Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Méluche qui sert la soupe au Ministre de l'Intérieur! Voilà encore autre chose!
Bien sûr, à force de le voir balancer des coups de menton à la Mussolini et rouler
les gros yeux du père fouettard, le citoyen de base finissait par s'interroger sur la
réelle aptitude de Manolo le Catalan à imposer l'Ordre Républicain à la multitude
racaillesque qui prospère, croît et multiplie sur les débris de notre regrettée
civilisation.
Mais tout de même, aller sortir comme ça, abruptement, un jour de Fête de la Rose,
en parlant de Valls : "un dur et violent qui chasse sur les terres de Marine le Pen",
faut quand même les déballer, des couillonnades de ce calibre, non?
Comme coup de main, en tout cas, ça se pose là!
Surtout qu'il en remet plusieurs couches, l'ivrogne communiste.
Comme quoi le petit Manuel constituerait notamment la cause essentielle, voire unique,
de toutes les stigmatisations nazifiantes subies ces derniers temps par nos adorables
Musulmans .
Comme quoi il déteindrait même sur tout le Gouvernement. Parce que, vedette incon-
testée, il donne le ton ce mec, il produit la pluie, le beau temps, étend son influence
méphitique sur la politique hollandienne et apparaît en somme comme le parangon du
fasciste réactionnaire de gauche. Rien que ça!
Il porte quoi comme ambition pour le ténébreux hidalgo, Mélanchon? Une O.P.A. sur
Matignon? Une préparation stratégique à la prise de l'Elysée en 2017?
Si ça se trouve ils sont de mèche, les deux clowns, l'Auguste et le Monsieur Déloyal de
la Répupu!
Allez savoir? On en a tellement vu, des alliances improbables, style carpe et lapin, dans
le grand cirque démocratique.
Vous me direz, il pullulent les comiques à nez rouge, sous le Grand Chapiteau de la
Cinquième. On trouve bien quelques acrobates style Sarkozy, un ou deux trapézistes
de haut-vol, genre Tapie ou Cahuzac, sauf que ce dernier, c'est le filet qui l'a lâché.
Mal accroché, qu'est-ce que vous voulez, on ne doit se fier à personne dans ce métier.
Moscou-Vessie, dans le taf de garçon de piste il lui reste encore du rabe de formation
à s'enquiller.
En revanche, si la ménagerie apparaît comme l'une des plus richement dotées
in the world (plutôt que d'écrire "dans le monde", comme tous mes cons de temporains,
autant y aller carrément dans la langue officielle), ça manque cruellement de
dompteurs. Vous avez bien le susnommé Valls qui s'y est essayé avec La Taube mais
on ne change pas d'emploi si facilement. Il a vite posé le fouet, Manu, pas se morfler
un coup de canines mal placé... dans les amygdales-sud, par exemple, il a trop besoin
de laisser croire à leur proverbiale grosseur.
Sinon, l'essentiel des effectifs ça reste les clowns. Dans la spécialité y a pléthore!
Et voilà tout le problème! Le spectateur, lui, rigoler ça lui va. Vous ne trouverez pas un
franchouille -enfin, je veux dire, un naturel du pays descendant de générations de
péquenots bruts de décoffrage- pour jouer les fines bouches devant la grosse marrade
bien premier degré.
Seulement l'excès, en tout domaine, finit par virer haïssable.
Là, on en voit trop, des bons, des moins bons et aussi des nuls, comme Ayrault par
exemple, dont le numéro de clown triste ne fonctionna jamais, pas même à ses débuts
et qui persiste à nous imposer ses gaudrioles à deux balles type solo de tam-tam
pour palanquée de petites têtes crépues du neuf-trois éparpillées dans les jardins
de la Rue de Varenne.
On a beau se montrer bon public, au bout d'un moment ça lasse.
Le Président, lui, au contraire, nous le reconnaissons pétri de talent. Un don tout à fait
naturel, un peu Zavatta, si vous voulez mais dans un registre retenu, subtil, bourvillien
en quelque sorte. Tout dans sa manière d'être, son air niais, sa vue basse, sa
gaucherie (c'est bien le moins), son élocution boîteuse, sa braguette ouverte, sa
cravate de guingois, sa manchette à glissière, évoque, avec finesse et légèreté,
une hérédité éthylique invétérée bien de chez nous.
Un maître, pour tout dire. Bien plus désopilant que tous ses prédécesseurs, depuis au
moins son coréligionnaire feu Vincent t'Auriol.
Un seul paraissait susceptible de l'égaler, dans un genre certes fort différent mais avec
une puissance comique d'intensité comparable : Minou la Tringlette, l'empereur de la
braguette magique. Nous avons loupé celui-ci et gagné celui-là en échange.
C'est dire la richesse inégalable du formidable patrimoine démocrato-clownesque
que possède aujourd'hui notre beau pays!
