Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Et c'est reparti, dites donc! Comme en quatorze...ah non... pas "comme", on y est en
Quatorze!
Ca me fait tout drôle. Quand j'y pense, mes deux grands pères m'en parlaient de
quatorze...pas beaucoup, tiens, au fait...ça leur échappait juste de temps à autres.
L'un grommelait des imprécations évasives, l'autre, Nouratin 1er., se contentait de
raconter des anecdotes marrantes genre la fois où l'Armée, dans son immense
naïveté consubstantielle, prétendit le contraindre à monter à cheval.
Un Nouratin à cheval, vous rendez compte! Même pas sur les principes, c'est dire!
Oui, bon, mais en même temps ça signifie quoi, cette affaire?
Moi, j'y vois un enseignement, un de ceux qui arrivent trop tard comme la plupart,
d'ailleurs. Alors voilà : un siècle ça passe beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine.
En deux générations on le liquide presque sans s'en apercevoir, ça part tout seul!
La preuve, même pas trente ans après la fin de la Première Guerre et juste après
qu'ils se soient débrouillés, ces cons, de bâcler la Seconde, votre serviteur
débarquait dans l'existence avec l'intention bien arrêtée d'y demeurer un bon
moment.
Et ça représente quoi, ces trois décennies? Ben oui, que dalle, pour vous donner
une idée, en partant d'aujourd'hui ça nous remettrait en 84, sous Tonton, en plein
dans le fumier socialiste...déjà.
Pourquoi je vous bassine avec ces considérations de vieux con, moi? Allez donc
savoir...probablement parce que je sens confusément monter la trouille...
Veuillez m'excuser.
En attendant, vous allez voir, nous ne perdons rien pour attendre. On va nous en
beurrer la tartine jusqu'à l'écoeurement, de la Grande Guerre. Sur l'échelle ouverte
des Diversions le sujet flirte avec les sommets, un vrai bonheur. Surtout qu'on peut
trouver une infinité d'angles d'attaque, pour présenter la question. Depuis la narra-
tion sublime des hauts faits imputables à ces héros magnifiques qui se sacrifièrent
avec joie sur l'autel de la Patrie jusqu'à la constatation sordide des
conséquences épouvantables d'un massacre dont nous continuons à payer la
note.
L'élimination physique d'un million et demi de jeunes Français offrit à plein de
bonnes gens venus d'ailleurs, l'opportunité de s'engouffrer chez nous avec la
complicité de la République et d'y combler à leur façon les espaces laissés
vacants ...remarquez, voilà une manière de présenter les choses qui, selon toute
probabilité, ne servira pas beaucoup cette année...
En revanche on nous en balancera des tonnes sur les braves soldats de l'Afrique
colonisée qui sauvèrent la France en venant se geler les couilles dans les tranchées.
Jamais on n'insistera assez là dessus, c'est bon pour le vivre ensemble et tout
ce qui s'ensuit!
Et puis nous n'échapperons certes pas au filon des malheureux injustement fusillés
pour avoir refusé de mourir comme des cons sur ordre de la République. Il suffit de
faire porter le chapeau à la Droite -dont tout le monde sait bien qu'elle infestait
l'Armée- et l'affaire devient joliment racontable, politiquement correcte et propre à
inspirer au gogo une juste indignation hessellienne. Là nous boufferons du chouette
téléfilm bien allusif et probablement, sûrement même, du Grand Film, impérissable
autant que grassement subventionné, fruit d'un immense réalisateur bien de chez
nous. Je verrais bien Abdellatif Kéchiche, tenez, une idée comme ça...
D'un autre côté, je me demande bien ce qu'elle peut leur inspirer, la guerre de quatorze
aux jeunes de la "génération Y". Sans doute peuvent ils, pour les plus cultivés d'entre
eux, situer l'affaire entre Louis XIV, dont ils ont sans doute entendu parler, et Napoléon,
à la fois souris de dessin animée et statue équestre sur la place au bout de la rue.
