviendrait il
d'arrêter de faire de la fausse monnaie. Depuis son intronisation triomphale, voilà
cinq ans déjà, c'est à peu près tout ce qu'il a fabriqué de tangible, Barack-Hussein,
des dollars en quantités astronomiques. Avec dix-sept mille milliards de dettes les
Amerloques un peu sensés commencent à la trouver saumâtre, ils se demandent
quand et comment la fuite en avant va s'arrêter.
Vu qu'il se faisait rare, depuis quelques temps, je lui ai passé un petit coup de bigo
à Mr Hulley, histoire de voir un peu comment ça se passe quand les fonctionnaires
ne fonctionnent plus. Réponse nette, franche et massive : "on s'en aperçoit même
pas, mec. Huit cent-mille connards qui n'en branlaient pas une, s'ils restent à la
maison c'est que du bénef! On peut tenir cinquante ans dans ces conditions, voire
plus si affinités, tout le reste c'est que de la propagande".
Mince alors, et moi qui les croyais dans un pétrin profond ces braves Yankees...
Qu'on peut même plus visiter la Statue de la Liberté, dites donc, rendez vous
compte! Et l'autre plouc du Missouri qui trouve ça très bien! Au fond, peut être
que la liberté il n'en a rien à secouer, allez savoir.
"Tu rigoles Anatole, me rétorque toutefois l'intéressé avec son accent à bouffer du
chewing-gum le nez dans le derrière de la voisine, nous autres on demande que
ça, la liberté mais votre statue à la con bricolée par un frog d'origine macaroni pour
faire joli chez les Bobos de New York, on s'en torche! Nous, ce qu'on veut c'est
juste que Morpion l'Africain il arrête de nous creuser le trou sans fond. Parcequ'un
gouffre pareil, un jour ou l'autre va falloir le combler. Et comme le pognon, au final,
il vient des Chinetoques, on préconise la méfiance, la prudence, la défiance et
même la réticence, tiens.
Sa rallonge budgétaire il va pouvoir se la carrer en guise de poire à lavement et sa
sécurité sociale de mes deux, encore plus profond si possible!"
Comme qui dirait que la frange conservatrice de la vieille Amérique garde toujours
un oeil suspicieux sur le pauvre Obama. Du coup il fait peine à voir, ce dernier. Il est
passé où, le jeune et sémillant président-nouveau arrivé en 2008 en même temps
que le Beaujolpif? Le beau métis qui faisait mouiller Saint-Germain des Prés et le
Marais pire que Prad Bitt et Clown Georgey réunis?
Les traits tirés, le teint plombé, la mine triste. Pas les joues blêmes, certes, mais le
regard désabusé et le cheveu grison. Un sacré coup de vieux, y a pas...l'exercice
du pouvoir et les échecs répétés ça peut vous user n'importe quel colosse!
Bon, nous autres franchouilles qui bénéficions, chance insensée, d'un président
normal, petit, miteux, mou et blanchâtre, nous évitons de genre de déchéance.
Le nôtre, d'accord il préside depuis moins longtemps mais en termes d'accumulation
de conneries il rattrape le retard à toutes blindes. Une remontée digne d'Usain Bolt
le jour où il s'était coincé un testicule dans les starting-blocks!
Mais Pépère, lui ça va. D'accord il prend de l'embonpoint, on ne peut pas dire le
contraire. Même que Valoche envisagerait sérieusement de lui faire poser un
anneau gastrique. Elle hésite un peu vu qu'elle lui a eu essayé le cockring, naguère,
mais avec un succès mitigé...enfin moi, ce que j'en dis c'est parce que je l'ai entendu,
n'est-ce pas, je n'ai pas pour habitude de colporter des ragots. Sans compter qu'en
plus on ne voit pas bien le rapport (enfin quand je dis le rapport...)
Sinon, à part ça tout baigne. Pas les sondages, évidemment, mais il ne faut pas
demander l'impossible, surtout au moment où les impôts dégrigolent en averses
tropicales sur les couillons qui se faisaient une autre idée du changement que c'est
maintenant. Ca a pas mal changé, en effet, surtout pour les adeptes des heures-
sup, les profs et les instits, par exemple...faire payer les riches ça les branchait
à bloc ces gens-là. Pourtant ils auraient mieux fait de l'écouter, Culbuto, il ne les a
pas pris en traître : la richesse c'est à partir de quatre-mille Euros par mois.
Le couple d'instituteurs, quoi.
Cependant, mis à part les quatre-vingts pour cent de mécontents et les vingt pour
cent qui n'osent pas l'avouer, la vie du Président se déroule plutôt calme et paisible.
Cette semaine, par exemple, fut dominée par deux actes forts.
Mercredi : recadrage! Propos bien sentis en Conseil des Ministres, comme quoi
las valeurs de la République...patin couffin...histoire de bien marquer devant les
media sa fermeté -proverbiale- face aux crépages de chignons Valls/Duflot.
Il l'a bien martelé et devant tout le monde, sans faiblir d'un poil : "c'est la dernière
fois!" Et méchant, en plus, un peu comme quand il voulait punir Bachar El Assad...
Bien sûr, on ne va pas empêcher les copains de jouer leurs rôles : Manuel le
gauchiard-facho qui rassure la Droite et Cécile la gauchiasse verte maquée
avec Cantat, le frangin du camé massacreur de nanas. Il en faut pour tous les
goûts pour faire une "Gauche Plurielle" comme on disait au temps de feu Jospin.
