Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Nauséabond, voilà le mot!
Comment admettre que M. le Président de la République Une et Imputrescible laisse
sa belle mère dans une situation aussi peu compatible avec le politiquement correct?
Nauséabond, vous dis-je. Comment? Mais non, voyons je ne fais aucunement allusion
au tout à l'égoût, toujours absent, de la villa Bruni-Tedeschi. Ce regrettable revers essuyé
(si j'ose ainsi m'exprimer) par notre bon Président et qui, je crois m'en souvenir, avait
coûté son poste à l'ex-préfet du Var, ne saurait susciter le moindre intérêt de la part
d'esprits aussi élevés que celui de votre serviteur.
Sans compter qu'avec les produits d'aujourd'hui, rien de plus facile que de rendre inodore
une fosse septique, fût elle installée à l'extrémité du Cap Nègre.
Non. C'est justement de ce dernier Cap que je traite aujourd'hui.
Le Cap Nègre, vous voyez bien l'horreur, tout de même. Une famille bien pensante
comme celle de Madame Carla qui se prélasse au Cap Nègre, voilà déja une indignité
remarquable. Mais que le Chef de l'Etat laisse perdurer une situation aussi inconvenante,
aussi attentatoire à la dignité humaine, aussi justiciable des foudres de la Ligue des
Droits de l'Homme et de S.O.S. Racisme, voilà qui dépasse les bornes du supportable!
Il ne manquerait plus que les scandaleusement riches occupants de la somptueuse
-bien que toujours dépourvue de tout à l'égoût- villa en question, se gobergent de têtes
de nègres, voire de nègres en chemise pour que la mesure soit comble!
Alors, quand on se permet de stigmatiser l'immigration, quand on désigne à la vindicte
populaire tous ces jeunes gens dont le seul tort consiste à tirer la flicaille au fusil
mitrailleur soviétique, quand on expulse manu-militari de pauvres tziganes venus chez
nous pour faire comme tout le monde, s'engraisser sur le dos du con qui bosse, oui
lorsqu'on adopte ce genre de conduite inqualifiable, on tâche au moins de faire plaisir
à la maman de sa petite femme adorée.
C'est vrai, quand même, en ce moment il fait fort, le Sarko. Même le New-York Times,
ce parangon du trouducuïsme bien pensant à l'anglo-saxonne, se voit contraint de
lui administrer une volée de bois vert comme quoi il se tient mal avec ses façons de
donner des gages à l'électorat qui pue. Il faut regarder les choses en face, depuis
quelques jours le Président fait beaucoup de peine à son épouse et à sa belle famille.
Croyez vous qu'il soit agréable de voir ainsi son époux et son gendre mis plus bas que
terre par ce qui se fait de plus distingué en matière de politiquement correct?
Même Rocard qui s'y met, et dans Marianne en plus, pour dire la grosse colère qu'il
se prend l'amer Michel!
Ignobles, il trouve les dernières déclaration sarkoziennes, mal pensées, minables, inapplicables, déplacées, sordides, fascistes, ethnocentriques, xénophobes.
Quasiment du nazisme, quoi, le scandale à l'état pur. Et qu'on ne vienne pas lui
reprocher, au vieux bourrin de retour, le picotin d'avoine lié à sa contribution
personnelle et payante à la conception de l'ex-future taxe carbone. Cela n'a rien à voir.
Aujourd'hui nous en sommes à la défense des valeurs les plus sacrées de la
République et sur ce point précis, avec Sarko y a du boulot. Et même pas rémunéré,
en plus!
Quand on a inventé le R.M.I. et la C.S.G. qui va avec, on ne transige pas avec les droits
de l'homme, du citoyen et de l'immigré. Surtout de l'immigré, bordel! Et aussi du Rom,
y a pas de raison!
La guerre civile, voilà ce qu'il va récolter le Nicolas, avec ses façons d'attiser la discorde
entre français de souche et français de bouche (enfin ceux qui bouffent aux frais des
premiers cités). Il va voir ce qu'il va voir! Qui sème le vent nauséabond récolte la tempête
qui schlingue! Malheur à celui par qui le scandale arrive. Vae victis, enfin futurs victis car
la guerre civile il va la perdre, Sarkozy.La disproportion apparaît trop forte, en effet,
entre les dérisoires moyens de la police, voire de l'armée et l'arsenal considérable
stocké en prévision du djihad dans les sous-sols de nos quartiers si tellement
sensibles.