Les "professeurs des écoles" et même ceux des collèges et lycées seront
certainement chargés, entre deux leçons sur le Sorghoï, le Monomotapa ou la théorie
du genre, d'éclairer un peu la lanterne de nos jolies têtes crépues...il faut craindre le
pire!
Cela dit, on s'en fout, vu que la guerre en question présente l'avantage écrasant
d'être terminée, contrairement à la crise et au règne de Culbuto le Sabreur qui ne
manqueront pas de se poursuivre pendant toute cette malheureuse année deux mille
quatorze.
La Crise, me direz vous, ça pourrait s'arranger...oui, peut être...pour les autres... et
encore. Seulement, pour les Franchouilles, même pas foutus de régler des histoires
de travail du dimanche ou de SNCM, elle s'annonce saumâtre l'année, riche seulement
en déclarations lénifiantes et billevesées politico-médiatiques.
Là, par exemple, nous repartons sur la chasse à Dieudonné! Ca redémarre pareil que la
fin de la dernière, Valls qui nous la joue remake de Don Quichotte. Manolo, le chevalier à
la triste figure, pourfendeur de la Main d'Or, exécuteur des basses oeuvres de la
LICRA, grotesque bouffon, politicard sans scrupule!
Il n'a rien d'autre à foutre le Sinistre de l'Intérieur, que d'aller empêcher un pauvre guignol
à barbouze de raconter des conneries dans les petits théâtres, pendant que d'autres
barbus préparent toute une génération de sous-produits d'allocs au djihad des
quartchiers?
Non, franchement elle s'annonce merdeuse, l'année. Si désolant que cela puisse paraître
je ne vois aucune raison d'en espérer rien de bon.
Al Qaïda, profitant de la désertion de Barack-Hussein, entame tranquillement sa conquête
de l'Irak, Falludja se trouve dores et déjà entre les mains des émules du camarade
Oussama, le reste suivra, question de temps. Simultanément, sans réaction aucune des
Etats Européens ni encore moins de L'Union, il nous débarque chaque jour des cargai-
sons d'immigrants clandestins désireux de grossir les rangs de nos parasites bénis du
Pape. Même les plus masturbés de bienpensance commencent à se rendre compte
qu'à ce train là ça pourrait finir par poser problème mais personne ne bouge, on laisse
courir.
Le processus démocratique, en somme...
Alors oui, il va bien falloir essayer d'en faire quelque chose de la démocratie : ne pas louper les opportunités du Printemps prochain.
Peut être en avons nous tout de même une, de raison d'espérer: les élections. Entre les déçus du socialisme qui préfèreront aller à la pêche et les dégoûtés de l'UMPisme qui vont peut être finir par comprendre, on pourrait trouver de jolies surprises au pied du sapin des municipales et surtout des Européennes.
Je vous en touchais un mot naguère, (voir Les semailles et la récolte) l'élection des députés européens voilà le moment crucial, l'occasion à ne pas louper de mettre un
gros bâton dans la belle roue européenne. Même si ça ne résout pas tout, loin de là, un Parlement franchement à droite changerait déja sensiblement la donne.
Et puis quelle joie de voir la gueule de tous ces enfoirés le soir des résultats...
Enfin, je forme des voeux, cela ne coûte rien...
Allez, je vous laisse...espérons aussi un peu plus de gaité pour le prochain.
Et puis j'aimerais tant arriver bientôt à me servir de mon nouvel ordinateur avant de
perdre à la fois mes nerfs et mes lecteurs.
Oui...seulement ces choses-là ne se commandent pas.
Encore une bonne année à tous, joyeuse Epiphanie...faites bien gaffe à vos dents :
les fèves des temps socialistes se révèlent souvent coriaces.
Ayez la bonté de me pardonner la sale gueule du présent article.
Et merde pour qui ne me lira pas.