Mais de là à laisser supposer un gros déficit d'autorité chez Pépère, non, faut pas
laisser dire ça, y a que la vérité qui blesse, pas vrai?
Et Vendredi, voyage en Corse! Quand on vous le dit qu'il en a, ce mec, molles,
certes, si l'on en croit la Camarade Aubry mais bien réelles, bene et panentes,
comme le Pape, en moins gros toutefois... tout le monde ne peut pas être né au
pays des gauchos (je veux dire ceux de la Pampa). Chacun sait l'Argentin sévère-
ment burné, surtout les dames qui ont eu la chance de danser le tango à La Catedral.
En tout cas, il n'a pas hésité à se risquer en terre hostile, Flanby. Une fois le pied
dans les traces de son illustre prédécesseur, Napoléon je veux dire, pas Tino Rossi,
notre petit Président n'a plus arrêté de leur passer de la pommade, aux Corsicos.
Au lieu de la jouer comme ce con de Valls qui les avait traités de ramassis de
gangsters arriérés, il leur a dit tout le bien qu'il pensait d'eux et de leur beau pays.
Résultat, ils se sont montrés gentils avec lui, les insulaires, ils ne l'ont même pas
sifflé comme les premiers Auvergnats venus. Notez qu'ils sont civilisés depuis très
longtemps, les Corse, eux, ça explique.
Bien sûr, la petite visite reposait sur du solide, le soixante-dixième anniversaire de
la libération de l'Ile de Beauté. Il ne fallait surtout pas louper l'occase d'en remettre
une grosse couche sur les Musulmans qui sauvèrent si souvent la France.
Sur le coup, il s'agissait de bien expliquer l'action déterminante des Goumiers
Marocains dans la victoire sur la Peste Brune des prédécesseurs allemands de
Marine Le Pen, de son Papa et peut être même de Manolo le Catalan si l'on en
croit l'illustre Famille Cantat.
Ce fut particulièrement émouvant. Une chouette commémoration avec superbe
discours aquillinomorellien, vieux birbes décorés comme le rayon casseroles du
BHV, ramenés de Marrakech par l'Airbus République Française " Couille-Molle
One" (dépense somptuaire de Sarko, faut rappeler) et youlous-youlous endiablés
des arrière-arrière-petites filles de Goumiers. Que du bonheur!
Du coup, il s'en est retourné tout content de son petit séjour chez les Vendetteurs,
Hollandouille. Il a même trouvé le moyen de leur promettre une petite réflexion sur
l'inscription de la Corse dans la Constitution en tant que c'est la France, d'accord,
mais enfin pas tout à fait quand même. A Belfort, il a fallu appeler d'urgence le
SAMU pour intuber in extremis Chevènement qui écoutait sur son transistor.
Cela dit, tout va bien. Rentré à la maison, tranquille comme Baptiste, il nous prend
un peu de repos bien mérité, le Pépère. Comme ça il évite de se mouiller sur les
dossiers merdeux style naufrage à Lampedusa ou régularisation de Syriens qui
n'en ont rien à foutre puisqu'ils visent l'Angleterre.
Convenons-en, on ne sait trop par quel bout les aborder, ces questions-là. On peut
toujours s'embarquer, comme le Pape, dans les pleurnicheries bondieusardes.
Oui mais il s'en fout le Souverain Tonpife, c'est pas lui qui va se les fader, après,
les gentils immigrés un peu envahissants.
Je ne lui demande pas de les loger au Vatican, y a pas la place mais il pourrait les
envoyer en Argentine, tiens. En affrétant un gros bateau même pas à soupape (ce
qui constituerait un comble) on en transfère cinq-mille à chaque voyage, de quoi
régler le problème avec toute l'humanité exigible en pareil cas.
Moi, je verrais même une ligne régulière Tripoli-Mar del Plata, comme ça on leur
éviterait les soucis de la traversée risquée à ces pôv gens. Et comme l'Eglise
manque un peu de pognon, contrairement à l'idée répandue, on leur ferait payer le
voyage, aux émigrants, normal puisqu'ils s'économiseraient le prix du passeur.
Oui, seulement voilà, mon plan ne tient pas, c'est pas en Argentine qu'ils veulent
aller, les Africains mais en Europe. Déjà, les croisière transatlantiques ça leur rap-
pelle de mauvais souvenirs. Et puis aussi, l'Europe y a bon! Tu bosses ou tu n'en
fous pas une rame, tu bouffes quand même et copieux, en plus. C'est comme en
France, tiens, tu fabriques des chiares à la chaîne, t'as même plus besoin de
travailler...
Alors, il veut qu'on se les fade, le Pape. Même pas qu'on les laisse venir, ça ne
suffit pas, faut qu'on les invite, voilà, c'est ça qui ferait plaisir à Jésus et à François
d'Assise. Charité chrétienne oblige!
Il trouve ça bien, le Pape, de se laisser submerger par les Musulmans...
En revanche, les petits Catholiques des générations futures qui paieront l'addition
on dirait qu'il s'en fout complètement, le Jésuite empapé. Il a oublié, semble-t-il
que les chemins de l'enfer sont pavés de bonnes intentions.
Et puis, surtout, que charité bien ordonnée commence par soi même...
C'est con, pour un Chef de L'Eglise!
Dieu vous bénisse!
Et merde pour qui ne me lira pas.