Au temps où la Corse était occupée par une autre république, celle de Gènes, l'île fut hérissée de petites tours de guet sises sur les hauteurs proches de la côte. C'est qu'ils savaient bien, en ce temps là, que le danger vient toujours de la mer. Surtout dans une île, gros malin, et surtout quand la mer en question c'est la méditerranée. Nous autres, méditerranéens du Nord (ben oui), tant corses que continentaux, nous savons par expérience d'où vient le péril. Il vient des rivages du Sud, de l'autre côté. Voyez les villages médiévaux de la côte d'azur, Cagnes, Eze, Gorbio, Sainte-Agnès, notamment, tous construits sur des pitons rocheux dotés d'un merveilleuse vue sur la mer. Pas pour l'émotion esthétique, pour voir arriver les Sarrazins et se ménager le temps d'organiser leur réception.
Mais revenons à l'Ile de Beauté. Peut être se révèlerait-il opportun de remettre en vigueur la surveillance attentive de la Méditerranée. La découverte, pas plus tard qu'hier d'une grosse centaines de clandestins d'origine indéterminée, les intéressés ayant pris soin de détruire tout document susceptible d'en permettre la connaissance, démontre qu'il convient désormais de faire gaffe. Avec les dispositions berlusconiennes anti-débarquement de clandestins sur les côtes italiennes ( cf.Le fascisme ne passera pas! ) le marché du passage de pauvres mecs en Europe doit trouver de nouveaux débouchés. Et qu'est-ce qu'il y a comme possibilités? Ben oui, évidemment, les côtes françaises, et pour commencer, la Corse, c'est plus près.
A priori, ainsi que je l'observais naguère dans un article dont j'ai oublié le titre - du coup vous n'aurez pas le lien, tant pis pour vous - on ne saurait trop leur déconseiller cette option aux passeurs de clandestins. Les corsico sont de braves gens qui détestent se faire envahir. Ils font contre mauvaise fortune bon coeur avec les français qui apparaissent grosso modo tolérables et puis, ça fait si longtemps que ça finit par créer des liens. En revanche, les africains et assimilés, ils n'en veulent pas. C'est pas politiquement correct et ça leur fait des détracteurs chez les bobos, ce qui n'empêche pas ces derniers de faire un tour à Porto-Vecchio de temps en temps ( le Lubéron manque un peu de mer). Même le camarade Bedos possède sa petite propriété en Corse, comme le premier Clavier venu. Remarquez il ne s'en vantait pas, Bedos, il a fallu que les voisins lui bousillent son clébard pour que ça se sache. Cela dit, il s'en foutent, les corses. C'est comme ça et pas autrement : les africains fora, ça veut dire dehors. Et dehors c'est où, en Corse? C'est cela, oui, dans la mer!
Donc il eut semblé raisonnable à des passeurs bien informés de pousser plus loin. Jusqu'à Porquerolles, tiens, par exemple, là vous pouvez débarquer qui vous voulez, personne n'y verra d'inconvénient. Que dites vous, il y a la Marine Nationale pas loin? Ben oui ça confirme, ils pourraient accoster sans souci à Porquerolles. Pas au Levant parceque là faut y aller à poils. Alors, les musulmans...
Toujours est il qu'avec une rare célérité, les migrateurs découverts en Corse ont fait l'objet d'un transfert sur le continent. Sans doute pour éviter toute réaction hostile des indigènes lors de leur remise en liberté éminemment probable . En d'autres termes, la combine se révèle excellente. Contrairement à ce que je pensais comme un con naïf, il suffit de déposer les candidats sans papiers du côté de Bonifacio et le tour est joué. Après, la République Une et Imputrescible se charge de les transporter sur le continent afin que les associations de défense des envahisseurs puissent, sans risque aucun, intimer l'ordre aux juges de les lâcher dans la nature avec toutes les protections dues à ceux qui pénètrent illégalement sur le territoire national.
Ainsi va la vie dans le beau pays de France financé par les pauvres couillons qui paient plein d'impôts pour permettre à ceux qui les égorgeront un jour de prospérer dans la joie et la bonne humeur. Que le Seigneur les ait en sa sainte garde et merde pour qui ne me lira pas.