Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Pauvre Dylan!
Non pas Bob, m'enfin! Dylan, le pauvre gosse agressé le 30 Octobre dernier et
sauvé in extrémis par l'intervention d'un tiers au moment où de charmants "Jeunes"
le découpaient au couteau. Lynché en pleine fête foraine Dylan, miraculé, en
somme mais pour combien de temps?
Moi, désolé, je ressens de la peine et de l'inquiétude pour ce gamin de quatorze
ans au regard triste et résigné. Il a vaguement intéressé les media franchouilles
pendant quelques minutes et puis fini, passé à la trappe, aux oubliettes, avec ses
cinquante points de suture sur sa pauvre gueule et, à ses trousses, toutes les
Chances-Pour-la-France de sa cité.
Piégé, Dylan! Avec sa mère, seule, déboussolée, désargentée, misérable et un
avenir de chiottes à essayer de louvoyer entre les crachats et les coups de couteau.
Il lui restera quoi, comme choix, à Dylan, s'il tient vraiment à survivre?
Une bonne conversion à l'Islam, voilà! Condition nécessaire, bien sûr...souhaitons la
lui suffisante.
Mais bon, tout le monde s'en fout! Certaines personnes en danger, on n'en a rien à
branler de leur porter assistance. Pauvre Dylan!
J'accuse, comme disait l'autre, cette société bien-pensante et généreuse qui gigotte
comme un boisseau de puces à l'évocation de Léonarda et se déshydrate à force
de chialer sur le sort des clandestins de Lampedusa ou de Calais!
Je l'accuse de crime par indifférence, par abandon, par mépris à l'encontre de ses
propres enfants, par saloperie hypocrito-humanitariste.
Peuvent crever, les Dylan, Jason, Mathys et autres Bryans ! Trop pauvres pour quitter
leurs H.L.M. infestés, trop blancs, trop isolés pour se défendre! Des parias, livrés
pieds et poings liés à leurs petits camarades tortionnaires. Sans adultes pour les
protéger, sans flics pour les sauver du viol ou du passage à tabac. Même l'Ecole
de la République (poil à la trique), ils n'en sauraient rien attendre de bon. Les ensei-
gnants des kartchiers-sans-cibles ont bien assez de boulot à tenter de sauver leurs
peaux. Alors, vous pensez, les petits Céfrans noyés dans la masse...
Et après ça, on vient nous seriner à longueur de temps que le danger vient du Front
National! Le danger pour qui, bande de salauds?
On le voit bien d'où il vient le danger, pas de ce côté là, ça saute aux yeux!
Vous avez des drames, comme ça, qui se jouent discrètement, en douce, loin des
regards au fond des no men's lands péri-urbains. Comme on ne les voit pas, on les
ignore. Et quand, par hasard, on en aperçoit un minuscule bout qui dépasse, comme
dans le cas du petit Dylan, vite, vite, on l'enterre... des fois qu'il réveillerait soudain
les consciences assoupies...ça oui, ce serait grave, si les braves gens venaient à
se rendre compte. On ne sait jamais, des fois que ça les prendrait de se révolter
comme des Bretons!
Bon, ne nous berçons pas d'illusions, le risque apparaît très modéré, tout de même.
Depuis quand on verrait des Franchouilles se mobiliser pour autre chose que leur
pouvoir d'achat?
Ah, oui, soyons justes, ne passons pas sous silence l'exception notable du mariage
par derrière. Pour une fois, là, nous avions une manif désintéressée...bon, on a vu
le résultat...et après, voilà-t-il pas Taubirat qui s'indigne de déclencher des réactions
quelque peu déplacées.
Quand vous méprisez un courant politique à ce point là, faut pas s'étonner des retom-
bées, si stupides soient elles... sans doute eussent ils préféré récolter de la violence,
nos bon Socialos. Casser du bien public c'est moins grave que de jeter des bananes,
question de "valeurs"...oui, peut être, après tout, en tout cas c'est plus efficace.
Et puis, tout dépend de qui elle vient, la violence. Souvenez vous de Nicolas... oui le
jeune homme que les sbires de Valls et de La Taube emprisonnèrent et torturèrent
pendant plusieurs jours pour avoir porté le tee-shirt de la Manif pour Tous, inqualifiable
menée terroriste!
Les opposants au mariage-inverti on les gazait, on les bastonnait, on les embastillait
pour les punir de défiler paisiblement.
Les Bretons qui cassent tout, on n'y touche pas, on les regarde faire!
