Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
N'empêche, Culbuto, il nous coûte cher, certes je ne saurais prétendre le contraire
mais en tout cas, avec lui on rigole bien. Il n'a pas son pareil. Sarkozy, déjà, comme
clown il avait placé la barre très haut (et non "très haute" comme il est désormais
convenu de dire dans les media qui se respectent). Cependant, Hollandouille, lui
il bat tous les records.
Remarquez, n'ayant point assisté à son interview de l'autre soir par l'excellent Baron
de Pujadas de Basducul-Sous-Moumoute, je ferais sans doute mieux de fermer ma
gueule. Seulement, c'est toujours pareil. C'est pas grave si vous loupez la repré-
sentation. Pendant les quarante huit heures qui suivent on vous la ressert par petits
bouts assortis de tout un cortège de commentaires plus ou moins critiques mais
toujours pertinents vu la qualité des gens qui causent. En conséquence, rien ne vous
échappe, ni les mimiques bourvilliennes de l'orateur, ni les banalités qu'il profère, ni,
surtout, ses petites trouvailles amusantes, telles, cette fois-ci, que la boîte à outils du
Président qui fait semblant de tenter de déboucher les chiottes de la République.
On voit clairement qu'il répugne à y mettre les mains, sans compter qu'il ne sait trop
par quel bout commencer mais peu importe, on se plaît à l'imaginer en situation,
avec la salopette et la gapette de plombier.
A l'évidence, la chose commence à déborder au point d'envahir progressivement
toute la maison. Cela ne saurait empêcher notre héros de brandir fièrement la clé
anglaise d'une main et la ventouse à dégorger les siphons de l'autre. "Ayez confiance,
d'ici la fin de l'année je trouverai le moyen de tout rebalancer dans la fosse septique;
dès lors non seulement nous y verrons plus clair mais encore cela sentira de nouveau
la rose mitterrandienne".
Bien sûr, personne n'y croit vraiment, sauf lui, peut être, qui ne crache pas sur la
Méthode Coué. Bien sûr Méluche -dit " la couche du moche"- lui mordille le bas du
futal de ses gencives édentées tout en aboyant d'abominables injures. Bien sûr,
jusque dans le camp des solfériniens patentés il se trouve des malappris pour
observer sa parfaite adéquation au canton de Tulle qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Bien sûr, le monde entier, à commencer par les Allemands, demeure stupéfait
devant le numéro du funabule sur fil posé par terre.
Bien sûr. En attendant, le sketch de la boîte à outils avec, en plus, le serpent de mer
de la taxe à soixante-quinze pour cent, la retraite à soixante neuf ans, le chômage
qui monte pour mieux redescendre, entre autres blagues, on n'avait rien fait de plus
désopilant dans le genre, depuis le "22 à Asnières" de Fernand Reynaud. C'est dire
si ça nous remet loin! Trois quarts d'heure de saine et franche rigolade, ça ne peut
faire que du bien, pas vrai?
Surtout que l'époque vadrouille plutôt dans le morose, on peut pas dire moins.
Les déficits qui filent, la dette qui s'enfle comme la grenouille de la fable, le Sarko
qui remonte dans les sondages, la nana de ce dernier qui sort un nouvel album, le
Premier Sinistre qui soigne sa communication, les copains de Merah qui se
baladent en liberté, Taubira et Bachelot qui s'embrassent à bouche-que-veux-tu,
les fachos-réacs qui vont bientôt donner l'assaut à l'Elysée, Koh-Lanta qui repousse
une dernière fois les bornes de la télé-réalité et les batteules de zevoïce qui ne
s'arrêtent plus de nous faire chier les samedis-soir. Et encore, j'en oublie plein.
Dans le même ordre d'idée, je ne vous parle même pas de l'international.
Pour trouver du réjouissant là dedans, vous pouvez toujours vous fouiller!
A commencer par Chypre, tiens, beau sujet! Perso, je n'y capte rien et ne cherche
même pas à comprendre. Tout ce que je vois c'est l'Europe qui pousse à taper
directement dans les comptes des particuliers. Une trouvaille!
Ben oui, quoi, faut bien prendre le pognon là où il se trouve. Seulement grâce à ce
genre de combine les banquiers Suisses et Singapouriens, notamment, vont pouvoir
se les confectionner en platine massif. Ils feront vite des émules, les Cahuzac et
compagnie.
