Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Oussama fait plaisir!
C'est bien la première et la dernière fois qu'une chose pareille se produit.
Je me demande s'il ne s'agirait pas d'un miracle. Car enfin, cette victoire éclatante des
démocraties sur la barbarie puante des sectaires enflammés, cela ne vous rappelle rien?
Mais si, voyons, un petit effort. Voilà, vous y êtes, la chute du mur, la fin de la dictature
soviétique, le triomphe du monde libre sur les forces du mal. Même topo,non?
Et c'est quoi le lien entre la liquidation du bloc soviétique et celle de
l'anachorète d'Abbottabad? Toutes proportions gardées. Ben oui, Jean-Paul II,
naturellement.
Qu'on s'offre la peau de Ben Laden quelques heures après la béatification du
Past-Pape, ce n'est pas un hasard, forcément. Un miracle, bon faut pas pousser mais
enfin ça s'en approche.
D'ailleurs, allez, je digresse un peu mais je reviens vite fait sur cette béatification.
Belle cérémonie. Je m'attendais quand même à mieux, toutefois, je reconnais. Rien qui
nous fasse vibrer à mort comme un gros match de foot ou un mariage princier britannique.
Bien sûr le décor reste inégalable et les processions aimablement colorées de
cardinaux, d'évèques, de curetons et de nonnes, demeurent fort pittoresques.
Parfois émouvantes, même, en cherchant bien. La foule immense des fidèles en
adoration béâte, c'est bien le cas de le dire. Et la bonne-soeur miraculée avec son
ostensoir à éprouvette emplie du sang sacré du bienheureux (A Rhésus positif, un peu
trop de cholestérol et un diabète gras pas mal avancé), faisait merveille ès qualité de
pièce justificative pour future canonisation.
Sauf qu'on n'est pas parti, à mon sens, dans la bonne direction.
Au lieu d'aller chercher des conneries de religieuses guéries du parkinson juste pour avoir
rêvé du bon Pape, ils auraient mieux fait de se pencher sur les affaires sérieuses, les
experts du Vatican. La fin des bolchéviks, ça, c'était un coup fumant, un truc bien concret,
bien fabuleux et qui a tellement profité à tant de brave gens. A commencer, évidemment,
par les nouveaux milliardaires popofs, mais à continuer, aussi, par les polaks, si bien
sortis du merdier par l'action conjuguée de Jean-Paul, de Walesa et de la Vodka
Wiborova.
Avec ce genre de miracle, la canonisation apparaissait quasiment acquise, on aurait
sans problème trouvé un second phénomène du même tabac. La tronche éclatée de Ben
Laden, même, faisait l'affaire, à la rigueur, en jouant sur la concommitance. Alors que là,
pour trouver une autre malheureuse à guérir d'une saloperie quelconque par l'opération
du Bienheureux, ça va se révéler coton, moi je vous le dis. Va falloir qu'ils aillent nous
trouver un cas bien tordu en Afrique voire en Amérique du Sud, parcequ'ici, peau de
balle. S'il en existait un autre, de miracle ça se saurait déja. Et c'est pas ça qui se bouscule
par les temps qui courent, les miracles. Même pas à Lourdes, putain de la Bonne Mère!
Dommage. Enfin, ils y arriveront toujours, l'Eglise a le temps et, désormais élevé au rang
tout à fait honorable de bienheureux, Jean-Paul peut voir venir. Le plus gros est fait.
Quant aux fidèles un peu hâtifs (comme Francis Lax) qui revendiquaient "Santo subito",
une bonne béatification des familles les invitera forcément à une attente plus sereine.
Bon O.K. ça va pour le Bienheureux, mon propos visait à vous parler d'Oussama et, par
voie de conséquence, de notre vieux pote Barack-Hussein.
Avec Ben Laden nous avons vu disparaître, y a pas d'autre mot, une des plus
grosses saloperies que la terre eût jamais portée. Pour vous dire le niveau, il rejoint
les Hitler, Staline, Mao, Polpot et autres immenses ordures, au panthéon infernal des
affreux indicibles monumentaux. Avec plus de moyens on se demande ce qu'il nous
aurait combiné comme abominations. Et, tout à fait entre nous, la présence Occidentale
en Afghanistan a permis de le neutraliser à peu près totalement. Comme quoi, il
valait mieux y être et y rester n'en déplaise à tous les branleurs qui soutiennent le
contraire.
