Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Enfin du croustillant!
Depuis le temps qu'on bourlinguait dans le lugubre, qu'on slalomait entre morosité,
désespoir, rogne, grogne et sinistrose! Merci Culbuto, merci Closer, merci petite
Julie! J'allais dire merci Valoche seulement, elle, en revanche, elle n'a pas fait
exprès; si la Première Concubine nous fait bien marrer aussi, c'est sans le vouloir.
En tout cas, un bon gros vaudeville comme celui-là, ça dépasse les espérances
les plus insensées.
Dites, quand même, vous vous rendez compte? Culbuto qui se glisse furtivement
par une porte dérobée pour s'en aller à scooter, flanqué d'un seul housard qu'il
aimait entre tous, tringler sa belle actrice, en douce, les croissants à la main!
Même pas Feydeau aurait pu imaginer un truc pareil, sans compter que de son
temps, à ce brave homme, les scooters manquaient encore à l'appel. Et la force
comique du scooter avec Pépère dessus, déjà, ça vaut largement toutes les
quenelles à la flanc de l'autre Camerounais. Flanby avec son casque sur la tronche
vous rigolez déjà avant même de repérer sa braguette ouverte.
Cela dit, c'est évidemment la romance proprement dite qui défie carrément les lois
de la gravitation universelle tellement elle nous ravit de drôlerie légère. Moi, que
voulez vous, cette sorte d'aventure crapoto-amoureuse, forcément ça m'inspire,
jugez plutôt...
Mon Dieu comme elle était jolie
Dans sa robe légère
La Mademoiselle Julie
Quand elle séduisit Pépère.
C'était l'avant dernier printemps,
Pendant la Campagne
Hollandouille, l'air conquérant,
Savait qu'il jouait pour la gagne.
Cupidon le savait aussi
Qui tira sa flèche
En plein dans le coeur de Flanby:
Il capitula sur la brêche!
Amoureux de jolie Julie,
Son petit coeur tendre
S'emballa sitôt qu'il la vit
Et dès lors ne put plus attendre.
Il la lui fallut illico
Sa comédienne,
Malgré Valoche dans son dos
Prête à faire des siennes.
Et la belle, de son côté
Tombée sous le charme
Du vainqueur quasi-assuré
De la dernière passe d'armes,
Aussitôt Sarko descendu
De sa présidence,
Au tout nouveau offrit son dû
Voyant là sa dernière chance.
La mignone avait tant ramé
Dans sa vie entière
Avec le relatif succès
D'une médiocre carrière.
Le sémillant Président
De la République
Arrivait au meilleur moment
Pour lui remonter la boutique.
Le charme fou de Culbuto
Dans sa majesté
Fit le reste et aussitôt
On prétend qu'il l'a culbutée.
Il filent le parfait amour
Depuis cette époque
Et dans la discrétion toujours
Le Président n'est pas sinoque
Tout alla bien jusqu'à ce que
Ce torchon infâme
Si friand d'histoires de queue
Vienne espionner la jeune femme.
Ils remarquèrent un pépère
Equipé d'un casque
Monté sur un joli scooter
Semblant craindre qu'on le démasque.
Escorté d'un grand balaise
Le petit bonhomme,
Semblait assez mal à l'aise
Et un peu inquiet pour sa pomme.
A y regarder de plus près,
En zoomant à bloc
Les paparazzi étonnés
S'écrièrent: "voilà du mastoc"!
Il s'agissait bien de Hollande
S'en allant baiser!
Il faut donc croire qu'il bande
Encore...mais plus à l'Elysée.
Comme une trainée de poudre
L'affaire fit grand bruit
Les conséquences étaient lourdes
Pour le pauvre amant de la Julie.
Toutefois cette dernière
Désormais connue
Emploie l'art et la manière
De bien utiliser son fût.
Son talent de comédienne
Lui rapporta peu
Ses charmes, comme une reine,
La transportèrent sous les grands feux
D'une actualité brûlante
Et mondialisée
Son aventure amusante
En super-star l'a transfigurée.
De son côté le compère
Petit Président,
Dans son coin se désespère
Il s'en morfle plein dans les dents.
Tous se foutent de sa gueule,
Sans aménité
Mais aussi beaucoup s'en veulent
De ne pas pouvoir l'imiter.
Songez à Minou la Tringlette
Lui qui perdit tout
Un beau jour sur la moquette
En lutinant sa Nafissatou.
Alors, tant qu'à se faire prendre,
La main dans le fion
Cela vaut le coup d'attendre
La victoire dans les élections.
La morale de l'affaire
C'est qu'en ce pays
Une histoire de derrière
N'attire jamais de gros ennuis.
Cependant, pour une actrice,
Il est toujours bon,
De mettre à profit les vices
Des petits présidents polissons.
Reconnaissons le, c'est un peu bâclé. Cependant, que voulez vous, le temps me
manque - le talent aussi, d'ailleurs - je vais donc en rester là en vous souhaitant un
bien joli dimanche.
Et bonne bourre à l'ami Culbuto!
Et merde pour qui ne me lira pas.