Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Le Monde Occidental en son entier compisse et conchie à qui mieux mieux Bachar
El Assad, à cause des méthodes drastiques qu'il emploierait pour tenter de
rétablir l'ordre public en Syrie.
Cependant, non seulement nous ignorons pratiquement tout de ce qui se passe
réellement là bas mais encore avons nous une idée assez précise des conséquences
prévisibles d'une éventuelle victoire de la rébellion. A savoir l'instauration de la Charia
assortie du massacre généralisé des Chrétiens, des Alaouites et des Chiites.
Tous ces braves-gens doivent leur survie à la tranquille intransigeance du sieur Poutine.
Il ne laissera personne foutre son nez dans le merdier syrien, Vladimir, nous le savons
tous, Obama le premier.
En conséquence, nous condamnons avec la plus extrême fermeté, nous envoyons deux
ou trois fusils déclassés de type MAS 36 aux djihadistes et nous laissons Assad se
débrouiller avec son ennemi intérieur.
Dommage qu'il n'en aille point de même pour ce pauvre Manuel Valls!
Hélas, le bel Hidalgo ne dispose, lui, d'aucun soutien assez sérieux pour lui grignoter
un peu de marge de manoeuvre dans son combat contre le nôtre, d'ennemi intérieur.
Déjà qu'il adhère au Parti Socialiste, le malheureux, avec un boulet de ce calibre on
a du mal à courir après le despérado, il faut, en plus, que tous les autres, sans
exception, lui collent des bâtons dans les roues!
Regardez donc un peu. La semaine dernière, dans un éclair de téméraire lucidité, le
type déclarait tout à trac qu'il conviendrait peut être de repenser un peu l'immigration
voire de réexaminer les conditions du regroupement familial.
Parfaitement! Manuel Valls avait osé assembler deux mots, séparément inodores
mais épouvantablement nauséabonds lorsqu'ils se trouvent placés l'un derrière l'autre.
Transcendance olfactive du Verbe!
Qu'est-ce qu'il n'avait pas sorti là, le Catalan! Dans toute la Bien-Pensance ça s'est
mis à grouiller frénétique, comme qui aurait balancé un jet d'esprit de sel dans un nid
de cafards! La panique indignée, l'affollement outré, la terreur incrédule, l'effarrement
condamnatoire! Un pavé de cinquante tonnes dans la mare de purin!
Pour vous dire à quel point ça dépasse l'impensable, la petite Najate elle n'a même
pas entendu. Rien! Que dalle! Tellement l'horreur relève de l'indicible le plus abject
qu'elle en devient positivement inaudible à de chastes oreilles issues de l'immigration.
Pourtant il n'avait pas dit grand chose, Manuel. Rien du tout, même.
Juste qu'on pourrait peut être essayer de voir si on n'aurait pas intérêt, à l'extrême
rigueur, à regarder du coin de l'oeil l'éventualité d'examiner, le cas échéant, l'oppor-
tunité de se demander s'il ne se révèlerait pas envisageable de se poser la question.
Rien de plus.
Eh bien ça représente déjà trop! Beaucoup trop! Infiniment trop.
Tellement trop que sur ce coup-là Culbuto n'a pas hésité une seconde à grimper au
créneau pour lui remonter les bretelles, au rigolo de l'intérieur!
-"Mais quoi? Mais qu'est-ce? Tu déconnes à plein tuyaux! Je vais te faire rentrer tes
injures dans la gorge, espèce d'ibérique de mes deux! Non mais des fois! Tu vas me
faire le plaisir de démentir illico presto. Où que t'as vu jouer ça qu'on effraie la clientèle,
à ç't'heure! Et tu vas me copier cent fois Les banlieues votent pour nous, caressons
les dans le sens du poil ! Estime toi heureux que je ne te foute pas, en supplément de
programme, trois Pater, deux Ave et vingt-cinq sourates! Effronté!"
