Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Profitons en, cela ne durera pas. Dès la semaine prochaine et pendant tout un long mois nous n'entendrons plus parler que de matches, de buts, de penalties, de coups francs, de hors-jeux, de tirs sur la transversale, de cartons de diverses couleurs et autres billevesées footballeuses propres à ravir les innombrables amateurs de ce monstrueux piège à gogos, tout en emmerdant copieusement les autres, lesquels disposeront juste du droit souffrir en silence en fermant leurs pauvres gueules. Remarquez, voilà déjà quelques jours qu'on nous bassine avec les rocambolesques aventures de l'équipe dite des "Bleus" et, surtout, avec le dos illustre du plus illustre de ces derniers, le merveilleux Frank Ribéry, aussi connu pour ses passes décisives avec la petite Zaïa que pour sa trombine de crétin des alpes à la sauce coranique. Avec l'aide d'Allah, le Tout-Puissant-le Miséricordieux, les vertèbres sacrées de l'intéressé ayant voté la poursuite de leur grève sur le tas, le voyage au Brésil lui sera épargné et, à nous autre, le spectacle affligeant de ses quotidiennes apparitions télévisuelles. Toujours ça de gagné. Cependant, ne nous berçons pas d'illusions, tous les autres y vont, à l'exception notable de la Seleçao brésilienne qui, par la force des choses, s'y trouve déjà. Croyez moi, du foot nous ne manquerons pas d'en déguster jusqu'à la nausée, l'écoeurement, l'indigestion, voire la dysenterie amibienne. J'en vois par-ci, par-là, à rouspéter du genre "si t'aimes pas ça, dégoûtes-en pas les autres" mais à ceux-là je répondrai qu'hélas, tenter de dégoûter un amateur de balle au pied de sa honteuse manie, c'est comme proposer à un politicard de renoncer à la magouille. Cuit d'avance!
En revanche, à propos de politicards, j'en connais quelques-uns qui vont pouvoir souffler, prendre un peu de repos bien mérité pendant le mois du ballon-rond. Comme diversion, la Coupe ça se pose-là! Et, sachant que l'Equipe de France disposerait, paraît-il, de chances sérieuses d'accéder aux huitièmes de finale, l'attention de notre bon populo devrait se trouver mobilisée à bloc jusqu'au 1er. Juillet, voire jusqu'au 5 en cas d'inespérée victoire. Encore convient-il, toutefois, de compter avec les trois matches -au moins- de l'Algérie, notre autre équipe nationale et, donc, avec les dégâts considérables qui ne manqueront pas d'en découler sur divers points du territoire tels que les Champs-Elysées ou le Vieux-Port. En tout cas, conseil d'ami, où que vous soyez ne sortez surtout pas le soir les 17, 22 et 25 Juin prochains... Espérons toutefois, sans trop y croire, que le nombre de blessés parmi les forces de l'ordre n'excèdera pas celui de 2010 et que nous n'aurons pas un seul mort à déplorer... Par bonheur, les chances d'une rencontre entre les deux formations bien de chez nous apparaissent pratiquement nulles. Ouf, cette fois encore nous devrions échapper à la guerre-civile!
Mais revenons à nos moutons-dorés de la politique franchouille. On perçoit bien tout le profit qu'un personnage tel que Sarkozy saura tirer de la relative indifférence des media à son égard au cours des prochaines semaines. Et pour peu que les juges du "Mur des Cons" se passionnent pour les exploits de leur équipe black-blanc-beur, notre petit ex-président pourrait sans doute, avec un peu de pot, trouver l'opportunité d'une OPA sur les restes encore fumants de l'UMP. Je l'imagine, dans le dos des magistrats-instructeurs obnubilés par le fouteballe, ramassant le tronçon du glaive tel Charlot Gros-Pif en Juin 40 et poursuivant le combat avec les moyens de fortune que le Maréchal Juppé s'efforce, mais en vain, de lui soustraire. Evidemment, question envergure, comparé à de Gaulle il fait grave miteux Sarko, mais lui c'est pas les Chleus qu'il a en face, juste des Raffarin, Fillon, Bertrand et autres Debré-Bistouri; comme Panzerdivisionnen nous connûmes, hélas, bien plus redoutable.
