Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
A chacun sa falaise fiscale.
Le camarade Barack-Hussein, lui, il se balance en équilibre tout au bord, pendant que
la majorité républicaine de la Chambre se la coule douce en préparant le réveillon,
l'idée maîtresse consistant à laisser le Président se démerder avec une situation dont
il apparaît comme le principal responsable, à savoir la faillite larvée de l'Etat Fédéral.
D'habitude les choses s'arrangent au dernier moment grâce à un compromis plus ou
moins mal ficelé visant à reculer encore une fois pour mieux sauter au prochain coup.
Toutefois, là, maintenant, quelque chose me dit qu'ils vont lui faire déguster, à l'époux
de Michelle, un petit souper de fin d'année dont il gardera le souvenir jusqu'au trépas,
au moins.
Sa fiscal-cliff, Obama, il va devoir se l'escalader sans assurance et en chaussures de
ville. Des trucs à se péter la gueule, y a pas à tortiller. D'ici, d'ailleurs, qu'il se fracasse
pour de bon, il n'y a pas loin vu que l'opposition de Sa Majesté n'a rigoureusement rien
à foutre des conséquences d'un éventuel clash.
Quelques bonnes restrictions budgétaires bien drastiques ils trouveraient ça plutôt
sympa, les Républicains, quant aux hausses générales d'impôts associées c'est
Barack-Hussein qui porterait le chapeau.
Alors, pas vrai, pourquoi ils se priveraient d'un petit plaisir, ces braves députés?
Pour peu qu'il y ait bientôt de la grosse rigolade du côté de Washington...
En tout cas, du côté de l'Elysée, la grosse rigolade, elle vient juste de nous débouler
sous le pif avec la vivacité panique d'un écureuil traversant l'autoroute.
Sa petite falaise fiscale à lui, notre pote Culbuto 1er, il vient de la dégrigoler d'un trait,
sans préavis et avec cet air encore plus niais que lui confère souvent l'effet de surprise.
C'est que l'affaire apparaît particulièrement emmouscaillante et de nature à faire
vaciller grave un trône quinquennal déjà plutôt branlant!
Soyons donc un peu lucides, que diable, la triomphale élection de Flamby reposa, en
Mai dernier sur deux bons gros piliers bien costauds : la sarkophobie et la ploutophobie.
Le premier pilier apparaît à ce jour considérablement rabougri à la fois par la disparition
quasi-totale de l'être haï et par le sentiment désormais enraciné au coeur du bon
populo d'avoir chu de Charybde en Scylla, ou, pour parler plus crûment, de se l'être
fait mettre profond, debout et à sec.
Le second pilier vient tout juste de lâcher sous l'effet d'une petite pichenette du Conseil
Constitutionnel.
En effet, comme le signalent judicieusement tous les media dignes de ce nom, elle
consistait en quoi, la "mesure phare" du "changement c'est maintenant"?
Eh oui, bien sûr, elle tenait tout entière dans la fameuse tranche d'imposition à 75%,
celle qui devait nous faire passer du "président des riches" au gentil petit camarade
des pauvres, de l'ami-collabo des puissants à l'ennemi juré de la finance, de
l'iniquité outrageuse à la bienveillante "justice fiscale" qui fait raquer les autres :
les pétés de thunes, les rupins du Fouquet's, les exploiteurs du bon Peuple, les
fieffés salauds dont venait tout le mal, les "casse toi riche con!", j'ai nommé
l'ennemi héréditaire de classe : le salaud de nanti
Cependant, manque de pot, patatrac elle est tombée dans le lac, sa mesure phare à
Hollandouille! Censuré, son pilier tutélaire du socialisme démago-confiscatoire, foutu,
fini, cuit, ratiboisé!
Et même pas besoin d'entrer dans le vif du sujet, de se pencher sur les aspects
politiques de la question. Non. Il a suffi aux braves juristes énarchiques qui bossent
pour les satrapes du Conseil Constitutionnel de constater une incompatibilité flagrante
avec le principe le plus fondamental du droit fiscal, à savoir l'égalité des citoyens
devant l'impôt.
Ca crevait les yeux, à faire rigoler un étudiant de première année!
Vous comparez un ménage bénéficiant de deux gros salaires supérieurs à cinq-cent-
mille Euros avec un autre doté d'un seul revenu à plus d'un million. Le premier échappe
à la confiscation des trois-quarts et le second la prend en pleine poire!
J'ai failli croire un instant qu'ils l'avaient fait exprès, les sbires de Hollande, juste pour
s'éviter les conséquences du genre Depardieu et les appels à l'expatriation, style
Cameron. Mais hélas, non. C'est juste qu'ils sont cons comme des valises, ou comme
des balais, si vous préférez.
