Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
De Zouara à Tobrouk en passant par Raz Latouf, la Lybie tout entière apparaît à feu
et à sang. Emplie de vacarme, de fureur, de belle ardeur révolutionnaire, indomptable
autant que sereine et désintéressée.
Bon, alors de quoi voudriez vous parler, vous, à part ça?
Nous n'allons tout de même pas raconter la cérémonie des Césars ni les mésaventures
britanniques du Quinze de France, cela manquerait de tenue.
En revanche, il y a bien le petit replâtrage ministériel de Dimanche, évidemment.
Toutefois, que représente le dégommage de la mère Alliot-Marie en face de
l'interminable agonie du régime Kadhafi et du bordel arabe en général. Peu de chose
en effet.
Bien sûr il y a connexité. Sans la révolution Tunisienne et l'écroulement définitif du cours
de Ben Ali dans la cotation internationale, la mère Michèle, indéboulonnable,
continuerait tranquillement à parader sur son portefeuille en béton vibré.
Manque de pot, il a fallu que le Canard, le sous-marin lance missile de la Grande
Famille de Gauche, balance vicieusement sur les petites combines tunisiennes du
Papa Marie, l'investisseur immobilier centenaire et sur les copinages embêtants de
sa fifille du Quai d'Orsay.
Rien de vraiment répréhensible, mais si l'on y ajoute les dithyrambes du Sieur Ollier,
le jules attitré de cette dernière, à l'égard de Kadhafi, ça fait beaucoup pour rester
paisiblement au Gouvernement en temps d'insurrection arabe. La meute hurlante ne lui
lâcherait plus les jupes, à la vioque. En conséquence elle sera sacrifiée sur l'autel de
la libération démocratique présumée des peuples Nord-Africains et du Canard
Enchaîné réunis.
O combien de ministres et de présidentiables,
Qui s'en allaient joyeux vers leurs nobles destins,
Se sont vu le Canard leur tomber sur le râble,
Leur niquer la carrière et leur casser les reins.
Alliot-Marie allait, bientôt, avec panache,
Boucler ses cinquante ans de politiquerie,
Elle trimballait fièrement sa tronche de ganache
Et son foulard cucul dans la Chancellerie.
Le coup qui la frappa la laissa chancelante,
Puis elle fit front sans voir qu'encore elle s'enfonçait
De plus en plus profond dans l'opprobre et la fiente,
Et que son maroquin en quenouille partait.
Son sort était scellé. Nicolas Sarkozy
Vira sans sourciller Michèle Alliot-Marie.
Du coup, nous allons avoir droit à un petit remaniement gentiment assorti d'une sympa-
thique allocution télévisée. Pour passer le temps et discuter le bout de gras devant un
pastaga ou même sur le web, c'est toujours ça de pris. D'autant qu'avec Patrick Ollier,
le jules précité, ça va nous faire deux postes. L'accessoire suit le principal comme
disent les juristes et la femme doit suivre son mari ou, à défaut, précéder son concubain.
- Je voulais dire cubin, la fidélité d' Ollier c'est à Kadhafi qu'il la vouait, pas à Fidel -
Voilà de quoi faire plaisir à plusieurs personnes en se débrouillant bien. A Juppé, déja.
II aime bien les Affaires Etrangères le droit-dans-ses-bottes, ça jette plus que l'armée
et les petits fours sont bien meilleurs. La Défense, en revanche, pourrait enfin offrir à ce
pauvre Longuet le joli portefeuille régalien qu'il attend depuis si longtemps. De quoi le
consoler un peu de toutes les vacheries qu'il a subies, le malheureux.
Et puis, qui sait, il va peut être bien modifier un peu les erreurs de casting, Sarko. Faire
plaisir à un centriste, que sais-je, en lui refilant le fromebock laissé vacant par le
concubain (décidément). Bref, on verra.
Sutout qu'on s'en fout un peu. Les ministres, du moment qu'ils arrivent à dire leurs deux-
trois foutaises à la télé et à prononcer des discours que personne n'écoute, dans
les salons dorés où l'on cause pour ne rien dire, ils sont tous bons et, par nature,
interchangeables.
Allez, assez rigolé, venons-en aux choses sérieuses.
Ca craint grave, particulièrement grave même, les histoires des Arabes!
Déja, de ces gens là nous savons pertinemment qu'il ne faut rien attendre de bon.
Du mauvais, en revanche, ils sont en train de nous en fabriquer et du pas ordinaire.
Moi, vous me connaissez, j'essaie toujours de voir les choses de la façon la plus
simple possible. Compliqué, j'ai pas les moyens intellectuels, n'est pas Bernard-Henri
Lévy qui veut.
Donc, le souk épouvantable que nous voyons évoluer quasiment heure par heure depuis
deux mois concerne les régions qui possèdent les plus grosses réserves à la fois de
pétrole et d'immigrants clandestins potentiels.
Sur ces deux points, pas besoin de vous faire un dessin, la facture va en prendre un de
ces coups dont nous ne sommes pas près de nous relever.
Déja maintenant le plein nous coûte la peau des couilles et Mohamed de Bobigny se
voit rappliquer les cousins du Bled venus sauver leurs miches à l'ombre des cotisants
franchouilles en fleurs. Mais cela n'est rien, à peine le début du commencement.
On va en prendre pour des années de panique et d'incertitudes avec tout ce qui s'ensuit
comme calamités de toute nature. On n'avait pas assez de la crise qui n'est pas près
de finir, il nous manquait ça pour partir complètement en sucette.
Et ce n'est pas tout.
Quand on regarde attentivement les images délivrés à profusion par les media de tout
poil, on voit bien que le muzz fanatique, le barbu en soutane blanc-douteux et calotte
brodée de sourates, ne se trouve jamais bien loin du coeur des hostilités.
On entend bien, aussi, entre les détonations, les "Allahou Akbar!" qui remontent le
moral des troupes et confèrent du sens au soulèvement bien démocratique.
Conséquemment, pour peu qu'on possède un minimum de clairvoyance, on comprend
bien que les jeunes révoltés de la révolution internet constituent une ravissante vitrine
pour couillonner le gogo occidental. Les vrais patrons du mouvement, ce sont
très vraisemblablement les copains islamistes qui feront main basse sur le pouvoir
aussitôt que possible.
Et c'est vrai partout, parcequ'en pays musulman l'essentiel absolu c'est l'Islam.
Nous nous en apercevrons bien un jour ou l'autre, même au sein de la Dolce Francia
si aimablement sussurée par Madame Sarko.
Alors, n'en déplaise aux Démocraties Occidentales qui croient intelligent de suivre avec
zèle et entrain, le mouvement insurrectionnel des Arabes, il est probable que nous ne
tarderons pas à regretter les Ben Ali, les Moubarak et peut être même les affreux
Kadhafi, père, fils et saint-esprit. Hélas! Qu'on le veuille ou non, avec ces gens là, au
moins, on savait grosso-modo à quoi s'attendre.
Avec leurs successeurs, ce ne sont pas les mauvaises surprise qui vont nous manquer.
D'ailleurs, Islam ou pas, vous avez déja vu les révolutions apporter des bienfaits, vous?
Aleïkoum salam et merde pour qui ne me lira pas.