Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Qu'est ce que c'est encore que ces couillonnades?
Il veut punir Assad, l'autre andouille! Punir! Panpan cucul, quoi!
On croit rêver. Tout le monde se défile, même les Arabes traînent la babouche mais
Culbuto, lui, il frétille comme le clébard quand vous allez lui lancer une baballe.
Sus à l'infâme! On ne sait même pas avec certitude qui a envoyé les gaz...ça fait rien!
Depuis longtemps ça le travaillait, cette envie de filer un coup de main à ses potes
Allahou-Akbar. Faut comprendre, on leur a bricolé un coup tordu au Mali, faut bien
se rattraper, crédieu! Sinon qu'est-ce qu'ils vont dire, au Qatar? D'ici qu'ils finissent
par nous couper les vivres, les émirs...
Bien sûr, tout seul, Couille-Molle ça ne pouvait pas le faire. En Afrique Noire, un petit
coup de balayette à chiottes, on tire la chasse et hop, tout rentre -momentanément-
dans l'ordre. Mais la Syrie c'est comme chaudepisse et première communion, c'est
pas le même cierge qui coule! Surtout qu'avec Vladimir Putin et les Chinetoques qui
regardent les choses d'un oeil torve et courroucé, il lui manque quelques livres pour
faire le poids au petit Socialo de Corrèze.
Heureusement pour ce dernier, le connard de Barack-Hussein se trouve là, à point
nommé, pour prendre l'initiative d'une bonne petite expédition punitive.
Quand le Président des Etats-Unis profère un truc, fut-ce une énorme niaiserie, ça
l'engage lui et l'Oncle Sam avec. En l'occurence ses promesses d'intervention en
cas d'emploi d'armes chimiques, tout le monde les a gardées présentes à l'esprit.
Il aurait fermé sa gueule, Obama, à l'extrême rigueur brandi la grosse menace vague
et imprécise, il gardait les mains libres. Là, en revanche, s'il reste sans bouger il
passe pour une patate, voilà.
A quoi ça tient, pas vrai? L'inexpérience jointe à l'impéritie donne toujours ce genre
de résultat : convaincu qu'il ne faut surtout pas y aller, on se trouve obligé d'y aller
quand même.
Tant mieux pour Hollandouille! Le grand chef à la rose, lui, il emboîte le pas. Et bien
content, en plus. Pratiquement tout seul derrière l'Amerloque, que dis-je derrière,
presque à côté, oui! Il va encore exister un coup, Pépère, la jouissance absolue!
Au lieu de se demander pourquoi tous les autres déclinent l'invitation, lui il y va,
flamberge au vent, en remuant la queue avec frénésie. Enfin façon de parler...
Vu que les deux tiers des franchouilles se déclarent farouchement opposés à
l'aventure, faut croire qu'il a juste consulté Fabius et Bernard Henri Lévy.
Remarquez c'est pas le nombre qui compte, c'est la qualité...et là, on n'est pas
fauchés!
Cependant, on pourrait quand même trouver bizarre qu'au moment où Assad
tient l'offensive et presque la victoire, il aille agiter le chiffon rouge du gaz sarin
sous les grosses narines de Barack-Hussein.
D'accord, ce dernier possède toutes les preuves, dixit John Kerry.
Le doute ne semble plus permis, alors?
Mouais...comme dit Vladimir Putin, il pourrait les montrer, ses preuves, juste qu'on
jette un coup d'oeil...
Pour dire la vérité, cette affaire pue l'arnaque.
Ca commence à ressembler à une sorte de Ligue-Sunnite, la coalition Obama,
Hollande, Ligue Arabe, tous contre Assad l'Alaouite et ses protégés Chrétiens,
Chiites, Druses, Kurdes... Bien sûr faut pas le dire parce que ça fait vachement
nauséabond. Je m'écrase donc mais n'en pense pas moins, vu que penser
demeure autorisé en France... à condition de fermer hermétiquement sa gueule.
Je l'avoue humblement, ils me surprennent, les duettistes Obama-Flanby.
Cons au point d'y aller, je n'aurais tout de même pas cru...comme quoi on les sous-
estime toujours, les grenouillles métamorphosées en boeufs.
Vous me direz à juste titre que pour l'instant rien ne semble encore fait.
Certes mais je crois qu'au point ou nous en sommes, nous ne tarderons pas à y aller,
craquer notre petite allumette dans la poudrière. Sauf si, par impossible, il se trouvait
à Washington quelqu'un d'assez raisonnable pour inciter le rigolo de la Maison-
Blanche à temporiser encore un peu. N'y croyons pas trop...
Si ça se trouve, à cet instant précis, il y a déjà un corniaud qui allume la mêche!
Bon. En même temps, que voulez vous, c'est la démocratie qui veut ça.
Vous élisez des ânes et vous prétendez leur faire courir le Derby d'Epsom!
Obama, encore, il a le Congrès pour l'empêcher de gambader comme un cabri
sur les chemins de la mégalomanie débridée mais Hollande?
Personne! Il fait ce qu'il veut, le mec! Il décide, il tranche, il arbitre, il sanctionne...
il déconne sans limite, en somme, un vrai petit imperator-rex.
En plus, il peut toujours, en tant que de besoin, envoyer au charbon le Premier-
Sinistre. Voilà le vrai secret de la Cinquiéme République modifiée Quinquennat.
Le Président, pour peu qu'il sache s'en servir, dispose d'un petit lapin blanc qu'il
peut à tout moment sortir du chapeau pour l'envoyer divertir le public.
En cas de corvée chiante ou antipathique, hop, une giclée de Ayrault et le tour est
joué.
Pour faire passer les mesurettes qualifiées "réforme des retraites", on envoie
l'étouffoir Nantais, ça marche à tous les coups.
Quand il faut raconter aux braves gens estomaqués le projet de loi Taubirat, avec
la mise en liberté systématique des criminels et la suppression des peines-plancher,
hop! Une petite dose de lessive Jean-Marc et la messe est dite.
On n'arrive même pas à lui en vouloir à ce pauvre lapin, tellement il a l'air à côté
de ses carottes!
Et pendant ce temps-là, le Grand Chef de Guerre Culbuto a tout loisir pour préparer
ses expéditions punitives.
C'est tout de même plus valorisant, non?
...Enfin ça dépend un peu de comment ça va tourner, aussi...
Croisons les doigts...
Bonne veillée d'armes, bon Dimanche et que le mois de Septembre vous soit doux
comme le pelage de Rottweiler.
Et merde pour qui ne me lira pas.
CODICILLE DE VINGT HEURES :
J'osais à peine le suggérer mais il s'est trouvé des gens à Washington pour tempérer
les ardeurs guerrières du Président. Sans doute Vladimir Putin n'y est il pas non plus
totalement étranger.
En tout cas, la marche arrière de Barack-Hussein, qui prévoit un débat au Congrès
à partir du 9 Septembre, ressemble fort à un repli stratégique, sinon à une retraite
en bon ordre.
Qui c'est y qui doit pleurer comme vache qui pisse, à ç't'heure?
Ben oui, Culbuto...son expédition punitive il peut se la carrer en guise de suppositoire!
Et en plus il passe encore une fois pour un con!