Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Ca a dû lui faire tout drôle, à Mr. Middleton, le papa de Kate, enfin je veux dire de
la Duchesse de Cambridge, nouvelle marraine, je suppose, des rameurs ennemis
d'Oxford. Oui, parceque voilà un mec dont le paternel bossait à la mine, au fond,
paraît-il, et qui se retrouve, va comprendre Charles, sur le balcon de Buckingham
Palace, à côté d'Elisabeth II qu'on aurait dit un canari fini à la pisse, à saluer le populo
extasié dont la foule sans nombre inondait le parterre.
Quel destin, tout de même que celui de ce fils de mineur! J'ai même entendu plusieurs
fois "fils de minier" sur les media audiovisuels qui justifient de mieux en mieux, par le
peigneculisme de ses serviteurs les plus zélés, l'évolution curieuse de notre société
vers le crétinisme prétentiard flamboyant (voir Peigne-cul premier, roi au monde. ).
Voilà donc un garçon qui s'est remarquablement démerdé dans la vie, puisqu'il a su
se faire un max de pognon dans le coussin péteur et la langue de belle mère.
Les farces et attrapes lui permirent ainsi d'envoyer sa fille ainée suivre de belles études
auprès de la sélectissime université où elle dragua William, second dans l'ordre de
succession au Trône, fils ainé de Lady Di et, accessoirement, de Charlot les grosses
feuilles.
Non seulement il a fait du blé, ce brave Mr Middleton, mais encore a t-il su, par l'emploi
judicieux du jus de ses couilles, produire des filles absolument adorables et irrésistibles
au point de tomber l' héritier de la Couronne Britannique, la plus chouette de toutes,
comme une mouche à merde dans un nuage de Baygon. Je dis "des filles" parceque
nous venons de le constater, divine surprise, Kate, -oops, je veux dire Catherine,
Duchesse de Cambridge- a une petite soeur. Cette dernière fit un tabac retentissant
en prenant, ès qualité de demoiselle d'honneur en chef, un soin dévôt de la traîne
sublime finissant avec royale magnificence, l'époustouflante robe de son ainée.
Pippa, qu'elle s'appelle, la petite soeur. Un nom prédestiné, peut être, en tout cas un
programme à lui tout seul, ce blaze et qui a dû faire fantasmer hardos tous les
boutonneux du Royaume-Uni. Sauf les invertis, bien entendu, ce qui fait quand même
pas mal de monde.
Vous me direz, Pippa semble plus évocateur aux francophones. Toutefois, il ne pouvait
quand même pas appeler sa fifille Blowjob, le père Middleton, y a des limites à la
gougeaterie. Même bourré après l'accouchement.
On pourrait, certes, évoquer le précédent que constitue la Signora Pompino, mais
l'objection ne saurait produire d'effet, s'agissant d'un personnage bref et éphémère
rencontré au détour d'un vieux film Belmondotesque.
Mais j'en reviens à Mr. Middleton, Michael de son prénom. Rien à faire, ce mec
m'est furieusement sympathique. D'abord il n'a pas l'air con, ce qui pour un Anglais
représente déja un effort louable. Surtout fils de mineur (encore que ça, j'en sois de
moins en moins sûr). Et puis, le mec, il a fait sa fortune en créant une société de vente
de poudre à éternuer et de boules puantes par correspondance!
En 1987, un précurseur!
C'est y pas sympa, ça, s'enrichir par la fourniture à ses contemporains de la grosse
rigolade à bon marché? Evidemment l'accessoire de déconnage à cinq sous la tonne
s'apparente très-très indirectement à l'humour british le plus sélect. D'accord.
Cependant, même si ça manque de chic, ça fait du bien par où ça passe, beaucoup
plus, en tout cas, que la haute finance ou le négoce de matériel de guerre.
Un véritable symbole Michael Middleton, un gus qui vous remet de l'optimisme au
coeur et qui pourrait, allez savoir, contribuer à refiler à la famille Windsor un peu de
cette sympathie dont elle paraît si cruellement dépourvue.
Sans compter que, pour un Anglais, réussir à faire, avec une Anglaise, deux filles
aussi délicieuses, cela ne s'appelle même plus un exploit. Plutôt un miracle, faut le
dire! Vous voyez pas qu'ils aient pensé à Jean-Paul II, ces gens-là, en copulant?
Alors, moi, j'ai regardé mon pote Middleton se traverser soixante mètres de Wesminster
Cathedral (pas Winchester mais presque) entre deux haies de super-gratin mondial.
Ce qui se fait de mieux. Y avait même Bébert de Monaco et sa promise, David Beckham
avec Posh, sa petite coquine et aussi Elton John et son mari, vous vous rendez compte?
Sans parler des deux milliards d'abrutis télévoyeurs, et moi et moi et moi!
Qu'est-ce qu'il pouvait bien imaginer, Michael, pendant qu'il convoyait sa progéniture
ducalisée pour définitivement la confier à ce brave Wiliam? Oui, d'accord, il devait
surtout penser à éviter de se ramasser la gueule, d'éternuer, de péter -encore qu'avec
la musique - ou de se gratter les burnes. Evidemment, mais tout de même, quelle
aventure surréaliste!
J'essaie de me mettre à sa place, ça doit, malgré tout, faire bizarre. Pas forcément
agréable. De toute façon, donner sa fille à un bonhomme, fût il prince-héritier, c'est
toujours un mauvais moment à passer.
Voilà ce que m'a inspiré ce putain de mariage royal rosbif.
Une espèce de sentiment d'espoir, de rédemption presque. Si le beau père du futur
Roi d'Angleterre se révèle aussi engageant qu'il en a l'air -attendez, je le connais pas,
moi, si ça se trouve c'est un sale connard, aussi- les choses pourraient changer dans
le microcosme des grands de ce monde. On peut toujours rêver. Supposez une réunion
du G20 avec distribution de cotillons, assiettes sauteuses, fausses merdes de chiens.
Ca modifierait l'ambiance, Poutine avec un nez rouge, Obama avec un gros pif à
lunettes, les chinetoques ornés des oreilles du Prince de Galles. Vous voyez le tableau?
Peut être les négociation en seraient elles facilitées. Peut être ces gens là décideraient
ils plus sagement après avoir bien déconné. Qui sait? Tout cela grâce à Mr Middleton!
Va tout de même falloir songer à les annoblir, ces Middleton, parents de duchesse et
sauveurs potentiels du monde. C'est bien le moins qu'elle puisse réaliser, Elizabeth II.
Au fond ça ne leur fera pas la jambe plus belle. La noblesse et la Légion d'Honneur,
contrairement aux farces et attrapes, ne font rigoler que ceux qui n'en bénéficient pas.
Et vive la Maman et le Papa de la Duchesse! Qui? Kate!
En tout cas, demain on se fait un petit coup de béatification de feu le Past-Pape
avec religieuse miraculée et cerceuil exhumé.
Pour célébrer la fête du Travail, à part le muguet, on ne peut pas rêver mieux.
Alors, joyeux 1er Mai. Et si vous avez cinq minutes, relisez donc Pâques marxistes.
je l'aime bien celui-là.
Soyez tous bénis et merde pour qui ne me lira pas.