Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Très chouette, y a pas à dire, la Mosquée de Poitiers. Un beau bâtiment de style
Mauresque-Bétonné. Pour le moment on ne peut pas encore totalement apprécier,
les couleurs manquent, provisoirement, mais on sent bien que ça sera très joli. Avec,
cerise sur le loukoum, un superbe minaret de vingt-deux mètres de haut. Très beau,
aussi, le minaret. Décidément ils ont du goût ces gens-là. Et puis, faut le dire, "un
des plus hauts minarets de France", je l'ai lu sur Trouvetamosquée.fr...Tiens, on ne
nous avait pas promis-juré "pas de minarets sur le territoire de la République" au
temps du referendum suisse? (Voir L'Helvétie pour des lanternes.) J'aurai mal
entendu...Sûrement...
Cela dit, le minaret c'est juste pour faire classe. Une mosquée sans minaret, n'est-
ce pas, c'est comme une paire de couilles sans bite, il manque un truc essentiel,
question d'équilibre esthétique...aussi. Mais, bien sûr, ils ne vont pas s'en servir du
minaret, pas question. Enfin, pas tout de suite, évidemment. Le Muezzin enregistré
qui, cinq fois par jour, beugle du haut de sa tour pointue " La illaha Allah Mohamed
rasoul Allah " ce sera pour plus tard, quand ils auront définitivement assis leur pouvoir.
En même temps vous ne vous figurez pas qu'ils vont investir le pognon des Emirs,
sans parler du nôtre, pour construire des trucs qui ne serviront jamais? M'enfin!
Faut pas prendre les enfants du Bon Allah pour des Kamal sauvages!
La Mosquée de Poitiers! Tout un symbole, forcément, une revanche même, on peut
dire. La revanche des Musulmans sur...nous!
Alors, attention les amis, à partir de maintenant j'évolue border line, en équilibre pré-
caire sur le fil du Gillette. Faut que je fasse gaffe à ne pas tomber sous des chefs
d'inculpation saugrenus du type de ceux qui vous arrivent via La Licra, SOS racisme
et autres CFCM. Pas que je percute de plein fouet la loi Gayssot (inverti-con), pas que
je me fasse débloguer par les copains d'O.B. dont on sait par expérience qu'ils ont la
main leste. Je vais tenter mais je commence à sentir entre les omoplates les sueurs
froides de l'angoisse. Ca va pas être de la tarte.
Bon. Ils n'étaient pas bien nombreux, ces jeunes-gens qui ont pris d'assaut le chantier
de la mosquée en question, aujourd'hui. Soixante? Soixante-dix? Allez savoir avec
ces merderies de media qui vous soutiennent qu'en France on compte trois millions
et demi de Musulmans. Mais en tout cas, on voyait bien sur les vidéos que le nombre
des manifestants se limitait à quelques dizaines. Rien d'étonnant, la dernière fois que
nous fûmes occupés les effectifs de résistants n'ont commencé à croître sérieusement
qu'après la libération. Que voulez vous, ce sont les constantes de la culture nationale,
on "laisse un peu mesurer les autres" comme disait César. Mais non, pas Jules, celui
de Pagnol, le papa de Marius, enfin, faut tout expliquer par dessus le marché!
Oui. Nous, nous faisons de la résistance bien planqués derrière nos ordinateurs. Je
ne nous jette pas la pierre, bien sûr, nous avons, pour la plupart, passé l'âge de jouer
les activistes. Certes. Cependant, je me mets à la place de nos amis "jeunes" des
quartiers de haute-insécurité. Ils doivent bien rigoler, ces petits, en mesurant l'ampleur
des forces adverses.
Ils doivent encore plus se marrer en entendant les condamnations prononcées "avec
la plus grande fermeté" par toute la bienpensantosphère, depuis le parti communiste
jusqu'aux concatholiques en passant, évidemment par Culbuto 1er, Marco le Nantais
et l'incontournable Manuel Catalan-Burru avec ses gros yeux furibards. Ca va de
"c'est la République qu'on attaque" à "ces idiots se croient toujours en 732 après
Jésus-Christ, ils n'ont pas vu changer la société".
L'ennui c'est que pour les Musulmans, justement, y a rien de changé. Vous n'avez
qu'à demander aux types qui se font couper les mains ou les pieds à la scie égoïne
sur la place du marché deTombouctou...Oh putain, ça y est, j'ai fait l'amalgame!
Bon, allez, j'en ai fini là dessus. Trop dangereux.
D'accord on va pas se défendre, d'accord pour la mosquée de Poitiers, d'accord
pour pas les arrêter ce coup-ci ni plus jamais, finalement, d'accord pour les putain
de minarets, d'accord pour la Charia, d'accord pour tout! On ne peut pas sauver
des gens qui s'en foutent, faut un minimum de consentement participatif.
Et tant pis si Charles Martel se retourne dans sa tombe, après tout nous n'avons
pas grand chose de commun avec ce mec là. Les testicules, déja...
De toute manière, on dira ce qu'on voudra mais le changement taille sa route, nul
ne saurait désormais l'arrêter.
Prenez les questions relatives à la nationalité française, tiens, pour ne pas trop
s'écarter du sujet de départ. La chose en question, on la donne bien gentiment à
tous les petits bébés qui naissent sur le sol de la République. On ne leur demande
même pas leur avis à ces bambins, alors qu'une sévère proportion d'entre eux,
parvenus à l'âge où l'on croit comprendre, la compissent et la conchient allègrement
au motif qu'y a maldonne, que c'est pas à eux, ce truc et qu'en plus il en ont une autre,
de nationalité. La vraie.
Et là, au lieu de reconnaître, rectifier et donc enlever, pas du tout, on la leur laisse.