Cela dit, l'homme qui l'attend avec la plus grande impatience, la Coupe du Monde, c'est Culbuto, sans conteste! Voilà un garçon qui en chie comme un forçat depuis des mois et des mois pour tenter, sans aucun succès, de faire oublier à ses coréligionnaires Gauchiards qu'entre les utopies socialistes agitées sous le nez des couillons pour se faire élire et les réalités de la vraie vie, il existe un gouffre insondable à côté duquel celui de Padirac prend des allures de pot de chambre en porcelaine. Son truc, à Pépère, ça reste essentiellement la Diversion. La dernière consistait en la "Réforme Territoriale", une idée de Manolo le Catalan pour tenter à la fois de changer les idées et de retarder le plus possible des élections régionales dont l'allure générale s'apparenterait, en pire, à l'effondrement final de l'Empire Romain. Manque de bol la ficelle apparaît tellement grosse et le paquet si mal ficelé que leur combine commence déjà à leur péter dans les doigts. Nous en reparlerons. Cependant, qu'on le veuille ou non, grâce à l'écran de fumée ainsi balancé dans la politicosphère, la Taube vient de mener à bien dans la quasi-indifférence générale, les débats relatif à sa réforme en faveur du bien-être de nos chers voyous, pour lesquels l'incarcération ne sera bientôt plus qu'un sinistre souvenir. A jamais, ainsi, Christiane Taubira demeurera dans les mémoires comme la grande libératrice des délinquants et criminels, au même rang que Toussaint Louverture, celui qui brisa à grands coups de burin des rosiers les chaînes odieuses de l'esclavage. Et tant pis pour tous les malheurs épouvantables qui en résulteront, on ne fait pas d'omelette guyannaise sans casser des oeufs d'urubu.
Encore convient-il d'ajouter que, pour planquer un peu la merde au chat socialiste, l'anniversaire du débarquement fit, ces jours-derniers, merveille. Le coup du D Day, préparé depuis une bonne semaine par des media chauffés à blanc et rehaussé de toute une chorégraphie diplomatique avec Flamby dans le rôle du danseur étoile, fonctionna à la perfection. Il fallait le voir, notre petit Hollandouille, virevolter d'entrechats en arabesques parmi le corps de ballet des grands de ce monde. Deux dîners successifs, le premier en compagnie de Barack-Hussein, le second face à Vladimir Putin et sa bouteille de vodka. Et même pas mal à l'estom, dites donc, merci le citrate de bétaïne! Et puis, le lendemain, au bord des plages historiques, une chiée de discours prononcés avec la dignité grandiose qui sied au chef de la puissance invitante, le phrasé de Zavatta et le cheveu, teint de frais, gentiment décoiffé par la brise océane. Mais surtout l'éclatante réussite d'une médiation ferme et subtile à la fois qui conduisit à une conversation de plusieurs minutes entre les présidents respectifs autant que respectables des Etats-Unis et de la Russie. Un triomphe! Avec en prime, cerise sur le gâteau, la rencontre Putin-Porochenko et le dégel des relations entre leurs deux pays! Merde alors! Si avec un succès pareil il ne nous remonte pas d'au moins deux points dans les sondages, le mec, ce sera à désespérer! Une mise en scène de ce calibre, même avec plein de bidon derrière le décor, au prix qu'elle a dû nous coûter ça ferait de la peine de la voir faire le flop! J'ose espérer qu'il en faudra plus qu'une jacquerie des intermittents du spectacle pour lui saccager son effet, à Pépère.
Enfin, last but not least, le mirifique dîner de gala en l'honneur d'Elizabeth II. Putain la classe, dites donc, du pur bonheur! La Monarchie Britannique pour mettre du chic dans une sauterie un peu ploucarde, ça reste quand même souverain, c'est le cas de le dire. Et pas une fausse note, depuis l'arrivée de Sa Majesté dans sa Bentley, un engin comme seuls les Rosbifs pensent encore à en concevoir, jusqu'aux tables dressées comme au temps des Rois, en passant par le smocking présidentiel...enfin celui que Sapin lui avait grâcieusement prêté pour l'occasion. Culbuto sur le perron élyséen, on eût dit un manchot-empereur qui aurait par mégarde avalé un cintre. Et puis tout bien comme il faut, les jolis discours émaillés de touches discrètes d'humour british, les toasts, le dîner -raisonnable- rehaussé de vieux Sauterne et de Champagne rosé. Parfait, quoi. Sans les invités franchouilles, ramassis de socialos plus tartes les uns que les autres, on aurait aisément pu se croire dans le grand monde.
Et le lendemain matin, avant de s'en retourner at home, la Reine partit encore inaugurer et visiter le marché aux fleurs Elizabeth II...en compagnie de Mme. le Maire de Paris. Décidément, pour ce qui relève de l'abnégation et du sacrifice de soi elle ne craint personne la brave vieille, j'en connais pas mal qui pourraient prendre des leçons.
Que ce long week-end de Pentecôte vous apporte un petit coup de Saint-Esprit et aussi plein de bonnes choses.
Et merde pour qui ne me lira pas. l