Et pendant ce temps là qu'est-ce qu'il fait, le Président si ingrat vis à vis de sa belle-
mère?
Je vous le donne en mille. Du vélo!
Quand on pense à tout le patacaisse déclenché par ses déclarations incongrues et
qu'on le voit partir benoîtement sur sa belle bicyclette bleue, avec plein de flics autour,
on croit rèver. Soyons justes aussi, il ne nous coûte pas cher en vélos, c'est le moins
qu'on puisse dire. A voir l'engin avec ses pédales ornées de cale-pieds à courroie
(je parle de la bicyclette, bien sûr), on se dit qu'il a dû l'acheter chez Manufrance en 65.
Mais enfin, c'est l'idée. Il allume le feu, après quoi il s'en va faire un tour sur sa bécane
avec le petit. C'est fou, ça!
Pendant ce temps là, vous avez Hortefeux qui jette de l'huile dessus (sur le feu) en
en rajoutant sur le retrait de la nationalité à toutes ces malheureuses victimes de la
société qui flinguent les poulets ou martyrisent leurs multiples épouses.
Même que le malheureux Besson s'est cru obligé d'intervenir pour invoquer le "droit à la nuance" ou une connerie du même tonneau.
Faut comprendre, aussi, un ministre de l'immigration ça doit nécessairement
défendre un peu l'immigré. Ca constitue son fonds de commerce, après tout, l'immigré.
Pour autant, on peut dire ce qu'on veut, tout cela fait un peu désordre. On voit bien que
le patron grimpe le col du Canadel au lieu de veiller au grain.
Alors, et j'en reviens à mon propos initial, la moindre des choses serait de faire cesser
le scandale du Cap Nègre. Pour le chef de l'Etat, quoi de plus facile que de rebaptiser
un lieu au nom malsonnant. On l'a bien fait dans le temps avec les Basses-Alpes, la
Seine-Inférieure ou les Côtes du Nord. Et encore il s'agissait de départements. Pour un
vulgaire petit cap, ça doit prendre cinq minutes, pas plus. A la limite il pourrait même
le faire sans descendre de vélo, tellement que c'est rien du tout. Simple comme
un coup de fil à Hortefeux, tiens, puisqu'apparemment il ne prend pas de vacances, le
rouquemoute.
Le plus dur consisterait encore à lui trouver un joli nom, au cap, un truc pas trop éloigné
de l'original, que les géographes puissent s'y retrouver, quoi et les marins aussi. Pas
que ces derniers s'imaginent que le Cap Nègre a disparu et qu'ils aillent s'emplâtrer
dessus. Question de sécurité maritime, faut pas rigoler avec ces choses-là.
Bon, alors, j'aurais bien proposé le Cap Barack-Hussein. Voilà qui sonne joliment et
pourrait mettre un peu de baume sur les blessures causées à l'amitié etasunio-française
par les propos xénophobes de l'escaladeur du col du Canadel ( voyez, je fais gaffe,
j'aurais pu ajouter une allusion déplacée). Cela dit, une telle appellation prêterait à
confusion, les gens pouvant se croire tout à coup transportés de l'autre côté de la mer.
Trop dangereux pour la navigation, donc à écarter.
On pourrait alors penser à "Cap Nelson Mandela". Pour trouver mieux en matière
de politiquement correct, vous pouvez toujours vous fouiller. Cela constituerait donc la
solution idéale, la plus élégante et la plus consensuelle. Sauf que l'endroit se situe à
quelques encâblures de Toulon et qu'appeler Nelson un cap situé dans les parages
du grand port de la Royale serait extrèmement mal ressenti par nos braves marins.
D'ici que l'affreuse évocation de Trafalgar les pousse à se saborder une nouvelle fois...
Cela dit, rassurez vous, jamais à bout de ressources, je crois tenir l'appellation
qui convient. Le nom parfait pour une jolie petite pointe de terre méditerranéenne
si joliment habitée par des gens si charmants malgré leurs fosses septiques .
Cher Monsieur le Président, j'ai l'honneur de vous proposer solennellement de changer
le Cap Nègre en (roulements de tambours) :
- CAP JEUNE.
Hein, que dites vous de cela? Il vous étonnera toujours n'est-ce pas, le Nouratin!
Jusqu'à ce que cette sorte de déconnage le conduise au trou. Voire pire...
En attendant je vous salue bien.
Et merde pour qui ne me lira pas.