Comme une punition, comme un boulet qu'ils traîneront toute leur vie. Elle est vache,
quand même, la République!
A côté de ça, vous en avez qui la demandent! Là, j'avoue, j'ai du mal à comprendre.
Qu'on tente le coup de la nationalité monégasque, ou même la suisse, bien sûr
ça paraît logique. D'ailleurs il y a beaucoup d'appelés et très peu d'élus. Ceux-là,
leur nationalité ils ne la bradent pas, on peut difficilement dire moins. A Monaco, par
exemple, il faut s'appeler Alain Ducasse pour y avoir droit. Et avant qu'il ne vous la
refile, Bébert II, il exige que vous répudiez celle que vous aviez avant. En gros, vous
épousez la Principauté pour le meilleur et pour le pire. Sauf, bien sûr, que le pire,
sur le Rocher, c'est quand même moins pire que le meilleur en France. Si je ne me
fais pas bien comprendre, demandez à Ducasse, il vous expliquera mieux que moi.
Je vous disais donc que certaines personnes souhaitent acquérir la nationalité fran-
çaise. On ne leur explique pas assez, sans doute, que chez nous, les étrangers
disposent généralement de plus de droits que les nationaux, surtout en cas d'intrusion
clandestine sur le territoire. Mais baste, là n'est pas la question et, après tout, s'ils y
tiennent, on ne peut tout de même pas les envoyer aux pelotes. Et puis d'abord c'est
un grand honneur qu'ils nous font, sacrebleu!
En conséquence, pour bien marquer le changement que c'est maintenant, nos chers
Socialos, Manu le Vallsseur en tête, viennent de décider d'offrir carrément le machin
dont s'agit à toute personne qui en présentera poliment la demande. Enfin, quand je
dis poliment c'est juste une clause de style, vous aurez compris.
Pas trop tôt! Figurez vous qu'au temps affreux du Sarkozysme nous manquions de la
plus élémentaire des courtoisies au point d'exiger des requérants quelques mesqui-
neries piteuses comme le remplissage d'un Q.C.M., la preuve d'un baragouinage
français minimal et autres foutaises du même tonneau, sans parler d'un délai de
résidence régulière de dix ans! Des fachos, ces mecs, on a bien fait de s'en débar-
rasser! Quand on donne, on donne!
Sans compter qu'entre nous, tu parles d'un cadeau!
Décidément, on le voit bien le changement à la Flamby. Oui, oui, on le sent bien, il
nous l'a mis, même, on peut dire. Tenez, dans l'ordre du symbole, un truc fort, une
nouveauté qui n'a l'air de rien comme ça mais tellement riche de jolie signification
qu'elle me filerait presque la larme à l'oeil.
Vous ne voyez pas? Alors je vous mets sur la voie: Astérix. Mais oui, le petit Gaulois
vachement réac qui refuse obstinément la diversité dans son réduit breton, vous voyez
maintenant. Bon, eh bien le rôle de ce sale nauséabond, jusqu'à présent, on le confiait
à des mecs de droite, vous voyez. Bien franchouilles, bien souchiens puants. Imaginez:
Christian Clavier! Un pote à Sarko, je vous jure, pire on pouvait pas trouver! Même
que ce type, de honte et d'opprobre, il vient de partir s'installer en Angleterre avec
armes, bagages et pognon. Il ne risque plus de bosser dans le PAF, celui-là, qu'il
crève!
Eh bien, le nouvel Astérix est arrivé! Vous savez à qui ils ont donné le rôle, les mecs
de la production du navet tout frais sorti cette semaine?
Parfaitement, Edouard Baer, je ne vous le fais pas dire! Alors, hein, si c'est pas main-
tenant, le changement! Edouard Baer dans le rôle du Gaulois, belle idée, pas vrai?
Ca rafraîchit drôlement, moi je trouve, une vraie douche glacée!
Juste un petit bémol. A mon humble avis, ils auraient pu pousser le concept encore
un peu plus avant, tant qu'ils y étaient. On ne mégote pas le progrès quand on oeuvre
sous la Gauche. Moi, mon idée, ce serait Djamel Debouse, dans le rôle titre.
Là, vraiment, on tiendrait l'ode à la diversité, la symphonie intégrative, l'épopée
de la réconciliation communautaire.
Pour parfaire, je pense qu'il conviendrait aussi d'éjecter le gros Depardieu par la
même occase. Voilà un type éminemment douteux qui vote à droite et pisse dans
les aéroplanes. Qu'est-ce qu'on en a à foutre, je vous le demande?
Non, à la place, pour Obélix, j'aurais bien mis Mouloud, vous savez, celui de Canal +.
Bon vous voyez ou pas mais lui aussi il possède les qualités requise pour le rôle.
Enfin, il est obèse. Parfait, non?
Avec Debouse et Mouloud, on tenait le couple idéal, les nouveaux Gaulois politi-
quement hyper-corrects. Incontestables. Ecoutez, je lance le bouchon, j'espère qu'ils
le saisiront au vol pour la prochaine fois. S'il y en a une...
En attendant, comme on dit, ne boudons pas notre plaisir, savourons le camarade
Baer le Gaulois à sa juste valeur. Voilà déja une belle avancée sociétale, bien digne
des espoirs suscités par Hollandouille, tiens. Ca vous réenchante le rève français,
ça, pas vrai?
Ah, juste un truc qui cloche un peu. Astérix, ça ne lui va pas tellement à ce pauvre
Edouard. On pourrait peut être changer un peu le nom, finalement, en quoi ça
génerait?
Que diriez vous de Circoncix le Gaulois? Ca sonne bien, non?
Bonne continuation à tous.
Et merde pour qui ne me lira pas.