On peut s'interroger sur le devenir de notre bonne vieille civilisation occidentale.
Les meilleures choses ayant une fin, je crois que la notre approche. Les prodromes
de l'effondrement apparaissent de plus en plus clairement avec la présence sur le
devant de la scène de personnages étrangement éloignés des idéaux qui nous
animaient au temps de la splendeur de nos sociétés. Et ce n'est pas nécessairement
du président sortant de la région Languedoc-Roussillon que je parle. Celui-là,au moins
ne manque pas de cachet et en plus dit tout haut ce que les autres n'osent même pas
penser de peur de parler en dormant.
Non, nous avons bien pire. Prenez par exemple le trotskofacteur, tiens, voilà un individu
qui tente de ralentir sa dégringolade avec un parachute en forme de burqa. Je veux dire
en collant sur ses listes des fatmas voilées (putain, faites moi penser à rayer ça, c'est des coups à aller en taule). Les chemins du communisme révolutionnaire!
Mais nous avons encore pire. Tiens, la cheftaine des socialos de gauche, par exemple,
celle qui a foutu le pays par terre avec les trente cinq heures voilà dix ans déja.
Quand il lui prend un sursaut de sincérité assorti d'un éclair de lucidité, elle trouve le moyen
de démentir quarante huit heures après.
"Faudra bien se résoudre à passer la retraite à soixante et un -ou soixante deux- ans".
Et le surlendemain: "Ah mais j'ai pas dit ça, faut pas déconner, la retraite à soixante ans
c'est sacré. Pas touche, c'est Tonton qu'a fait ça quand même et puis, bordel, on va pas perdre les régionales pour des conneries pareilles non?"
La postérité appréciera.
Et je ne parlerai pas des minableries de l'affaire Clearstream dont l'effet dévastateur
risque de se traduire par un retour de la gauche en 2012 avec le cortège de calamités
qui s'ensuivra. L'affaire en question, tout le monde l'oubliera comme on a oublié
l'affaire Lacaze et les ballets roses des années cinquante. Mais les dégats perdureront
ad vitam aeternam.
J'en passe et des encore pires.
Tout cela apparaît bien intéressant, me direz vous, mais il n'est question que des
turpitudes franchouilles.
En effet. Les autres on les connaît tout de même moins bien et la découverte des
indicateurs de décadence politique exige qu'on aille jeter un coup d'oeil sous les draps.
C'est plus facile à faire chez soi que dans la piaule des copains.
Sans compter que j'ai vraiment l'impression -peut être fallacieuse- que c'est moins
pire ailleurs.
Les anglais, les allemands et même les amerloques, en dépit des rigolos qui dirigent
ces derniers, ont manifestement plus d'allure que nous. Ils se tiennent ou font bien
semblant.
C'est pas beaucoup mieux mais ça présente.
Les Ritals, eux, ils ont Berlusconi qui manque un peu de tenue, c'est certain, mais qui
bosse intelligemment en essayant, sans baratin ni battage, lui, de préserver son
identité nationale.
Bref, à part peut être les grecs et encore, je ne vois pas qui a pu descendre aussi bas
que nous.
Enfin, pour une fois, nous sommes en pointe!
Et merde pour qui ne me lira pas.