Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Il reste encore des communistes. La preuve, ils attaquent!
Les cocos Nord-Coréens, vachement orthodoxes et particulièrement totalitaires, nous
la jouent agressive, bien anti-impérialiste, comme au bon vieux temps de la guerre froide
quand les Soviets et les Yankees s'affrontaient à la sauvage par gniah-kwés plus ou
moins interposés.
Cependant, aujourd'hui, la guerre froide a bien refroidi. Depuis le temps, vous pensez!
Et puis des Soviets, y en a plus, finis, liquidés, passé à la trappe de l'histoire après
avoir brillé septante ans au firmament de l'illusionnisme marxiste. Ne restent plus
que des russes ordinaires, pas con au point de rejoindre les rangs de la démocratie
bécasse à l'occidentale. Des gens normaux, quoi ( voir Bonjour Monsieur Putin. )
toujours prêts à entuber les collègues et bien appréciés, pour cela notamment, de
leur populo.
On pourrait toutefois penser que la Chine, dont l'inoxydable communisme apparaît
comme le soutien bétonnesque d'une économie mercantile, sauvagement capitaliste
et impérialiste comme pas possible, remplace aujourd'hui feu l'Union Soviétique
dans son rôle anti-Occident. Ainsi les chinetoques pousseraient ils, en loucedé,
le pays des Kim Il chose, à titiller les amerloques par le biais de petites
piques incessantes, essais atomiques, tirs de missiles, bombardement du Sud
et autres coquineries propres à terroriser le nippon tout en énervant l'Oncle Sam.
De telles supputations comportent probablement une bonne part de vérité, sans pour
autant justifier la moindre analogie avec la guerre froide des vieux Staline, Kroutchev
ou autres Brejnev.
Aujourd'hui la question se pose en des termes différents. La mondialisation a tellement
changé les chose qu'on ne sait même plus qui est qui et qui cherche quoi. Du coup,
c'est plus drôle. Pratiquement aussi dangereux, mais, d'une certaine façon, comique,
tant par les caractères des personnages en cause que par la nature particulière d'une
situation si compliquée que personne ne parvient plus à la comprendre complètement.
Et encore moins à la maîtriser.
D'abord, les personnages et, en premier lieu, à tout seigneur tout honneur, les Chinois.
De ce côté là, rien de compliqué en apparence. Vous avez le Dictateur en Chef,
Hu Jintao, Président de la République Populaire et Secrétaire Général du Parti.
Dans la catégorie monarque absolu, un type qui enterrerait Louis XIV tellement
profond qu'il ressortirait de l'autre côté. Il fait ce qu'il veut. Et avec ses fonds
souverains astronomiques, son milliard quasi et demi de petits toc-toc et sa
puissance économique en progression exponentielle, le mec apparaît de plus en
plus comme le Roi du Monde. Devant lui, tous s'écrasent comme des fruits pourris.
Par exemple, lorsque le Président de la République Française Une et Imprévisible
reçoit Sa Majesté Hu, il ressemble comme jamais à Louis de Funés dans un rôle de
flagorneur obséquieux carpettoïde.
Mais, de l'autre côté de la grande muraille idéologique, on trouve qui donc?
Eh oui, bien sûr, notre vieux pote Barack-Hussein, pardi, toujours là pour enjoliver
les conjonctures les plus sombres! A vrai dire, devant le grand Hu susnommé, il ne
fait pas vraiment le poids, le malheureux Obama. Entre ses calamités de politique
intérieure, ses déficits invraisemblables et son gros prix nobel de la paix qui lui
pend aux couilles afin de l'empêcher de s'en servir en cas de besoin (je veux dire
des couilles, pas du prix nobel), le voilà sacrément plombé, le pauvre trésor.
Un peu comme s'il devait disputer un cent mètres avec Hilary Clinton sur le dos.
D'ailleurs Forbes ne s'y est pas trompé qui vient de le rétrograder en seconde
position des politicards les plus influents. Derrière qui? Derrière Hu, évidemment!
Tiens, je vous colle une petite parenthèse en passant. Nous aussi, en Franchouillie,
eûmes, dans le temps, un chef du Parti Communiste nommé Hu (enfin Hue, c'est pareil).
Hélas nous l'avons laissé échapper. Ce type aurait pu, comme son cousin extrème-
oriental, nous apporter la prospérité et les grands gratte-ciels; pourtant nous l'ignorâmes,
c'est bien de nous, ça. (Voyez donc Deux files y pissent , vous constaterez les dégats).
Enfin, personnage clé de la guerre picrocholine de Corée, cheville ouvrière de la
rémanence du marxisme triomphant, plus communiste que les Castro et plus
dictateur que l'empereur Hu de chine soi-même, voici venir la dynastie des Kim,
avec ses fioritures de jolis défilés populaires bien colorés, suivant en musique
sino-guimauvéenne les fiers régiments au pas de l'oie, flanqués de leurs gros
missiles vachement effrayants.
