Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Bon. Déja, à partir de dorénavant on peut dire du mal de John Galliano sans pour
autant se voir accusé d'homophobie. Ca ne pisse pas bien loin, on est d'accord.
Toutefois en ces temps de liberté d'expression quelque peu bridée, on se satisfait
de ce qu'on peut. Bien sûr, nous avions déja connu le même phénomène avec Tata,
le Ministricule -qui rime si bien- de la Culture. Vous me ferez observer, certes,
que ce dernier n'a jamais manifesté le moindre penchant pour le Führer ni encore
moins, si c'était possible, le plus léger soupçon d'antisémitisme, quelle horreur!
Exact. Cependant son entrée dans le gouvernement exécré du Président honni
de la République qui doit en avoir honte, suffit à le faire passer de gentil bobo de
bonne famille brevetée gauche historique, à sale facho pédophile. Sic transit.
Profitons bien de cette sorte d'opportunités. Il s'agit d'exceptions qui confirment
la règle. On n'a toujours pas le droit de dire, par exemple, que les racines du
Directeur-Général du Fonds Monétaire International ne se situent pas en Haute-Loire.
M. le Ministre Wauquiez qui émettait cette remarque à l'issue du discours
abjectement nauséabond de Nicolas Sarkozy sur la Chrétienté, vient d'en
faire la démonstration en s'en prenant plein la gueule. Il a "mordu le trait",
comme dit Moscovici. Et dans ce pays des droits de l'homme, quand on mord le
trait, on s'en mord la langue, puis on ne tarde pas à mordre la poussière.
C'est bien connu.
On n'a pas le droit non plus d'évoquer l'histoire de la France. Sauf, peut être au
travers du prisme déformant du dogme républicain de la Sainte Révolution de 89 et
des bienheureux, Saint-Just, Danton, Robespierre et autres divinités panthéonnesques
du Salut Public.
Naturellement il ne viendrait à l'idée de personne de rendre hommage aux Rois qui ont
patiemment construit le Pays pendant huit siècles. Aucun intérêt, ça ferait plaisir à qui?
A quelques royalistes attardés au vote incertain? Non, on s'en fout des Rois.
En revanche, les racines chrétiennes, ça oui, ça remue du monde. Seulement les
Musulmans, dans cette affaire, on en fait quoi? On leur rappelle Charles Martel?
Pourvu qu'il n'aille jamais à Poitiers, le Président. Vous le voyez raconter sous le long
nez de sa copine Ségo, l'histoire de 732 avec la déroute des Arabes qui a sauvé la
France d'une invasion mortelle? Là c'est pour le coup qu'il ne s'en relèverait plus de
la branlée médiatique, Nicolas. On le verrait à titre définitif, excommunié, révoqué,
répudié, disqualifié et moralement dégradé sur le front des troupes bien-pensantes,
tel un Dreyfus honteux mais inréhabilitable à jamais.
Déja qu'il se trouve tout cacateux et fort dépourvu, de ces temps-ci, notre bon
Président. Complètement coincé, même, entre des socialos qui ne lui lâchent pas la
grappe une seconde, des media massacreurs, des révolutions arabes imprévisibles,
des Raïs qui s'écroulent comme des tas de fumier montés trop haut et des sondages
qui lui prédisent un avenir de chiottes. Même plus sûr d'arriver au second tour, le
malheureux. Sacqué par Villepin, talonné par Martine, piétiné par Marine!
Ah tiens, parlons en un peu de la Marine.
Panique à Saint Germain des Prés, terreur à Bobigny, sauve qui peut à la Goutte d'Or!
La voilà qui prend la tête du peloton. A voir comment elle enroule on sent bien qu'à la
première côte un peu raide elle est foutue de s'échapper, tiens, comme un Contador
survitaminé. Et là, pour lui prendre la roue y aura pas grand monde.
Vous m'objecterez sans doute qu'il ne s'agit que de sondages et que notre copain
Harris, il peut lui arrriver de se foutre le doigt dans l'oeil bien profond. Certainement.
Je n'en disconviens pas. Cependant, Marine Le pen à 23% , avec la mère Aubry et
Sarko au coude à coude deux points derrière, ça sent son réel. Ca correspond forcé-
ment à une tendance lourde, une lame de fond qu'on sentait bien venir et qui arrive.
Entre parenthèses, la démocratie, ça vaut ce que ça vaut (voir Démocrassie. ) mais
nous en faisons tout de même un drôle d'usage, dans ce pays. Nous avons réussi,
à force de bricoler une Constitution assez finement élaborée, à mettre en oeuvre la
campagne électorale permanente. En gros, le corniaud qui parvient à se faire élire
Président de la République, pour faire quelque chose de sérieux il a six mois. Le
temps que l'adversaire terrassé se ressaisisse, que les illusions se dissipent et que le
soufflé de l'euphorie post-électorale retombe sous la pesanteur des réalités prosaïques
de la vie courante.