Cela dit, évidemment, l'administration Obama nous a bourré le mou sur cette affaire.
Claire comme du jus de chique, l'histoire, Deubelyou Bush n'aurait pas fait mieux.
Mais, ce qui s'est vraiment passé, on s'en fout. L'important restera toujours la mort de
cette charogne. Sauf que, bien entendu, les musulmans fanatiques du monde entier
l'ont mauvaise. D'ici qu'ils aillent le repêcher, y aurait pas loin. En tout cas, ils vont
chercher à nous le faire payer. Je dis nous parcequ'ils nous collent tous dans le même
sac. Les Croisés!
Mais celui qui bande le plus mou dans l'histoire c'est encore Obama soi même.
J'ai un scoop, les Amis, une interview exclusive. Je vous la sers toute chaude, ça date
de ce matin au réveil.
C'est le songe d'Obama, ouvrez bien vos esgourdes, Barack-Hussein vous parle!
C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit,
Oussama Ben Laden devant moi s'est montré
Comme au jour de sa mort salement amoché.
Même il avait encore un gros trou dans l'orbite,
Ses tripes en une main et dans l'autre sa bite,
Sa cervelle fuyait, le sang giclait partout,
Ses roustons lui pendaient, sanglants, autour du cou.
"Tremble m'a t-il prédit, bougre de fils de pute
Le cruel Dieu des Muzz continuera ma lutte
Et tu vas en chier en veux tu, en voilà
Car tu t'es attiré la colère d'Allah!
Pour quelques points de plus grattés dans les sondages,
Pour gagner l'élection et garder ton fromage,
Tu n'as pas hésité à me faire massacrer
Par tes sbires puants autant qu'héliportés.
De ton bureau feutré des bords du Potomac
Avec ta Mère Clinton et tes allures de mac,
Tu t'es tranquillement régalé du spectacle
En priant que ma mort te remonte au pinacle
Et quand tes salopards, enfin, m'ont descendu
Tu as bondi, joyeux, en criant "on l'a eu"!
Et pour parachever ton oeuvre de pervers,
Tu m'as fait balancer, tout fumant, dans la mer.
Loin de te profiter, cet acte abominable
Te précipitera vers un sort redoutable
Et comme, malgré tout, tu n'es qu'un pauvre manche
Tu vas, dès l'an prochain, quitter la Maison-Blanche!"
Puis, vers mon lit, son ombre a paru se baisser
Et moi je lui tendais les mains pour l'étrangler
Mais je n'ai plus trouvé qu'une infecte bouillasse
De pisse et d'excréments putride et dégueulasse.
Alors je m'éveillai, tremblant, plein de sueur
Et depuis, je l'avoue, tout le temps j'ai très peur!
Bon, dites, mettez vous à sa place, au mec. Fils de musulman, quand même, pas
loin de musulmer un peu, de temps en temps, si nécessaire, enfin peut être...
Toujours est-il que ça impressionne, des terreurs nocturnes de ce calibre. Voyez
Attalie, pour s'en remettre elle se sera brossée, la pauvre vieille. Marquée jusqu'à
la mort. rien à faire. Alors, Barack-Hussein, j'aimerais pas être à la place de son
caleçon!
Voilà sans doute pourquoi ils nous en tartinent un max, les amerloques, sur les
documents découverts dans le bunker d'Abbottabad. Comme quoi il fallait vraiment
le crever la grosse ordure. Qu'il restait le big boss d'Al Qaïda et tout le toutim,
qu'il préparait des sales coups tordus contre New-York et Chicago. P'tet bein qu'oui,
p'tet bein qu'non. Va savoir. Mais on comprend, il réagit comme il peut, Obama.
Seulement, la trouille sacrée ne le lâchera plus. La malédiction d'Allah, présentée
comme ça, c'est l'insomnie assurée jusqu'à la fin des temps!
Mais prions Dieu que tous nous veuille absouldre!
Bonne nuit...si vous pouvez...
Et merde pour qui ne me lira pas.