Si vous avez un peu de blé, évacuez le vers des cieux plus cléments. En Europe
l'argent placé dans les banques ça peut s'en échapper aussi prestement que le
zigougoui de Minou la Tringlette s'évade de sa braguette magique au vu d'une
petite protégée de Dodo la Saumure.
Sans compter l'Italie, tiens, là aussi on en trouve plein des morosités épouvantables.
Monti qui continue à gouverner faute de mieux, Napolitano, le vieux coco Président
qui refuse de démissionner, Bersani qui perd pied. Berlusconi qui remonte telle-
ment dans les sondages que les autres ne veulent plus de nouvelles élections à
l'automne et les Africains qui recommencent à débarquer par cargaisons entière
à Lampedusa.
Quant à Beppe Grillo, lui, pour le moment il compte les points et se déclare prêt à
former un gouvernement. Autant dire qu'ils ne sont pas encore sortis du boxon, les
Ritals. Sauf qu'après tout, à bien y regarder, qu'est-ce qu'ils en ont à foutre d'un
gouvernement? Nous, on en a un et c'est bien pour ça qu'on nage dans le pétrin!
Et voilà-t-il pas qu'on nous reparle de La guerre de Corée.
C'est fou comme ce genre de sujet récurrent-éculé peut faire vibrer tous les pisse-
copie du monde entier et particulièrement les nôtres. On le sait bien, pourtant,
que la Corée du Nord ne bougerait pas le petit doigt sans l'autorisation expresse
des Chinetoques, lesquels n'envisagent pas une seconde de laisser péter une
guerre nucléaire. Une guerre, à la rigueur, ça peut vaguement s'envisager, et encore
pas n'importe où, mais nucléaire, pas question, c'est mauvais pour les affaires.
Et puis, franchement vous le voyez vous, Kim Jong Un (deux, à trois on saute)
le petit rondouillard élevé en Suisse et riche pire que Crésus d'une fortune entière-
ment placée en Occident, aller balancer des bombinettes sur les voisins? Faudrait
dépasser toutes les bornes de la connerie, pas vrai?
Eh bien ça n'empêche pas les folliculaires de se faire bien du souci!
Feraient mieux de s'alarmer pour des trucs qui en valent la peine, comme les
évolutions bizarres des populations d'Europe, si vous voyez ce que je veux dire.
Mais ça, évidemment, faut surtout pas s'en inquiéter, ça fait mauvais genre!
Alors, bon, on ne va pas en rajouter encore plusieurs couche, n'est ce pas, il
m'importe de finir sur une note positive. On trouve quoi, en magasin, de positif?
Nelson Mandela qui recommence à respirer jusqu'à la prochaine fois? Ca vous
émoustille, ça, comme note positive?
Bon, ça va, OK, compris. Faut trouver autre chose.
J'ai bien le nouveau Pape, si vous voulez. Papa-Tango, l'argentin, le Père François
quoi. Bon, lui son truc c'est de bisouiller les pieds aux gonzesses. Musulmanes de
préférence. Bon, comme je disais il y a peu, Georges Tron fut bien obligé naguère
de démissionner pour moins que ça. Seulement il n'émargeait pas comme souverain
tonpife, Tron, juste comme sous-ministre sarkozyen. Ca crée un abîme de différence!
Aiutrement dit, pour savoir si François 1er constitue en soi une bonne nouvelle,
mieux vaut attendre encore un peu.
Alors, il nous reste quoi? Hé bien, je ne vois guère que le Printemps. Ca comme
bonne nouvelle, ça se pose là! Nul ne saurait valablement prétendre le contraire.
Il a rappliqué depuis une bonne semaine, ça bourgeonne de tous les côtés, les
feuilles commencent à repousser, on aperçoit même des arbres en fleurs, en
regardant bien. Non, non, je vous assure, il est bien là, le Printemps. Si vous ne
vous en êtes pas vraiment aperçu, c'est qu'il a fait une arrivée discrète cette
année. Sans doute une conséquence du réchauffement climatique...
Joyeuses Pâques, tout de même.
Et merde pour qui ne me lira pas.