C'est le printemps pour tous les animaux, Les vaches et les cochons, Mais le printemps qui paraît le plus beau, C'est celui d'Mélanchon.
Tagada-tagatsoin oh la jolie chanson! Ben oui, quoi, c'est le bonheur total. Il a pratiquement gagné Mélanchon. Les autres marxistes aussi, certes, mais la victoire de Mélanchon revêt un caractère particulier, un parfum de chant des cerises, un côté beau dimanche au bord ed' l'eau qui sent son front populaire et qui fait chaud au coeur. Il a quasiment gagné le Limousin, la Méluche, comme un seul homme, avec les cocos et les trotskos, tous ensemble-tous ensemble- ouais-ouais!
C'est la lutte finale, Armons nous et demain, L'internationa-a-a-a-leu, Sera le Limousin. (bis)
Même qu'il participe, bien sûr, au triomphe grandiose de la grande famille de gauche aux élections régionales. Ces dernières viennent de consommer la défaite absolue, irrémédiable,calamiteuse et sans appel des féaux de l'infâme Sarko et des kadofisko. Il participe, certes, Mélanchon, mais un peu comme le cousin de province, celui qu'on colle en bout de table. Par exemple le service public de l'audiovisuel noyauté socialiste l'a un peu oublié au cours de la campagne. Même que pour la soirée électorale on l'a carrément laissé moisir dans l'antichambre et qu'il n'a jamais pu prendre pied sur le plateau. Alors évidemment il se montre un peu ronchon-chon-chon, le Mélanchon mais ça ne lui gâche tout de même pas la victoire. Il en faudrait plus! Et puis, la perfidie des socio-démocrates à tendance rougeoyante il connaît, il en faisait partie il n'y a pas si longtemps. Mais depuis il a opéré son envol avec la fondation historique du Parti de Gauche ( voir Deux files y pissent , cherchez bien c'est vers le mileu). Bien lui en a pris car depuis les affaires marchent à bloc. Il a pu s'offrir des costards de bonne coupe et aussi un nouveau dentier tout neuf, le camarade. Comme quoi même chez les plus rubiconds des marxistes, le fait de devenir son propre patron libère parfois des qualités insoupçonnées. Qui aurait pensé voir la Méluche bien sapé et propre sur lui, pas vrai? Par dessus le marché il peut désormais s'allier avec qui bon lui semble. Ce coup-ci c'était avec la mère Buffet et le Trotskofacteur pour conquérir le Limousin. Et il s'y est investi, notre héros, dans le Limousin. La semaine dernière il y était tout le temps fourré. Mais faut voir le succès, 19% presqu'autant que Le Pen en PACA ou la Marine chez les Cht'tis!
Naturellement la comparaison s'arrête là. On ne va tout de même pas mettre dans le même panier les ignobles fachos du Front et les progressistes marxo-trotsko-lénino-commmunistes révolutionnaires dont la pureté morale apparaît aussi éclatante que celle des grands Staline et Mao réunis. Sans aller chercher, bien sûr, les camarades cubains si admirables, Fidel et le feu Ché, dont les exemples fameux vivifient le mélanchon comme un bon coup de pichetegorne le borloo.
En tout cas, soyez assurés que la magnifique victoire de tous ces purs de la grande famille de gauche représente un grand pas vers la réélection de celui sans qui rien n'eût été possible, j'ai nommé Nicolas Sarkozy. Ben oui, vingt-trois présidents de région socialos constituent autant de raisons de torpiller en douce le futur candidat de leur propre parti. Un Président de la République Socialiste c'est la déculottée assurée aux régionales de 2016. Faut pas déconner, tout de même, un fromage pareil on va pas le gâcher !
Sans compter que la prospérité de notre brave Mélanchon repose sur le maintien au pouvoir des salauds de capitalistes.
Alors, vous voyez bien que tout n'est pas perdu. Et merde pour ce traitement de texte qui déconne et aussi pour qui ne me lira pas.