Il en a fallu des décennies de lavage de cerveau sciencepotien, des charretées de
promotions énarchiques, pour constituer un tel vivier. La fameuse Ecole du Cirque de
Moscou peut toujours s'aligner!
Même nos féminines demeurent sans égales. Des pointures du niveau de Ségolène,
vous pouvez toujours vous fouiller pour trouver ça à l'étranger, pas de souci. Et même
sans aller chercher la super-championne toutes catégories, vous avez là aussi
tout l'embarras du choix.
Les Alliot-Marie, les Bachelot, les Rachida, les Vallaud-Belkacem, les Marijuana
Touraine, les Duflot et, last but not least, la Valérie Fourneyron ministre des sports,
celle qui se prend les pinceaux dans les prénoms d'athlètes.
Inépuisable, vous dis-je! Ca revient cher, d'accord, mais on s'y retrouve, ça fait
tellement de bien de rire de bon coeur.
A défaut d'autre chose, nous pouvons nous glorifier de l'invention du cirque démo-
cratique. Le Democratic Circus, si ça peut faire plus chic. Pour exporter ce sera dur
mais déjà, on fait plein de pub.
Tenez, par exemple, vis à vis de l'Egypte.
Voilà un pays, l'Egypte, où la démocratie tournerait plutôt au tragique.
Ils ont souhaité, dans un premier temps, lourder le soi-disant dictateur Moubarak qui
les drivait tranquillement depuis des lustre sans vagues, sans violence, avec juste le
souci d'un s'en coller un max dans les fouilles pour le cas où les choses vireraient au
caca. Comme quoi le mec avait du pif.
Ils se sont donc concocté leur printemps arabe, les Egyptiens, avec à la clé la démo-
cratie, graal obligé de tout révolutionnaire qui se respecte.
Leurs élections - libres, bien sûr, comme il se doit - ont produit ce qu'il convenait d'en
attendre : le triomphe des Frères Musulmans, lesquels, comme tous les frères nor-
malement constitués, se sont empressés d'entuber la famille.
Lesdits frangins ayant instauré une bonne dictature à base de charia, nos braves
Printanniers-Arabes relancèrent un petit bout de révolution que l'Armée, après due
consultation des Etats-Unis, se fit un plaisir d'appuyer juste ce qu'il faut pour virer les
Muz fanatiques et reprendre la direction des opérations.
Bien évidemment, lesdits fanatiques et leur chiée de partisans à barbe, n'ont pas
manqué de venir au renaud, forts de leur légitimité démocratique, Allaouh akbar !
Grosse vague de protestations, manifestations monstre, massacres organisés de
Chrétiens, bref, il apparut nécesssaire aux militaires d'en zigouiller quelques centaines
afin que les bien chers Frères se décident à la mettre un peu en veilleuse.
Cependant, ça redevient rigolo à partir du moment où l'Occident décide de s'en mêler.
Je ne vous parle pas de Barack-Hussein, gros hypocrite dont le joli discours visant
à stigmatiser les violences a dû faire crever d'hilarité le Général Sissi ( si, si, comme
Romy Schneider) et son état major au grand complet.
J'évoquerai à peine les menaces proférées par les dignes représentants de
l'Union Européenne dont la seule évocation contraint les sudits militaires à uriner
derechef sur leur joli tapis noué à la main.
Dans certains cas, la vessie, vous n'arrivez plus à la retenir.
Mais j'en viendrai direct à notre super clown Fafa, le papa du petit, vous savez, le
pokerman-chomedu qui s'achète des appartements à sept millions.
Faut voir ce qu'il a pu déballer sur le sujet, Monsieur Laurent, un vrai récital !
Tellement ça l'a inspiré, cette affaire, que toutes les vannes de son vaste répertoire
y sont passées. On aurait presque dit du Alain Juppé, tellement on s'est bidonnés!
Tout, je vous assure, l'inquiétude pour la paix dans la région, la nécessité du dialogue
entre les parties, le respect des choix démocratiques, l'appel au calme, la menace
de menacer, bref le tir groupé pendant deux jours. On se serait cru au festival de la
blague de Saint-Locdu le Vieux!
Toutefois, le paroxysme fut atteint lorsque Culbuto le Clown entra en lice pour exécuter
son super-sketch : "je convoque l'ambassadeur"! A crever de rire!
Imaginez, le Pépère se décroche tout de go de sa Lanterne Versaillaise de vacances
pour décocher un bon coup d'hélicoptère sur l'Elysée. Et dans quel but? Exiger l'arrêt
immédiat de la répression en Egypte! Parfaitement! Et c'est pour ça qu'il a perturbé la
grasse-matinée de la Première Concubine de France et cassé les burnes à l'ambas-
sadeur! En pleine torpeur aoûtienne!
Même pas Coluche aurait imaginé un gag pareil !
Ah, si nous pouvions l'exporter, notre Democratic Circus, comment ça nous rééqui-
librerait la balance commerciale!
Avec ma considération distinguée.
Et merde pour qui ne me lira pas.