Et les nord-coréens subjugués et maigrichons qui dégustent à tous les repas la
grandiose lithurgie vouée au culte de leurs führers rondouillards.
Un seul Dieu en trois personnes. Kim Il Sung, le Grand Eternel tutélaire dont la statue
monumentale trimballée sur un char monstrueux, fait office de veau d'or toujours debout.
Kim Jong Il, l' Immense Leader en activité avec sa tronche de balayette à chiottes
déplumée et son pancréas qui part en sucette. Et enfin, le petit dernier, Kim Jong Eun,
grassouillet comme un goret de concours et tout juste sorti de son pensionnat suisse
pour être nommé général quatre étoiles avant de succéder dignement à Papa Jong Il
dès que celui-ci aura passé l'arme à droite (en pays communiste on porte à gauche,
de son vivant).
Le père éternel, le fils divin et le petit fils prodige, à défaut de saint-esprit. Belle trinité
de profiteurs abjects, engraissés sans vergogne aux dépens de leurs camarades-
sujets-zombies.
Quant à la situation, le bordel arabe, en comparaison, revêt la limpidité de l'eau de
source.
La Corée du Nord apparaît à l'évidence tellement inféodée aux chinetoques que le
Kim de service ne relèverait pas le col de sa vareuse règlementaire sans en avoir
préalablement référé à Pékin.
La Chine, pour ce qui la concerne, ne saurait trop se féliciter de l'existence à ses
frontières de ce petit vassal tout rouge, si chiant vis à vis des amerloques et qui limite
drastiquement l'influence de ces derniers dans la région.
D'un autre côté le camarade Sa Majestée Hu Jintao, és qualité de boutiquier du monde
et d'actionnaire quasi-majoritaire des Etats-Unis, ne saurait laisser l'affrontement entre
Séoul et Pyongyang dégénérer, au risque de virer carrément à la guerre. La guerre,
comme disait Adolf, s'apparente à une porte ouverte sur l'inconnu et l'inconnu, comme
dirait Samuel, c'est pas bon pour les affaires.
Notez toutefois qu'un joli petit coup de tabac pourrait se révéler salutaire en
relançant l'économie U.S. toujours boostée par les efforts militaires.
C'est bien connu.
Quand on se trouve à la fois fournisseur et créancier d'un pays qui vire un peu bateau
ivre, ces derniers temps, on s'attache à lui rendre sa prospérité.
Oui, mais de là à foutre un patacaisse dont on sait à peine comment il débuterait
et aucunement jusqu'ou il pourrait aboutir, il y a une sacrée distance que le camarade
Hu ne prendrait pas le risque de franchir.
Sans compter qu'il a bien fallu faire plaisir à Kim lorsqu'il a demandé la permission
de bombarder le Sud, histoire de mettre le pied à l'étrier au petit goret général d'armée.
Fallait bien asseoir sa popularité à ce gamin, bientôt immense grand chef. L'estime
des militaires, ça se mérite et dans une dictature on ne peut pas s'en passer.
D'accord, seulement les coréens du sud l'ont très mal pris et sont bien capables de se
venger. Comme ils le promettent, d'ailleurs.
Et là, on ne sait plus. Parceque si le grand chinetoque a bien en main les staliniens
du nord, on ne peut en dire autant d'Obama qui n'apparaît même pas foutu de gérer
correctement ses propres affaires. Alors vous pensez si les gens de Séoul vont
attendre sa permission pour flinguer à tout va! Surtout qu'il la refuserait, sa permission,
compte tenu de son prix nobel, que voulez vous qu'il fasse? Alors autant s'en passer.
Surtout qu'avec les cocos, mieux vaut frapper vite et fort, avant eux si possible.
Heureusement, cela peut paraître paradoxal mais tant pis, heureusement les
manoeuvres navales des Amerloques associés aux Sud-Coréens démarrent
Dimanche.
Du coup, tout le monde commence à trouiller sec. Les Russes demandent des
explication, les Nippons des éclaircissements et l'affaire prend des proportions qui
dépassent largement le petit goret et son papa claquard. Barack-Hussein n'effraie
pas grand-monde mais le porte avions Washington en Mer Jaune, ça fait quand
même réfléchir.
Alors, Dieu merci, la seconde guerre de Corée, n'est sans doute pas pour aujourd'hui.
Cependant, à voir tous ces rigolos faire mumuse avec des perspectives aussi
effrayantes, juste pour conforter leurs positions ou asseoir leur popularité, on
comprend bien que ça pourrait re-péter grave à tout moment.
On croirait volontiers qu'à part Ben-Laden et ses sbires, en gros,
la paix du monde est assurée. Ben non. Foutaises.
Vous n'avez qu'à demander à Kim Jong Eun. Accrochez vous bien, il vous
expliquera, il a l'air bien poli ce petit bonhomme.
Compliments si vous avez réussi à lire ça jusqu'au bout.
Dans le cas contraire, je vous aime bien quand même.
Et merde pour qui ne me lira pas.