Dès lors, la chasse à courre commence. Taïaut! Taïaut! La curée constante, l'halali
quotidien, la meute aboyante des media, les cors déchirants des adversaires de tout
bord, les piques aiguisées des sondeurs dans les miches, la course éperdue du gibier
élyséen et l'adieu du chasseur que l'écho faible accueuille et que le vent du Nord porte
de feuille en feuille! Vous voulez gouverner un pays dans ces conditions là, vous?
Autant essayer de se chercher les morpions avec des gants de boxe.
Je ferme la parenthèse et j'en reviens à la dame Le Pen.
L'affaire apparaît bien claire et bien logique. Marine semble en passe de retirer les
bénéfices d'une boutique familiale créée par son Papa voilà près de quarante ans.
Une idée fort astucieuse consistant à fédérer la mosaïque des droites franchouilles
sur la base d'une opposition à l'immigration africaine dont on voyait, déja à l'époque,
poindre les potentialités ravageuses. Boosté par l'accession au pouvoir de Mitterrand
et de sa clique, le petit négoce prospéra tant bien que mal jusqu'à devenir une force
redoutable, essentiellement nuisible à la droite molasse empêtrée dans son parti pris
politiquement correct.
Seulement, la vérité consiste à reconnaître la persévérance de ces gens-là qui n'ont
jamais cessé, sous la diabolisation, l'opprobre, les quolibets et les injures, de dénoncer
une immigration insensée et de prôner la préférence nationale. Le reste n'est qu'enro-
bage et roupie de sansonnet. Si nous les avions écoutés nous ne nous trouverions pas
aujourd'hui englués dans l'affreuse situation que nous connaissons.
Le bon peuple le constate et en tire les conséquences.
Il avait, à tort ou à raison, la trouille du père, le peuple. La fille semble bien lui
inspirer confiance.
Peu importent les inepties démagogiques déballées au fil du discours, Marine dénonce
la mainmise progressive des musulmans sur le Pays et elle seule apparaît légitime et
crédible en la matière. Elle s'appuie sur une antériorité de quatre décennies. Ils voient
bien, maintenant, les honnêtes citoyens moutonniers, à quel point ils se sont fait berner
par leurs politicards socialos de gauche et de droite. Ils commencent à saisir la distance
qui sépare le joli discours humanitaro-universaliste de la réalité sordide et effrayante à
laquelle ils sont confrontés. Ils comprennent que jamais leurs élus ne leur ont clairement
expliqué vers quel avenir ils les conduisaient. De là à faire confiance à ceux qui le leur
avaient dit, il n'y a qu'un pas. De plus en plus de braves gens sont en train de le franchir,
ce pas là. 23% aux dernières nouvelles.
Bien entendu, quelle que soit son étendue en 2012, l'électorat ainsi capté par la dame
en question ne manquera pas de se retrouver une nouvelle fois couillonné jusqu'au
trognon.
Il aura, dans l'hypothèse la plus favorable, facilité la réélection du Président et, dans le
pire des cas, servi les intérêts des socialistes. On voit bien, d'ailleurs que ces derniers,
sentent encore le vent du boulet de 2002. Incapables de se choisir un champion alors
que la course a commencé et mettant tous les jours en évidence les ambitions
personnelles de leur demi-douzaine de présidentiables, ils ont tout lieu de baliser.
Nicolas Sarkozy aussi. Quand vous savez que votre élection à tenu à la récupération des
voix d'un tiers des électeurs du Front National, la remontée fulgurante de ce dernier vous
refile imparablement des crampes intestiales. Quand vous voyez, parallèlement,
Galouzeau de Villepin qui, avec ses airs d'autruche à plumet, s'apprête à vous piquer
sept points, là c'est carrément la cliche. Vous ne vous tenez plus, ça déborde!
Voilà l'effet Marine. La panique à babord et aussi à tribord, la barre qui tourne à vide,
les voiles qui fasseyent, les matafs qui picolent, la cale qui se remplit, l'océan
déchaîné prêt à tout engloütir et l'ouragan féroce qui vous précipite en enfer.
Ce n'est même plus le bâteau ivre, ça tourne carrément au vaisseau fantôme.
Peut être conviendrait-il d'attendre un peu avant de tirer des conclusions vu que les
élections en cause n'auront lieu que dans quatorze mois. Il peut s'en passer de choses,
en pareil laps de temps. Des vertes, d'un joli vert islamique et des pas mûres, surtout,
vu la tournure que les évènements semblent prendre, notamment de l'autre côté
de la Méditerranée. Conformément au second principe de la thermodynamique, on
voit mal comment le désordre pourrait ne pas croître voire embellir.
Le bordel arabe et ses métastases européennes ne sauraient laisser de marbre nos
aimables concitoyens, ni les dommages susceptibles d'en résulter
manquer de faire monter encore la cote de la cheftaine du F.N.
Souvenez vous des paroles fameuses d'Escartefigue à César. Elle lui disait quoi, à
César, la Marine Française?
Que le Seigneur vous ait en sa Sainte Garde, comme Notre-Dame du même tonneau
et, ainsi que le proclament parfois les écriveurs marins de la Marine, merde pour qui
ne me lira pas.