Oui, je viens en Bretagne foutre le bordel
Je viens, selon l'usage antique et solennel,
Démolir pieusement et briser sans scrupule,
Terroriser l'Etat, obtenir qu'il recule,
En un mot comme en cent je viens planter la merde
Et je gagnerai bien à ce que d'autres perdent.
L'écotaxe abhorrée excite ma colère,
Le changement promis se transforme en galère,
J'ai cru les Socialos et leurs promesses folles
Et c'est contre le mur qu'aujourd'hui je les colle!
Sous leurs rouges bonnets les Bretons magnifiques
Pleins d'ardeur et de cidre incendient les portiques,
S'en prennent aux radars, démontent des glissières,
Aux poulagas de Valls ils balancent des pierres!
Tranquilles, cependant, nos bons amis Bretons,
Quand ils ont tout cassé rentrent à la maison.
Aucune punition ne saurait les toucher,
Les gens de l'Armorique ont toujours bien voté.
Le soir du changement, dans le moment de gloire
Du petit Culbuto célébrant sa victoire,
On a cru distinguer, Place de la Bastille
Dans l'euphorie bronzée des garçon et des filles
Noyé au beau milieu des drapeaux africains
Le fanion noir et blanc du Peuple Armoricain.
Croyez bien qu'il vaut mieux dans notre douce France,
Plutôt que de voler au secours de l'Enfance,
Défendre le transport des poulets, des cochons,
Au risque de déplaire à l'ami Mélanchon.
Selon que vous serez bien vu ou détestable,
Pépère fera tout pour vous être agréable
Ou bien vous traitera pire qu'un excrément,
Parceque le changement, pour sûr, c'est maintenant!
Eh bien, que voulez vous, le processus de délitement national se poursuit tout
naturellement, rien que de fort logique. Pendant que nos rouges Bretons vomis-
sent l'écotaxe, leurs compatriotes Alsaciens, étouffés par le transit quotidien de
milliers de gros-culs, la réclament à cors et à cris. Tout le trafic du Nord au Sud
de l'Europe passe par chez eux pour éviter de raquer dans les pays voisins!
Alors ils ne savent plus comment s'en dépétrer de ce merdier, nos braves gouver-
nants à la rose. Bien sûr, ils vont la reporter après les élections, cette taxe maudite,
mais il en faudra plus pour calmer la Bretagne. Discrétos ils vont leur faire passer
le mot : enterrement de troisième classe dans la plus stricte intimité, ni fleurs ni
couronnes, pas de serrement de mains!
Oui mais les Alsacos, me direz vous? Attendez, on s'en fout, ils votent à droite!
Et vogue la galère! Tout s'en va en quenouille, plus rien ne tient la route, même
Standard and Poor's qui vient rajouter sa petite couche et encore bien contents
qu'il nous laissent -momentanément- dans le AA. S'agissant d'un débiteur en route
pour la faillite ça friserait presque la complicité au sens pénal du terme!
Pour sortir un peu la tête de la baignoire, il leur reste quoi, aux Socialos?
Il y a bien la guerre de quatorze...bon, on anticipe un peu sur le centenaire mais ça
permet à Pépère de prononcer les jolis discours du camarade Aquilino Morelle.
La Grande Guerre, au moins, elle plaît à tout le monde, elle ne mange pas de pain
et surfe avec souplesse sur l'incontestable.
L'héroïsme des aïeux, l'admirable abnégation des poilus, la victoire en chantant,
voilà des sujets de légitime fierté et de ravaudage du tissu national. Avec, en prime,
un grand déballage de tirailleurs Sénégalais et de goumiers Marocains, afin de
bien souligner les hauts-faits de ces Musulmans qui sauvèrent la France à des
chiées de reprises.
Bon, seulement voilà, les Franchouilles ils s'en astiquent le gourdin, de quatorze-
dix-huit, ce qui les intéresse,eux, c'est ici et maintenant comme disait le Tonton de
Tata(l'écrivain), le chômage, les impôts, l'insécurité, l'invasion, tout ça, quoi, bien
terre à terre et bien à courte vue. Pas moyen d'y échapper!
Même le Général de Gaulle! A la rigueur il peut détourner un instant l'attention des
plus anciens, les jeunes générations le confondant souvent avec Louis XIV, enfin
les plus instruits, bien sûr...
Ce qui n'empêche pas Anne Hidalgo d'aller parader sur la tombe du Grand Charles.
Pour ceux qui se souviennent de la manière dont les Socialos l'avaient traité, ça
fait un peu drôle. Mais avec ces gens-là, il ne faut s'étonner de rien.
Comme on dit chez moi, ils ont la figure comme le cul, ces gauchiards!
Joyeux 11 Novembre!
Et merde pour qui ne me lira pas.