On dira ce qu'on voudra mais dans les cas graves, il sait assumer ses responsabilités,
le Pépère, c'est à ça qu'on lui reconnaît sa belle stature d'homme d'état.
Alors, il s'est rendu à Canossa, le Manolo, la queue entre les jambes et la casquette à
la main. Désormais l'ordre règne à nouveau dans une France apaisée. La Rochelle
peut réunir sous l'égide de la même rose un peu fanée, l'ensemble des Socialos récon-
ciliés, rassurés quant à l'avenir radieux d'un pays familialement regroupé.
Bien sûr, cela présente nécessairement quelques menus inconvénients.
Par exemple, tenez, le pauvre fonctionnaire de police inconscient qui s'aventure,
animé d'une regrettable légèreté, dans une "cité sensible", ne dispose plus aujourd'hui
que d'infimes chances de s'en sortir indemne.
Surtout s'il prétend, ce tordu, y réprimer les infractions!
En pareil cas, le poulet en cause subira forcément une agression physique plus ou
moins sévère de la part des personnes qu'il dérange, ce faisant, dans leurs légitimes
habitudes. Dès cet instant, il est foutu, le mec.
Pour peu qu'il s'avise, comme ce fut le cas cette semaine à Joué lès Tour, de faire
usage de sa bombe lacrymogène et de son bâton règlementaire afin de se dégager
et filer en vitesse avant l'arrivée du gros des troupes, il se trouvera toujours un sympa-
thique vidéaste amateur pour immortaliser la scène et l'envoyer vivre sa vie sur Inter-
net.
"Honte à la Police Française" il a appelé son oeuvre, le filmeur Tourangeau. Un
succès! Des millions de visionnages, une indignation courroucée de la Bien-
Pensance qui n'en demandait pas tant et une enquête des Boeuf-Carottes pour
crime contre l'humanité (ou quelque chose du même ordre).
En d'autres termes, le pauvre cogne disposait du choix entre un lynchage sur le tas,
au sens le plus cuisant du terme et un lynchage médiatique suivi d'une exécution
administrative en bonne et due forme.
Dans de telles conditions, c'est probablement à cause du taux de chômage qu'on
trouve encore des candidats pour faire carrière dans la police. Précisons tout de
même que cette sorte de mésaventure tend désormais à relever de l'exception, la
hiérarchie interdisant de plus en plus fréquemment à ses subordonnés d'aller traîner
leurs gros croquenots dans les "quartiers".
Des histoires comme celle-là nuisent à l'avancement et je ne vous parle même pas
du désastre en cas d'émeute!
Compte tenu de ces éléments ainsi que des signes forts dispensés à la fois par
l'Autorité Judiciaire et la personne qui nous tient lieu de Garde des Sceaux, les
malfaiteurs de tout poil ont bien compris qu'ils disposaient désormais d'une latitude
considérable pour exercer des activités qui, dans les temps d'obscurantisme réac-
tionnaire, se voyaient qualifiées de "coupables".
Toute limite se trouvant désormais abolie, libre à ces jeunes-gens de dévaliser à leur
aise et plus si affinité.
Seulement il existe encore des vieux cons pour aller à contre-courant! Tel ce jeune
retraité Marignanais, certainement un peu facho, qui crut bon, ces jours derniers,
d'aller courser deux charmants bambins à scooter, chargés du butin de leur passage
au bar-tabac du coin.
Résultat : deux balles dans le buffet et la mort au bout! Voilà!
Cela dit, pas plus tard qu'hier matin, sur RMC, on se posait la question suivante :
"il a eu tort ou raison, le vieux, d'intervenir?"
Dans un pays comme le nôtre est devenu, ça pourrait passer pour une oraison
funèbre, après tout.
Je n'ai pas voulu connaître la réponse à leur question de merde.
Alors, pour tout vous dire, le regroupement familial...le mal est déjà fait!
Bon Dimanche à tout le monde et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté qui
savent se la mettre en veilleuse quand ça craint un peu.
Et merde pour qui ne me lira pas.