Je m'explique: non seulement cela fait, une fois de plus, passer le concubin de Dame
Valérie pour le roi des navets mais encore leur solution vérolée c'était la seule possible
pour tenir tant bien que mal la promesse à la con dudit légume.
Des types qui rentrent plus d'une brique par an, on n'en comptait même pas deux-mille
avant qu'ils ne foutent pratiquement tous le camp. En revanche, des couples à gros
revenus de plus du demi-million chacun, ça représente dix fois plus de monde, au bas
mot. Ca ferait tout de même beaucoup de baisés, à ce niveau-là, surtout que dans le
stock, on rencontre des tas de copains, la Rive-Gauche en est truffée.
Le socialisme c'est très beau, ça décore bien les salons, certes, mais de là à se tirer
une balle dans le panard...
Tiens, au fait, Culbuto on ne le voit plus ces temps-ci. Paraîtrait qu'il bosse, claquemuré
dans son burlingue. En conséquence, il a envoyé le Premier Sinistre nous faire un petit
numéro de clown rapport à la censure des 75%. Il a déclaré comme ça, Ayrault, que
qu'à cela ne tienne, on remettra le couvert en 2013. Pas question de laisser perdre
une ânerie de ce calibre, n'est-ce pas? On va bien finir par leur faire rendre gorge à ces
charognes, z'allez voir, les camarades, on n'a pas fini! C'est la lutte finale, armons nous
et demain...Enfin, bref, l'Internationale , ce sera pour l'an prochain.
Par derrière, en appui tactique, ils ont envoyé Cahuzac. Un peu plus tranquille, le mec,
depuis qu'il a re-routé son blé vers les Caïmans. Toujours très pro, l'ex-planquouzé
helvétique nous a fait connaître le principe fondateur du prochain texte : on taxera les
couples à plus de deux millions d'Euros, voilà tout! Génial, au moins pas de souci,
ceux-là ils sont tous partis en Suisse depuis 1981!
Tout de même, on dirait qu'ils ont oublié de lire jusqu'au bout le petit poulet du Conseil
Constitutionnel, nos braves gouvernants à la rose. Ils auraient mieux fait. En y regardant
bien on voit qu'elle ne passera jamais, leur mesure phare anti-riches. Les "Sages" de la
rue Montpensier ont en effet carbonisé, pour cause de prélèvement confiscatoire, un
certain nombre d'articles qu'il serait lassant de détailler ici. Pour simplifier, on constate
qu'au dessus de 70% des revenus, la République ne marche plus dans la combine.
Tout ce qui dépasse sera censuré tant qu'il y aura au Conseil une majorité issue de la
Droite.
La Droite? Façon de parler! Dans le temps, on mettait le seuil du socialisme à 20%
des revenus. Le Conseil Constitutionnel, vu sous cet angle, il navigue carrément dans
le communisme, le trotskysme, le collectivisme, que dis-je, le bolchévisme!
Mais il est vrai qu'à l'aune de notre grand-chef Robespierre de Mollecouille et de ses
Montagnards à la guillottine fiscale, septante pour cent, comme plafond ça relève
du libéralisme le plus sauvage.
En tout cas, sur ce coup-là, elle a bel et bien coincé leur guillottine fiscale, à ces trous
de balle. Va falloir qu'ils s'emploient à remettre de l'huile!
Remarquez, ils se rattrapent le soviétisme en d'autres points, nos gauchos au pouvoir.
Entre la petite Najat qui veut instaurer la terreur inquisitoriale sur Twitter et la mère
gros-cul Duflot qui appelle à dénoncer le voisin avec sa chambre de bonne du sixième
inoccupée, on va peut être finir par y arriver au bolchévisme.
Allez, encore un petit effort, pour peu qu'ils persévèrent bien comme il faut, on s'y
retrouvera un jour, au Goulag, nous autres les sales fachos. Bien sûr mais je
n'exclus pas d'y retrouver aussi des gendegôche. En principe, les purges ça se
passe toujours à l'intérieur du Parti.
Mais bon, finissons sur une note pétante d'allégresse.
Alléluia! La "personnalité préférée des Français" maintenant c'est Omar Sy, il a détrôné
le cher Noah, dites donc. Faut dire aussi, ce con de Yannick, vous vous rendez compte,
même pas foutu de se convertir à l'Islam!
Enfin, estimons nous heureux, on a encore échappé à Djamel Deux-Bouses. Profitons-
en, ça ne durera pas, il se rapproche...
En attendant pire, je vous souhaite une délicieuse fin d'année.
Et merde pour qui ne me lira pas.